Blues et Polar - Provence Magazine
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Le chanteur Michaël Jones qui vient de publier "Mes plus belles chances" chez Robert Laffont et Arnaud Rozan auteur de "L’unique goutte de sang" paru chez Plon seront mes invités pour l’interview "3 Questions à..." du mois d’octobre.


Articles de cette Rubrique


- LA NEWSLETTER hebdomadaire

- 28 AOUT 2021 : 17e FESTIVAL BLUES & POLAR A MANOSQUE

LA NEWSLETTER hebdomadaire
jeudi 14 octobre 2021
  Sommaire  

JPEG Signé Plantu


Par les mots des écrivains comprendre les bleus à l’âme de la nature humaine. Par la voix du blues, exprimer les maux enfouis en chacun de nous. Pour y découvrir – peut-être – les racines de nos émotions.

 LA PHRASE DE LA SEMAINE

« La Culture ce n’est pas emmagasiner du savoir ou des livres, c’est la curiosité » Michel Schneider écrivain, ancien directeur de la Musique et de la Danse au ministère de la Culture de 1988 à 1991.


 L’INTERVIEW BLUES & POLAR EN 3 QUESTIONS D’OCTOBRE AVEC MICHAEL JONES ET ARNAUD ROZAN

Après notre 17 ème festival Blues & Polar, retour au bonheur des livres…
JPEG Le chanteur Michaël Jones compagnon de route de Jean-Jacques Goldman qui vient de publier avec le journaliste Stéphane Basset « Mes Plus belles chances » chez Robert Laffont sera mon invité d’octobre pour l’Interview Blues en 3 Questions. On parlera évidemment de Blues et de Polar ; mais pas que…
Arnaud Rozan, l’auteur de « L’Unique goutte de sang », un premier roman très prometteur paru chez Plon fin août et « Coup de cœur de la semaine » de notre dernière Newsletter sera mon 2ème invité du mois d’octobre pour l’interview Polar en 3 Questions sur le site www.blues-et-polar.com JPEG Mais on parlera aussi de Billie Holiday et de Bessie Smith au cœur de ce roman traitant de la condition de la population noire dans le Tenesse dans les années 1920..
L’interview Blues & Polar est en ligne.


 NOTRE SPECTACLE "COUP DE COEUR

 LES NOTES BLEUES DE RICHARD GALLIANO EN CAVALE SUR LES « CHEMINS NOIRS » DE RENE FREGNI

JPEG Ce vendredi au Théâtre Jean-le-Bleu de Manosque, l’écrivain manosquin René Frégni, très ému a interprété l’Oratorio « Les Chemins noirs » tiré de son premier roman et imaginé par l’accordéoniste niçois Richard Galliano. Prenant et émouvant !
Boxe, boxe… comme Nougaro petit taureau sur le ring des mots.
Boxe, boxe, René ! Caresse tes touches Galliano ! Fais-nous rêver comme ton oratorio, cadeau venu d’une lecture des Chemins noirs de René Frégni, voici trois ans déjà...
Ceinturés d’un chœur contemporain aux envolées lyriques semblant extirpées du groupe Magma légendaire de Christian Vander, l’écrivain et le musicien se sont retrouvés embarqués par des notes funambules, public conquis du Théâtre Jean-le-Bleu avec ! Face à nous, un Frégni en cavale remontant le temps passé des Chemins noir, de sa désobéissance militaire, de la Turquie à la Grèce, puis la Corse pour finir, au gré des plages et des hanches vagabondes. De l’Eté à la Tendresse des loups, en passant par bien d’autres titres de romans éponymes mis en musique, la fuite vers la liberté est allée crescendo... Telle une messe grandiose enflant avec le temps.
« Un oratorio, je ne savais même pas ce que c’était, raconte encore René Frégni. Mais preuve que ce langage alliant texte et musique sert les émotions ; les mots claquent, volent, tourbillonnent et hissent la grand-voile sous les étoiles comme portés par une vibration tellurique. Les mots fusent et se dispersent : Vivre et aimer… et que la musique soit éternelle ! « Vie Violence » chanson merveilleuse de Nougaro vient alors nous submerger au premier rappel. On se surprend alors d’être debout, d’avoir les mains et les yeux humides devant ce choc des notes perlées du piano à bretelles et des mots roulant les r, tels des cailloux sous le flot de la Garonne. Giono, Nougaro, Galliano, Frégni. L’âme du sud a dansé un tango flamboyant sur les planches de Jean-le-Bleu.

Jean-Pierre Tissier

 BLUES AU FÉMININ

 ÇA ROULE POUR GAELLE BUSWEL !

JPEG Le vinyle "your journey" de Gaelle Buswel est enfin arrivé. Sa sortie nationale est prévue le 22 octobre dans toutes les Fnac, Leclerc, et sur amazon. Vous pouvez le pré-commander en un clic ici : VINYLE "YOUR JOURNEY"
* 27 novembre au Café de la Danse à Paris. Si vous vous baladez dans Paris, en ce moment vous aurez peut-être l’occasion de tomber sur la campagne d’affichage de l’album de Gaelle Buswel dans les couloirs du métro.
Pour réserver vos places, cliquez sur le lien : Gérard Drouot Production => GAELLE BUSWEL - CAFE DE LA DANSE
Ses prochaines dates : 16 octobre : Ensisheim (68). Woodstock Guitares. 29 octobre : Helmond Bluesroute Festival. 31 octobre : Issoudun Festival Guitare Issoudun.


  L’EVÈNEMENT

  DIMANCHE 31 OCTOBRE A SAINTE-TULLE (04) : JOHN PRIMER & THE REAL DEAL BLUES BAND (USA)

JPEG John Primer a débuté sa carrière dans les années 1960 au sein de la fameuse Maxwell Street à Chicago. En 1978, le maître-compositeur et bassiste Willie Dixon l’invite à rejoindre son groupe The Chicago All Stars. En 1980, fort de son expérience, John Primer est recruté par Muddy Waters comme guitariste mais également comme première partie et chef d’orchestre. Son rêve se réalise alors ! Muddy et lui parcourent le monde, John se formant à ses côtés et apprenant comment faire vivre la vraie tradition blues au sein de sa musique. Après le décès de Muddy Waters en 1983, il tourne avec le Muddy Waters Band jusqu’à ce qu’il signe avec le légendaire Magic Slim, la même année. Et tourne avec lui & The Teardrops pendant 13 ans. John Primer a créé le son “Chicago lump” avec le bassiste et frère de Magic Slim, Nick Holt. Nominé deux fois aux Grammy Awards, Artiste du Chicago Blues Hall of Fame et lauréat au Blues Music Award en 2016 et en 2021, John Primer est une légende vivante du Blues qui ne vient que rarement en France. Ne manquez pas cet évènement ! John Primer est accompagné par Steve Bell (harmonica), Dave Forte (basse) et Lenny Media (batterie).

*Liens vidéos : John with the Real Deal Blues Band at New York State Festival. www.youtube.com/watch?v=_5QKchD-poUwww.youtube.com/watch?v=_5QKchD-poU John with the Real Deal Blues Band at Gloucester Blues Festival www.youtube.com/watch?v=XaiBuCK19Zo

Ouverture des portes à 17h30. Concert à 18 heures. Billetterie sur place. Tarifs 18 €, adhérents 14 €, demandeur d’emploi, étudiant 11 € et gratuit pour les moins de 18 ans. Sur internet : https://www.helloasso.com/associations/eden-district-blues/evenements/concert-blues-john-primer
Bar / Snack – Renseignements 06.88.08.40.42


 DEUX CONCERTS A NE PAS OUBLIER.

 JESSIE LEE & THE ALCHEMISTS AU SUNSET A PARIS

JPEG Blues & Polar les avait accueillis en 2014 à Manosque, seront en concert les 22 & 23 octobre au Sunset à Paris (dans le cadre de Jazz sur seine) Ils y présenteront leur album « Let it shine".

 DON BILLIEZ AU 6MIC A AIX-EN-PROVENCE.

JPEG L’ancien emblématique de Paul Personne, Touré Kunda et Bashung vole de ses propres ailes et propose un jazz mâtiné de blues et de sonorités catalanes, portées par des voix étonnantes. Une musique de voyage, de partage et d’amitié qui nous emmènent sur les ramblas à Barcelone. « Plein soleil » titre de son dernier album, c’est jeudi 21 octobre au 6MIC à 21 heures


 SORTIR CE WEEK-END…

 VENDREDI 15 OCTOBRE.

Manosque (04). « Mohican dance » une parodie de polar à Jean-le-Bleu. Pour célébrer les 40 ans de la pièce « Mohican dance » les Marseillais Philippe Carr et Patrick Ponce remontent leur célèbre parodie en noir et blanc avec un détective, une concierge marseillaise, un Indien criminel… A 20h 30 au théâtre Jean-le-Bleu. Tarifs : 15€ 11€ et 5€. Tel 04 92 87 37 28.
Vitrolles (13). Magma 50 ans et toujours là ! La formation du génial batteur qu’est Christian Vander est née dans les années 70 en chantant dans une langue étrange totalement inventée : le kobaïen ! Et en jouant une musique rock violente et lyrique à la fois où de nombreux musiciens de grand talent comme le regretté violoniste Didier Lockwood ont laissé leur empreinte. Reformé en 1996 après une éclipse, Magma tourne encore aujourd’hui et avec l’orchestre philarmonique de Prague. A découvrir pour les jeunes qui n’ont jamais vu Magma. C’est à 19h30 à la salle Guy Obino à Vitrolles. Tarifs : 32€. Réservations sur le site villlage42productions.fr.

 SAMEDI 16 OCTOBRE.

C’est chaud à Aix-en-Provence !!!

 Imany au Grand Théâtre de Provence

Mannequin pour Calvin Klein, ce qui explique la tenue de scène dans un style très proche de la belle Sade, Imany s’est imposée au fil des années dans le monde de la pop-rock grâce à un esprit touche-à-tout incroyable. Car la belle compose et imagine des scénographies superbes et marquantes. A Aix, sur la scène du GTP elle sera entourée de 8 violoncellistes pour présenter l’album Voodoo Cello dont elle a réalisé les arrangements. Elle reprendra aussi Neil Diamond, les Beatles, Daft Punk, Madonna et Radiohead. Concert à 20 heures au GTP avenue max-Jouvenal. Tarifs : 10 à 45€. Tel 082013 2013. Site : lestheatres.net

 Trust en acoustique au 6MIC

Anti social n’a pas pris une ride et les jeunes qui n’étaient même pas au biberon à l’époque, le reprennent à leur compte. Mais les décibels seront en sourdine pour ce concert qui sera donné en acoustique. Norbert Nono Krief ne sera pas en reste, car celui qui fut longtemps guitariste de Johnny est un formidable instrumentiste, électrifié ou pas. Concert à 20h 30 au6MIC 160 rue Pascal Duverger. Tarifs : 33 et 28 €. Réservation sur le site : www.6mic-aix.fr

Forcalquier (04). Rencontre exceptionnelle à la Bonne fontaine. Le grand violoncelliste Jean-Guihen Queyras, le pianiste Eric Lesage et le clarinettiste Paul Meyer - tous musiciens internationalement connus - réunis sur une même scène, c’est une affiche de rêve . Ils présenteront des œuvres de Beethoven, Schumann et Brahms. Tarifs : 25€ et 20€. Réservations 04 92 75 10 02.

Pierrevert (04). Jazz des copains pour la bonne cause ! « Les Garageurs » reviennent pour la bonne cause, puisqu’ils donnent un concert au profit l’AFLIP à 20h 30, salle de la Frache, à Pierrevert.

Rasteau (84). Marion Rampal présente son conte-jazz… pour tous. Trois marins sillonnent le monde de l’Afrique aux Amériques en passant par les Caraïbes : Marion Rampal, un pianiste et un tromboniste. Une voix et du rythme ! Concert à 18 heures au Centre départemental. Tel 04 32 40 33 33. Tarifs : 3 et 12€.


 MERCREDI 20 OCTOBRE NOTRE COUP DE CŒUR THÉATRAL.

  « TREWA » de Paula González Seguel

par le Kimvn Teatro au Théâtre Durance de Saint-Auban/Château-Arnoux (04).JPEG La compagnie chilienne Kimvn Teatro investit la scène du Théâtre Durance. Une représentation exceptionnelle pour la première date en France de leur toute première tournée en Europe. Durée 1h30 / spectacle en mapudungun et espagnol surtitré. A partir de 14 ans. Tarif : de 3 à 25€. Dernière minute. Pour toute place à plein tarif achetée, la deuxième place est à 8€. Paula González Seguel est l’une des voix les plus fortes et les plus respectées du mouvement international de défense des droits des peuples premiers d’Amérique latine. Elle signe ici une pièce de théâtre documentaire consacrée aux Mapuches, peuple autochtone chilien qui a lutté tout au long de son histoire et lutte aujourd’hui encore pour la défense de sa langue, sa culture, ses droits et sa terre. Dans une mise en scène aux allures cinématographiques, sur fond d’images de paysages enneigés ou à l’intérieur d’une maison, c’est une grande famille de comédiens et musiciens, toutes générations confondues, qui se fait le porte-parole de la communauté mapuche,peuple autochtone chilien, et de son incessant combat.
Réservations 04 92 64 27 34


 NOUVEAUTÉ CD BLUES

La première galette de CIRCLE OF MUD Chez Dixiefrog JPEG Pas facile de jouer le Blues au XXI ème siècle… Peut-on rendre ce genre musical attractif pour la nouvelle génération sans pour autant oublier ses origines ? C’est le pari de Circle of Mud. En effet, rien ne sert de tenter de reproduire l’essence même de cette musique, mieux vaut se l’approprier tout en restant en lien avec son époque. C’est ainsi que nait ce groupe sous l’impulsion du guitariste Gino Monachello , rejoint rapidement par le jeune Flo Bauer (chant -guitare), puis par Matthieu Zirn (batterie) et Franck Bedez (basse). Le tout dirigé d’une main de maître par David Husser, prodige de la réalisation. A la fois roots et contemporaine, leur musique se veut forte et accessible. C’est dans cet esprit que le cercle s’est retrouvé en studio pour enregistrer son tout 1er album chez Dixiefrog ; la référence du blues en France.


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 ON A VU AU CINÉMA

  **** « Délicieux « de Eric Besnard

À l’aube de la Révolution Française, Pierre Manceron (interprété merveilleusement par le comédien belge Grégory Gadebois) est un cuisinier inventif, mais très orgueilleux, et un tantinet mysogine, JPEG car grand timide en fait. Après avoir présenté un repas somptueux d’une finesse exquise, ponctué d’un « Délicieux » petit chausson fourré de lamelles de pommes de terre et de truffe » (de vulgaires racines pour des nobles ? Pouah !) il est limogé sur le champ par son maître, le duc de Chamfort.
La rencontre – un soir de pluie battante - avec une femme étonnante et secrète (Isabelle Carré étincelante) qui souhaite apprendre l’art culinaire à ses côtés, lui redonne confiance, et le pousse à s’émanciper de sa condition de domestique pour entreprendre sa propre révolution culinaire, mais pas seulement. Tous deux, ils vont inventer un lieu de plaisir et de partage ouvert à tous ; un art de vivre à la française : le premier restaurant ! Une idée qui leur vaudra des clients en nombre, mais aussi des ennemis. Car manger avec les autres, n’est pas la tasse de thé d’une noblesse poussiérée à l’envi et déjà en perte de vitesse… La Révolution avançant au pas de charge de la lutte des classes.
Entre œuvre d’art cinématographique, car les scènes en clair-obscur ressemblent à la lumière géniale du feuilleton « Le Pain noir » de Serge Moatti dans les années 70, et authentique polar historique, « Délicieux » porte plutôt bien son nom. Un adjectif gourmand qui lui va comme un gant...

Jean-Pierre Tissier

 LES NOUVEAUTÉS DU POLAR

« LES ECURIES DE DIOMÈDE » de Sylvain Larue chez De Borée. Sorti le 7 octobre. JPEG Le résumé : 1857, Léandre Lafforgue est sollicité par Rodolphe Issy-Volny, ancien inspecteur de la sureté déjà croisé dans Le Bal des Muscadins, qu’il déteste. Son meurtre lors de l’inauguration de l’hippodrome de Longchamp va précipiter Léandre et son adjoint dans une enquête de vols et trafic de chevaux. Ses investigations le mèneront du milieu hippique à celui du cirque qu’il infiltrera pour résoudre son enquête. EN COURS DE LECTURE.

 « LEUR DOMAINE » de JO NESBØ

(Collection Série noire Gallimard).
Deux frères, un projet immobilier, une sombre affaire de meurtre...un thriller familial glaçant. Traduit du norvégien par Céline Romand-Monnier. Parution le 23 septembre 2021. JPEG Le résumé : Carl et Roy ont seize et dix-sept ans lorsque la voiture de leurs parents tombe au fond d’un ravin. Des années plus tard, Carl revient au pays avec une trop ravissante épouse, mû par un ambitieux projet pour le modeste domaine familial. Le retour de l’enfant prodigue réveille de vieilles rancœurs et les secrets de famille remontent à la surface. Tandis que les murs du palace peinent à s’ériger, les cadavres s’amoncellent. « Leur domaine » est un thriller complexe, déroutant, à l’atmosphère irrespirable, dans lequel Jo Nesbø expose avec un réalisme glaçant les rouages des rapports familiaux pervertis. 640 pages. Prix : 22€. EN COURS DE LECTURE


 NOUS ÉTIONS LES REINES

de Laurie Elizabeth FLYNN chez Hugo Thriller.
JPEG Un thriller psychologique aussi subtil qu’efficace sur l’ambition, les amitiés toxiques et les désirs mortels. Un premier roman impressionnant et magistral. Sorti le 2 septembre.
Le résumé : Alternant entre le récit du premier semestre d’Ambrosia sur le campus et celui de son
retour dix ans plus tard, « Nous étions les reines » mêle thriller, tragédie, trouble et trahison pour décrire avec brio la brutalité et la perversité des jeux amoureux, à un
âge où l’on ne réalise pas qu’il n’y a parfois qu’un souffle ténu entre l’amour et la
mort. Depuis qu’Ambrosia Wellington a quitté la fac, elle s’est donné beaucoup de
mal pour s’inventer une nouvelle vie et laisser le passé derrière elle. Lorsqu’elle
reçoit un mail l’invitant à la célébration des dix ans de sa promo, son instinct la
pousse d’abord à refuser ? Jusqu’à ce qu’arrive un étrange message anonyme :
« Nous devons parler de ce que nous avons fait cette nuit-là. »
EN COURS DE LECTURE


 « LES SAMARITAINS DU BAYOU »

de Lisa Sandlin traduit de l’anglais (États-Unis) par Claire-Marie Clevy (Belfond noir). Sorti le 2 septembre.
Le résumé : 1973, dans une petite ville du bayou texan. Libérée après quatorze ans passés derrière les barreaux pour avoir tué l’un de ses violeurs, Delpha Wade est embauchée comme secrétaire par le détective privé Tom Phelan, un cajun débonnaire en reconversion professionnelle. Avec sa discrétion et son sérieux, la jeune femme se rend vite indispensable. Traquer les fugueurs, les menteurs, les maris infidèles, réparer les âmes cabossées, soigner les laissés-pour-compte, Delpha adore ça. Mais un feu gronde en elle, un besoin dévorant de se venger de son second violeur. Un homme dont elle est convaincue qu’il est caché là, quelque part, sous les épais branchages du bayou. Et qu’il l’attend… Style poétique, verbe riche et personnages complexes, Lisa Sandlin signe un roman noir tendu, plein de l’atmosphère envoûtante du Vieux Sud.


 LE SECRET DE CAMILLE C

de Marie-Noël PASCHAL (Editions de Vérone).
Le résumé : Reine, est une femme déboussolée et perdue depuis la disparition de sa fille Chloé. Une mystérieuse rencontre à une exposition la mènera sur les traces de Camille Claudel et lui permettra d’en apprendre davantage sur Chloé. Le roman est extrêmement original, prenant et richement documenté. En parallèle des péripéties de Reine, l’auteure retrace une partie de la vie de Camille Claudel, de sa rencontre avec Rodin jusqu’à sa mort dans un asile, permettant ainsi de faire des recoupements avec la vie de Reine. Le secret de Camille C. est tel un « Pôl’Art », le lecteur est entraîné dans une intrigue criminelle où l’artiste se dévoile à travers la fiction.
* Marie-Noël Paschal est agrégée de Lettres classiques et titulaire d’une maîtrise d’Histoire de l’Art et d’un master d’archéologie. Parallèlement, elle est correspondante de presse pour La Provence. Elle a écrit les Grandes Affaires Criminelles et Un siècle de Faits divers des Alpes de Haute-Provence, ainsi que des « pôl’arts » où elle mêle intrigue criminelle et la vie d’un grand artiste comme Marcel Duchamp ou Nicolas de Staël.


  "DÉLIVREZ-NOUS DE LA TENTATION"

de Jean-Pierre LEVAIN. Sortie le 28 septembre chez LBS NOIR.
Dans la lignée des polars urbains, la série revisite le duo classique du vieux flic, pas loin de la retraite, accompagné d’une jeune collègue qui n’a pas froid aux yeux. Ce binôme œuvre au sein d’un des deux groupes crimes du SRPJ de Lyon. Ville qui constitue avec ses paysages, sa gastronomie, sa culture un aspect important du décor qui sert de toile de fond à des intrigues millimétrées dont le sexe, l’argent et le pouvoir constituent les ingrédients principaux. Le tout mis en valeur par une écriture fluide et immersive ainsi qu’un strict respect des cadres législatifs et judiciaires.
Le résumé. Tout commence par le meurtre à l’arbalète d’un prof de fac qui avait le bon goût de coucher avec la plupart de ses thésardes. De confession juive et affublé d’une épouse particulièrement jalouse, la victime avait un véritable don pour se faire de nombreux ennemis tout à la fois sur les plans professionnel, politique et religieux. L’histoire se complique quand sa protégée se retrouve carbonisée au milieu de nulle part. Entrent alors en scène un malfrat au physique de lutteur, un proxénète en recherche de notabilité ainsi qu’un sniper à la gâchette facile. »


 DU POLAR... MAIS PAS QUE !

 LA CARTE POSTALE d’Anne Berest

aux éditions Grasset.
JPEG Fruit d’une enquête minutieuse, d’abord menée par la mère de l’auteure après la réception d’une missive anonyme où figurent les noms de quatre aïeuls déportés, le roman tire les fils d’un récit familial longtemps ignoré et marqué par la Shoah.
Le résumé d’Anne Berest  : « C’était en janvier 2003. Dans notre boîte aux lettres, au milieu des traditionnelles cartes de vœux, se trouvait une carte postale étrange. Elle n’était pas signée, l’auteur avait voulu rester anonyme. L’Opéra Garnier d’un côté, et de l’autre, les prénoms des grands-parents de ma mère, de sa tante et son oncle, morts à Auschwitz en 1942. Vingt ans plus tard, j’ai décidé de savoir qui nous avait envoyé cette carte postale. J’ai mené l’enquête, avec l’aide de ma mère. En explorant toutes les hypothèses qui s’ouvraient à moi. Avec l’aide d’un détective privé, d’un criminologue, j’ai interrogé les habitants du village où ma famille a été arrêtée, j’ai remué ciel et terre. Et j’y suis arrivée. Cette enquête m’a menée cent ans en arrière. J’ai retracé le destin romanesque des Rabinovitch, leur fuite de Russie, leur voyage en Lettonie puis en Palestine. Et enfin, leur arrivée à Paris, avec la guerre et son désastre.J’ai essayé de comprendre comment ma grand-mère Myriam fut la seule qui échappa à la déportation. Et éclaircir les mystères qui entouraient ses deux mariages. J’ai dû m’imprégner de l’histoire de mes ancêtres, comme je l’avais fait avec ma sœur Claire pour mon livre précédent, Gabriële. Ce livre est à la fois une enquête, le roman de mes ancêtres, et une quête initiatique sur la signification du mot « juif » dans une vie laïque. » EN COURS DE LECTURE.


 UNE BD DE COMBAT AVEC LES « ENFANCES PERDUES » D’AGNÈS NAUDIN

C’est une immersion dans le monde des pédophiles et ceux qui les combattent. Une BD réalisée par Agnès Naudin, Bartoll & Eric Nosal est sorti en librairie le 22 septembre 2021. JPEG Le résumé  : Un matin, en banlieue parisienne, la capitaine Sacha Vernet rejoint sa nouvelle affectation au commissariat de police de Nanterre. Elle vient d’être nommée à la tête de la brigade territoriale de protection de la famille. Cinq policiers, aux profils très différents, travaillent sous ses ordres et la surnomment immédiatement Raiponce, en raison de la longueur de ses cheveux. Rapidement, cette jeune femme est confrontée à ses premières affaires d’enfances traumatiques. Il y est question d’une nourrice accusée de mauvais traitements sur les enfants dont elle a la garde, d’une adolescente vivant dans les immondices et qui vient d’accoucher d’un bébé introuvable, d’une autre qui aurait été violée par son père pasteur évangélique. Et en filigrane, entre ces affaires, on suit le parcours d’un homme entre deux âges qui propose à une jeune maman de s’occuper de son fils quand elle rentre tard du travail...Qui est-il ? Au travers ces quatre histoires, inspirées de vraies enquêtes policières qu’elle a menées quand elle était en poste, Agnès Naudin nous livre ici un portrait d’une réalité douloureuse. Elle évite avec élégance le voyeurisme pour se concentrer sur les rapports humains. Forte de son expérience, elle nous plonge en immersion dans le monde des pédophiles et ceux qui les combattent. Le choix de la bichromie et le graphisme d’Eric Nosal oscillent entre le réalisme et les effets visuels très graphiques, reflets chromatiques du paysage mental des personnages, et nous emportent dans ce récit intense et terriblement saisissant.
EN COURS DE LECTURE


 « REVIENDRA LE TEMPS DES CERISES ! »

JPEG Jean-Louis Nogaro et les éditions du Caïman célèbrent la Commune de Paris avec les écrivains du polar… Insolite et réjouissant ; superbe ! 1871 – 2021, il y a 150 ans la Commune ! Il n’était pas possible aux Éditions du Caïman, de passer à côté de la Commune dans la collection Noires Nouvelles dont la ligne éditoriale est de commémorer des événements ou des périodes historiques revisitées dans la plus pure tradition du polar : celle de la critique sociale, de la face cachée de l’Histoire, du questionnement politique. Cette belle et tragique Commune, dont l’esprit souffle depuis 1871, se rappelle aujourd’hui à nous, au moment où le Peuple a plus que jamais intérêt à faire front dans les luttes sociales. « Vive la Commune ! » est le cri de ralliement d’autrices et auteurs, dessinateurs et dessinatrices qui vous offrent ce livre où vous côtoierez des personnalités majeures comme Louise Michel, Élisée Reclus, Marie Lecointre, Maxime Lisbonne, Gaston Crémieux, des héros, des versaillais et des personnages atypiques comme le caricaturiste Pilotell ou le photographe Bruno Braquehais… mais aussi — et surtout ! — des communardes. Et puis des réflexions sur la Commune aujourd’hui, son souvenir, son rôle, son avenir… Seul un collectif pouvait s’atteler avec fidélité à cette tâche. Les auteurs : Patrick Amand, Michèle Audin, Laurence Biberfeld, Antoine Blocier, Odile Bouhier, Didier Daeninckx, Patrick K. Dewdney, Michaël Dias, Pierre Domengès, Maurice Gouiran, Alice Jack, Nadia Khiari, Anouk Langaney, Éric Maneval, Roger Martin, Rachel Mazuy, Laurent Mely-Dumortier, Rosa Moussaoui, Jean-Louis Nogaro, Max Obione, Philippe Paternolli, Michèle Pedinielli, Serge Pey, Philippe Pivion, Stéphane Tamaillon / Vincent Sauvion, Serge Utgé-Royo, Éloi Valat.
Les dessinateurs : Bésot, Jean Biret, Bobika, Brouck, Cambon, David Eusebio (Mexique), Elchicotriste (Espagne), Faujour, Gab, Krokus, Lacombe, Lardon, Lasserpe, Mako, Micaël, Plop et Kankr, Samson, Tardi,Valère. Format 12x19 cm. Sortie actuelle. Prix public : 16 €.


TOUT DROIT de Philippe Paternolli (Editions du Caïman). Le résumé : en juin 2013, deux accidents mortels surviennent à un jour d’intervalle sur la piste de Silverstone lors des essais du Grand Prix de F1. 2016, un couple de tigres est retrouvé décapité au zoo de la Barben en Provence. On retrouve, entre autres, le portefeuille de Noël Texier, patron d’un puissant groupe de communication, dans la gueule du mâle, et les restes de Texier dans l’estomac du fauve. Vincent Erno est dépêché par le Cube (cabinet noir en marge des Services Secrets français présenté dans les cinq précédents volumes de la série) pour enquêter sur cette mort visant l’un des hommes les plus puissants de France.D’autres meurtres suivront, des éprouvettes de Lyxamaxyl, une dangereuse substance toxique seront volées dans un laboratoire lyonnais...Tout au long de ce roman, Vincent Erno — secondé par les lieutenants Magali Sauve et François Jacquemont — ne sait trop où il va, mais il y va tout droit. 220pages. Sortie en mars 2021. Tarif : 13 €.

  L’INCONNU DE LA POSTE de Florence Aubenas

(Editions de l’Olivier) JPEG La journaliste grand reporter au Monde revient sur l’assassinat d’une postière et l’accusation de Gérald Thomassin, un acteur vivant comme un marginal. Une histoire vraie, palpitante qui se lit comme un polar.
« La première fois que j’ai entendu parler de Thomassin, c’était par une directrice de casting avec qui il avait travaillé à ses débuts d’acteur, explique Florence Aubenas. Elle m’avait montré quelques-unes des lettres qu’il lui avait envoyées de prison. Quand il a été libéré, je suis allée le voir. Routard immobile, Thomassin n’aime pas bouger hors de ses bases. Il faut se déplacer. Je lui ai précisé que je n’écrivais pas sa biographie, mais un livre sur l’assassinat d’une femme dans un village de montagne, affaire dans laquelle il était impliqué. Mon travail consistait à le rencontrer, lui comme tous ceux qui accepteraient de me voir. »
- Le village, c’est Montréal-la-Cluse. La victime, c’est Catherine Burgod, tuée de vingt-huit coups de couteau dans le bureau de poste où elle travaillait.
Ce livre est donc l’histoire d’un crime. Il a fallu sept ans à Florence Aubenas pour en reconstituer tous les épisodes – tous, sauf un. Le résultat est saisissant. Au-delà du fait divers et de l’enquête policière, L’Inconnu de la poste est le portrait d’une France que l’on aurait tort de dire ordinaire. Car si le hasard semble gouverner la vie des protagonistes de ce récit, Florence Aubenas offre à chacun d’entre eux la dignité d’un destin.
* Florence Aubenas est grand reporter au journal Le Monde. Elle a notamment publié La Méprise : l’affaire d’Outreau (Seuil, 2005) et Le Quai de Ouistreham (L’Olivier, 2010), qui a connu un immense succès et redéfini la notion de journalisme d’immersion.


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 LES ALBUMS /fond or]

JAZZ

 RAY LEMA & LAURENT DE WILDE “WHEELS”.

JPEG Le jazz, la musique classique, la musique africaine se mélangent et se superposent au service d’un chant singulier, celui de deux grands artistes passionnés par les rencontres entre les mondes. Après quatre années passées sur les routes à jouer l’un avec l’autre, Ray Lema et Laurent de Wilde ont décidé de reprendre le chemin du studio pour y enregistrer un nouveau répertoire, né de leur complicité forgée au fil des concerts et des longues discussions. Les roues dentées s’emboîtant pour faire tourner une mécanique de précision : voici le modèle qu’ils se sont donné pour leur deuxième opus. Ces fameuses « wheels », roues rythmiques telles qu’on les appelle en Afrique placées au centre de leurs préoccupations, ils ont des mois durant travaillé sur cet idéal de parfaite complémentarité, mettant cette discipline au service de leurs compositions d’un large spectre. Sortie le 28 mai 2021 chez Gazebo / One drop / L’autre distribution. En concert le 29 mai au Bal Blomet (Paris XVème). ECOUTER WHEELS ICI


MILES DAVIS « LIVE AT VIENNE ». JPEG - Le 1er juillet 1991, Miles Davis et le Miles Davis group donnent un concert au merveilleux festival qu’est « Jazz à Vienne » à côté de Lyon. Il s’agit d’une de ses toutes dernières performances avant sa disparition trois mois plus tard, le 28 septembre 1991. Cet enregistrement en public de Miles Davis contient deux titres (“Pénétration” et “Jailbait”) écrits par Prince, avec qui il partageait une admiration et une amitié mutuelles. Ce cadeau du ciel qu’est l’enregistrement inédit d’un de ses tous derniers concerts est publié par Rhino Records dans le cadre du « Black music month ». Des versions 2-CD, 2-LP et digitales seront disponibles le 25 juin chez Warner.
BLUES

 SAME PLAYER SHOOT AGAIN HOMMAGE A ALBERT KING

JPEG En 2018, ce jeune groupe formé par la crème des musiciens parisiens se décide à enregistrer un hommage au roi des guitaristes de blues Freddie King . « Our King Freddie » remporte un vrai succès avec un Prix au Cahors blues festival 2019 et une très belle tournée dans la foulée. Cette année, c’est un hommage à un autre King du blues : Albert King ! Same Player Shoot Again a été créé par Romain Roussouliere (guitare) et Max Darmon (basse). Le groupe s’est étoffé ensuite avec Vincent Vella (chant), Florian Robin (claviers), Steve Belmonte (batterie), Jérome Cornelis (sax alto) et Loic Gayot (sax tenor). « Our King Albert » sortira le 4 juin chez Five fishes – Socadisc . Concert au New Morning-Paris le 14 septembre 2021.


BLUES-ROCK

 JACK BON & THE BUZZMEN "LOVE, PEACE ROCK & ROLL !!!”

JPEG
- L’ancien leader de Ganafoul – groupe-phare du rock blues français dans les années 75-80 avec Téléphone – est de retour avec un nouveau groupe. Celui qui avait illuminé la nuit manosquine fin août 2017, au parc de la Rochette, pour la soirée d’adieu au festival Blues & Polar après quinze années de passion dévorante, est désormais entouré de Luck Blackstone (basse), de l’excellent harmoniciste Antoine Piedoz et Alain Babois (batterie). En novembre 2020, au 8PM Studio chez son l’ami GG Millet, ils ont enregistré un très bel album baptisé « Love, peace, rock & roll » aux reflets parfois country comme He’s a refugee composé par Jack Bon. Mais la couleur du CD est très rock avec notamment deux vieux classiques I’m tore down - morceau cher à Eric Clapton - et Around and around de Chuck Berry superbement repris par les Rolling Stones à leurs débuts. Sans oublier Poor man free man au son très Who. Un disque qui sent bon la nostalgie du spectacle vivant dont on est privé actuellement. Ressuscite-nous ça Jack ! C’est si bon ! Jean-Pierre Tissier


 “LET IT SHINE”. JESSIE LEE & THE ALCHEMISTS.

JPEG Le groupe emmené par Jessie Lee et Alexis Didier était notre invité au festival Blues & Polar en 2014. Juste après le beau parcours de Jessie Lee coachée par Garou à The Voice où elle avait impressionné par sa version dingue du « Move over » de Janis Joplin. Après de nombreuses tournées et concerts, un album s’imposait enfin. C’est désormais chose faite, même si le Covid a retardé l’affaire ! Le duo explosif est entouré de Laurent Cokelaere (basse), Stéphane Minana-Ripoll (batterie) et Laurian Daire aux claviers. Et ça envoie du bois avec notamment ce somptueux « Sometimes » à découvrir sur YouTube, extrait de "Let It Shine". Lien : https://dixiefrog.lnk.to/JLTA-Sometimes Brillantissime ! Sortie le 7 mai.


  LE CLIP DE WAITING FOR TINA

JPEG - L’écrivain Jean Azarel et le guitariste Hérold Yvard nous offrent un bel hommage poétique à Tina Aumont « égérie des seventies ». Un clip annonciateur de lectures futures à déguster à Manosque et ailleurs, comme un bon polar de derrière les fagots… Un verre de Château de Clapier en main et masques tombés !
- La collaboration musicale et poétique entre Hérold Yvard du K’Fé’Quoi à Forcalquier (04) et l’écrivain Jean Azarel existe de longue date déjà… Elle vient de donner lieu à une récente mise en ligne de leur dernier ouvrage consacré à la mystérieuse et fantasque comédienne franco-américaine Tina Aumont (fille de l’acteur Jean-Pierre Aumont) décédée en 2006, après une vie très destro, hippie et rock’n’roll, en attendant de pouvoir interpréter ces textes à nouveau auprès du public. En effet, Jean Azarel a publié l’an dernier un ouvrage « Waiting for Tina » qui se lit comme un road movie aux allures d’enquête policière afin de retrouver des traces de cette égérie des Seventies au destin similaire à celui de Romy Schneider, dont la mère s’appela Maria Montez grande actrice dominicaine des années 50. Belle à se damner, mais en proie aux démons de l’alcool et des shoots, elle n’a pas eu la carrière cinématographique à laquelle elle aurait pu prétendre, allant jusqu’à tourner des films très hot pour gagner sa vie…
JPEG J’ai eu le plaisir de photographier Tina Aumont en 1977 avec Macha Méril pour Télémagazine alors qu’elle participait au tournage du téléfilm « Emmenez-moi au Ritz » avec Maurice Ronet, jouant une veuve dans le palace parisien de la Place Vendôme. Hérold Yvard avec sa guitare magique à sons multiples a illustré musicalement ce livre insolite devenu une lecture passionnante. Et qu’on est impatient de découvrir en public. La première devrait avoir lieu à Manosque. »

Jean-Pierre Tissier

* Blues & Polar vous offre le clip de présentation de leur dernière réalisation : « Waiting For Tina - À la recherche de Tina Aumont ». Voici les liens sur lesquels vous pouvez cliquer :

Waiting For Tina - À la recherche de Tina Aumont from Hermon de Vinon on Vimeo.

* L’intro et la fin du clip sont très polar… L’utilisation d’un casque ou système hi-fi stéréophonique est recommandée pour une écoute musicale optimale".

* À écouter également : l’intégrale de leurs ouvrages : Jean Azarel-Hérold Yvard https://soundcloud.com/jahy1


 POP-ROCK. PINK FLOYD “LIVE AT KNEBWORTH 1990”

JPEG Sortie le 30 avril chez Warner. La performance historique du Silver clef awards winners à Knebworth en 1990 est disponible pour la première fois en CD, double-vinyle et sur toutes les plateformes digitales. Avec notamment : Comfortably numb, The Great gig in the sky et Wish you were here. Le concert monumental des Silver Clef Award Winners à Knebworth incluait Pink Floyd en tête d’affiche d’une programmation all-stars incluant Paul McCartney, Dire Straits, Genesis, Phil Collins, Mark Knopfler, Robert Plant (avec Jimmy Page), Cliff Richard, Eric Clapton et Tears For Fears. Près de 120 000 fans ont assisté au spectacle donné par ces géants du rock sur l’imposante scène de Knebworth, en soutien à l’organisation caritative Nordoff Robbins et dont les bénéfices ont été reversés à la BRIT School. Le concert avait été retransmis par MTV.


 L’INSOLITE

 LES TRAVIOLES… DE MARSEILLE

JPEG (Editions Gaussen). Les travioles, c’est ainsi qu’on désigne le cheminement piétonnier qui mène depuis la place Castellane jusqu’à Notre-Dame-de-la-Garde. Bien connu des habitants, cet itinéraire est jalonné d’étapes qui présentent un intérêt culturel, patrimonial et paysager. Depuis 2012, à l’initiative du Comité d’Intérêt de Quartier Haut-Breteuil Paradis Edmond Rostand Rome, il est fléché et recommandé par l’office du tourisme de Marseille. Pour prolonger cet effort de valorisation, ce guide, dû à la plume alerte et érudite de Robert Michelesi, permettra de mieux apprécier chacune des vingt étapes de cette randonnée urbaine historique à travers les ruelles discrètes et les escaliers méconnus d’un Marseille chargé d’histoire et d’anecdotes. Une belle idée de balade de proximité dans la période que nous traversons !
Sortie en librairie aujourd’hui jeudi 15 avril 2021. Tarif : 10€. 112 pages. Courriel : contact@editionsgaussen.fr


MES DISQUES COLLECTOR (la bibliothèque)

  ISLE OF VIEW des PRETENDERS

(enregistrement live en studio à Londres en 1995).
JPEG Mon CD collector de la semaine, est un monument de délicatesse et d’émotion. Isle of view c’est avant tout la superbe voix de Crissie Hynde fondatrice des Pretenders associée pour une émission TV à Londres, au quatuor Duke en 1995. Et avec la talentueuse Louisa Fuller au violon sur Sens of purpose. On y trouve aussi Private life avec cet incroyable son de guitare acoustique semblant cirer la voix de Crissie Hynde comme pour la transformer en bijou serti d’or. Tout comme I hurt you et Isle of view qui donne son nom àl l’album. Bref, un album incroyable et merveilleux - parmi mes préférés de la nuit des temps - où toutes les chansons sont belles tout simplement et empreintes d’émotion. Car il y a un esthétisme fou dans la voix de Crissie qui nous prend aux tripes comme lorsqu’on est amoureux. Tout est parfait. Génial pour la route, seul , au volant, le soir au couchant…. J.-P.T
PS : Si vous avez l’album en vinyle, il atteint les 200€.


 GWENDAL Mon Joli scooter (1977)

JPEG - Quelle arrivée tonitruante dans le paysage musical français – mais d’abord breton - que celle de Gwendal, groupe nantais de fusion jazz-rock, aux accents celtiques au cœur des années 70. Comme du Pink Floyd qui aurait croisé le barde Glenmor, puis tapé le bœuf avec le violoniste Jean-Luc Ponty pour transformer les vieilles légendes de Cornouailles en musique. D’ailleurs, la magnifique couverture du 33 tours est signée Henki Bibal – pointure mondiale de la BD aujourd’hui - et on y voit tous les mystères de la lande bretonne avec ces vieilles en coiffe se baladant courbées, entre des dolmens et menhirs pris dans le brouillard. C’est cette atmosphère que Bruno Barre (violon), Youenn Leberre (flûtes & bombardes), Jean-Marie Bernard (guitare), Roger Schaub (basse), Ricky Caust (mandoline) et Arnaud Rogers (batterie) restituent dans leur discographie. A découvrir !

J.-P.T

 666 APHRODITES CHILDS (double 33ts - Vertigo)

- Nous sommes en juin 1972. Quel choc ai-je eu lors de la sortie de ce double album baptisé 666 relatant l’Apocalypse de Jean, composé par Vangélis Papanathassiou, avec la voix extraordinaire de Demis Roussos portant les paroles de Yannis Tsarouchis (en grec) et de Costas Ferris (en anglais), la batterie de Lucas Sideras, la guitare de Silver Koulouris ; bref les Aphrodite’s childs interprètes du célèbre It’s five a clock qui résonne toujours dans le monde entier. Mais ce sera leur 3ème et dernier disque. On ne retrouvera plus ensemble ces belles voix planantes haut perchées, mélodiques et magnifiques, célestes et provocantes par moment… Mais pour l’occasion de ce disque devenu légendaire, quelques guests de haut niveau avaient été invités à l’image du violoniste-saxophoniste de Zoo Michel Ripoche, et de l’extraordinaire actrice-chanteuse Irène Papas dont le fameux vocal Infinity simulant un orgasme sur fond de percussion ferait toujours rougir aujourd’hui.
666, c’est un mix de morceaux très différents des uns des autres allant du hard rock au psychédélique avec un zeste de référence au diable. Ce qui valut à l’album d’être censuré dans certains pays. Mais bien plus que le diable, c’est la jouissance vocale jubilatoire d’Irène Papas qui aura gêné les bien-pensants… Un disque qui n’a pas pris une ride !!!

Jean-Pierre Tissier

  CROSBY, STILLS, NASH & YOUNG : 4 A WAY STREET

JPEG - Cet album de légende n’est pas un simple 33 tours d’époque, comme les autres, mais bel et bien deux 33 tours « historiques » enregistrés en public au Fillmore East de New York le 2 juillet 1970, au Chicago auditorium le 5 juillet 1970, et au Forum de Los Angeles le 26 juin 1970.
David Crosby, Stephen Stills, Graham Nash et Neil Young, malgré des tensions entre eux, et une séparation temporaire du groupe, sont alors à l’apogée de leurs talents vocaux… et politiques.
On retrouve ainsi le merveilleux et éternel morceau magnifique qu’est « Ohio » empreint de gravité et d’émotion, car ce titre écrit par Neil Young, est inspiré de la fusillade de Kent State University où quatre étudiants ont été tués par des policiers lors de la répression d’une manifestation le 4 mai 1970.
Si vous n’avez jamais entendu ce double album, partez à sa découverte, car c’est toute l’histoire des Etats-Unis en 1970 qui s’y déroule, comme un prolongement de mai 68 en France, et trouve encore un prolongement navrant et triste aujourd’hui, avec l’assassinat de George Floyd par un policier à Minnéapolis.
Ce double 33 tours « A Way Street » est incontestablement celui que je prendrais avec moi sur une ile déserte, s’il n’en fallait qu’un !

Jean-Pierre Tissier

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 LÉO FERRÉ & ZOO « LA SOLITUDE » (1971).

JPEG En janvier 1970, à l’Olympia à Paris, (c’était mon premier reportage photo pour Télé Magazine) Léo Ferré était venu voir les Moody Blues dans le cadre du festival 333 réunissant de nombreux participants du festival de Woodstock dont Richie Heavens, Rory Gallagher & Taste, Renaissance, Family, Yes… et les Moody Blues, alors N°1 des ventes avec Nights in white satin. Après bien des incidents techniques, il était 1 heure du matin quand ces derniers sont montés sur scène, devant un Léo fatigué comme tout le public, mais qui avait une idée derrière la tête… Et il l’évoque d’ailleurs dans son titre C’est Extra avec la laconique phrase « Les Moody blues qui s’en balancent… ». Incontestablement, l’éventuel projet avec les auteurs du légendaire « Nights in white satin » ne verrait jamais le jour et c’est avec le formidable groupe français Zoo - sans leur chanteur habituel Joël Daydé – que Léo Ferré se lancera dans la pop-music en 1971 pour un 33 tours qui n’a pas séduit les puristes de l’époque. Mais moi, amateur de fusion des genres, OUI ! Car il y avait, outre les textes magnifiques de Léo Ferré, des musiciens de très haut niveau dans ce Zoo là avec Michel Hervé (basse), André Hervé (orgue, guitare électrique et piano), Christian Devaux (batterie), Daniel Carlet (saxs, flûte et violon électrique), et le très éclectique violoniste Michel Ripoche qui avait la particularité incroyable d’avoir été sélectionné en équipe de France de football lorsqu’il était junior et évoluait au FC Nantes. Il avait le choix entre passer pro ou devenir musicien pro ! Et il a choisi la musique. D’où le début d’une courte amitié avant qu’il ne parte au Brésil rejoindre pour un temps Clayton Thomas fantastique chanteur de Blood, sweat & tears pour y marier futbol et musique. Et pour avoir eu le plaisir de voir Ferré à la Mutualité à Paris pour le concert de la fédération anarchiste, et Zoo en concert sous d’autres cieux plus rock, permettez-moi d’écrire : quelle belle époque !

J.-P.T

 The Beatles llive at the BBC 1962-1965.

Sorti en 2013. Les Fabulous four de Liverpool ont participé à de nombreux shows à la BBC de mars 1962 à juin 1965. Ce double CD propose pas moins de 63 titres sur les 88 qu’ils ont proposées aux auditeurs de la plus célèbre radio du monde. Celle qui a propulsé les Kinks, les Who,les Stones.. mais aussi les Monty Phyton. On retrouve, outre leur répertoire, les voix de John, Paul, George et Ringo entre les morceaux. Un vrai document !

J.-P.T

 Johnny Rivers et son légendaire titre de 15 minutes John Lee Hooker enregistré en 1965 en public au Whisky a gogo à Los Angelès (USA).

JPEG - Sûr que là, je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… C’était pile-poil le mien, quand ce disque de Johnny Rivers a mis le feu et le frisson chaque soir dans les boites bretonnes pendant l’été 1969 dès que les premières notes d’égrenaient sur la platine. Un rythme de blues lent qui petit à petit grandissait avec de faux-airs du Baby please don’t go de Van Morisson et des Them, et du Satisfaction des Stones, à la façon d’un titre précurseur du Rock’collection de Laurent Voulzy… 30 ans plus tard ! Car Johnny Rivers était parfaitement inconnu en France, hormis du ceux qui avaient eu la chance de le découvrir en 1965 à l’Olympia à Paris, en première partie des Kinks. Mais c’est le Ricain véritable juxe-box des tubes rock, blues, et rythm’n’blues de l’époque qui avait supplanté Ray Davies et ses succès comme All day and all the night ou You really got me… On a dansé comme des fous là-dessus, le temps d’un été, car un titre de 15 minutes sur une radio française, ça ne passe jamais. Mais de temps à autre, un DJ inspiré ou un beau-frère lors d’une soirée festive ressort le 33 tours collector… et ça marche toujours !

J.-P.T

 Nine below zero Live at the Marquee club

JPEG JPEG Né en 1979 en prenant pour nom de scène celui d’un titre de Sonny Boy Williamson, Nine below zero est alors composé de Dennis Greaves (guitare), Peter Clark (basse), Mickey Stix Burkley (batterie) et de l’extraordinaire harmoniciste-chanteur Mark Feltham. Ils écument alors pubs et clubs en Angleterre en électrifiant ce blues qu’ils apprécient tant. Le disque enregistré en public au mythique Marquee club est un étendard de la musique anglo-saxonne des années 80. Mélangeant punk, rock et blues. Dans la lignée de Doctor Feelgood, avec en plus la virtuosité animale de Mark Feltham à l’harmonica ; champion du monde du genre Toutes catégories pour moi. Mon idole, quoi ! 40 ans plus tard, ils sont toujours là. En version acoustique ou électrique, c’est toujours un très grand moment. Pour avoir pu les écouter il y a une quinzaine d’années à la cave de Font-Robert à Château-Arnoux, et les interviewer ensuite aux côtés des musiciens locaux de Dirty Water qui avaient assisté à leur concert au Paradisio à Amsterdam dans les années 80, je peux vous assurer qu’il y a eu de l’émotion et de la fraternité musicale en coulisses. C’est ça le rock quand il rejoint le blues.

J.-P.T


- Michel Petrucciani Both worlds (1997). JPEG Véritable météore du piano jazz, Michel Petrucciani est mort à New York le 6 janvier 1999, à l’âge de 36 ans. Il souffrait depuis sa naissance de la « maladie des os de verre ». Sa carrière musicale et discographique n’aura duré que 19 ans, mais dix-sept albums enregistrés en studio et sept en « live » témoignent de son énergie incroyable, du plaisir qu’il avait sur scène, et de ce toucher délicat sur ce clavier qu’on pensait toujours bien trop grand pour lui, mais qu’il parcourait en s’y allongeant presque parfois, comme pour faire corps avec les notes.. Cet album Both worlds sorti en septembre 1997, et dont je ne me lasse jamais est un événement dans sa carrière car pour la première fois, c’est un groupe dans toute son entité qui est sur scène. Même s’il en est le leader, il ne joue pas les leaders, et se mêle dans l’ensemble comme Blood, sweat and tears dans les années 70. Il est donc entouré de Steve Gadd (batterie), Anthony Jackson (guitare), Bob Brookmeyer (trombone), Flavio Boltro trompette) et Stefano Di Battista (saxophone). Et c’est cette joyeuse troupe que l’on a pu voir au festival Jazz à Manosque d’Ollivier Gérard à cette époque, et quelques années auparavant à Château-Arnoux au Festi-Jazz de Robert Pasquier. Both worlds nous entraine dans un tas d’émotions très différentes comme un voyage musical dans le monde entier avec notamment Petite Louise et le savoureux Guadaloupe. Le képi de Manosque... Mais Michel Petrucciani, c’est aussi pour moi un souvenir extraordinaire vécu lors de sa venue à Manosque, alors que nous dînions avec ses musiciens tardivement après le concert sur la Place des marchands. La Police est passée pour faire une observation, à la dizaine de personnes présentes – dont votre serviteur JPT - car quelques riverains avaient émis auprès du commissariat une certaine gêne due au bruit des conversations qui en toute honnêteté ne devaient nullement dépasser la norme. C’était encore l‘époque où les policiers avaient un rigide képi. Et Michel Petrucciani du haut de ses 91 centimètres a expliqué, droit dans les yeux, au policier venu demander de baisser d’un ton « qu’il faisait la collection des chapeaux et qu’il lui manquait un vrai képi de la Police Nationale ». Stupeur et silence du groupe qui s’est demandé s’il y avait là de l’ironie provocante ou de la sincérité derrière tout ça… Le policier manosquin ne connaissant pas Michel Petrucciani, je suis allé lui expliquer qui était ce grand pianiste…. Et un quart d’heure plus tard, à ma grande surprise, le policier est revenu sur la Place des marchands pour offrir à Michel Petrucciani le képi de ses débuts dans la Police Nationale. Un instant très fort ! La photo a été immortalisée aussitôt et est parue dans Le Provençal le lendemain. Un immense souvenir !
J.-P.T

  Roy Buchanan live stock

JPEG Enregistré en public au Town hall de New York, le 27 novembre 1974. - Bluesman blanc et guitariste virtuose mort bien trop jeune à l’âge de 49 ans en 1988, Roy Buchanan a été un référence du blues teinté de rock dans les années 70. Son jeu de guitare tonitruant et délicat à la fois, fait penser aux accents toniques ou lyriques que pouvaient avoir Alvin Lee de Ten years after, Rory Gallagher de Taste ou Johnny Winter. JPEG Ce disque enregistré en public résume parfaitement bien l’émotion qu’il dégageait. Un CD collector empreint d’âme, de spleen et de rêve. Bien dans l’air du temps actuel où la musique fait parmi de nos remèdes au confinement.

J.-P.T

Le concert de Dr Feelgood avec Lee Brillaux et Wilko Jonson au Southend Kursaal à Canvey island en novembre 1975. JPEG C’est sur cette île de 18,5 km2 au nord de la Tamise qu’est né le nouveau rock anglais. C’est là que Dr Feelgood, mais aussi Gary Brooker et Procol Harum, ont amené ce nouveau son (le Pub rock) qui a remué bien des foules. Ce DVD auquel je suis très attaché retrace un concert de 1975 de Dr Feelgood, avec les historiques fondateurs du groupe que sont Wilko Johnson et le regretté Lee Brilleaux qu’on avait pu voir au festival Jazz à Manosque en 1993, sur le parking de la Villette, un an avant sa mort, avec – excusez du peu - Paul personne et les Blues Brothers le même soir ! Une programmation de l’ami Olivier Gérard à l’époque. Les temps ont bien changé depuis… Au sein de Dr Feelgood, Robert Kane a remplacé Lee Brilleaux au chant et à l’harmonica à la mort de ce dernier, et Steve Walwin en a fait de même peu après pour Wilko Johnson. Depuis plus de 25 ans, avec Phil Mitchel (basse) et Kevin Morris (batterie), le groupe compte donc la même force et pour les avoir vus et interviewés pour Le Provençal à Avignon, Marseille, Gap, Arles… il y a toujours la même énergie sur scène. Un groupe sympa, attachant dont le guitariste Steve Walwing effectue chaque année un tour de l’Angleterre à vélo afin de récolter des fonds pour les enfants handicapés. Il avait d’ailleurs été très étonné que je connaisse cet aspect privé de son personnage, lors d’un après-concert autour d’une bière à Gap. Et cela m’avait valu un très beau moment de journalisme loin des questions habituelles sur le riffs de guitare dont il a le secret sur Down by the jetty. Un DVD empreint de souvenirs et d’humanité.
J.-P.T

 La musique du film de Louis Malle Ascenseur pour l’échafaud par Miles Davis. Enregistrement édité par Fontana.

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« Ce CD a été enregistré en décembre 1957 à Paris dans l’amphithéâtre de la Sorbonne, comme me l’a raconté au dans les années 70, le comédien Maurice Ronet, partenaire de Jeanne Moreau dans le film, lors d’une séance photo à son domicile parisien pour Télé magazine. Le film était projeté sur grand écran dans l’amphithéâtre et Milles Davis accompagné par Barney Wilen (sax), René Urtreger (piano), Pierre Michelot (basse) et Kenny Clarke (batterie) jouait en improvisant sur les scènes qui défilaient devant lui, en noir et blanc.
C’était la nuit, et l’ambiance était très détendue. Jeanne Moreau était là. A un moment, Miles Davis - lors de la séquence « Diner au motel « - a perdu un petit morceau de peau de sa lèvre supérieure. Et ce bout de peau s’est coincé dans l’embouchure de sa trompette. Néanmoins, il a continué à jouer avec ce vibrato inattendu… Il a même demandé à Louis Malle s’il voulait qu’on recommence pour que ce soit plus propre, mais ce coup du sort s’est transformé en coup de génie. On est resté sur cette prise. » Un disque toujours aussi magique à écouter.

Il existe aussi – toujours chez Fontana – un vynile 33 tours consacré au Jazz sur l’écran sur lequel on trouve face A Ascenceur pour l’échafaud avec dix morceaux choisis parmi les 26 séquences musicales du film. Et sur la face B, des extraits de bandes originales de deux films d’Edouard Molinaro : Des femmes disparaissent enregistré par Art Blakey et les Jazz Messengers et Un témoin dans la ville avec une BO composée par Barney Wilen.
JPEG L’ambiance y est autant blues que jazz, et j’ai eu le grand plaisir de pouvoir me faire dédicacer ce disque par Art Blakey lui-même sur un coin de table de La Bonne Etape, le beau restaurant étoilé de la famillle Gleize à Château-Arnoux, lors d’un déjeuner fantastique en tout petit comité aux côtés de mon « modèle », le regretté André Francis, mythique journaliste créateur de « Pour ceux qui aiment le jazz » sur Paris Inter. C’était quelques heures avant le concert d’Art Blakey à FestiJazz, le très grand festival imaginé dans les années 80 à la Ferme de Font-Robert par Robert Pasquier et sa bande.

Jean-Pierre Tissier

 "Blue & Lonesome" ou l’ADN des Stones de Willie Dixon à Howlin wolf

- Ce n’est certes pas le plus connu de leurs albums, mais c’est peut-être celui dont ils rêvaient juste pour eux seuls, comme une brioche qu’on s’enfile au petit matin entre potes parce qu’on en a envie tout simplement, et les férus de blues, dont nous faisons partie. « Le blues est notre ADN affirment depuis longtemps Keith Richard et Mick Jagger, et avant eux, le regretté Brian Jones qui tape le bœuf depuis longtemps assis sur un nuage avec Robert Jonson, BB King, John Lee Hooker, Willie Dixon, Muddy Waters, et tant d’autres. Tous ceux qui sont - avec les voix de Bessie Smith, Sarah Vaughan, ou Billie Holiday – aux racines du blues et de la condition des noirs aux USA. Et il suffit de revoir le très beau film qu’est Greenbook pour comprendre tout ce que cette musique à de chair de poule et de frisson dans son sang. Au travers de ce CD réalisé en trois jours à la mi-décembre 2015, les Stones - car Ron Wood et Charlie Watts étaient là-aussi - n’auront pas occupé la tête des charts, mais se sont souvenus qu’en 1962 à leurs débuts, ils jouaient du Chicago blues. Et que cette musique- là n’a pas besoin des grands stades ras de public jusqu’à la gueule pour exister. Une cave, des grattes, quelques bonnes bières, une voix plutôt dirty , quelques harmonicas (Eh oui, ça change parfois de tonalité pour les diatoniques !) et des potes ; c’est ça le blues ! Entre espoir et mélancolie, entre amour et tristesse. La vie quoi !

J.-P.T

  Blues & Polar rime avec Gallimard chez Bue Note

JPEG Avec le temps libre dont on dispose actuellement, contraint et forcé, via notre confinement, il suffit parfois de soulever quelques piles de livres ou de vieux CD pour dénicher une perle. Ainsi cette édition spéciale du label Blue Note alliant Blues & Polar (avec l’esperluette) qui a inspiré notre logo il y a 18 ans. Cette initiative géniale est née de l’esprit jazzy du journaliste-écrivain-épicurien ancien de Nice-Matin et amateur de bon vin, Patrick Raynal, directeur de la Série noire chez Gallimard de 1991 à 2004. Pour ce CD compilation célébrant les 60 ans du label Blues Note fondé en 1939 par Alfred Lion - émigré allemand fuyant l’Allemagne nazie et passionné de jazz – on retrouve Miles Davis et Cannonball Adderley dans « Les feuilles mortes » enregistré en mars 1958, T-Bone Walker et son « Stormy Monday » (version originale de 1947), Memphis Slim, Muddy Waters, John Lee Hooker, Herbie Hancock, Dexter Gordon, Art Blakey, John Coltrane dans « Blue train » enregistré en 1957, et aussi Jimmy Rogers pour un « That’s allright » qui nous met tous d’accord. 72 mn et 34 s de bonheur absolu entre joie et mélancolie ; mais surtout espoir !

J.-P.T

 CINÉMA : ON A VU ET ON A AIMÉ

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"Les Faussaires de Manhattan" de Marielle Heller

- Mélancolie profonde en toile de fond ; le blues de la vie, en fait ! Ancienne auteure à succès, Lee Israël remarquablement interprétée par Melissa Mac Marthy est aujourd’hui sans le sou, mais son caractère plutôt bien trempé (dans le whisky surtout !) ne lui permet pas de s’intégrer aux simples boulots du quotidien. Son petit appartement en désordre atteste d’un côté dépressif frôlant la zone rouge, et seul son vieux chat parvient à la faire sourire. Loin des gratte-ciel et du clinquant, criblée de dettes, plutôt attirée par les femmes, malgré un physique ingrat, elle s’imagine par hasard une vocation de faussaire, via des courriers épistolaires de personnalités du cinéma ou de la littérature aperçus chez un marchand de livres anciens, et dont le prix équivaut à un coup de crayon sur ses dettes. Arrive Jack, ami gay en perdition, fauché lui-aussi malgré ses allures d’éternel gentleman. Le parcours des deux amis en cohabitation urbaine sera très chaotique, mais l’art d’imiter à la perfection, voire plus, le style des grands auteurs met plus que du beurre dans les épinards de Lee…. jusqu’au jour où la supercherie sera découverte par le FBI. Les Faussaires de Manhattan est une histoire vraie superbement portée à l’écran par Marielle Heller, sans clichés ni grosses ficelles sur les gays et lesbiennes. Tout est dans la pudeur, la délicatesse et les sentiments. A voir absolument !

Jean-Pierre Tissier

 Green book : sur les routes du sud... de Peter Farelly

JPEG On ressort de la projection, ému aux larmes, heureux aussi, et en colère profondément...
On revoit les images de ce fameux "green book" (livre vert de voyage attribué à la communauté noire en déplacement ) comme on encore les gitans nomades et autres gens du voyage aujourd’hui en France, et on en a la stupéfaction !
Tout comme on a la nausée lorsque le Dr Don Shirley pianiste noir virtuose de musique classique qui se produit dans une soirée privée avec tout le "gratin" blanc du Sud des States est invité à se rendre... dans les cabane au fond du jardin par un domestique (!) alors qu’il souhaite se rendre aux WC de la maison... Et qu’on est en 1962 !!
Avec une BO géniale qui réunit le son des sixties aux USA et une jam-session de folie dans un bar, "Green book" outre sa vertu pédagogique et historique qui en embête certains nous rappelle que c’est Elvis Presley qui emmena BB King à la TV américaine ; là où les "blacks" n’étaient pas admis. Et qu’il subjugua tout le monde par sa virtuosité...
Encore une fois le blues montre bien qu’il est la musique du quotidien, de toutes les émotions et du cœur. "Green book" est un film d’utilité publique qui en dit long sur la complexité des hommes, de leurs dirigeants, et de leurs contradictions multiples.

J.-P.T

 L’homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam

Fantasmagorique et abracadabrantesque !
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- On l’attendait depuis vingt-cinq ans, après des affres, des vicissitudes, des drames, des morts même sur ce tournage tourmenté - encore en démélé avec la justice - où le regretté Jean Rochefort devait tenir le premier rôle à l’époque.
"L’Homme qui tua Don Quichotte" signé Terry Gilliam tient d’un mariage réussi entre les Monty Phyton, Dario Fo et la comédia del arte... avec une pincée de Fellini pour la fantasmagorie étonnante et merveilleuse qui se déroule à la fin du film, de nuit dans un château en Espagne. On n’y rit pas à gorge déployée mais avec une intériorité profonde qu’on savoure comme un verre de Château Margaux...dans lequel surnagerait un piment oiseau.
Bref, allez voir cette fresque étonnante aux formes de frasques nageant entre rêve et réalité. Et cela fait du bien !

J-P.T

"Everybody knows d’Asghar Faradi

Suspense garanti !
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- Réalisé avec pour premiers rôles, le superbe couple (à la vie comme à l’écran) Pénélope Cruz et Javier Bardem, "Everybody knows" a été le film d’ouverture (ovationné) du festival de Cannes 2018. Un thriller plein de suspense, de questionnement, sans police, ni gendarmerie (ou si peu...) et sans violence,vu avec bonheur au cinéma Le Lido à Manosque qui vit ses derniers mois d’existence en attendant le futur complexe à 8 salles de la place de la Villette.
Tout est dans la finesse du cinéaste iranien Asghar Faradi qui filme avec beauté une joyeuse noce andalouse - d’où le suspense naît - comme une scène de théâtre digne de "La Noce chez les petits bourgeois" de Berthold Brecht, puis nous entraîne dans le vignoble espagnol et ses secrets de famille.
Un drame psychologique avec une fin ouverte où chacun peut imaginer ce qu’il veut. Superbe !

J.-P.T

"La Villa " de Robert Guedigian pour revenir sur terre et aux vrais sentiments

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- Après le choc de « La Mise à mort du cerf sacré », authentique film de cinéma réunissant Nicole Kidmann et Collin Farell, mais si terrifiant et cruel au final, il était important, en cette période avançant vers Noël de retrouver du cœur, de l’âme et du sens avec un film de Robert Guédiguian.
Son tout dernier, dénommé « La Villa », et qui se déroule justement, sur la Côte bleue, presque à huis-clos dans une grande maison aux murs blancs surplombant la fascinante calanque de Méjean, près d’Ensues-la-Redonne.
Là où le décor magique de la mer et des pins y prenant racines, a le don de vous transporter aussi loin qu’en Grèce en un simple regard, malgré la période automnale choisie.
Là où les silences signés Serge Valetti – homme de polar et de théâtre – ont une valeur de dialogues et de paroles explicites ; et Guédiguian les exploite tout naturellement avec sa famille du 7e Art habituelle : Ariane Ascaride, Gérard Meylan, Jean-Pierre Daroussin auxquels s’ajoutent Robin son Stévenin et Anaïs Demoustier.
Rien d’inutile devant la caméra ; comme une parcimonie d’images destinées à nous faire pénétrer ces retrouvailles familiales autour d’un patriarche touché par un AVC… La vie, la fin de vie, l’amour, la famille, les drames, l’ancien monde ouvrier aujourd’hui quasiment disparu….
Autant de sujets récurrents que Robert Guédiguian aborde comme toujours avec pudeur et délicatesse, via des comédiens taiseux aux antipodes des pagnolades marseillaises. Mais l’essentiel est dit ! Tout comme cet ajout inattendu d’actualité, où des enfants de migrants fuyant les zones de conflit de l‘autre côté de la Méditerranée, sont retrouvés tapis dans la colline d’Ensues.
« Des gens qui ont donné de l’eau à des migrants sont aujourd’hui condamnés par la justice commentait avec colère Robert Guédiguian venu en début de semaine présenter son film sur France Inter. Alors que ce sont ceux qui n’ont pas donné d’eau qui devraient être condamnés… »

Une phrase qui résonne comme les cris de liberté poussés avec joie par la bande à Guédiguian sous le viaduc de la Redonne.. Ca, Guédiguian ne pouvait pas s’en empêcher !

J.-P.T

"Au -revoir là-haut " ’Albert Dupontel. Plus qu’un film ; une oeuvre d’art !

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- Tiré du roman éponyme de Pierre Lemaître récompensé par le Prix Goncourt en 2013, "Au-revoir là-haut", le film de l’humoriste Albert Dupontel est un véritable coup de poing, en forme de coup de foudre et de coup de cœur, comme rarement vu sur grand écran depuis "Éléphant man". La guerre effroyable des tranchées de 14-18 y est filmée avec une vérité crue qui nous scotche à notre siège pendant quelques petites minutes - une éternité pourtant ! - tant on se sent aspiré sous terre, par les tirs d’obus, les explosions, et l’enfer de feu venu de la mitraille.
Mais c’est la poésie émanant de cette "Gueule cassée" magnifiée par des masques réparateurs qu’auraient pu signer Jean Cocteau qui porte ce chef d’oeuvre au point qu’on a l’impression de marcher sur un fil de sentiments divers et inattendus au fur et à mesure que l’on avance dans le temps. L’escroquerie de la vente de monuments aux morts (fait réel) aux municipalités se transforme petit à petit en polar, avec de l’amour, du fric à gogo... mais le destin (on vous laisse découvrir ça) sera au bout du chemin.
On retrouve un Niels Arestrup, magnifique lion de scène, et une distribution où les comédiens de la Comédie française théâtre Laurent Lafitte et Michel Vuillermoz sont tout simplement superbes de vérité.
Un très grand film dont on ressort ébloui avec des étoiles plein la tête...

J.-P.T



UN LIEU À DÉCOUVRIR

 LA MAISON DU BLUES À CHATRES-SUR-CHER

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- Jack Garcia génial créateur de la Maison du Blues - unique concept du genre en France, au cœur du Berry à Châtres-sur-Cher - nous a reçus avec une grande fraternité, dans son fief, pour le concert du Jersey Julie Blues band.
Une formation biterroise, mais néanmoins très internationale avec une chanteuse-saxophoniste américaine hors du commun, non sans rappeler Janis Joplin par le charisme, la voix et l’allure, mais avec un jeu de sax aux réminiscences du glorieux Jr Walker dans les années 70.
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Ce blues chaud venu du bayou en a scotché plus d’un, à commencer par votre serviteur totalement sous le charme de ce quartet drivé par un épatant Jimmy à la batterie, un excellent clavier, et un guitariste-chanteur dont le timbre fleurant bon l’Occitanie donne aux paroles ricaines, la couleur de la Louisiane et du bayou avec beaucoup de naturel.
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- Si d’aventure vous êtes dans le secteur de Tours, Orléans, Blois, Châteauroux, Vierzon, Bourges ou Romorantin, allez découvrir ce véritable Café associatif tenu par Jack Garcia, son équipe, et toute une bande de joyeux bénévoles évoluant dans l’esprit de Blues & Polar eux-aussi. Merci de l’accueil Jack.
* La nouvelle vidéo réalisée par Jack Garcia sur la Maison du Blues à Chatre-sur-Cher fait découvrir la belle ambiance de ce club si fraternel… Pour ouvrir la vidéo, cliquer sur le lien : https://www.youtube.com/watch?v=c5aFBtMfDks

- Ce lieu intimiste de concert que Blues & Polar (voir ci-dessus) a découvert récemment est une réussite inespérée avec 456 adhérents (en 4 mois) et une fréquentation régulière pour l’ensemble des concerts (19 concerts avec 45 personnes en moyenne) avec un public majoritairement local (350 adhérents de la région).
Des musiciens français et étrangers ont déjà fait don de tenues de scènes, de guitares, Bottleneck ou harmonicas dédicacés… Récemment Sandra Hall a fait don d’une tenue de scène. Ce Musée témoignera de cette incroyable histoire en pleine ségrégation et de ses évolutions".
* L’’ouverture du Musée a eu lieu le samedi 6 avril 2019, avec la participation de Bobby Rush et son Band à la Pyramide de Romorantin.

J.-P.T

* La Maison du Blues, 42 rue du 11 novembre 1918 à Châtres-sur-Cher (Loir-et-Cher) est ouverte le vendredi de 17 h 30 à 23 heures. Le samedi de 20 heures à minuit avec un concert à 21 heures (10 €). Courriel : lamaisondublues@gmail.com
Tel 06 66 42 70 24. Réservations 06 24 77 71 58.


28 AOUT 2021 : 17e FESTIVAL BLUES & POLAR A MANOSQUE

 ON A RÉUSSI NOTRE PARI !

JPEG - Malgré un festival 2020 annulé tardivement l’an dernier en raison de la pandémie du Covid19, et la volonté d’arriver à le maintenir, le 17ème festival Blues & Polar a bien eu lieu ce samedi 28 août 2021 à la chapelle de Toutes-Aures à Manosque dans le respect des dispositions sanitaires gouvernementales et préfectorales. A savoir : contrôle du Pass sanitaire et masque en extérieur.
Ce qui n’a pas été une mince affaire durant l’après-midi avec 35° en plein cagnard.
JPEG Néanmoins, près de 250 spectateurs sont venus assister en ouverture au concert de la Catalane Sylvie Paz et de la Grecque Kalliroi Raouzéou, brillant duo méditerranéen baptisé Zoppa, via une excellente retransmission assurée en extérieur par les techniciens du Théâtre Jean-Le-Bleu, en raison d’une chapelle bien remplie.
JPEG Après la rencontre consacrée au stress, le jazz de Mariannick Saint-Céran a de nouveau rempli la chapelle, chavirée par les touches bleues du pianiste Eric Meridiano. Un répertoire qui fait la part belle aux Voix ayant porté le blues et le jazz haut et fort pour l’égalité des noirs et des blancs, portée à bout de bras par le pasteur Martin Luther King. JPEG Un répertoire varié allant de Chris Montez et son fameux « More I see you… » à Nina Simone et BB King, jusqu’au merveilleux « Stormy Monday » de T-Bone Walker. Un beau succès pour cette grande chanteuse de blues.
JPEG Sous les micocouliers, à la nuit tombée, Marko Balland (actuel harmoniciste de San Severino qu’on a connu dans les années 90 avec La Marque jaune du côté de Riez) et Ronan ont distillé leurs notes boogie jusqu’aux portes de la chapelle, calés sur le parvis, et renforcés pour l’occasion par la basse de Pascal dont c’était le premier concert avec eux. Sous les sunlights, ce premier vrai concert nocturne organisé en extérieur sur le parvis de Toutes-Aures a déjà donné des idées pour l’avenir.

LE STRESS POUR FIL ROUGE

Temps fort au cœur de l’après-midi avec la rencontre littéraire ayant pour « fil rouge » le stress post traumatique avec les « Coups de cœur Blues & Polar /Comtes de Provence 2021 » : Agnès Naudin (Enfance en danger chez Michel Lafont), Jérôme Loubry (Les Refuges chez Calmann-Lévy) Mercedes Crépin, (Un bon petit soldat chez Flammarion), Gérard Saryan (Prison bank water aux éditions du Panthéon) et la co-scénariste de la série Cassandre sur France 3, Sandrine Cohen -malheureusement absente en raison d’un tournage sur le lac d’Annecy - pour Rosine, une criminelle ordinaire aux éditions du Caïman. Sam Bernett la voix radiophonique du rock et du blues pendant plus de 30 ans sur Europe 1, puis sur RTL était notre invitée surprise pour son délicieux « Vieilles canailles » consacré à la dernière tournée (mais bien plus que cela) de Johnny, Hallyday, Eddy Mitchell et Jacques Dutronc paru aux éditions du Cherche-midi, et René Frégni parrain de ce 17ème festival assistait à la rencontre au beau milieu du public.
90 minutes d’anecdotes, de confidences et de moments forts débutés avec Mercédès Crépin présidente de l’association des « Femmes de militaires » sur la présence française en Afghanistan et sur le « burn out » de son époux Mickaël, espéré jusqu’au dernier moment, pour finir sur la mort de Jim Morisson à Paris dans les Toilettes du Rock’n’roll Circus tenu par Sam Bernett, en passant par le sens du suspense des maîtres « es-thriller » que sont devenus Jérôme Loubry et Gérard Saryan, et la détermination passionnée d’Agnès Naudin actuellement en disponibilité de sa fonction de commandant de police à la Brigade territoriale des Affaires familiales, du fait de ses positions face à l’enfance en danger et aux personnes disparues dans notre pays.
Un caractère bien trempé qui se retrouve sous forme de livres témoignages et très bientôt d’une BD « Enfances perdues » avec des « pointures » du genre.

Mais le stress, c’est aussi le sourire du conteur qu’est devenu Sam Bernett, nous racontant le sien, il y a bien longtemps… quand son pote d’enfance Johnny Hallyday qu’il présentait au public de Grenoble depuis de trop longues minutes devenues une éternité au fil de la soirée, arrive enfin à 6 heures du matin pour attaquer son répertoire… prévu la veille à 22 heures. « On y va Sam ? » qu’il a dit le boss, rattrapé in extremis avant de prendre un avion pour retrouver Sylvie Vartan…
Ce 17 eme festival aura été une belle satisfaction pour la petite bande de bénévoles qui œuvre toute l’année pour lire des livres et apporte l’huile de coude le jour J !
En cette période trouble où le virus rôde toujours, la Culture a prouvé qu’elle est toujours vivante, qu’elle est vraiment essentielle, et quel bonheur tout personnel d’avoir pu croiser le fer du « ruine-babines » entre Hohner et Suzuki dans un bœuf endiablé avec mon vieux frérot d’harmonica Marko Balland sur un boogie réunissant John Lee Hooker et ZZ Top. Le bonheur se mesure aussi à de tels instants. A l’année prochaine !

Jean-Pierre Tissier

Merci à la communauté d’agglomération Durance-Luberon-Verdon, à la Ville de Manosque, ses Services techniques, notamment ses électriciens qui ont fait des miracles, les techniciens son du théâtre Jean-le Bleu (Bruno et Jérôme) qui ont magnifié ce festival, aux Disciples d’Escoffier pour la Soupe au pistou dont les deux fait-tout ont été dévorés, au food-truck Soul Kitchen de Jean-Louis Saccomano, aux Amis de San Brancaï , à Sandra Faure vice-présidente DLVA chargée de la Culture et Valérie Peisson conseillère municipale chargée du patrimoine pour leur aide. Et aux « bonnes volontés » charismatiques de l’association Blues & Polar.

 24 AOÛT 2019 : LES PREMIÈRES VOIX DE TOUTES-AURES

16e FESTIVAL BLUES & POLAR
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- Blues & Polar, en partenariat avec les Amis de Sant-Brancaï, les Disciples d’Auguste Escoffier et le Cercle philosophique et culturel de Manosque, vous propose un nouveau concept basé sur la Voix.
24 août 2017- 24 août 2019. Deux années se sont écoulées - jour pour jour - depuis notre 15e édition consacrée à La Cuisine des mots. Deux années sans festival Blues & Polar à Manosque. Deux années de répit, après quinze éditions annuelles successives faites de concerts, rencontres littéraires, films en plein air et au Lido, expositions, débats ; mais aussi d’un travail forcené réalisé par une équipe de bénévoles dévoués et formidables depuis 15 ans. Deux années de repos après beaucoup trop de stress. Deux années de réflexion aussi ; obligatoires pour laisser place aux surprises...
C’est à partir de cette pause salutaire - et grâce au soutien affectif de nombreuses personnes croisées dans la rue, les magasins, voire dans la colline en promenant le chien - qu’est né le concept des Voix de Toutes-Aures, organisé en partenariat avec les Amis de Sant Brancai, le Cercle philosophique et culturel de Manosque, et les Disciples d’Auguste Escoffier, chefs de cuisine au grand cœur œuvrant de longue date pour les enfants malades et hospitalisés.
Car Blues & Polar a toujours aimé ce lieu cultuel et culturel, où les Consuls de Manosque sont montés en pèlerinage le 21 août 1708 avec la population manosquine, après que la terre eut tremblé, détruisant de nombreuses habitations. Mais sans aucun mort, ni blessé ! Le 24 août 2019 (311 ans plus tard) les Voix seront à l’honneur à Toutes-Aures au travers du blues et de ses différentes formes dans le monde entier.
L’occasion d’une réflexion sur la vie quand les mots des écrivains deviennent des cris, qu’il y a des bleus à l’âme pour tout le monde, et que la fiction du roman noir nous apporte un vrai questionnement sur la société. Les Voix de Toutes-Aures seront-elles éphémères ou durables ? Je ne sais pas... En tout cas, elles vous surprendront ; je l’espère !

Jean-Pierre Tissier président-fondateur de Blues & Polar

  Karine Giebel Invitée d’honneur

.JPEG - Déjà venue à deux reprises àBlues &Polar, au tout début du festival, tpour son premier roman, Karine Giebel sera notre Invitée d’honneur. Avec plus de deux millions d’ouvrages signés de sa main vendus à ce jour, Karine Giebel est une des grandes signatures françaises du roman policier et noir.
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* 16 heures : accueil dans la chapelle. Ouverture des portes à 15 h 45.

 • 16 h 15 - 17 heures. Blues occitan avec Renat Sette a cappella.

JPEG - Renat Sette Voix d’or de l’Occitanie a recueilli au fil du temps qui passe, avec l’historien Jean-Yves Royer, entre Ventoux et Montagne de Lure, de très nombreux chants de travail repris à l’envi par les Provençaux et les Piémontais lorsqu’ ils travaillaient ensemble aux moissons, aux vendanges ou à la collecte des plantes aromatiques sur les flancs de Lure. Des chants transmis de génération en génération, mais en voie de perdition aujourd’hui que Renat Sette interprète a cappella comme des blues empreints d’émotion, de sueur, de sang et de larmes parfois. Preuve que le blues est avant tout la musique de toutes les émotions, quel que soit le pays où l’on se trouve, quand le labeur est rivé au corps. Renat Sette ancien maçon et restaurateur de calades en pays de Forcalquier et de Ventoux, chante désormais dans toute la Méditerranée, et bien au-delà, jusqu’au Yémen, Sénégal, Bulgarie…. Car le blues des peuples travailleurs n’a pas de frontières.
Renat Sette a chanté et enregistré avec de nombreuses grandes voix de Méditerranée, des Balkans, et de Bretagne comme le regretté barde breton Yann-Fanch Kemener (CD ci-contre) décédé en mars de cette année.
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* ENTRACTE . Buvette organisée par les Amis de Sant Brancai au profit de la restauration de la Chapelle de Toutes-Aures.
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 • 17 h 15. Hommage à Philippe Carrese et Gilles Dauvergne

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* Le 16e festival Blues & Polar des Voix de Toutes-Aures est dédié à nos amis Gilles Dauvergne, chanteur du groupe The Reverend décédé le 23 juin 2018 au matin, après un concert pour la Fête de la musique à Oraison, et Philippe Carrese parrain historique du festival Blues & Polar décédé le 6 mai après quelques semaines de lutte contre le cancer.
Gilles aurait dû se produire le 24 août 2019 à la chapelle de Toutes-Aures aux côtés de Djangolou, Benji et Alain Soler, JPEG et Philippe, devait être une nouvelle fois à nos côtés pour évoquer la vie et la société au travers de son écriture. Nous saluons leur mémoire ; qu’ils demeurent avec nous pour toujours comme ce dessin de Philippe Carrese, cadeau à Blues & Polar.
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 17h 30- 18h 30. Rencontre littéraire

Dans la chapelle de Toutes-Aures animée par Jean-Pierre Tissier avec Valérie Allam, Karine Giebel, René Frégni et Patrick F. Cavenair
- Quatre Voix qui naviguent entre la triste réalité du monde, sa férocité, ses nombreux démons, mais aussi sa beauté, sans oublier la poésie des mots, et la place des femmes et des enfants dans la société, maltraités qu’ils sont si souvent…
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JPEG JPEG Autant de sujets que nos invités évoquent en utilisant la fiction. Cet artifice qui venge le réel selon Philippe Besson, mais qui nous amène à une réflexion sur ce qui nous entoure, et nous aide à vivre tout simplement.
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 • 18 h 45. Dédicaces des auteurs

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- Karine Giebel, Valérie Allam, René Frégni et Patrick F. Cavenair dédicacerontl eurs romans sur le stand installé sous les micocouliers de la chapelle de Toutes-Aures avec l’Espace culturel Hyper U.
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** ENTRACTE. Buvette organisée par les Amis de Sant Brancai au profit de la restauration de la Chapelle de Toutes-Aures.
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A l’extérieur sous les arbres, démonstrations culinaires et soupe au pistou réalisée par les Disciples d’Escoffier au profit des enfants malades des Hôpitaux de La Timone à Marseille et Manosque.

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 19h 30 -20 h 30 : DU BLUES AU JAZZ

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Ce qui frappe et reste après un concert d’Eyma, c’est une empreinte, un climat, et une atmosphère singulière. Car Eyma chante, parle, rit, raconte, et la frontière entre elle et son public devient alors souple, floue, et s’amenuise. Comédienne autant que chanteuse, Eyma crée avec son public un espace inédit, intime et familier. La voix est tantôt fluide et claire, limpide et suave, tantôt sombre et puissante, rauque et profonde.
JPEG À ses côtés, Perrine Mansuy, pianiste au toucher délicat qui s’est investie dans le collectif Over the Hills pour un hommage inspiré à Carla Bley en 2015. Pour ce revival Blues & Polar, elles nous proposent une sélection de standards du blues et du jazz en osmose totale avec Les 1ères Voix de Toutes-Aures. En collaboration avec Arts et Musiques en Provence.
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ENTRACTE
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 20 h 50 : LE BLUES ROOTS ET LA VOIX DE FEU D’ALAIN LEADFOOT RIVET

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- Concert dans la chapelle. Attention Places limitées ! Show final blues roots, aux racines du blues, avec Alain Leadfoot Rivet (chant) accompagné par James Pace (clavier orgue Hammond), Jean-Paul Avellaneda (guitare) leader de Mercy, et Stéphane Avellaneda (cajon) batteur attitré de longue date de la guitariste-chanteuse blues-rock serbe Ana Popovic .
JPEG Du très beau monde réuni spécialement pour le 16e festival Blues & Polar. Une ambiance semi-acoustique et intimiste qui n’empêchera nullement le groove, car le blues reste la musique de toutes les émotions.
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* TOUS CES CONCERTS ET RENCONTRES SONT GRATUITS
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Courriel : contact@ blues-et-polar.com


 LA NOUVELLE AFFICHE DE BLUES & POLAR

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- Pour sa 16e édition coïncidant avec l’avènement du nouveau concept des Voix de Toutes-Aures une nouvelle affiche conçue par Gwendal Tissier voit le jour.
Exit le mas de la Charbonnière et l’ancienne auberge de jeunesse du parc de la Rochette, c’est un pan d’histoire de Manosque qui nous accueille à la chapelle de Toutes-Aures. Un lieu emblématique pour les Manosquins qui y montèrent en procession derrière les Consuls de la ville après le tremblement de terre du 21 août 1708. Un lieu témoin d’un horrible double drame survenu en août 1900, avec l’assassinat de l’ermite qui y habitait et de son jeune neveu.
Un lieu où chaque Lundi de Pâques, que l’on soit croyant ou non, des centaines de personnes se retrouvent chaque année pour pique-niquer et partager pain, vin et saucisson en toute fraternité.

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