Blues et Polar - Provence Magazine
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Le 17 ème festival Blues & Polar consacré au Stress s’est tenu ce samedi 28 août à Manosque à la chapelle de Toutes-Aures. Malgré le Pass sanitaire et le masque obligatoires, le public est venu nombreux. On en avait tous bien besoin. A l’année prochaine ! Courriel : contact@blues-et-polar.com


Articles de cette Rubrique


- LA NEWSLETTER hebdomadaire

- 28 AOUT 2021 : 17e FESTIVAL BLUES & POLAR A MANOSQUE

LA NEWSLETTER hebdomadaire
jeudi 2 septembre 2021
  Sommaire  

JPEG Signé Plantu


Par les mots des écrivains comprendre les bleus à l’âme de la nature humaine. Par la voix du blues, exprimer les maux enfouis en chacun de nous. Pour y découvrir – peut-être – les racines de nos émotions.
* Après un 17 ème festival dont la préparation aura duré deux ans en raison de la pandémie du Covid 19, la Newsletter de Blues & Polar s’octroie une petite période de repos bien méritée. On vous retrouve le 23 septembre.

 2 PHRASES POUR DEUX SEMAINES

« Je suis reconnaissant à tous ceux qui m’ont dit non quand je leur demandais de m’aider à faire quelque chose. Grâce à eux, je l’ai fait moi-même" ! Albert Einstein.

« La musique, c’est la plus grande consolation du monde ». JPEG Billie Eilish chanteuse américaine invitée d’Augustin Trappenard dans « Boomerang » sur France Inter.


 LA PHOTO DE LA SEMAINE

JPEG Les harmonicistes femmes ne sont pas si nombreuses en France… Pourtant dans ce monde très majoritairement féminin, la chanteuse blues Rachel Plas, virtuose du diatonique et du chromatique (ce qui prouve qu’elle connaît la musique et le solfège) tire son épingle du jeu et elle adore jouer les pédagogues avec les enfants.
A l’image de cette photo prise récemment lors d’une master-class à Pacy-sur-Eure au Centre de loisirs, pendant les vacances. Une belle idée que Blues & Polar avait déjà mise en pratique – avec l’aide de la fondation L’Occitane – il y près de dix ans à destination du public non-voyant de la région avec l’harmoniciste Youssef Remadna aux manettes. C’était dans le jardin du Paraïs de Jean Giono mis à disposition par Sylvie Giono, ébahie ; car son père adorait jouer de l’harmonica. Et si on remettait ça en 2022 ?

J.-P.T

 LES CONCERTS DU WEEK-END

MANOSQUE.

 lSAYA INAUGURE LA CAPSULE.

JPEG Les jumelles du duo Isaya se produiront sur la scène de La Capsule vendredi 3 septembre. La nouvelle scène de la MJC de Manosque – ancien Café Provisoire – a fait peau neuve et plusieurs concerts sont prévus pour célébrer La Capsule. Les deux sœurs jumelles Aixoises jusqu’au bout des ongles, ont été (on le rappelle avec plaisir) le « fil rouge » de notre festival 2011 consacré au Polar et le Parfum. Elles avaient chanté chaque soir, à Valensole, dans le jardin de Jean-Giono et au Parc de la Rochette à Manosque devant un public médusé par ces voix aux accents irlandais, car leur pop élégante sait aussi se faire violence notamment lorsqu’elles parlent d’environnement. Elles sont devenues des références pop-folk-blues aujourd’hui !
* A ne pas ratez vendredi 3 septembre à 20 heures à La Capsule (MJC de Manosque).

 CHRISTINA ROSMINI À N-D DE ROMIGIER

L’association Poète, vos papiers ! présente une soirée à l’église de Notre-Dame-de-Romigier à Manosque avec Christina Rosmini. Une artiste solaire selon nos poètes manosquins. L’église servira d’écrin à son récital guitare-voix, florilège de nombreuses créations artistiques dont elle est l’auteure. Elle sera accompagnée par Bruno Caviglia.
Vendredi 3 septembre à 20h30 à Manosque dans l’église Notre-Dame-de-Romigier. * Pass sanitaire obligatoire. Réservations au 06 03 70 01 05. Entrée libre, au chapeau.


 NOS COUPS DE CŒUR POLAR DU MOIS

  *** DE PIERRES ET DE SANG d’André JACQUES

JPEG (Editions Le Mot et le reste). Sortie le 16 septembre 2021. Le résumé : Une aventure haletante qui mêle trafic de diamants, chasse à l’homme, assassinats et personnages hauts en couleurs et nous emmène de Montréal à Anvers dans la plus pure tradition du roman policier. Alexandre Jobin coulait des jours paisibles à Montréal avant qu’un fantôme du passé ne déboule dans sa boutique d’antiquités. Blessée et poursuivie par des hommes de main russes, Julie Dorval tape à sa porte, en souvenir de leurs années de service dans l’armée canadienne. Elle lui raconte le vol d’un lot de pierres précieuses qu’elle a planifié dans la mine qui l’employait et son besoin impérieux de rejoindre La Mecque des diamantaires : Anvers. Traquée par la police, ses patrons véreux et les services secrets français, elle s’envole pour l’Europe, laissant sur sa faim un Jobin prêt à reprendre du service. Heureusement, la DGSE pense qu’il est le seul à pouvoir la retrouver et l’envoie à sa recherche.
S’engage alors une course effrénée, parsemée d’affrontements sanglants et de cadavres. Prix : 23 €.

« Voilà un super roman policier qui se passe dans le monde secret des mines de diamants diamants, de leur exploitation (dans tous les sens du terme) en Afrique avec les « bloods diamonds » et toute l’horreur qui s’y associe… Ce roman nous fait connaître le Processus de Kimberley et découvrir Anvers la flamande, et le monde totalement occulte des diamantaires. Sans oublier un militaire reconverti en antiquaire ; de méchants russes et des français fourbes. Mais ce roman tient la route et on ne décroche qu’à la toute fin. »

Muriel Gaillard

  **** LES SŒURS DE MONTMORTS de Jérôme LOUBRY

- C’est le nouveau thriller de Jérôme Loubry sorti le 25 août chez Calmann Lévy - juste pour sa venue le samedi 28 août au 17eme festival Blues & Polar. Il se nomme « Les Sœurs de Montmorts » et les spectateurs du festival auront donc la primeur de ce nouvel ouvrage et de son auteur réunis.
JPEG Le résumé : Novembre 2021. Julien Perrault vient d’être nommé chef de la police de Montmorts, village isolé desservi par une unique route. Alors qu’il s’imaginait atterir au bout du monde, il découvre un village cossu, aux rues d’une propreté immaculée et équipé d’un système de surveillance vidéo du dernier cri. Mais quelque chose cloche dans cette atmosphère trop calme. Est-ce la silhouette menaçante de la montagne des Morts qui surplombe la ville ? Est-ce les voix et les superstitions qui hantent les habitants de Montmorts ? Ou alors les décès violents qui jalonnent l’histoire des lieux
« Véritablement passionné par la curiosité de la nature humaine, Jerôme Loubry est désormais passé maître dans l’art du suspense qu’il distille à petites touches de stress successives, presque sans avoir l’air du toucher, mais qui nous parviennent souvent en fin de chapitre, alors que l’on est encore sous le charme de la description picturale des paysages, entre brume endormie du petit matin et montagne des Morts à la silhouette froide et orgueilleuse, semblable à une lame de couteau géante.
Et c’est là - tel un violent coup de marteau frappé sur les doigts – que l’intrigue naît chaque fois, de plus en plus forte, montant en puissance, jusqu’à l’esquisse d’une explication, mais très rapidement mise en doute tant ce village recèle de mystères… Jérome Loubry nous entraine alors dans une pièce de théâtre où neurologie et musique résonnent avec force au creux des pages. Et du syndrome de Stockholm présent dans « Les Refuges », on passe à celui de Rasmussen qui atteint les neurones du cerveau. On est alors en novembre 2021, futur très proche, et une vague de suicides inexpliqués va nous entrainer dans une histoire folle où sorcières, superstitions paysannes et recherche médicale vont s’entremêler au travers de la force de l’argent… qui ne permet pas tout néanmoins ! Déroutant, haletant et passionnant ce nouveau Loubry est une addiction authentique. Au point de vouloir le relire tout de suite, mais d’une traite cette fois ! »

Jean-Pierre Tissier

 À DÉCOUVRIR...

** DE RAGE ET DE VENT d’Alessandro Robecchi (Editions L’Aube noire).
Tarif : 21,90€. Le résumé : Carlo Monterossi, détective à ses heures perdues, est ravagé par la culpabilité : après avoir pris un verre avec Anna, une escort girl avec laquelle il a partagé un moment de surprenante sincérité, il est parti de chez elle sans fermer derrière lui, laissant le champ libre à un meurtrier tortionnaire. JPEG Les pistes suivies par la police semblent annoncer une intrigue d’une complexité effarante, mais Alessandro Robecchi la détricote avec habilité et malice pour le plus grand bonheur de son lecteur. Son regard aiguisé sur la société milanaise et ses innombrables milieux nous offre une histoire où la pègre et les gens comme il faut s’avèrent aussi féroces les uns que les autres...
« C’est un livre plaisant à lire surtout pour les réflexions humoristiques du détective, pour les descriptions de Milan et sur les différentes facettes de la société milanaise. Mais il y a aussi pas mal de pages que l’on lit en diagonale, même si l’intrigue est bonne ; mais ce roman ne laisse pas vraiment un sentiment de roman exceptionnel ! »

Muriel Gaillard

* Alessandro Robecchi a été éditorialiste pour le quotidien Il Manifesto et l’une des plumes de Cuore, l’un des plus importants hebdomadaires satiriques italiens. Il est l’auteur d’une série de romans policiers publiés par Sellerio, éditeur de Andrea Camilleri, dont l’Aube a déjà publié « Ceci n’est pas une chanson d’amour ».


 LA FÉLICITÉ DU LOUP de Paolo Cognetti chez Stock.

JPEG Fausto a quarante ans, Silvia en a vingt-sept. Il est écrivain, elle est artiste-peintre. Tous deux sont à la recherche d’un ailleurs, où qu’il soit. Alors que l’hiver s’installe sur la petite station de ski de Fontana Fredda, au cœur du val d’Aoste, ils se rencontrent dans le restaurant d’altitude Le Festin de Babette. Fausto fait office de cuisinier, Silvia, de serveuse. Ils se rapprochent doucement, s’abandonnant petit à petit au corps de l’autre, sans rien se promettre pour autant. Alors qu’arrive le printemps et que la neige commence à fondre, Silvia quitte Fontana Fredda pour aller toujours plus haut, vers le glacier du Felik, tandis que Fausto doit redescendre en ville rassembler les morceaux de sa vie antérieure. Mais le désir de montagne, l’amitié des hommes et des femmes qui l’habitent et le souvenir de Silvia sont trop forts pour qu’il résiste longtemps à leur appel. Après le succès mondial des Huit Montagnes, Paolo Cognetti revient sur ses sommets bien-aimés avec une histoire d’amour, véritable ode à la montagne tour à tour apaisante, dangereuse, imprévisible et puissante.


 UNE BD DE COMBAT ! « ENFANCES PERDUES »

JPEG C’est une immersion dans le monde des pédophiles et ceux qui les combattent. Une BD réalisée par Agnès Naudin, Bartoll & Eric Nosal sortira en librairie le 22 septembre 2021.
Le résumé  : Un matin, en banlieue parisienne, la capitaine Sacha Vernet rejoint sa nouvelle affectation au commissariat de police de Nanterre. Elle vient d’être nommée à la tête de la brigade territoriale de protection de la famille. Cinq policiers, aux profils très différents, travaillent sous ses ordres et la surnomment immédiatement Raiponce, en raison de la longueur de ses cheveux. Rapidement, cette jeune femme est confrontée à ses premières affaires d’enfances traumatiques. Il y est question d’une nourrice accusée de mauvais traitements sur les enfants dont elle a la garde, d’une adolescente vivant dans les immondices et qui vient d’accoucher d’un bébé introuvable, d’une autre qui aurait été violée par son père pasteur évangélique. Et en filigrane, entre ces affaires, on suit le parcours d’un homme entre deux âges qui propose à une jeune maman de s’occuper de son fils quand elle rentre tard du travail...Qui est-il ? Au travers ces quatre histoires, inspirées de vraies enquêtes policières qu’elle a menées quand elle était en poste, Agnès Naudin nous livre ici un portrait d’une réalité douloureuse. Elle évite avec élégance le voyeurisme pour se concentrer sur les rapports humains. Forte de son expérience, elle nous plonge en immersion dans le monde des pédophiles et ceux qui les combattent. Le choix de la bichromie et le graphisme d’Eric Nosal oscillent entre le réalisme et les effets visuels très graphiques, reflets chromatiques du paysage mental des personnages, et nous emportent dans ce récit intense et terriblement saisissant.


LES ENQUETES DE MAUD DELAGE de Bernadette Dupuy. Editions Calmann-Lévy. Sortie le 2 septembre. Un livre, deux enquêtes à haut risque. Du Sang sous les collines. Les corps d’un jeune couple de marginaux sont retrouvés dans un souterrain proche d’Angoulême. Nouvelle recrue à la gendarmerie, Maud Delage enquête sur ce double meurtre avec l’aide de ses collègues, Irwan et Xavier. Jusqu’où la jeune policière est-elle prête à aller pour ne pas être la prochaine victime ? Un Circuit explosif. Un coureur automobile, riche industriel et self-made man, participe au Circuit des remparts, compétition se disputant dans le vieil Angoulême. Soudain, son véhicule explose sans raison apparente. Selon toute vraisemblance, le pilote a été victime d’un attentat. Maud devra déployer toutes ses ressources pour trouver la clé de l’énigme. D’autant que de nouveaux crimes surviennent…

 ON A VU... SUR ARTE.CONCERT

 AMY WINEHOUSE “LIVE SHEPERD’S BUSH EMPIRE”

JPEG - En 2007, malgré quelques excès, la carrière d’Amy Winehouse est en pleine ascension. Son album "Back to Black", sorti l’année précédente, et ses performances exceptionnelles lui valent la reconnaissance internationale. Ce concert enregistré le 29 mai 2007 au Sheperd’s Bush Empire à Londres est composé des tubes de "Back to Black" et de morceaux de son premier album "Frank". La nouvelle diva de la soul est auréolée du succès de son second album Back to Black et de ses tubes : “Back to Black”, “Rehab”, “You Know I’m No Good”... Fine allumette au look sixties, la Britannique déploie une puissance vocale phénoménale et un groove d’enfer ; accompagnée notamment par Robin Banerjee (guitare), Henry Collins (trompette) et James Hunt (saxophone alto), elle reprend également de son timbre rauque des titres de Frank, son premier opus sorti en 2003. Disponible sur Arte.concert (53 minutes) jusqu’au 20 octobre. 2021.
Lien : https://www.arte.tv/fr/videos/038847-000-A/amy-winehouse-live-at-shepherd-s-bush/


 “STICKY FINGERS ! ROLLING STONES LIVE IN FONDA THEATRE (USA)”.

JPEG - En mai 2015, les Stones célèbrent la réédition de Sticky Fingers, album sorti en 1971 sur lequel le groupe était au sommet de sa forme et plus libre que jamais. Le groupe joue donc sur la scène du Fonda Théâtre l’intégralité de cet album mythique, pour la seule et unique fois. Un album qui est le premier sous le label Rolling Stone géré par le groupe. On y trouve le merveilleux « Wild horses », une des plus belles chansons lentes chantées par les Stones, le tonitruant « Brown sugar » et la reprise du mythique « I’ve got to move » … Alors que l’album souffle cette année ses cinquante bougies, ARTE vous propose de revivre ce concert d’exception. Disponible jusqu’au 01/10/2021.


TOUT DROIT de Philippe Paternolli (Editions du Caïman). Le résumé : en juin 2013, deux accidents mortels surviennent à un jour d’intervalle sur la piste de Silverstone lors des essais du Grand Prix de F1. 2016, un couple de tigres est retrouvé décapité au zoo de la Barben en Provence. On retrouve, entre autres, le portefeuille de Noël Texier, patron d’un puissant groupe de communication, dans la gueule du mâle, et les restes de Texier dans l’estomac du fauve. Vincent Erno est dépêché par le Cube (cabinet noir en marge des Services Secrets français présenté dans les cinq précédents volumes de la série) pour enquêter sur cette mort visant l’un des hommes les plus puissants de France.D’autres meurtres suivront, des éprouvettes de Lyxamaxyl, une dangereuse substance toxique seront volées dans un laboratoire lyonnais...Tout au long de ce roman, Vincent Erno — secondé par les lieutenants Magali Sauve et François Jacquemont — ne sait trop où il va, mais il y va tout droit. 220pages. Sortie en mars 2021. Tarif : 13 €.

  L’INCONNU DE LA POSTE de Florence Aubenas

(Editions de l’Olivier) JPEG La journaliste grand reporter au Monde revient sur l’assassinat d’une postière et l’accusation de Gérald Thomassin, un acteur vivant comme un marginal. Une histoire vraie, palpitante qui se lit comme un polar.
« La première fois que j’ai entendu parler de Thomassin, c’était par une directrice de casting avec qui il avait travaillé à ses débuts d’acteur, explique Florence Aubenas. Elle m’avait montré quelques-unes des lettres qu’il lui avait envoyées de prison. Quand il a été libéré, je suis allée le voir. Routard immobile, Thomassin n’aime pas bouger hors de ses bases. Il faut se déplacer. Je lui ai précisé que je n’écrivais pas sa biographie, mais un livre sur l’assassinat d’une femme dans un village de montagne, affaire dans laquelle il était impliqué. Mon travail consistait à le rencontrer, lui comme tous ceux qui accepteraient de me voir. »
- Le village, c’est Montréal-la-Cluse. La victime, c’est Catherine Burgod, tuée de vingt-huit coups de couteau dans le bureau de poste où elle travaillait.
Ce livre est donc l’histoire d’un crime. Il a fallu sept ans à Florence Aubenas pour en reconstituer tous les épisodes – tous, sauf un. Le résultat est saisissant. Au-delà du fait divers et de l’enquête policière, L’Inconnu de la poste est le portrait d’une France que l’on aurait tort de dire ordinaire. Car si le hasard semble gouverner la vie des protagonistes de ce récit, Florence Aubenas offre à chacun d’entre eux la dignité d’un destin. * Florence Aubenas est grand reporter au journal Le Monde. Elle a notamment publié La Méprise : l’affaire d’Outreau (Seuil, 2005) et Le Quai de Ouistreham (L’Olivier, 2010), qui a connu un immense succès et redéfini la notion de journalisme d’immersion.


 MIROIR DE NOS PEINES de Pierre Lemaître

JPEG Sortie mercredi 3 mars 2021. Avril 1940. Louise, trente ans, court, nue, sur le boulevard du Montparnasse. Pour comprendre la scène tragique qu’elle vient de vivre, elle devra plonger dans la folie d’une période sans équivalent dans l’histoire, où la France tout entière, saisie par la panique, sombre dans le chaos, faisant émerger les héros et les salauds, les menteurs et les lâches... Et quelques hommes de bonne volonté. Il fallait toute la verve et la générosité d’un chroniqueur hors pair des passions françaises pour saisir la grandeur et la décadence d’un peuple broyé par les circonstances. Puissance du récit, rebondissements, burlesque et tragique...


 LES ENFANTS SONT ROIS de Delphine de Vigan

JPEG Collection Blanche, Gallimard. Le résumé : « La première fois que Mélanie Claux et Clara Roussel se rencontrèrent, Mélanie s’étonna de l’autorité qui émanait d’une femme aussi petite et Clara remarqua les ongles de Mélanie, leur vernis rose à paillettes qui luisait dans l’obscurité. “ On dirait une enfant ”, pensa la première, “elle ressemble à une poupée”, songea la seconde. Même dans les drames les plus terribles, les apparences ont leur mot à dire. » À travers l’histoire de deux femmes aux destins contraires, Les enfants sont rois explore les dérives d’une époque où l’on ne vit que pour être vu. Des années Loft aux années 2030, marquées par le sacre des réseaux sociaux, Delphine de Vigan offre une plongée glaçante dans un monde où tout s’expose et se vend, jusqu’au bonheur familial. Mais qui sont ces « enfants rois » ? Kimmy et Sammy sont ce qu’on appelle des enfants influenceurs. Respectivement âgés de six et huit ans dans la partie centrale du roman, ils sont les héros d’une chaîne YouTube gérée par leurs parents depuis qu’ils sont tout petits. D’abord centrée sur le déballage de cadeaux et la consommation de produits divers, cette activité est devenue une sorte de téléréalité domestique mettant en scène leur vie quotidienne.
* Ce phénomène nord-américain, arrivé en France vers 2014, passe inaperçu au point que Clara, pourtant policière, évoque « un monde dont l’existence nous échappe ». Sortie le 04 mars 2021.


 L’ARCHIPEL DES LARMES (Livre de poche)

Le résumé. PNG Une nuit de février 1944, à Stockholm, une mère de famille est retrouvée morte chez elle, clouée au sol. Trente ans plus tard, plusieurs femmes subissent exactement le même sort. Dans les années quatre-vingt, le meurtrier récidive mais ce n’est qu’aujourd’hui que des indices refont surface. Britt-Marie, Hanne, Malin... À chaque époque, une policière se démène pour enquêter, mais les conséquences de cette traque pourraient s’avérer dévastatrices. L’Archipel des lärmes, magistralement construit, nous fait traverser les décennies suédoises en compagnie de femmes hors du commun, avides de justice, et déterminées à arrêter ce monstre.
* Prix du meilleur polar suédois 2019. Traduit du suédois par Anna Postel.


 LE FILM !!!

**** « DRUNK » de Thomas Vinterberg. JPEG Quel bonheur de retrouver – enfin ! – le cinéma et une salle obscure aux dimensions nous permettant d’entrer de plain-pied dans la fiction et de quitter le réel pour se joindre aux personnages de ce film oscarisé, césarisé, sélection du festival de Cannes…. Mais que le Covid nous a empêché de voir en raison de la fermeture des salles peu après sa sortie, au même titre que « Adieu les cons » d’Albert Dupontel. « Drunk » nous embarque au Danemark dans l’univers des profs d’université et de leurs élèves, avec en tête – dans ce pays où l’on picole sec – l’idée que notre corps manquerait de 0,5 mg d’alcool dans le sang. Ce qui empêcherait ces profs d’être zen et détendus face à des élèves nez dans le portable et pieds sur la table… S’en suite une escalade vers le Nirvana alcoolique déjantée parfois et dramatique même. Un très grand film avec de beaux interprètes émouvants mais réalistes Ô combien ! A voir absolument sur grand écran… pour ne pas aller chercher une bière dans le frigo comme à la maison !

J.-P.T

 L’EXPOSITION DE L’ÉTÉ !

 MARSEILLE, LES ROLLING STONES À L’ORANGE VÉLODROME

- Il se sont déjà produits sur cette pelouse vouée à l’OM, mais cette fois, ce sont leurs décors de vie, leurs loges, leur garde-robe et même la cuisine, le frigo, que cette exposition qui a déjà voyagé dans le monde va proposer à des dizaines de milliers de fans des Rolling Stones dans le ventre du stade olympien jusqu’au 5 septembre. L’expo propose des scénographies étonnantes comme l’appartement que partageaient Mick Jagger, Keith Richards, et Brian Jones à leurs débuts, reproduit en grandeur nature à partir de photos d’archives et de souvenirs du groupe.
JPEG Les spectateurs pourront traverser l’appartement et découvrir là où ils ont appris les rudiments du blues. « Ils vont construire là, leur mythe et leurs chansons. Tout se passe dans ce petit appartement » raconte Philippe Manœuvre.
Les fans pourront également apprécier le Studio Olympic de Londres, là où le groupe enregistra nombres de leurs classiques et où Jean Luc Godard les avait filmés pendant la création de « Sympathy for the Devil ». Les visiteurs pourront apprécier de la vitre de la régie, les instruments originaux du groupe et les images d’archives de Godard.
Renseignements Lien : https://youtu.be/aAjC2L4hKBM
L’exposition Unzipped a lieu du jeudi 10 juin au 5 septembre 2021 au Stade Orange vélodrome à Marseille. La billetterie est ouverte. Tarifs : 25 euros pour les adultes.
19 euros pour les 12 – 25 ans.
15 euros pour les 6 – 11 ans.
* Gratuit pour les moins de 6 ans.


LA VIDÉO COUP DE CŒUR » SUR YOUTUBE “

 MOOD DISORDERS” DE NOBODY’S CULT

JPEG Nobody’s Cult, c’est un groupe rock parisien né en 2015 autour de la charismatique Lena Woods toujours accompagnée de sa harpe, plutôt singulière dans le domaine du rock, hormis pour le barde breton Alan Stivell dans les années 70. J’ai découvert ce groupe via le réseau Linkedin et quelques liaisons musicales inattendues, me les suggérant pour le prochain Blues & Polar, mais rapidement bluesy et fraternelles. Et quelle surprise de voir sur YouTube, la vidéo d’un bœuf de folie entre Lena Woods … et Jessie Lee & the Alchemists invités du festival Blues & Polar en 2016. Car elles étaient toutes deux concurrentes dans la saison 5 de The Voice ; Jessie Lee étant coachée par Garou… Et quelle belle surprise que ce premier album de Nobody’s cult qui sortira le 11 juin. Il y a du Grace Slick (chanteuse du Jefferson Airplane dans les sixties-seventies) et du Chrissie Hynde chanteuse des Pretenders dans cette voix qui feule et module les sons… Lena Woods, retenez bien ce nom !

Jean-Pierre Tissier

LIENS : https://linktr.ee/nobodyscult
https://youtu.be/qBRcM2Ym11g
https://youtu.be/qs4Elmy3F4
Pour le fun : regardez aussi sur YouTube le bœuf entre Jessie Lee & Lena Woods & Nobody’s Cult . C’était aux Petits Joueurs en 2016.


 SUR ARTE CONCERT.

 "RAY CHARLES LIVE IN FRANCE" 1961.

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Lien : https://www.arte.tv/fr/videos/102382-000-A/ray-charles-live-in-france-1961/ Le premier concert européen de Ray Charles se situe à un moment charnière de la carrière du chanteur. En 1959, Ray Charles arrive au bout du contrat qui le lie à Atlantic Records, le label qui a distribué ses premiers albums. Il en profite pour aller voir ailleurs et obtient un juteux contrat le liant à la maison de disque ABC-Paramount qui lui garantit la possibilité de rester propriétaire de ses enregistrements, pouvoir très rarement accordé aux artistes à cette époque. En 1960, pour son premier album avec sa nouvelle maison, Ray Charles délaisse un peu l’écriture pour mieux montrer qu’il brille autant dans ses interprétations de jazz que de la soul ou de la country. Sur cet album "The Genius Hits the Road" figure "Georgia on My Mind", titre qui connaît un succès sans précédent et introduit la phase ascendante de sa carrière. Ainsi, en juin 1961 - mois durant lequel il a enregistré son futur tube "Hit the Road Jack" - Ray Charles se produit pour la première fois en Europe, au Antibes Jazz festival. Alternant entre jazz, blues, rhythm’n’blues teinté de gospel, il livre une interprétation magistrale de "What’d I Say", ou du cultissime "Georgia On My Mind". Avec une production feutrée et une palette musicale inégalable, ce concert montre l’aspiration qu’a déjà le musicien de faire de ses prestations des spectacles hors normes. A NE PAS RATER ! Génial the Genius !
Réalisation TV : Bruno Riou-Maillard. 88 minutes. Disponible jusqu’au 31 octobre 2021.


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 LES ALBUMS /fond or]

JAZZ

 RAY LEMA & LAURENT DE WILDE “WHEELS”.

JPEG Le jazz, la musique classique, la musique africaine se mélangent et se superposent au service d’un chant singulier, celui de deux grands artistes passionnés par les rencontres entre les mondes. Après quatre années passées sur les routes à jouer l’un avec l’autre, Ray Lema et Laurent de Wilde ont décidé de reprendre le chemin du studio pour y enregistrer un nouveau répertoire, né de leur complicité forgée au fil des concerts et des longues discussions. Les roues dentées s’emboîtant pour faire tourner une mécanique de précision : voici le modèle qu’ils se sont donné pour leur deuxième opus. Ces fameuses « wheels », roues rythmiques telles qu’on les appelle en Afrique placées au centre de leurs préoccupations, ils ont des mois durant travaillé sur cet idéal de parfaite complémentarité, mettant cette discipline au service de leurs compositions d’un large spectre. Sortie le 28 mai 2021 chez Gazebo / One drop / L’autre distribution. En concert le 29 mai au Bal Blomet (Paris XVème). ECOUTER WHEELS ICI


MILES DAVIS « LIVE AT VIENNE ». JPEG - Le 1er juillet 1991, Miles Davis et le Miles Davis group donnent un concert au merveilleux festival qu’est « Jazz à Vienne » à côté de Lyon. Il s’agit d’une de ses toutes dernières performances avant sa disparition trois mois plus tard, le 28 septembre 1991. Cet enregistrement en public de Miles Davis contient deux titres (“Pénétration” et “Jailbait”) écrits par Prince, avec qui il partageait une admiration et une amitié mutuelles. Ce cadeau du ciel qu’est l’enregistrement inédit d’un de ses tous derniers concerts est publié par Rhino Records dans le cadre du « Black music month ». Des versions 2-CD, 2-LP et digitales seront disponibles le 25 juin chez Warner.
BLUES

 SAME PLAYER SHOOT AGAIN HOMMAGE A ALBERT KING

JPEG En 2018, ce jeune groupe formé par la crème des musiciens parisiens se décide à enregistrer un hommage au roi des guitaristes de blues Freddie King . « Our King Freddie » remporte un vrai succès avec un Prix au Cahors blues festival 2019 et une très belle tournée dans la foulée. Cette année, c’est un hommage à un autre King du blues : Albert King ! Same Player Shoot Again a été créé par Romain Roussouliere (guitare) et Max Darmon (basse). Le groupe s’est étoffé ensuite avec Vincent Vella (chant), Florian Robin (claviers), Steve Belmonte (batterie), Jérome Cornelis (sax alto) et Loic Gayot (sax tenor). « Our King Albert » sortira le 4 juin chez Five fishes – Socadisc . Concert au New Morning-Paris le 14 septembre 2021. ECOUTER L’ALBUM ICI

BLUES-ROCK

 JACK BON & THE BUZZMEN "LOVE, PEACE ROCK & ROLL !!!”

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- L’ancien leader de Ganafoul – groupe-phare du rock blues français dans les années 75-80 avec Téléphone – est de retour avec un nouveau groupe. Celui qui avait illuminé la nuit manosquine fin août 2017, au parc de la Rochette, pour la soirée d’adieu au festival Blues & Polar après quinze années de passion dévorante, est désormais entouré de Luck Blackstone (basse), de l’excellent harmoniciste Antoine Piedoz et Alain Babois (batterie). En novembre 2020, au 8PM Studio chez son l’ami GG Millet, ils ont enregistré un très bel album baptisé « Love, peace, rock & roll » aux reflets parfois country comme He’s a refugee composé par Jack Bon. Mais la couleur du CD est très rock avec notamment deux vieux classiques I’m tore down - morceau cher à Eric Clapton - et Around and around de Chuck Berry superbement repris par les Rolling Stones à leurs débuts. Sans oublier Poor man free man au son très Who. Un disque qui sent bon la nostalgie du spectacle vivant dont on est privé actuellement. Ressuscite-nous ça Jack ! C’est si bon ! Jean-Pierre Tissier


 “LET IT SHINE”. JESSIE LEE & THE ALCHEMISTS.

JPEG Le groupe emmené par Jessie Lee et Alexis Didier était notre invité au festival Blues & Polar en 2014. Juste après le beau parcours de Jessie Lee coachée par Garou à The Voice où elle avait impressionné par sa version dingue du « Move over » de Janis Joplin. Après de nombreuses tournées et concerts, un album s’imposait enfin. C’est désormais chose faite, même si le Covid a retardé l’affaire ! Le duo explosif est entouré de Laurent Cokelaere (basse), Stéphane Minana-Ripoll (batterie) et Laurian Daire aux claviers. Et ça envoie du bois avec notamment ce somptueux « Sometimes » à découvrir sur YouTube, extrait de "Let It Shine". Lien : https://dixiefrog.lnk.to/JLTA-Sometimes Brillantissime ! Sortie le 7 mai.


« REVIENDRA LE TEMPS DES CERISES ! » JPEG Jean-Louis Nogaro et les éditions du Caïman célèbrent la Commune de Paris avec les écrivains du polar… Insolite et réjouissant ; superbe ! 1871 – 2021, il y a 150 ans la Commune ! Il n’était pas possible aux Éditions du Caïman, de passer à côté de la Commune dans la collection Noires Nouvelles dont la ligne éditoriale est de commémorer des événements ou des périodes historiques revisitées dans la plus pure tradition du polar : celle de la critique sociale, de la face cachée de l’Histoire, du questionnement politique. Cette belle et tragique Commune, dont l’esprit souffle depuis 1871, se rappelle aujourd’hui à nous, au moment où le Peuple a plus que jamais intérêt à faire front dans les luttes sociales. « Vive la Commune ! » est le cri de ralliement d’autrices et auteurs, dessinateurs et dessinatrices qui vous offrent ce livre où vous côtoierez des personnalités majeures comme Louise Michel, Élisée Reclus, Marie Lecointre, Maxime Lisbonne, Gaston Crémieux, des héros, des versaillais et des personnages atypiques comme le caricaturiste Pilotell ou le photographe Bruno Braquehais… mais aussi — et surtout ! — des communardes. Et puis des réflexions sur la Commune aujourd’hui, son souvenir, son rôle, son avenir… Seul un collectif pouvait s’atteler avec fidélité à cette tâche. Les auteurs : Patrick Amand, Michèle Audin, Laurence Biberfeld, Antoine Blocier, Odile Bouhier, Didier Daeninckx, Patrick K. Dewdney, Michaël Dias, Pierre Domengès, Maurice Gouiran, Alice Jack, Nadia Khiari, Anouk Langaney, Éric Maneval, Roger Martin, Rachel Mazuy, Laurent Mely-Dumortier, Rosa Moussaoui, Jean-Louis Nogaro, Max Obione, Philippe Paternolli, Michèle Pedinielli, Serge Pey, Philippe Pivion, Stéphane Tamaillon / Vincent Sauvion, Serge Utgé-Royo, Éloi Valat. Les dessinateurs : Bésot, Jean Biret, Bobika, Brouck, Cambon, David Eusebio (Mexique), Elchicotriste (Espagne), Faujour, Gab, Krokus, Lacombe, Lardon, Lasserpe, Mako, Micaël, Plop et Kankr, Samson, Tardi,Valère. Format 12x19 cm. Sortie actuelle. Prix public : 16 €.

  LE CLIP DE WAITING FOR TINA

JPEG - L’écrivain Jean Azarel et le guitariste Hérold Yvard nous offrent un bel hommage poétique à Tina Aumont « égérie des seventies ». Un clip annonciateur de lectures futures à déguster à Manosque et ailleurs, comme un bon polar de derrière les fagots… Un verre de Château de Clapier en main et masques tombés !
- La collaboration musicale et poétique entre Hérold Yvard du K’Fé’Quoi à Forcalquier (04) et l’écrivain Jean Azarel existe de longue date déjà… Elle vient de donner lieu à une récente mise en ligne de leur dernier ouvrage consacré à la mystérieuse et fantasque comédienne franco-américaine Tina Aumont (fille de l’acteur Jean-Pierre Aumont) décédée en 2006, après une vie très destro, hippie et rock’n’roll, en attendant de pouvoir interpréter ces textes à nouveau auprès du public. En effet, Jean Azarel a publié l’an dernier un ouvrage « Waiting for Tina » qui se lit comme un road movie aux allures d’enquête policière afin de retrouver des traces de cette égérie des Seventies au destin similaire à celui de Romy Schneider, dont la mère s’appela Maria Montez grande actrice dominicaine des années 50. Belle à se damner, mais en proie aux démons de l’alcool et des shoots, elle n’a pas eu la carrière cinématographique à laquelle elle aurait pu prétendre, allant jusqu’à tourner des films très hot pour gagner sa vie…
JPEG J’ai eu le plaisir de photographier Tina Aumont en 1977 avec Macha Méril pour Télémagazine alors qu’elle participait au tournage du téléfilm « Emmenez-moi au Ritz » avec Maurice Ronet, jouant une veuve dans le palace parisien de la Place Vendôme. Hérold Yvard avec sa guitare magique à sons multiples a illustré musicalement ce livre insolite devenu une lecture passionnante. Et qu’on est impatient de découvrir en public. La première devrait avoir lieu à Manosque. »

Jean-Pierre Tissier

* Blues & Polar vous offre le clip de présentation de leur dernière réalisation : « Waiting For Tina - À la recherche de Tina Aumont ». Voici les liens sur lesquels vous pouvez cliquer :

Waiting For Tina - À la recherche de Tina Aumont from Hermon de Vinon on Vimeo.

* L’intro et la fin du clip sont très polar… L’utilisation d’un casque ou système hi-fi stéréophonique est recommandée pour une écoute musicale optimale".

* À écouter également : l’intégrale de leurs ouvrages : Jean Azarel-Hérold Yvard https://soundcloud.com/jahy1


 LA POÉSIE DU MOIS

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 « LE SPLEEN DE PARIS » DE CHARLES BAUDELAIRE AUX EDITIONS 1001 NUITS

img7847|right> - Les cinquante poèmes en prose qui composent Le Spleen de Paris représentent un formidable pendant aux Fleurs du Mal. Le recueil marque cependant une rupture par sa forme. C’est tout le miracle de la prose, qui permet au poète de révéler le sublime et le tragique de la vie en ville.
Extrait : « Mon cher ami, je vous envoie un petit ouvrage dont on ne pourrait pas dire, sans injustice, qu’il n’a ni queue ni tête, puisque tout, au contraire, y est à la fois tête et queue. » Le Spleen de Paris, œuvre majeure de Charles Baudelaire, se caractérise par une forme poétique alors singulière, la prose ouverte sur l’infini, mêlant les genres et les points de vue (flâneur, philosophe, rêveur, moraliste). Il s’y révèle tout le sublime et le tragique de la vie urbaine.


 LES ALBUMS DU MOIS

 JAZZ. « PLANET » de ISFAR SARABSKI

JPEG - Sortie le 30 avril chez Warner. Sublime pianiste de jazz natif d’Azerbaïdjan., Isfar Sarabski est l’arrière-petit-fils d’Huseyngulu Sarabski, immense star dans le monde arabe, pionnier musical, chanteur d’opéra, acteur et auteur de pièces de théâtre. A 19 ans, il impressionne le jury du concours de piano du Montreux Jazz Festival par son interprétation phénoménale des compositions de Bill Evans ; et c’est à cette occasion qu’il rencontre Quincy Jones qui continuera à le suivre. Sa famille, elle-même composée de musiciens prodiges, l’encourage depuis toujours, mais l’immense collection familiale de vinyles n’est pas étrangère à sa culture et son esprit d’ouverture. “Je suis fasciné par les grands vinyles noirs dit-il. Je me souviens précisément de ce que j’ai ressenti la première fois que j’ai entendu les disques de Dizzy Gillespie ou les enregistrements des œuvres de Bach et de Chopin. » Il aime ainsi créer des ponts entre le jazz et la musique classique, entre l’Orient et l’Occident, le folk et l’electro et collabore avec le chanteur-joueur de oud tunisien Dhafer Youssef, la chanteuse Sophie Hunger (Le Vent nous portera) et s’est rapproché des groupes phares de la scène électronique de Bakou.
Deux albums paraîtront cette année : l’un sera jazz, l’autre électro. Isfar SArabskI est accompagné par Alan Hampton (basse et contrebasse) Mark Guiliana (batterie). * Lien d’écoute : Isaac
* Vidéos. Planet : https://www.youtube.com/watch?v=hML2Po01M1Y&feature=youtu.be
Jazzahead 2019 : https://www.youtube.com/watch?v=dM_G13wQ3AQ


 POP-ROCK. PINK FLOYD “LIVE AT KNEBWORTH 1990”

JPEG Sortie le 30 avril chez Warner. La performance historique du Silver clef awards winners à Knebworth en 1990 est disponible pour la première fois en CD, double-vinyle et sur toutes les plateformes digitales. Avec notamment : Comfortably numb, The Great gig in the sky et Wish you were here. Le concert monumental des Silver Clef Award Winners à Knebworth incluait Pink Floyd en tête d’affiche d’une programmation all-stars incluant Paul McCartney, Dire Straits, Genesis, Phil Collins, Mark Knopfler, Robert Plant (avec Jimmy Page), Cliff Richard, Eric Clapton et Tears For Fears. Près de 120 000 fans ont assisté au spectacle donné par ces géants du rock sur l’imposante scène de Knebworth, en soutien à l’organisation caritative Nordoff Robbins et dont les bénéfices ont été reversés à la BRIT School. Le concert avait été retransmis par MTV.


 MARKO BALLAND & RONAN ONE MAN BAND : "BOOGIECHILLUM"

JPEG Il y a du blues dans tous les pays du monde, et en France, les passionnés du genre, ne manquent pas. Le duo Marseillais-Lorientais Ronan one man band & Marko Balland qui a trainé son harmo de folie de La Marque jaune à San Severino en passant par Café Bertrand et bien d’autres, vient de sortir un petit bijou de CD qui va faire du bruit du Landernau aux calanques... Plusieurs invitésamis de longue date de Marko Balland y figurent : San Severino évidemment, Stéphane Avellaneda rien d’étonnant, Mathieu Pesqué… On peut déjà les écouter sur YouTube sur le titre « Boogie chillum » qui déchire avec son rythme lancinant, puis effréné dans le style de La Grange.. On s’attend à voir arriver John Lee Hooker et les frères Gibbons des ZZ Top sur une vieille Indian pour taper le bœuf… J.-P.T
CD : 10€ + 2,50€ (frais de port). Contact : markoharp@gmail.com *Chèque à l’ordre de Balland marc, 69 Traverse du diable, Les Coteaux de Saint-Julien Bt 4. 13012 Marseille.


 L’INSOLITE

 LES TRAVIOLES… DE MARSEILLE

JPEG (Editions Gaussen). Les travioles, c’est ainsi qu’on désigne le cheminement piétonnier qui mène depuis la place Castellane jusqu’à Notre-Dame-de-la-Garde. Bien connu des habitants, cet itinéraire est jalonné d’étapes qui présentent un intérêt culturel, patrimonial et paysager. Depuis 2012, à l’initiative du Comité d’Intérêt de Quartier Haut-Breteuil Paradis Edmond Rostand Rome, il est fléché et recommandé par l’office du tourisme de Marseille. Pour prolonger cet effort de valorisation, ce guide, dû à la plume alerte et érudite de Robert Michelesi, permettra de mieux apprécier chacune des vingt étapes de cette randonnée urbaine historique à travers les ruelles discrètes et les escaliers méconnus d’un Marseille chargé d’histoire et d’anecdotes. Une belle idée de balade de proximité dans la période que nous traversons !
Sortie en librairie aujourd’hui jeudi 15 avril 2021. Tarif : 10€. 112 pages. Courriel : contact@editionsgaussen.fr


 CONFINEMENT & COUVRE-FEU… ON A TOUJOURS LE BLUES !

 POUR SE SOUVENIR DE MARGUERITE YOURCENAR.

JPEG Jean-Charles Bou ancien diplomate à Genève, désormais installé en région Région-Rhône-Alpes, passionné de littérature, de photographie, de la Provence et ami de Blues& Polar, nous adresse ce lien pour écouter la voix de Marguerite Yourcenar dans « Concordance des Temps » sur France Culture diffusé le 24 avril dernier. Lien : https://www.franceculture.fr/emissions/concordance-des-temps/yourcenar-decidement


  PRENEZ DES COURS D’HARMONICA DIATONIQUE AVEC CLAUDE DASSE.

JPEG L’harmoniciste tout-terrain Claude Dasse - déjà venu au festival Blues & Polar avec le Mojo Trio pour un concert J-J Cale dans le jardin du Paraïs de Jean Giono - donne des cours particuliers d’harmonica diatoniques. Ces cours sont destinés autant aux débutants qu’aux joueurs confirmés. « L’apprentissage aux techniques de l’harmonica diatonique est travaillé en jouant des styles de musique qui mettent en valeur les sonorités de cet instrument, explique Claude Dasse. L’apprentissage à l’harmonica est à la portée de tout le monde et peut se passer de connaissances en solfège. On travaille d’abord sur la respiration ; qui est un incontournable souvent négligé. » * Tarif des cours : 32 € / heure en face-à- face physique dans son atelier ou 28 € / heure en distanciel par internet. Contact au 06 88 45 09 69. Vous pouvez consulter ses sites https://www.claudedasse.com/cours-dharmonica http://cours-harmonica.com



 TV. A VOIR SUR ARTE.CONCERT

 JOE COCKER « ACROSS FROM MIDNIGHT »

Disponible jusqu’au 29 mai 2021. JPEG Prochaine diffusion sur ARTE en replay vendredi 30 avril à 22h 35 et sur ARTE TV en VO sous-titrée en français le samedi 1er mai à 0h 35. Son timbre puissant et rocailleux qui avait enflammé Woodstock s’est éteint en 2014 à l’issue d’une vie tumultueuse et tourmentée par l’alcool et la drogue. Joe Cocker c’était l’art de sublimer les reprises des chansons des autres ; se les appropriant d’une façon incroyable, comme si elles avaient été composées par et pour lui. Arte nous offre son concert du 2 septembre 1997. C’est "le" concert mémorable de Joe Cocker ! Face à une foule vibrant à l’unisson, le chanteur britannique interprète les titres de son seizième album, "Across From Midnight", et reprend ses plus grands succès : "Could You Be Loved" de Bob Marley , "With a Little Help From My Friends" des Beatles, "The Letter" des Box Tops, "Unchain My Heart", de Ray Charles, "Don’t Let Me Be misunderstood" des Animals…. Son timbre puissant et rocailleux, parmi les plus grandes voix blues rock du XXe siècle, emplit l’une des plus belles scènes en plein air d’Europe, la Waldbühne de Berlin, entourée d’une forêt et étoilée d’une infinité de briquets. * Lien : https://www.arte.tv/fr/videos/100260-000-A/joe-cocker-across-from-midnight/


 A VOIR AUSSI…

 RODOLPHE BURGER DANS LA VALLÉE ET SES “ENVIRONS”.

Concert de 79 minutes, disponible jusqu’au décembre 2021. JPEG - Dans l’atmosphère intime de la chapelle Saint-Pierre-sur-l’Hâte nichée dans le massif alsacien, Rodolphe Burger - poète-rocker redécouvert aux Correspondances de Manosque il y a une dizaine d’années – a donné le 4 novembre 2020 le premier concert de sa tournée « Environs ». Accompagné de la chanteuse-contrebassiste Sarah Murcia et du batteur Christophe Calpini il mène cette balade musicale et poétique où l’on prend son temps. Cierges, néons, textes romantiques et riffs électriques dont il a le secret forment une liturgie très particulière. On se laisse envouter facilement, notamment lorsque Rodolphe Burger – réalisateur en 2003 de l’album Paramour de Jeanne Balibar, invite cette dernière à le rejoindre sur scène pour deux titres. « Une façon de permettre au public, par écran interposé en raison des circonstances actuelles - d’avoir accès aux arts, même si c’est mieux avec du public. » dira-t-elle. Fondateur du groupe Kat Onoma Rodolphe Burger a collaboré avec Jacques Higelin, Alain Bashung, Rachid Taha et Christophe… tous partis rejoindre les étoiles. Il est aussi le fondateur du festival « C’est dans la vallée » qui a vu le jour en l’an 2000. Lien : https://www.arte.tv/fr/videos/100926-000-A/rodolphe-burger/


  LES KINKS TROUBLE-FETES DU ROCK ANGLAIS.

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  Documentaire de 53 minutes disponible sur ARTE CONCERT jusqu’au 21 juin 2021. Prochaine diffusion sur ARTE TV le vendredi 23 avril à 22h 30. Ancienne plume des Inrockuptibles et spécialiste sixties-seventies, Christophe Conte retrace la saga des tumultueux Kinks. Il s’attaque à percer l’énigme qu’était Ray Davies, le chanteur mais aussi l’inspirateur du groupe, et propose des interviewes des frères Davies et de Michka Assayas la voix du rock et de la pop sur France Inter aujourd’hui. Lien :https://www.arte.tv/fr/videos/091134-000-A/the-kinks-trouble-fetes-du-rock-anglais/

1976. LE CONCERT HISTORIQUE DE JOHNNY CASH À LA PRISON DE NASHVILLE

- Au début des années 50, Johnny Cash effectue son service militaire en Allemagne où ill assiste à la projection d’un documentaire signé Crane Wilbur intitulé Inside the Walls of Folsom Prison. Profondément marqué par le film et le sort des détenus, il compose alors "Folsom Prison Blues". JPEG Le morceau, l’un des plus cultes dans la carrière de Johnny Cash, devient extrêmement populaire, notamment dans les centres pénitentiaires américains. Le chanteur reçoit de nombreuses lettres de détenus, qui lui demandent de venir interpréter le titre dans leur prison. Et Johnny Cash se lance, dans les années 1950 et 1960 dans une grande tournée dans les prisons du pays, débutée au pénitencier d’État de Huntsville au Texas, et qui culmina avec le fameux concert à la prison de Folsom le 13 janvier 1968. Johnny Cash s’était auparavant déjà produit dans l’enceinte de l’établissement pénitentiaire en 1966.
Plus qu’un simple set devant des prisonniers, ce concert d’anthologie est surtout l’occasion pour Johnny Cash de relancer sa carrière, alors sur le déclin, en raison de sa dépendance à l’alcool et aux amphétamines. Il subit alors des démêlés avec la justice et sa maison de disque, Columbia Records menace de le lâcher. Après une cure de désintoxication à l’automne 1967, l’homme en noir relance son projet d’un album live enregistré en prison. Folsom est le premier à dire oui. Johnny Cash prend alors la route vers l’établissement pénitentiaire, accompagné de son épouse June Carter, des Statler Brothers, et du chanteur Carl Perkins. La suite, on la connait. Et elle est légendaire... En 1976, l’homme en noir effectue un tour de chant mémorable devant les prisonniers du pénitencier Tennessee de Nashville. Il reprend ses plus grands succès comme « Folsom Prison Blues », « Hey Porter » ou « Wreck of the Old 97 ». La star invite également sur scène la chanteuse de rock et de country Linda Ronstadt, le guitariste de bluegrass Roy Clark ou encore l’humoriste Foster Brooks
A découvrir absolument ! Lien : https://www.arte.tv/fr/videos/086859-000-A/johnny-cash-behind-prison-walls/e



 LECTURES SONORES ET GRATUITES SUR S.V.P. 03 74 09 84 24

Samedi dernier, en ce printemps des poètes, la Cie Home théâtre de Lille a relancé Le Serveur Vocal Poétique (S.V.P.) qu’elle a créé. Ce dispositif digital permet d’écouter gratuitement des poèmes depuis un téléphone. Le NOUVEAU S.V.P. renait donc au printemps ! Avec de nouveaux poèmes, une nouvelle identité visuelle et un nouveau numéro de téléphone. Et toujours la même intention : donner à entendre de la poésie d’aujourd’hui par un moyen simple et gratuit pour rendre la poésie accessible au plus grand nombre. Pour ce retour en force, 30 poètes et poétesses ont rejoint ce projet et offrent un poème, lus soit par les auteurs eux-mêmes, mais aussi des comédiens et comédiennes.
Appelez le 03 74 09 84 24 et laissez-vous guider pour écouter un ou plusieurs poèmes. Service gratuit : 24h/24 et 7j/7. Courrriel : info@hometheatre.fr Site : www.hometheatre.fr/sv


 L’ALBUM POSTHUME DE GARY MOORE

Un album de huit titres blues inédits grand guitariste Gary Moore est prévu pour le 30 avril chez Provogue Records.
JPEG Après des débuts hard-rock, Gary Moore avait dédié toute la fin de sa carrière au blues. Ce disque contient avant tout des reprises, de Freddie King (I’m Tore Down), Memphis Slim (Steppin’ Out), Elmore James (Done Somebody Wrong), BB King (How Blue Can You Get)… mais aussi une composition originale, In My Dreams, qui rappelle instantanément l’esprit de Parisienne Walkways ou Still got the blues.
L’album sera disponible en format CD, en édition de luxe limitée, avec 4 médiators, deux sous-verres, une carte postale et un sticker, mais aussi en version standard et en vinyle bleu.


ET TOUJOURS SUR ARTE CONCERT

  BETH HART CHAVIRE L’OLYMPIA

- ARTE CONCERT nous propose vraiment, en cette nouvelle période de confinement et de couvre-feu dès 19 heures, des moments de joie et de plaisir avec des concerts captés dans les nombreux festivals organisés en France. JPEG Cette semaine : la chanteuse californienne Beth Hart lors de son concert à Paris à l’Olympia en début 2020. Terrible et empreint d’émotion ; car Beth hart c’est une voix, du coffre, un physique généreux et un passé pas toujours rode.JPEG A découvrir absolument ! Cliquez sur https://www.arte.tv/fr/videos/102497-000-A/beth-hart-paris-olympia-2020/


 BLUES-ROCK

 LANVIN PÈRE ET FILS « APPEL A L’AIDE » CONTRE LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES

- Lundi 8 mars, pour la Journée internationale des Droits des femmes, le comédien Gérard Lanvin et son fils Manu – ancien invité du festival Blues & Polar 2015 à Manosque, en duo avec Neal Black – ont fait découvrir au public de « C’à vous », l’émission quotidienne de 19 heures avec Elisabeth Lemoine, Patrick Cohen, Marion Ruggieri, Emilie Tran N’Guyen et Pierre Lescure sur France 5, un morceau country-rock avec violons et trompettes mariachi, baptisée Appel à l’aide . Cette chanson originale a été composée par Manu Lanvin, et tous deux – père et fils - en reverseront les bénéfices à l’Union nationale des familles victimes de féminicides. Appel à l’aide est le premier extrait de l’album Ici-bas écrit et chanté par le père, mais composé et réalisé par le fils, qui paraîtra le 21 mai sur son label, Gel Production. Ce texte est - comme une sinistre prémonition - le premier écrit par Gérard Lanvin, lors du premier confinement. « Cet album est un véritable constat social, a-t-il expliqué. Et les violences faites aux femmes en font malheureusement partie. » Gérard Lanvin a ensuite rappelé avec beaucoup d’émotion le lien affectif extrêmement fort qui le liait au comédien Jean-Louis Trintignant, à sa femme Nadine et à sa fille Marie, morte le 1er août 2003, sous l’avalanche des coups portés par son compagnon, Bertrand Cantat leader-chanteur du groupe rock Noir Désir.
Un Gérard Lanvin qui n’oubliera, ni ne pardonnera jamais, cet acte odieux d’une violence inouïe. Blues & Polar - qui avait projeté une lecture de Giono par Jean-Louis Trintignant dans le jardin du Paraïs et qui pourtant appréciait énormément Noir Désir – non plus ! Appel à l’aide est le premier acte de cette mobilisation contre les violences faites aux femmes. C’est aussi cela la parole du blues ; raconter les choses de la vie, belles ou tristes, mais avant tout : alerter ! Car le Blues est - et demeure – la musique de toutes les émotions.

J.-P.T ​

TROIS CONCERTS À NE PAS RATER

  “LIVE AT KNEBWORTH ’76” AVEC LYNYRD SKYNYRD.

JPEG - Plus de 40 ans après sa création, le groupe américain Lynyrd Skynyrd, icône du rock sudiste, perpétue son héritage avec plus de 30 millions de disques vendus dans le monde à ce jour ; malgré le tragique accident d’avion qui a décimé le groupe en 1977 tuant le chanteur et trois autres membres du groupe dans la catastrophe, ainsi que l’équipage. Le concert historique de Lynyrd Skynyrd au festival de Knebworth en Angleterre le 21 août 1976, devant 150.000 spectateurs, avec Ronnie Van Zant, Gary Rossington, Allen Collins, Steve Gaines, Leon Wilkeson, Artimus Pyle, Billy Powell & The Honkettes, sera disponible le 9 avril en double vinyle + dvd (édition limitée), en cd + dvd, en cd + blu-ray, et en digital. « Live At Knebworth ’76 » retranscrit le concert dans sa pureté et son intégralité avec des hymnes rock qui s’enchainent, comme Sweet Home Alabama, Gimme Three Steps, et Free Bird. En bonus, le Blu-ray propose le documentaire complet If I Leave Here Tomorrow et A Film About Lynyrd Skynyrd film initialement sorti en 2018 et qui explore la musique et l’histoire du groupe. A retenir d’ores et déjà.


 SARAH MCCOY EN CONCERTS VOLANTS SUR ARTE-CONCERT

- C’est une diva, une présence et une Voix ! Sarah Mac Coy sur scène, ça tient presque d’une apparition née du film génial d’Albert Dupontel « Au revoir là-haut » tiré du roman de Pierre Lemaitre, tant son goût pour les masques étranges la transforme en personnage de théâtre balinais… Arte-Concert propose 12 minutes de son concert capté le 1er avril 2019 à l’Institut du monde arabe à Paris. JPEG C’est à découvrir absolument. Car Sarah Mac Coy ne vit pas le blues ; elle le vit ! Nina Simone, Nina Hagen, Janis Joplin et Billie Holiday semblent sortir de ses tripes avec la rage qui les habitaient toutes. Son répertoire est né dans les pianos-bars des Etats-Unis quand elle errait sans but. A ne pas rater quand les concerts et tournées reprendront.

J.-P.T ​

https://www.arte.tv/fr/videos/089168-000-A/sarah-mccoy-en-concerts-volants/
Disponible jusqu’au 24 avril 2021 sur Arte Concert.



LITTÉRATURE

 À REDÉCOUVRIR...

 ROMAIN GARY Les cerfs-volants

- Les cerfs-volants est le dernier roman signé Romain Gary. Il est paru début 1980… et le 2 décembre 1980, Romain Gary mettait fin à ses jours, au terme d’une existence de 66 ans. Ce roman est un très bel hommage à la Résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il est dédié « A la mémoire ».
- Romain Gary avait initialement prévu de rédiger un opuscule en hommage aux membres de l’Ordre de la Libération fondé par le Général de Gaulle au début de la Seconde Guerre Mondiale pour distinguer et honorer les premiers combattants de la France Libre, qui l’avaient rejoint à Londres. Romain Gary lui-même a été un des premiers à rejoindre De Gaulle. Il a combattu dans les forces aériennes de la France Libre et été fait Compagnon de la Libération en 1944. Gary a renoncé à ce projet d’opuscule dédié à ses compagnons d’armes et a rédigé à la place « Les cerfs-volants ». Mais pour bien comprendre le sens profond de cette œuvre, il faut d’abord rappeler les éléments essentiels de la vie de Romain Gary.
Romain Gary est né à Vilnius en mai 1914. Vilnius est aujourd’hui la capitale de la Lituanie mais à la naissance de l’écrivain, Vilnius ou plutôt Wilno faisait partie de l’empire russe. Né russe, Romain Gary sera naturalisé Français en 1935 à l’âge de 21 ans. Il fait donc partie de ces nombreux Français d’origine étrangère et qui ont tant fait pour la France. Romain Gary est un pseudonyme que l’auteur a adopté pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il est né Roman Kacew, au sein d’une famille juive.
La communauté juive était très importante à Vilnius avant la Seconde Guerre Mondiale. Le petit Roman et sa mère Mina, séparée de son mari, quittent Vilnius après la révolution soviétique et se fixent temporairement en Pologne. Ils se sont installés ensuite en France à Nice en 1928. Roman est élève du Lycée Masséna à Nice. Il entreprend des études de droit à Aix-en-Provence puis à Paris. Après ses études supérieures, Roman s’engage dans l’armée de l’Air où il sera instructeur. A partir de là, le futur Romain Gary va connaitre une multiplicité de vies. Aviateur et résistant pendant la Seconde Guerre Mondiale, il sera, une fois la paix retrouvée, écrivain, diplomate, journaliste (notamment pour Time), cinéaste, et toujours grand voyageur, curieux du monde, polyglotte.
Les cerfs-volants constituent donc le point d’aboutissement de la part la plus optimiste, la plus solaire, de la vie et de la pensée de Romain Gary – ici photographié par le grand photographe de mode Jean-Loup Sieff - car il y a des œuvres bien plus sombres de Gary, qui expriment le doute, la tourmente, la peur. Mais Les cerfs-volants appartiennent au monde de la paix, de la consolation, de l’espérance. Avec ce roman, Gary, cet optimiste désespéré, offre au monde le meilleur de lui-même.
C’est donc cet homme aux vies, aux identités et aux aventures multiples qui publie en 1980, à quelques mois de sa mort, Les cerfs-volants.
Le narrateur en est Ludo, orphelin élevé par son oncle Ambroise Fleury, facteur rural et fabricant de magnifiques cerfs-volants, à l’effigie des grandes figures françaises, Montaigne, Hugo, Jaurès, Rousseau, etc. Les paysans normands le surnomment « le facteur timbré ». Quant à lui, Ludo est comme tous les Fleury, hypermnésique. Il n’oublie rien !Le roman décrit l’amour fou que Ludo porte à Lila Bronika, une jeune fille polonaise, depuis ses 10 ans. Ce conte d’amour se déploie dans le contexte de la Seconde Guerre Mondiale et de ses drames. L’oncle Ambroise est déporté à Buchenwald mais revient à la fin du roman avec dans ses mains le cerf-volant De Gaulle. Ce qui frappe d’abord dans ce roman de fin de vie est son caractère apaisé. Les cerfs- volants symbolisent l’audace, la liberté et la poésie.
Le roman est une œuvre cristalline alors que l’auteur a connu au cours de son existence mouvementée tant d’épreuves et de douleurs et qu’il est en proie les dernières années de sa vie à beau- coup de tourments et d’angoisses,
Je conclus cette présentation en soulignant le caractère très original et très émouvant de la conclusion du roman. Gary y rend un dernier hommage aux Cévenols qui en Haute-Loire ont sauvé des enfants juifs de la barbarie nazie. Laissez-moi vous relire cette conclusion lumineuse : « Je termine enfin ce récit en écrivant les noms du pasteur André Trocmé et celui de Le Chambon-sur-Lignon, car on ne saurait mieux dire ». Jean-Charles Bou


 LA FLÈCHE D’OR de Joseph Conrad.

Réédition aux éditions Gaussen avec la sortie d’une nouvelle édition annotée par Georges Reynaud du Comité du Vieux Marseille. Il s’agit du roman dans lequel le grand écrivain Joseph Conrad revient sur sa jeunesse marseillaise. L’éditeur David Gaussen y a ajouté les autres écrits de l’auteur sur Marseille. Sorti le 21 janvier 2021. En cours de lecture.
Le résumé : Dans ce roman, l’un des derniers qu’il ait écrits, Joseph Conrad s’inspire de l’époque où, jeune homme, il était venu à Marseille depuis Cracovie pour apprendre le métier de marin dans les années 1870. Comme Conrad lui-même, Monsieur Georges, jeune étranger fraîchement arrivé à Marseille, fréquente l’aristocratie et la bohème locales, et (c’est le seul élément autobiographique du roman) il est enrôlé dans un trafic d’armes en faveur des partisans de Don Carlos d’Espagne en lutte contre la Première République espagnole. M. Georges croise Rita de Lastaola, aventurière née dans les montagnes du pays basque espagnol élevée dans un milieu populaire et royaliste. Gardeuse de chèvre, elle a ensuite été la maîtresse d’un riche peintre et collectionneur dont elle hérité à sa mort d’une maison à Marseille, et d’une fortune mise au service du prétendant au trône d’Espagne.
La présente édition contient également deux autres textes en rapport avec le passage de Conrad à Marseille ; un extrait de ses Souvenirs ainsi qu’un texte de jeunesse « Le Tremolino », paru aux éditions Le Miroir de la mer. Une première ébauche de ce qui sera La Flèche d’or.
* Georges Reynaud, auteur d’une étude sur Joseph Conrad à Marseille (Comité du vieux Marseille, 2021) a annoté ces textes.
* Joseph Conrad, est né le 3 décembre 1857 à Berditchev, (Ukraine) et mort le 3 août 1924 dans le Kent. Il est l’auteur d’une vingtaine de romans. Éditions Gaussen Le Cardinal SARL 6, rue Crinas prolongée. 13007 Marseille. Contact : 06 99 56 47 97. Site : www.editionsgaussen.com


LES NOUVEAUTÉS

 PINK FLOYD

  RÉÉDITION DE DELICATE SOUND OF THUNDER (1988)

Warner Music annonce la sortie ce 20 novembre de Delicate sound of thunder (film et l’album live) nommés aux Grammy awards. Il sera disponible en blu-ray, dvd, triple-vinyle, double-cd, édition de luxe et remixé en surround 5.
Disponible en nombreux formats, la réédition de Delicate Sound Of Thunder capture le groupe à son sommet. En complément de l’incontournable album live et de sa captation (restaurée et remontée à partir des films 35mm d’origine et remixée en surround 5.1) présente dans le coffret The Later Years, toutes les éditions comprennent un livret photo de 24 pages. L’édition 4 disques propose un livret photo de 40 pages, l’affiche de la tournée et des cartes postales. Le coffret triple-vinyle 180-grammes contient 9 titres absents de l’album original paru en 1988, tandis que l’édition 2-CD contient 8 titres de plus que l’édition originale.
Pink Floyd a effectué un retour triomphal en 1987. La légendaire formation britannique formée en 1967 venait de perdre deux de ses membres fondateurs : le claviériste/chanteur Richard Wright, qui avait quitté le groupe pendant les séances d’enregistrement de The Wall en 1979, et le bassiste et parolier Roger Waters, qui était parti pour démarrer une carrière solo en 1985, peu de temps après la sortie de The Final Cut, en 1983.
Le guitariste/chanteur David Gilmour et le batteur Nick Mason ont relevé le défi avec l’enregistrement de l’album multi-platine A Momentary Lapse Of Reason, qui avait également vu le retour de Richard Wright.
Sorti en septembre 1987, A Momentary Lapse Of Reason a été rapidement salué par les fans du monde entier qui se sont précipités pour assister à la tournée qui avait démarré quelques jours après la parution de l’album. Cette tournée avait accueilli plus de quatre millions de fans à travers le monde pendant plus de deux ans, un record et une célébration du talent et de l’intérêt sans bornes voué à Pink Floyd.
Originellement filmée par Wayne Isham en août 1988 au Nassau Coliseum de Long Island, (visible sur Arte concert) l’édition 2020 de Delicate Sound Of Thunder puise ses sources dans plus de 100 bobines de négatifs 35mm originaux soigneusement restaurés et transférés en 4K, puis intégralement remontés par Benny Trickett, à partir des images restaurées sous la direction artistique d’Aubrey Powell/Hipgnosis. Le son a également été remixé à partir des bandes multipistes d’origine par Andy Jackson, l’ingénieur du son de longue date de Pink Floyd, avec le concours de Damon Iddins. Pink Floyd lors de cette tournée avait à ses côtés : Jon Carin (claviers, chant), Tim Renwick (guitare, chant), Guy Pratt (basse, chant), Gary Wallis (percussions), Scott Page (saxophone, guitare), Margret Taylor (chœurs), Rachel Fury (chœurs) et Durga McBroom (chœurs).
La set list mêle avec soin les nouveaux titres et les classiques de Pink Floyd, parmi lesquels des extraits de The Dark Side Of The Moon (Time, On The Run, The Great Gig In The Sky et Us And Them), la chanson-titre de Wish You Were Here, Comfortably Numb et un cathartique Run Like Hell tirés de The Wall. L’édition 2-CD comprend tous les titres de A Momentary Lapse Of Reason dont le puissant Learning To Fly, le lyrique On The Turning Away et le fascinant Sorrow.
Témoignage au sommet de la puissance créative de David Gilmour, Nick Mason et Richard Wright, Delicate Sound of Thunder de Pink Floyd est une expérience riche et galvanisante pour tous les fans de rock.
Official Website : https://www.pinkfloyd.com/


  SUR NETFLIX

 REMASTERED : THE TWO KILLINGS OF SAM COOKE.

Ce documentaire (1h 14) réalisé en 2019 par Kelly Duane retrace la courte vie du chanteur noir Sam Cooke assassiné mystérieusement à 33 ans
Adulé dans les années 50-60 autant par les noirs que par les blancs, il a été - 20 - ans avant Mickaël Jackson - la première star noire-américaine. Mais la ségrégation régnait toujours ! « Les publics étaient séparés dans les concerts comme le rappellent Quincy Jones, Dionne Warwick et Smokey Robinson dans le film. Noirs en haut entassés au balcon, et les blancs assis devant la scène ». Ses prises de position sans concession en faveur de la lutte pour les Droits civiques des « colored », sa proximité avec Malcom X fondateur des Black Panthers, avec le champion du monde de boxe Mohamed Ali et le pasteur Martin Luther King, son admiration pour les textes de Bob Dylan et Joan Baez, et son passage au Ed Sullivan show sur la télé des blancs, lui coûteront d’être surveillé par le FBI et d’être dans le viseur du Ku Kux Klan. Sa mort, le 11 décembre 1964 assassiné dans un motel de Los Angelès reste une énigme, tant la version des faits – tué par une prostituée qu’il aurait tenté de violer alors qu’il avait toutes les femmes à ses pieds - ressemble à un véritable traquenard monté de toutes pièces. Personne n’ayant entendu le ou les coups de feu et les douilles retrouvées ne correspondant pas au revolver en cause…
Première star noire-américaine - vingt ans avant Mickaël Jackson – le crooner formé au gospel qui venait de découvrir et aimer le rock’n’roll d’Elvis et des Rolling Stones est mort assassiné, comme Malcom X en 1965 et Martin Luther King en 1968. Et à l’instar d’Otis Redding décédé tragiquement dans un accident d’avion le 10 décembre 1967, dont la chanson Dock of the bay est sortie peu après sa mort, le dernier disque de Sam Cooke A change is gonna come est sorti dix jours plus tard et a connu un succès sans précédent. Comme un cri, ce 45 tours était annonciateur d’un mouvement en marche qui a généré en 1964 les émeutes de Watts,, et qui se poursuit encore aujourd’hui avec le slogan Black lives matter né spontanément avec le meurtre de Georges Floyd cette année par un policier arrogant et ignoble digne du Ku Kux Klan.
Les premières paroles de A change is gonna come (Un changement va arriver) en attestent :
Eh bien, il fait sombre dans la ville Well, it’s dark in the city J’ai perdu ma fierté I’ve lost my pride Les lumières dans les rues cachent les étoiles à mes yeux The lights in the streets hide the stars from my eyes Ça a été très long à venir It’s been a long, long time coming Mais je sais que le changement va arriver But I know that change is gonna come Et c’est trop dur de vivre And it’s too hard living Mais j’ai peur de mourir But I’m afraid to die Parce que je ne sais pas ce qu’il y a là-haut Cause I don’t know what’s up there Juste au-delà du ciel Just beyond the sky.
Un film très instructif qui rafraichit la mémoire de certains ayant oublié le statut de la population noire, bien après la fin de la ségrégation. Les témoignages de Dionne Warwick et Quincy Jones sont particulièrement émouvants, à nous filer la nausée.

Jean-Pierre Tissier

ALBUMS

 ROSAWAY, C’EST POP ON THE WAY !

JPEG - Le duo musical improbable (flûte traversière et batterie) composé de Rachel Ombredane et Stéphane Avellaneda vient de sortir son nouvel EP de 5 titres avec de supers invités : Adam Ahuja (Orgue Hammond et synthétiseurs ) qui a joué avec Robert Randolph, Ana Popovic… ; Joey Peebles (Trombone Shorty), Rob Lee (Mike Zito) et Doug Belote (Derek Trucks et Robben Ford) sur le morceau Mama used to Say. De cette union franco-américaine est née une pop métissée, nerveuse, résolument contemporaine, chantée en anglais par la voix aérienne, aux accents soul et gospel de Rachel Ombredane. Une artiste au destin singulier. En effet, après des études en flûte traversière et un cursus de chant lyrique, Rachel a eu envie d’explorer d’autres horizons musicaux qui l’ont projetée sur la scène du Zénith et des plateaux de télévision en qualité de choriste de Ed Sheeran, Jain, ou Brocken Back… Le batteur Stef Avellaneda a fait ses premiers roulements et frappes au sein du Mercy Blues band - le groupe de son père Jean-Paul Avellaneda, ancien guitariste de Luther Allison - avant de rejoindre sur scène l’explosive guitariste Serbe Ana Popovic. Devenu son batteur officiel, il a sillonné les routes, joué dans une trentaine de pays, et partagé la scène avec de grands musiciens (Jonny Lang, BB King, Keb Mo, Buddy Guy…). En 2015, les Drummies Awards le classent dans le Top 5 des batteurs mondiaux (catégorie blues). Stef que l’on a connu gamin sur scène aux côtés de Jean-Paul son père, a joué à plusieurs reprises au festival Blues & Polar ainsi que Rachel venue sur scène pour un morceau avec Mercy, lors du Blues & Polar 2016 au parc de la Rochette. Son talent n’a d’égal que sa gentillesse et sa modestie. Il a également joué avec Jean-Baptiste Guégan (FR), Ben Poole (UK), Carlos Johnson (USA), Robyn Bennett (USA-FR), et Billy C Farlow. * Le clip de Rosaway On Your Way Up a été tourné en Haute-Provence : https://www.youtube.com/watch?v=exDbkm1M9Gk&ab_channel=RoSaWayMusic
Liens : https://ropeadope.lnk.to/DREAMER


  LE 8 DE THE INSPECTOR CLOUZO

- Laurent Lacrouts et Mathieu Jourdain, les deux rock-farmers landais du groupe The Inspector Cluzo, vient de sortir leur huitième album, The Organic farmers season- Unplugged live … au marché de Mont-de-Marsan ! En effet, ces bluesmen pas comme les autres creusent leur sillon tout en conservant leur statut d’agriculteur. Ainsi, comme le souligne nos confrères de Sud-Ouest à côté de leurs boîtes de foie gras, confits d’oie et autres rillettes, ils proposaient le pack de leurs huit albums, sur cd ou vinyle.
The Organic farmers season est un album acoustique enregistré au Théâtre de Gascogne, au Biarritz Casino Barrière et au Krakatoa de Bordeaux. Il a été mixé par l’Américain Vance Powell. Il s’agit de l’enregistrement de la tournée acoustique de février 2020 effectuée , avec les musiciens américains du Tennessee, Eleonore Denig (violon), Melodie Chase (violoncelle), et Eric Montgomery (piano). Il est en vente sur les plateformes et en CD ou triple vinyle), sur la boutique en ligne du groupe…. ou au Vynil Café à Mont-de-Marsan !


 LE RETOUR DE GANAFOUL

Jack Bon et son groupe avaient clôturé le festival Blues & Polar 2017 à Manosque. Avec ce disque vinyle inédit, le groupe de rock originaire de Givors au sud-ouest de Lyon revient avec dix titres enregistrés… il y a 45 ans ! C’est l’histoire d’un retour inespéré. Le groupe Ganafoul, fondé dans les années 70 dans la région lyonnaise, revient sur le devant de la scène avec un album inédit. Dix chansons enregistrées à leurs débuts en 1975, qui ont été retrouvées et dépoussiérées, pour ressortir début septembre. Il s’agit d’un come-back inattendu pour ce groupe qui a connu son heure de gloire dans la deuxième moitié des seventies et qui s’est replongé dans ses archives. Ganafoul, c’est l’histoire de cinq copains, avec Jean-Yves Astier au chant, les guitaristes Edouard Gonzalès et Jack Bon, Yves Rothacher à la batterie et le regretté bassiste Philippe Veau, décédé en 1982 dans un accident de voiture.
Ce disque inédit lui est d’ailleurs dédié. Des riffs doublés, des solos harmonisés, des questions-réponses... tout le vocabulaire de la guitare rock seventies est là. Du "sider rock", c’est ainsi que le groupe qualifie son style musical singulier. "Sider" vient de sidérurgie, et le nom du groupe "Ganafoul" signifie "comme un fou" en argot givordin. c’est en formule "power trio" que Ganafoul va connaître le succès. Jack Bon prend le chant principal, écrit et compose les morceaux, en anglais cette fois. Un blues-rock endiablé bien ancré dans son époque, et inspiré des grands groupes anglophones : de Led Zeppelin à ZZ top, en passant par Status Quo ou AC/DC.... dont ils assureront les premières parties.
Jean François Convert (France Culture)
* Ce disque est disponible en commande directe au label Simplex Records (contact : simplexrecords@orange.fr )


  CINÉ-TÉLÉ : LA BIBLIOTHÈQUE MUSICALE

 TV. REPLAY SUR ARTE CONCERTS

 L’ÉTONNANTE ÉPOPÉE DE LAUREL CANYON foyer créatif du rock made in USA…

La chaine culturelle franco-allemande Arte présente un brillant portrait du quartier de Los Angeles investi par la scène folk-rock, dont The Doors et Zappa, de 1965 à 1975. Deux épisodes de 78 mn disponibles jusqu’au 11 novembre 2020. Entre Sunset Boulevard et Mulholland Drive, Laurel Canyon est un quartier formé de cottages dans les collines luxuriantes typiques de Hollywood. À partir de 1965, Frank Zappa ayant montré la voie, une communauté de musiciens s’y installa progressivement, à une époque où le folk devenait électrifié sous l’influence des Beatles. Les groupes se nommaient The Byrds, The Doors ou The Monkees, ils associaient hommes et femmes (The Mamas and the Papas), Noirs et Blancs (Love). Ils jouaient au Troubadour et au Whisky a Go Go, en faisant le bœuf avec Jim Morrison et Manzarek des Doors, prônaient l’amour et pas la guerre, batifolaient nus autour des piscines, désinhibaient leur créativité en consommant joints et autres acides. Joni Mitchell déclenchait des passions et de nouveaux groupes naissaient de collaborations entre des voisins aussi talentueux que David Crosby, Stephen Stills, Graham Nash et Neil Young. La réalisatrice Alison Ellwood réussit chaque parti-pris, tandis que deux photographes de l’époque et leurs clichés (Nurit Wilde et Henry Diltz) sont au cœur de ce documentaire passionnant et en deux épisodes. Fans des « Seventies », vous serez gâtés car on y retrouve des documents pris sur le vif de l’époque par les témoins photographes qu’ont été Nurit et Henry. On leur doit beaucoup… Laurel Canyon fut une bulle qui a fini par exploser au matin des années 1970….

J.-P.T


  PINK FLOYD AU NASSAU COLISEUM DE NEW YORK (1988)

- Quel beau cadeau nous a fait Arte cette semaine en diffusant le premier concert de l’ère Pink Floyd sans Roger Waters, mais avec David Gilmour, Nick Mason et Richard Whright et un trio de choristes aux voix d’enfer. Un concert entièrement bleuté coïncidant avec la sortie du double album Delicate sound of thunder . Un moment historique car en 1988, les smartphones n’existaient pas, et c’est la télévision exclusivement avec 27 caméras qui a fixé ces deux heures vibrantes pour l’éternité. A voir et revoir sans modération !

J.-P.T

 SUR NETFLIX.

BOB DYLAN "Rolling thunder revue" de Martin Scorsese.
JPEG En véritable alchimiste, Martin Scorsese mélange les mythes et la réalité pour évoquer la tournée Rolling Thunder Revue de Bob Dylan, dans une Amérique alors en pleine en mutation en 1975. Ce documentaire de 2h 22 mn est sorti en juin 2019.

  LE GRATEFUL DEAD ET JERRY GARCIA.

The Other one : the long strange trip of Bob Weir. (1 h 24). Découvrez l’histoire de Bob Weir, de son amitié profonde avec Jerry Garcia et de son succès comme membre du Grateful Dead. Un des groupes les plus influents de tous les temps bien que moins populaire aujourd’hui que les Stones, les Beatles, les Doors voire les Kinks dont les morceaux illustrent de nombreuses pubs, souvent automobiles. Pourtant, le Grateful dead a marqué les années psychédéliques que furent la fin des années 60 avec une incursion dans les années 70. C’était l’époque des soirées sous alcool, sous acid, sous LSD, sous héroïne… et il y a eu beaucoup de morts dans les rangs des musiciens rock de l’époque et chez les fans également. Janis Joplin morte à 27 ans, a souvent chanté avec eux, et il existe quelques CD où elle apparait pour quelques titres. Netflix propose un documentaire très intéressant à découvrir pour ceux qui n’ont pas connu cette période bénie musicalement, mais terrible pour d’autres en proie aux démons de l’époque.

J.-P.T

  *** JOE COCKER MAD DOG WITH SOUL

- Ray Charles, Howlin Wolf, Éric Burdon, Joe Cocker, Neal Black, Billie Holiday. Janis Joplin, Nina Simone... allez savoir pourquoi ces dirty voices (voix sales en français ) éraillées pleines de blues et de Bourbon jusque dans les tripes m’ont toujours ébloui... Et quand Joe Cocker chante Unchain my earth de Ray Charles avec Ray Charles lui-même, à ses côtés sur scène, comme dans un rêve de gosse, c’est bien plus qu’une reprise ! Tout comme à Woodstock où sa prestation légendaire tel un pantin désarticulé vibrant de toutes part dans With a little help for my friend est inscrite pour toujours au panthéon du rock.
Car avec Joe Cocker n’importe quel morceau trouve une nouvelle vie, tout en gardant son originalité. Le documentaire proposé en ce moment sur Netflix retrace la carrière de Joe Cocker tourmentée par les démons de l’alcool et de l’acide. « Il aimait le ciel » y évoque avec émotion son épouse Pam. « C’est une voix qui avait traversé la guerre » poursuit Jimmy Reed son pianiste, ami de toujours. Le 22 décembre 2014, « La plus grande voix du Rock’n’roll « pour Billie Joël s’éteint, fatigué et las, usé de ses excès de jadis et notamment de cette Sacrée bouteille comme le chantait Graeme Allwright, lui-aussi victime de cette addiction.

J.-P.T

  *** MILES DAVIS : BIRTH OF THE COOL

JPEG 1h 55 de concerts, rencontres, interviews, sur un des plus mystérieux musiciens des années d’après-guerre jusqu’à 1991, année de sa mort. Juliette Gréco son amoureuse parisienne, Herbie Hancock, Quincy Jones, et Carlos Santana notamment évoquent ce trompettiste hors du commun.
Un document extraordinaire qui illustre admirablement toutes les facettes de cet amoureux des belles voitures (Ferrari, Maserati..) dont plusieurs ont connu des grosses mésaventures avec l’homme de « So what » au volant. Les années 50-60, c’était encore l’époque où les noirs aux Etats-Unis étaient victimes de la ségrégation avec notamment des pancartes « Interdits aux noirs et aux chiens » , mais la France aussi pouvait être odieuse avec son racisme dit ordinaire. Ainsi, Juliette Gréco alors qu’elle était avec Miles Davies, a voulu aller souper un soir après le spectacle dans un très grand restaurant du bas des Champs-Elysées où elle était bien connue. Le serveur a refusé de leur donner une table. Elle a alors salué ce dernier en lui prenant la main… et en crachant dedans ! Tout Gréco ! https://www.netflix.com/fr/title/80227122

J.-P.T

  *** KEITH RICHARD "UNDER THE INFUENCE"

- S’il est bien un film qu’on peut regarder avec infiniment de plaisir en cette période de confinement, c’est bien le documentaire tourné en 2015 par Morgan Neville sur le plus bluesy des Rolling Stones en la personne de Keith Richard.
Celui qu’on dépeint – et il ne s’en cache pas – comme le plus allumé des « Pierres qui roulent » voue une véritable admiration et un profond respect pour les premiers bluesmen à l’image de son idole Muddy Waters, avec qui il a d’ailleurs joué avec les Stones. Un vrai rêve éveillé pour Keith Richard ! On peut ainsi croiser le géant Howlin Wolf avec qui il finit dans une boite de nuit de Chicago, mais ne se rappelle plus du reste…, Sonny Boy Williamson, Buddy Guy et Tom Waits. Que du beau monde pendant 1h et 22mn de balade sur la face B de Keith Richard ; celle du compositeur-interprète plein d’humilité et de gentillesse pour les musiciens qui l’accompagnent sur ce premier CD perso. Un film qui fait du bien pour qui a le blues à l’âme.

J.-P.T

Disponible en VOD sur MYTF1 (location 5,99€) et sur YouTube.

 GREEN BOOK de Peter Farelly (2018).

JPEG On ressort de la projection, ému aux larmes, heureux aussi, et en colère profondément... On revoit les images de ce fameux "green book" ( livre vert de voyage attribué à la communauté noire en déplacement ) comme ont encore les gitans nomades et autres gens du voyage aujourd’hui en France, et on en a la stupéfaction ! Tout comme on a la nausée lorsque le Dr Don Shirley pianiste noir virtuose de musique classique qui se produit dans une soirée privée avec tout le "gratin" blanc du Sud des States est invité à se rendre... dans une cabane au fond du jardin par un domestique (!) alors qu’il souhaiterait se rendre aux WC de la maison... Et qu’on est en 1962 !!
Avec une BO géniale qui réunit le son des sixties aux USA et une jam-session de folie dans un bar, "Green book" outre sa vertu pédagogique et historique qui en embête certains nous rappelle que c’est Elvis Presley qui emmena BB King à la TV américaine ; là où les "blacks" n’étaient pas admis. Et qu’il subjugua tout le monde par sa virtuosité... Encore une fois le blues montre bien qu’il est la musique du quotidien, de toutes les émotions et du cœur. "Green book" est un film d’utilité publique qui en dit long sur la complexité des hommes, de leurs dirigeants, et de leurs contradictions multiples.

J.-P.T

MES DISQUES COLLECTOR (la bibliothèque)

  ISLE OF VIEW des PRETENDERS

(enregistrement live en studio à Londres en 1995).
JPEG Mon CD collector de la semaine, est un monument de délicatesse et d’émotion. Isle of view c’est avant tout la superbe voix de Crissie Hynde fondatrice des Pretenders associée pour une émission TV à Londres, au quatuor Duke en 1995. Et avec la talentueuse Louisa Fuller au violon sur Sens of purpose. On y trouve aussi Private life avec cet incroyable son de guitare acoustique semblant cirer la voix de Crissie Hynde comme pour la transformer en bijou serti d’or. Tout comme I hurt you et Isle of view qui donne son nom àl l’album. Bref, un album incroyable et merveilleux - parmi mes préférés de la nuit des temps - où toutes les chansons sont belles tout simplement et empreintes d’émotion. Car il y a un esthétisme fou dans la voix de Crissie qui nous prend aux tripes comme lorsqu’on est amoureux. Tout est parfait. Génial pour la route, seul , au volant, le soir au couchant….
J.-P.T
PS : Si vous avez l’album en vinyle, il atteint les 200€.

 GWENDAL Mon Joli scooter (1977)

JPEG - Quelle arrivée tonitruante dans le paysage musical français – mais d’abord breton - que celle de Gwendal, groupe nantais de fusion jazz-rock, aux accents celtiques au cœur des années 70. Comme du Pink Floyd qui aurait croisé le barde Glenmor, puis tapé le bœuf avec le violoniste Jean-Luc Ponty pour transformer les vieilles légendes de Cornouailles en musique. D’ailleurs, la magnifique couverture du 33 tours est signée Henki Bibal – pointure mondiale de la BD aujourd’hui - et on y voit tous les mystères de la lande bretonne avec ces vieilles en coiffe se baladant courbées, entre des dolmens et menhirs pris dans le brouillard. C’est cette atmosphère que Bruno Barre (violon), Youenn Leberre (flûtes & bombardes), Jean-Marie Bernard (guitare), Roger Schaub (basse), Ricky Caust (mandoline) et Arnaud Rogers (batterie) restituent dans leur discographie. A découvrir !

J.-P.T

 666 Le magnifique et ébouriffant 666 des Aphrodite’s childs (double 33ts - Vertigo)

- Nous sommes en juin 1972. Quel choc ai-je eu lors de la sortie de ce double album baptisé 666 relatant l’Apocalypse de Jean, composé par Vangélis Papanathassiou, avec la voix extraordinaire de Demis Roussos portant les paroles de Yannis Tsarouchis (en grec) et de Costas Ferris (en anglais), la batterie de Lucas Sideras, la guitare de Silver Koulouris ; bref les Aphrodite’s childs interprètes du célèbre It’s five a clock qui résonne toujours dans le monde entier. Mais ce sera leur 3ème et dernier disque. On ne retrouvera plus ensemble ces belles voix planantes haut perchées, mélodiques et magnifiques, célestes et provocantes par moment… Mais pour l’occasion de ce disque devenu légendaire, quelques guests de haut niveau avaient été invités à l’image du violoniste-saxophoniste de Zoo Michel Ripoche, et de l’extraordinaire actrice-chanteuse Irène Papas dont le fameux vocal Infinity simulant un orgasme sur fond de percussion ferait toujours rougir aujourd’hui.
666, c’est un mix de morceaux très différents des uns des autres allant du hard rock au psychédélique avec un zeste de référence au diable. Ce qui valut à l’album d’être censuré dans certains pays. Mais bien plus que le diable, c’est la jouissance vocale jubilatoire d’Irène Papas qui aura gêné les bien-pensants… Un disque qui n’a pas pris une ride !!!

Jean-Pierre Tissier

  Crosby, Stills, Nash & Young : 4 A Way street

JPEG - Cet album de légende n’est pas un simple 33 tours d’époque, comme les autres, mais bel et bien deux 33 tours « historiques » enregistrés en public au Fillmore East de New York le 2 juillet 1970, au Chicago auditorium le 5 juillet 1970, et au Forum de Los Angeles le 26 juin 1970.
David Crosby, Stephen Stills, Graham Nash et Neil Young, malgré des tensions entre eux, et une séparation temporaire du groupe, sont alors à l’apogée de leurs talents vocaux… et politiques.
On retrouve ainsi le merveilleux et éternel morceau magnifique qu’est « Ohio » empreint de gravité et d’émotion, car ce titre écrit par Neil Young, est inspiré de la fusillade de Kent State University où quatre étudiants ont été tués par des policiers lors de la répression d’une manifestation le 4 mai 1970.
Si vous n’avez jamais entendu ce double album, partez à sa découverte, car c’est toute l’histoire des Etats-Unis en 1970 qui s’y déroule, comme un prolongement de mai 68 en France, et trouve encore un prolongement navrant et triste aujourd’hui, avec l’assassinat de George Floyd par un policier à Minnéapolis.
Ce double 33 tours « A Way Street » est incontestablement celui que je prendrais avec moi sur une ile déserte, s’il n’en fallait qu’un !

Jean-Pierre Tissier

JPEG

 LÉO FERRÉ & ZOO « LA SOLITUDE » (1971).

JPEG En janvier 1970, à l’Olympia à Paris, (c’était mon premier reportage photo pour Télé Magazine) Léo Ferré était venu voir les Moody Blues dans le cadre du festival 333 réunissant de nombreux participants du festival de Woodstock dont Richie Heavens, Rory Gallagher & Taste, Renaissance, Family, Yes… et les Moody Blues, alors N°1 des ventes avec Nights in white satin. Après bien des incidents techniques, il était 1 heure du matin quand ces derniers sont montés sur scène, devant un Léo fatigué comme tout le public, mais qui avait une idée derrière la tête… Et il l’évoque d’ailleurs dans son titre C’est Extra avec la laconique phrase « Les Moody blues qui s’en balancent… ». Incontestablement, l’éventuel projet avec les auteurs du légendaire « Nights in white satin » ne verrait jamais le jour et c’est avec le formidable groupe français Zoo - sans leur chanteur habituel Joël Daydé – que Léo Ferré se lancera dans la pop-music en 1971 pour un 33 tours qui n’a pas séduit les puristes de l’époque. Mais moi, amateur de fusion des genres, OUI ! Car il y avait, outre les textes magnifiques de Léo Ferré, des musiciens de très haut niveau dans ce Zoo là avec Michel Hervé (basse), André Hervé (orgue, guitare électrique et piano), Christian Devaux (batterie), Daniel Carlet (saxs, flûte et violon électrique), et le très éclectique violoniste Michel Ripoche qui avait la particularité incroyable d’avoir été sélectionné en équipe de France de football lorsqu’il était junior et évoluait au FC Nantes. Il avait le choix entre passer pro ou devenir musicien pro ! Et il a choisi la musique. D’où le début d’une courte amitié avant qu’il ne parte au Brésil rejoindre pour un temps Clayton Thomas fantastique chanteur de Blood, sweat & tears pour y marier futbol et musique. Et pour avoir eu le plaisir de voir Ferré à la Mutualité à Paris pour le concert de la fédération anarchiste, et Zoo en concert sous d’autres cieux plus rock, permettez-moi d’écrire : quelle belle époque !

J.-P.T

 The Beatles llive at the BBC 1962-1965.

Sorti en 2013. Les Fabulous four de Liverpool ont participé à de nombreux shows à la BBC de mars 1962 à juin 1965. Ce double CD propose pas moins de 63 titres sur les 88 qu’ils ont proposées aux auditeurs de la plus célèbre radio du monde. Celle qui a propulsé les Kinks, les Who,les Stones.. mais aussi les Monty Phyton. On retrouve, outre leur répertoire, les voix de John, Paul, George et Ringo entre les morceaux. Un vrai document !

J.-P.T

 Johnny Rivers et son légendaire titre de 15 minutes John Lee Hooker enregistré en 1965 en public au Whisky a gogo à Los Angelès (USA).

JPEG - Sûr que là, je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… C’était pile-poil le mien, quand ce disque de Johnny Rivers a mis le feu et le frisson chaque soir dans les boites bretonnes pendant l’été 1969 dès que les premières notes d’égrenaient sur la platine. Un rythme de blues lent qui petit à petit grandissait avec de faux-airs du Baby please don’t go de Van Morisson et des Them, et du Satisfaction des Stones, à la façon d’un titre précurseur du Rock’collection de Laurent Voulzy… 30 ans plus tard ! Car Johnny Rivers était parfaitement inconnu en France, hormis du ceux qui avaient eu la chance de le découvrir en 1965 à l’Olympia à Paris, en première partie des Kinks. Mais c’est le Ricain véritable juxe-box des tubes rock, blues, et rythm’n’blues de l’époque qui avait supplanté Ray Davies et ses succès comme All day and all the night ou You really got me… On a dansé comme des fous là-dessus, le temps d’un été, car un titre de 15 minutes sur une radio française, ça ne passe jamais. Mais de temps à autre, un DJ inspiré ou un beau-frère lors d’une soirée festive ressort le 33 tours collector… et ça marche toujours !

J.-P.T

 Nine below zero Live at the Marquee club

JPEG JPEG Né en 1979 en prenant pour nom de scène celui d’un titre de Sonny Boy Williamson, Nine below zero est alors composé de Dennis Greaves (guitare), Peter Clark (basse), Mickey Stix Burkley (batterie) et de l’extraordinaire harmoniciste-chanteur Mark Feltham. Ils écument alors pubs et clubs en Angleterre en électrifiant ce blues qu’ils apprécient tant. Le disque enregistré en public au mythique Marquee club est un étendard de la musique anglo-saxonne des années 80. Mélangeant punk, rock et blues. Dans la lignée de Doctor Feelgood, avec en plus la virtuosité animale de Mark Feltham à l’harmonica ; champion du monde du genre Toutes catégories pour moi. Mon idole, quoi ! 40 ans plus tard, ils sont toujours là. En version acoustique ou électrique, c’est toujours un très grand moment. Pour avoir pu les écouter il y a une quinzaine d’années à la cave de Font-Robert à Château-Arnoux, et les interviewer ensuite aux côtés des musiciens locaux de Dirty Water qui avaient assisté à leur concert au Paradisio à Amsterdam dans les années 80, je peux vous assurer qu’il y a eu de l’émotion et de la fraternité musicale en coulisses. C’est ça le rock quand il rejoint le blues.

J.-P.T


- Michel Petrucciani Both worlds (1997). JPEG Véritable météore du piano jazz, Michel Petrucciani est mort à New York le 6 janvier 1999, à l’âge de 36 ans. Il souffrait depuis sa naissance de la « maladie des os de verre ». Sa carrière musicale et discographique n’aura duré que 19 ans, mais dix-sept albums enregistrés en studio et sept en « live » témoignent de son énergie incroyable, du plaisir qu’il avait sur scène, et de ce toucher délicat sur ce clavier qu’on pensait toujours bien trop grand pour lui, mais qu’il parcourait en s’y allongeant presque parfois, comme pour faire corps avec les notes.. Cet album Both worlds sorti en septembre 1997, et dont je ne me lasse jamais est un événement dans sa carrière car pour la première fois, c’est un groupe dans toute son entité qui est sur scène. Même s’il en est le leader, il ne joue pas les leaders, et se mêle dans l’ensemble comme Blood, sweat and tears dans les années 70. Il est donc entouré de Steve Gadd (batterie), Anthony Jackson (guitare), Bob Brookmeyer (trombone), Flavio Boltro trompette) et Stefano Di Battista (saxophone). Et c’est cette joyeuse troupe que l’on a pu voir au festival Jazz à Manosque d’Ollivier Gérard à cette époque, et quelques années auparavant à Château-Arnoux au Festi-Jazz de Robert Pasquier. Both worlds nous entraine dans un tas d’émotions très différentes comme un voyage musical dans le monde entier avec notamment Petite Louise et le savoureux Guadaloupe. Le képi de Manosque... Mais Michel Petrucciani, c’est aussi pour moi un souvenir extraordinaire vécu lors de sa venue à Manosque, alors que nous dînions avec ses musiciens tardivement après le concert sur la Place des marchands. La Police est passée pour faire une observation, à la dizaine de personnes présentes – dont votre serviteur JPT - car quelques riverains avaient émis auprès du commissariat une certaine gêne due au bruit des conversations qui en toute honnêteté ne devaient nullement dépasser la norme. C’était encore l‘époque où les policiers avaient un rigide képi. Et Michel Petrucciani du haut de ses 91 centimètres a expliqué, droit dans les yeux, au policier venu demander de baisser d’un ton « qu’il faisait la collection des chapeaux et qu’il lui manquait un vrai képi de la Police Nationale ». Stupeur et silence du groupe qui s’est demandé s’il y avait là de l’ironie provocante ou de la sincérité derrière tout ça… Le policier manosquin ne connaissant pas Michel Petrucciani, je suis allé lui expliquer qui était ce grand pianiste…. Et un quart d’heure plus tard, à ma grande surprise, le policier est revenu sur la Place des marchands pour offrir à Michel Petrucciani le képi de ses débuts dans la Police Nationale. Un instant très fort ! La photo a été immortalisée aussitôt et est parue dans Le Provençal le lendemain. Un immense souvenir !
J.-P.T

  Roy Buchanan live stock

JPEG Enregistré en public au Town hall de New York, le 27 novembre 1974. - Bluesman blanc et guitariste virtuose mort bien trop jeune à l’âge de 49 ans en 1988, Roy Buchanan a été un référence du blues teinté de rock dans les années 70. Son jeu de guitare tonitruant et délicat à la fois, fait penser aux accents toniques ou lyriques que pouvaient avoir Alvin Lee de Ten years after, Rory Gallagher de Taste ou Johnny Winter. JPEG Ce disque enregistré en public résume parfaitement bien l’émotion qu’il dégageait. Un CD collector empreint d’âme, de spleen et de rêve. Bien dans l’air du temps actuel où la musique fait parmi de nos remèdes au confinement.

J.-P.T

Le concert de Dr Feelgood avec Lee Brillaux et Wilko Jonson au Southend Kursaal à Canvey island en novembre 1975. JPEG C’est sur cette île de 18,5 km2 au nord de la Tamise qu’est né le nouveau rock anglais. C’est là que Dr Feelgood, mais aussi Gary Brooker et Procol Harum, ont amené ce nouveau son (le Pub rock) qui a remué bien des foules. Ce DVD auquel je suis très attaché retrace un concert de 1975 de Dr Feelgood, avec les historiques fondateurs du groupe que sont Wilko Johnson et le regretté Lee Brilleaux qu’on avait pu voir au festival Jazz à Manosque en 1993, sur le parking de la Villette, un an avant sa mort, avec – excusez du peu - Paul personne et les Blues Brothers le même soir ! Une programmation de l’ami Olivier Gérard à l’époque. Les temps ont bien changé depuis… Au sein de Dr Feelgood, Robert Kane a remplacé Lee Brilleaux au chant et à l’harmonica à la mort de ce dernier, et Steve Walwin en a fait de même peu après pour Wilko Johnson. Depuis plus de 25 ans, avec Phil Mitchel (basse) et Kevin Morris (batterie), le groupe compte donc la même force et pour les avoir vus et interviewés pour Le Provençal à Avignon, Marseille, Gap, Arles… il y a toujours la même énergie sur scène. Un groupe sympa, attachant dont le guitariste Steve Walwing effectue chaque année un tour de l’Angleterre à vélo afin de récolter des fonds pour les enfants handicapés. Il avait d’ailleurs été très étonné que je connaisse cet aspect privé de son personnage, lors d’un après-concert autour d’une bière à Gap. Et cela m’avait valu un très beau moment de journalisme loin des questions habituelles sur le riffs de guitare dont il a le secret sur Down by the jetty. Un DVD empreint de souvenirs et d’humanité.
J.-P.T

 La musique du film de Louis Malle Ascenseur pour l’échafaud par Miles Davis. Enregistrement édité par Fontana.

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« Ce CD a été enregistré en décembre 1957 à Paris dans l’amphithéâtre de la Sorbonne, comme me l’a raconté au dans les années 70, le comédien Maurice Ronet, partenaire de Jeanne Moreau dans le film, lors d’une séance photo à son domicile parisien pour Télé magazine. Le film était projeté sur grand écran dans l’amphithéâtre et Milles Davis accompagné par Barney Wilen (sax), René Urtreger (piano), Pierre Michelot (basse) et Kenny Clarke (batterie) jouait en improvisant sur les scènes qui défilaient devant lui, en noir et blanc.
C’était la nuit, et l’ambiance était très détendue. Jeanne Moreau était là. A un moment, Miles Davis - lors de la séquence « Diner au motel « - a perdu un petit morceau de peau de sa lèvre supérieure. Et ce bout de peau s’est coincé dans l’embouchure de sa trompette. Néanmoins, il a continué à jouer avec ce vibrato inattendu… Il a même demandé à Louis Malle s’il voulait qu’on recommence pour que ce soit plus propre, mais ce coup du sort s’est transformé en coup de génie. On est resté sur cette prise. » Un disque toujours aussi magique à écouter.

Il existe aussi – toujours chez Fontana – un vynile 33 tours consacré au Jazz sur l’écran sur lequel on trouve face A Ascenceur pour l’échafaud avec dix morceaux choisis parmi les 26 séquences musicales du film. Et sur la face B, des extraits de bandes originales de deux films d’Edouard Molinaro : Des femmes disparaissent enregistré par Art Blakey et les Jazz Messengers et Un témoin dans la ville avec une BO composée par Barney Wilen.
JPEG L’ambiance y est autant blues que jazz, et j’ai eu le grand plaisir de pouvoir me faire dédicacer ce disque par Art Blakey lui-même sur un coin de table de La Bonne Etape, le beau restaurant étoilé de la famillle Gleize à Château-Arnoux, lors d’un déjeuner fantastique en tout petit comité aux côtés de mon « modèle », le regretté André Francis, mythique journaliste créateur de « Pour ceux qui aiment le jazz » sur Paris Inter. C’était quelques heures avant le concert d’Art Blakey à FestiJazz, le très grand festival imaginé dans les années 80 à la Ferme de Font-Robert par Robert Pasquier et sa bande.

Jean-Pierre Tissier

 "Blue & Lonesome" ou l’ADN des Stones de Willie Dixon à Howlin wolf

- Ce n’est certes pas le plus connu de leurs albums, mais c’est peut-être celui dont ils rêvaient juste pour eux seuls, comme une brioche qu’on s’enfile au petit matin entre potes parce qu’on en a envie tout simplement, et les férus de blues, dont nous faisons partie. « Le blues est notre ADN affirment depuis longtemps Keith Richard et Mick Jagger, et avant eux, le regretté Brian Jones qui tape le bœuf depuis longtemps assis sur un nuage avec Robert Jonson, BB King, John Lee Hooker, Willie Dixon, Muddy Waters, et tant d’autres. Tous ceux qui sont - avec les voix de Bessie Smith, Sarah Vaughan, ou Billie Holiday – aux racines du blues et de la condition des noirs aux USA. Et il suffit de revoir le très beau film qu’est Greenbook pour comprendre tout ce que cette musique à de chair de poule et de frisson dans son sang. Au travers de ce CD réalisé en trois jours à la mi-décembre 2015, les Stones - car Ron Wood et Charlie Watts étaient là-aussi - n’auront pas occupé la tête des charts, mais se sont souvenus qu’en 1962 à leurs débuts, ils jouaient du Chicago blues. Et que cette musique- là n’a pas besoin des grands stades ras de public jusqu’à la gueule pour exister. Une cave, des grattes, quelques bonnes bières, une voix plutôt dirty , quelques harmonicas (Eh oui, ça change parfois de tonalité pour les diatoniques !) et des potes ; c’est ça le blues ! Entre espoir et mélancolie, entre amour et tristesse. La vie quoi !

J.-P.T

  Blues & Polar rime avec Gallimard chez Bue Note

JPEG Avec le temps libre dont on dispose actuellement, contraint et forcé, via notre confinement, il suffit parfois de soulever quelques piles de livres ou de vieux CD pour dénicher une perle. Ainsi cette édition spéciale du label Blue Note alliant Blues & Polar (avec l’esperluette) qui a inspiré notre logo il y a 18 ans. Cette initiative géniale est née de l’esprit jazzy du journaliste-écrivain-épicurien ancien de Nice-Matin et amateur de bon vin, Patrick Raynal, directeur de la Série noire chez Gallimard de 1991 à 2004. Pour ce CD compilation célébrant les 60 ans du label Blues Note fondé en 1939 par Alfred Lion - émigré allemand fuyant l’Allemagne nazie et passionné de jazz – on retrouve Miles Davis et Cannonball Adderley dans « Les feuilles mortes » enregistré en mars 1958, T-Bone Walker et son « Stormy Monday » (version originale de 1947), Memphis Slim, Muddy Waters, John Lee Hooker, Herbie Hancock, Dexter Gordon, Art Blakey, John Coltrane dans « Blue train » enregistré en 1957, et aussi Jimmy Rogers pour un « That’s allright » qui nous met tous d’accord. 72 mn et 34 s de bonheur absolu entre joie et mélancolie ; mais surtout espoir !

J.-P.T

 CINÉMA : ON A VU ET ON A AIMÉ

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"Les Faussaires de Manhattan" de Marielle Heller

- Mélancolie profonde en toile de fond ; le blues de la vie, en fait ! Ancienne auteure à succès, Lee Israël remarquablement interprétée par Melissa Mac Marthy est aujourd’hui sans le sou, mais son caractère plutôt bien trempé (dans le whisky surtout !) ne lui permet pas de s’intégrer aux simples boulots du quotidien. Son petit appartement en désordre atteste d’un côté dépressif frôlant la zone rouge, et seul son vieux chat parvient à la faire sourire. Loin des gratte-ciel et du clinquant, criblée de dettes, plutôt attirée par les femmes, malgré un physique ingrat, elle s’imagine par hasard une vocation de faussaire, via des courriers épistolaires de personnalités du cinéma ou de la littérature aperçus chez un marchand de livres anciens, et dont le prix équivaut à un coup de crayon sur ses dettes. Arrive Jack, ami gay en perdition, fauché lui-aussi malgré ses allures d’éternel gentleman. Le parcours des deux amis en cohabitation urbaine sera très chaotique, mais l’art d’imiter à la perfection, voire plus, le style des grands auteurs met plus que du beurre dans les épinards de Lee…. jusqu’au jour où la supercherie sera découverte par le FBI. Les Faussaires de Manhattan est une histoire vraie superbement portée à l’écran par Marielle Heller, sans clichés ni grosses ficelles sur les gays et lesbiennes. Tout est dans la pudeur, la délicatesse et les sentiments. A voir absolument !

Jean-Pierre Tissier

 Green book : sur les routes du sud... de Peter Farelly

JPEG On ressort de la projection, ému aux larmes, heureux aussi, et en colère profondément...
On revoit les images de ce fameux "green book" (livre vert de voyage attribué à la communauté noire en déplacement ) comme on encore les gitans nomades et autres gens du voyage aujourd’hui en France, et on en a la stupéfaction !
Tout comme on a la nausée lorsque le Dr Don Shirley pianiste noir virtuose de musique classique qui se produit dans une soirée privée avec tout le "gratin" blanc du Sud des States est invité à se rendre... dans les cabane au fond du jardin par un domestique (!) alors qu’il souhaite se rendre aux WC de la maison... Et qu’on est en 1962 !!
Avec une BO géniale qui réunit le son des sixties aux USA et une jam-session de folie dans un bar, "Green book" outre sa vertu pédagogique et historique qui en embête certains nous rappelle que c’est Elvis Presley qui emmena BB King à la TV américaine ; là où les "blacks" n’étaient pas admis. Et qu’il subjugua tout le monde par sa virtuosité...
Encore une fois le blues montre bien qu’il est la musique du quotidien, de toutes les émotions et du cœur. "Green book" est un film d’utilité publique qui en dit long sur la complexité des hommes, de leurs dirigeants, et de leurs contradictions multiples.

J.-P.T

 L’homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam

Fantasmagorique et abracadabrantesque !
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- On l’attendait depuis vingt-cinq ans, après des affres, des vicissitudes, des drames, des morts même sur ce tournage tourmenté - encore en démélé avec la justice - où le regretté Jean Rochefort devait tenir le premier rôle à l’époque.
"L’Homme qui tua Don Quichotte" signé Terry Gilliam tient d’un mariage réussi entre les Monty Phyton, Dario Fo et la comédia del arte... avec une pincée de Fellini pour la fantasmagorie étonnante et merveilleuse qui se déroule à la fin du film, de nuit dans un château en Espagne. On n’y rit pas à gorge déployée mais avec une intériorité profonde qu’on savoure comme un verre de Château Margaux...dans lequel surnagerait un piment oiseau.
Bref, allez voir cette fresque étonnante aux formes de frasques nageant entre rêve et réalité. Et cela fait du bien !

J-P.T

"Everybody knows d’Asghar Faradi

Suspense garanti !
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- Réalisé avec pour premiers rôles, le superbe couple (à la vie comme à l’écran) Pénélope Cruz et Javier Bardem, "Everybody knows" a été le film d’ouverture (ovationné) du festival de Cannes 2018. Un thriller plein de suspense, de questionnement, sans police, ni gendarmerie (ou si peu...) et sans violence,vu avec bonheur au cinéma Le Lido à Manosque qui vit ses derniers mois d’existence en attendant le futur complexe à 8 salles de la place de la Villette.
Tout est dans la finesse du cinéaste iranien Asghar Faradi qui filme avec beauté une joyeuse noce andalouse - d’où le suspense naît - comme une scène de théâtre digne de "La Noce chez les petits bourgeois" de Berthold Brecht, puis nous entraîne dans le vignoble espagnol et ses secrets de famille.
Un drame psychologique avec une fin ouverte où chacun peut imaginer ce qu’il veut. Superbe !

J.-P.T

"La Villa " de Robert Guedigian pour revenir sur terre et aux vrais sentiments

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- Après le choc de « La Mise à mort du cerf sacré », authentique film de cinéma réunissant Nicole Kidmann et Collin Farell, mais si terrifiant et cruel au final, il était important, en cette période avançant vers Noël de retrouver du cœur, de l’âme et du sens avec un film de Robert Guédiguian.
Son tout dernier, dénommé « La Villa », et qui se déroule justement, sur la Côte bleue, presque à huis-clos dans une grande maison aux murs blancs surplombant la fascinante calanque de Méjean, près d’Ensues-la-Redonne.
Là où le décor magique de la mer et des pins y prenant racines, a le don de vous transporter aussi loin qu’en Grèce en un simple regard, malgré la période automnale choisie.
Là où les silences signés Serge Valetti – homme de polar et de théâtre – ont une valeur de dialogues et de paroles explicites ; et Guédiguian les exploite tout naturellement avec sa famille du 7e Art habituelle : Ariane Ascaride, Gérard Meylan, Jean-Pierre Daroussin auxquels s’ajoutent Robin son Stévenin et Anaïs Demoustier.
Rien d’inutile devant la caméra ; comme une parcimonie d’images destinées à nous faire pénétrer ces retrouvailles familiales autour d’un patriarche touché par un AVC… La vie, la fin de vie, l’amour, la famille, les drames, l’ancien monde ouvrier aujourd’hui quasiment disparu….
Autant de sujets récurrents que Robert Guédiguian aborde comme toujours avec pudeur et délicatesse, via des comédiens taiseux aux antipodes des pagnolades marseillaises. Mais l’essentiel est dit ! Tout comme cet ajout inattendu d’actualité, où des enfants de migrants fuyant les zones de conflit de l‘autre côté de la Méditerranée, sont retrouvés tapis dans la colline d’Ensues.
« Des gens qui ont donné de l’eau à des migrants sont aujourd’hui condamnés par la justice commentait avec colère Robert Guédiguian venu en début de semaine présenter son film sur France Inter. Alors que ce sont ceux qui n’ont pas donné d’eau qui devraient être condamnés… »

Une phrase qui résonne comme les cris de liberté poussés avec joie par la bande à Guédiguian sous le viaduc de la Redonne.. Ca, Guédiguian ne pouvait pas s’en empêcher !

J.-P.T

"Au -revoir là-haut " ’Albert Dupontel. Plus qu’un film ; une oeuvre d’art !

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- Tiré du roman éponyme de Pierre Lemaître récompensé par le Prix Goncourt en 2013, "Au-revoir là-haut", le film de l’humoriste Albert Dupontel est un véritable coup de poing, en forme de coup de foudre et de coup de cœur, comme rarement vu sur grand écran depuis "Éléphant man". La guerre effroyable des tranchées de 14-18 y est filmée avec une vérité crue qui nous scotche à notre siège pendant quelques petites minutes - une éternité pourtant ! - tant on se sent aspiré sous terre, par les tirs d’obus, les explosions, et l’enfer de feu venu de la mitraille.
Mais c’est la poésie émanant de cette "Gueule cassée" magnifiée par des masques réparateurs qu’auraient pu signer Jean Cocteau qui porte ce chef d’oeuvre au point qu’on a l’impression de marcher sur un fil de sentiments divers et inattendus au fur et à mesure que l’on avance dans le temps. L’escroquerie de la vente de monuments aux morts (fait réel) aux municipalités se transforme petit à petit en polar, avec de l’amour, du fric à gogo... mais le destin (on vous laisse découvrir ça) sera au bout du chemin.
On retrouve un Niels Arestrup, magnifique lion de scène, et une distribution où les comédiens de la Comédie française théâtre Laurent Lafitte et Michel Vuillermoz sont tout simplement superbes de vérité.
Un très grand film dont on ressort ébloui avec des étoiles plein la tête...

J.-P.T



UN LIEU À DÉCOUVRIR

 LA MAISON DU BLUES À CHATRES-SUR-CHER

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- Jack Garcia génial créateur de la Maison du Blues - unique concept du genre en France, au cœur du Berry à Châtres-sur-Cher - nous a reçus avec une grande fraternité, dans son fief, pour le concert du Jersey Julie Blues band.
Une formation biterroise, mais néanmoins très internationale avec une chanteuse-saxophoniste américaine hors du commun, non sans rappeler Janis Joplin par le charisme, la voix et l’allure, mais avec un jeu de sax aux réminiscences du glorieux Jr Walker dans les années 70.
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Ce blues chaud venu du bayou en a scotché plus d’un, à commencer par votre serviteur totalement sous le charme de ce quartet drivé par un épatant Jimmy à la batterie, un excellent clavier, et un guitariste-chanteur dont le timbre fleurant bon l’Occitanie donne aux paroles ricaines, la couleur de la Louisiane et du bayou avec beaucoup de naturel.
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- Si d’aventure vous êtes dans le secteur de Tours, Orléans, Blois, Châteauroux, Vierzon, Bourges ou Romorantin, allez découvrir ce véritable Café associatif tenu par Jack Garcia, son équipe, et toute une bande de joyeux bénévoles évoluant dans l’esprit de Blues & Polar eux-aussi. Merci de l’accueil Jack.
* La nouvelle vidéo réalisée par Jack Garcia sur la Maison du Blues à Chatre-sur-Cher fait découvrir la belle ambiance de ce club si fraternel… Pour ouvrir la vidéo, cliquer sur le lien : https://www.youtube.com/watch?v=c5aFBtMfDks

- Ce lieu intimiste de concert que Blues & Polar (voir ci-dessus) a découvert récemment est une réussite inespérée avec 456 adhérents (en 4 mois) et une fréquentation régulière pour l’ensemble des concerts (19 concerts avec 45 personnes en moyenne) avec un public majoritairement local (350 adhérents de la région).
Des musiciens français et étrangers ont déjà fait don de tenues de scènes, de guitares, Bottleneck ou harmonicas dédicacés… Récemment Sandra Hall a fait don d’une tenue de scène. Ce Musée témoignera de cette incroyable histoire en pleine ségrégation et de ses évolutions".
* L’’ouverture du Musée a eu lieu le samedi 6 avril 2019, avec la participation de Bobby Rush et son Band à la Pyramide de Romorantin.

J.-P.T

* La Maison du Blues, 42 rue du 11 novembre 1918 à Châtres-sur-Cher (Loir-et-Cher) est ouverte le vendredi de 17 h 30 à 23 heures. Le samedi de 20 heures à minuit avec un concert à 21 heures (10 €). Courriel : lamaisondublues@gmail.com
Tel 06 66 42 70 24. Réservations 06 24 77 71 58.


28 AOUT 2021 : 17e FESTIVAL BLUES & POLAR A MANOSQUE

 ON A RÉUSSI NOTRE PARI !

JPEG - Malgré un festival 2020 annulé tardivement l’an dernier en raison de la pandémie du Covid19, et la volonté d’arriver à le maintenir, le 17ème festival Blues & Polar a bien eu lieu ce samedi 28 août 2021 à la chapelle de Toutes-Aures à Manosque dans le respect des dispositions sanitaires gouvernementales et préfectorales. A savoir : contrôle du Pass sanitaire et masque en extérieur.
Ce qui n’a pas été une mince affaire durant l’après-midi avec 35° en plein cagnard.
JPEG Néanmoins, près de 250 spectateurs sont venus assister en ouverture au concert de la Catalane Sylvie Paz et de la Grecque Kalliroi Raouzéou, brillant duo méditerranéen baptisé Zoppa, via une excellente retransmission assurée en extérieur par les techniciens du Théâtre Jean-Le-Bleu, en raison d’une chapelle bien remplie.
JPEG Après la rencontre consacrée au stress, le jazz de Mariannick Saint-Céran a de nouveau rempli la chapelle, chavirée par les touches bleues du pianiste Eric Meridiano. Un répertoire qui fait la part belle aux Voix ayant porté le blues et le jazz haut et fort pour l’égalité des noirs et des blancs, portée à bout de bras par le pasteur Martin Luther King. JPEG Un répertoire varié allant de Chris Montez et son fameux « More I see you… » à Nina Simone et BB King, jusqu’au merveilleux « Stormy Monday » de T-Bone Walker. Un beau succès pour cette grande chanteuse de blues.
JPEG Sous les micocouliers, à la nuit tombée, Marko Balland (actuel harmoniciste de San Severino qu’on a connu dans les années 90 avec La Marque jaune du côté de Riez) et Ronan ont distillé leurs notes boogie jusqu’aux portes de la chapelle, calés sur le parvis, et renforcés pour l’occasion par la basse de Pascal dont c’était le premier concert avec eux. Sous les sunlights, ce premier vrai concert nocturne organisé en extérieur sur le parvis de Toutes-Aures a déjà donné des idées pour l’avenir.

LE STRESS POUR FIL ROUGE

Temps fort au cœur de l’après-midi avec la rencontre littéraire ayant pour « fil rouge » le stress post traumatique avec les « Coups de cœur Blues & Polar /Comtes de Provence 2021 » : Agnès Naudin (Enfance en danger chez Michel Lafont), Jérôme Loubry (Les Refuges chez Calmann-Lévy) Mercedes Crépin, (Un bon petit soldat chez Flammarion), Gérard Saryan (Prison bank water aux éditions du Panthéon) et la co-scénariste de la série Cassandre sur France 3, Sandrine Cohen -malheureusement absente en raison d’un tournage sur le lac d’Annecy - pour Rosine, une criminelle ordinaire aux éditions du Caïman. Sam Bernett la voix radiophonique du rock et du blues pendant plus de 30 ans sur Europe 1, puis sur RTL était notre invitée surprise pour son délicieux « Vieilles canailles » consacré à la dernière tournée (mais bien plus que cela) de Johnny, Hallyday, Eddy Mitchell et Jacques Dutronc paru aux éditions du Cherche-midi, et René Frégni parrain de ce 17ème festival assistait à la rencontre au beau milieu du public.
90 minutes d’anecdotes, de confidences et de moments forts débutés avec Mercédès Crépin présidente de l’association des « Femmes de militaires » sur la présence française en Afghanistan et sur le « burn out » de son époux Mickaël, espéré jusqu’au dernier moment, pour finir sur la mort de Jim Morisson à Paris dans les Toilettes du Rock’n’roll Circus tenu par Sam Bernett, en passant par le sens du suspense des maîtres « es-thriller » que sont devenus Jérôme Loubry et Gérard Saryan, et la détermination passionnée d’Agnès Naudin actuellement en disponibilité de sa fonction de commandant de police à la Brigade territoriale des Affaires familiales, du fait de ses positions face à l’enfance en danger et aux personnes disparues dans notre pays.
Un caractère bien trempé qui se retrouve sous forme de livres témoignages et très bientôt d’une BD « Enfances perdues » avec des « pointures » du genre.

Mais le stress, c’est aussi le sourire du conteur qu’est devenu Sam Bernett, nous racontant le sien, il y a bien longtemps… quand son pote d’enfance Johnny Hallyday qu’il présentait au public de Grenoble depuis de trop longues minutes devenues une éternité au fil de la soirée, arrive enfin à 6 heures du matin pour attaquer son répertoire… prévu la veille à 22 heures. « On y va Sam ? » qu’il a dit le boss, rattrapé in extremis avant de prendre un avion pour retrouver Sylvie Vartan…
Ce 17 eme festival aura été une belle satisfaction pour la petite bande de bénévoles qui œuvre toute l’année pour lire des livres et apporte l’huile de coude le jour J !
En cette période trouble où le virus rôde toujours, la Culture a prouvé qu’elle est toujours vivante, qu’elle est vraiment essentielle, et quel bonheur tout personnel d’avoir pu croiser le fer du « ruine-babines » entre Hohner et Suzuki dans un bœuf endiablé avec mon vieux frérot d’harmonica Marko Balland sur un boogie réunissant John Lee Hooker et ZZ Top. Le bonheur se mesure aussi à de tels instants. A l’année prochaine !

Jean-Pierre Tissier

Merci à la communauté d’agglomération Durance-Luberon-Verdon, à la Ville de Manosque, ses Services techniques, notamment ses électriciens qui ont fait des miracles, les techniciens son du théâtre Jean-le Bleu (Bruno et Jérôme) qui ont magnifié ce festival, aux Disciples d’Escoffier pour la Soupe au pistou dont les deux fait-tout ont été dévorés, au food-truck Soul Kitchen de Jean-Louis Saccomano, aux Amis de San Brancaï , à Sandra Faure vice-présidente DLVA chargée de la Culture et Valérie Peisson conseillère municipale chargée du patrimoine pour leur aide. Et aux « bonnes volontés » charismatiques de l’association Blues & Polar.

 24 AOÛT 2019 : LES PREMIÈRES VOIX DE TOUTES-AURES

16e FESTIVAL BLUES & POLAR
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- Blues & Polar, en partenariat avec les Amis de Sant-Brancaï, les Disciples d’Auguste Escoffier et le Cercle philosophique et culturel de Manosque, vous propose un nouveau concept basé sur la Voix.
24 août 2017- 24 août 2019. Deux années se sont écoulées - jour pour jour - depuis notre 15e édition consacrée à La Cuisine des mots. Deux années sans festival Blues & Polar à Manosque. Deux années de répit, après quinze éditions annuelles successives faites de concerts, rencontres littéraires, films en plein air et au Lido, expositions, débats ; mais aussi d’un travail forcené réalisé par une équipe de bénévoles dévoués et formidables depuis 15 ans. Deux années de repos après beaucoup trop de stress. Deux années de réflexion aussi ; obligatoires pour laisser place aux surprises...
C’est à partir de cette pause salutaire - et grâce au soutien affectif de nombreuses personnes croisées dans la rue, les magasins, voire dans la colline en promenant le chien - qu’est né le concept des Voix de Toutes-Aures, organisé en partenariat avec les Amis de Sant Brancai, le Cercle philosophique et culturel de Manosque, et les Disciples d’Auguste Escoffier, chefs de cuisine au grand cœur œuvrant de longue date pour les enfants malades et hospitalisés.
Car Blues & Polar a toujours aimé ce lieu cultuel et culturel, où les Consuls de Manosque sont montés en pèlerinage le 21 août 1708 avec la population manosquine, après que la terre eut tremblé, détruisant de nombreuses habitations. Mais sans aucun mort, ni blessé ! Le 24 août 2019 (311 ans plus tard) les Voix seront à l’honneur à Toutes-Aures au travers du blues et de ses différentes formes dans le monde entier.
L’occasion d’une réflexion sur la vie quand les mots des écrivains deviennent des cris, qu’il y a des bleus à l’âme pour tout le monde, et que la fiction du roman noir nous apporte un vrai questionnement sur la société. Les Voix de Toutes-Aures seront-elles éphémères ou durables ? Je ne sais pas... En tout cas, elles vous surprendront ; je l’espère !

Jean-Pierre Tissier président-fondateur de Blues & Polar

  Karine Giebel Invitée d’honneur

.JPEG - Déjà venue à deux reprises àBlues &Polar, au tout début du festival, tpour son premier roman, Karine Giebel sera notre Invitée d’honneur. Avec plus de deux millions d’ouvrages signés de sa main vendus à ce jour, Karine Giebel est une des grandes signatures françaises du roman policier et noir.
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* 16 heures : accueil dans la chapelle. Ouverture des portes à 15 h 45.

 • 16 h 15 - 17 heures. Blues occitan avec Renat Sette a cappella.

JPEG - Renat Sette Voix d’or de l’Occitanie a recueilli au fil du temps qui passe, avec l’historien Jean-Yves Royer, entre Ventoux et Montagne de Lure, de très nombreux chants de travail repris à l’envi par les Provençaux et les Piémontais lorsqu’ ils travaillaient ensemble aux moissons, aux vendanges ou à la collecte des plantes aromatiques sur les flancs de Lure. Des chants transmis de génération en génération, mais en voie de perdition aujourd’hui que Renat Sette interprète a cappella comme des blues empreints d’émotion, de sueur, de sang et de larmes parfois. Preuve que le blues est avant tout la musique de toutes les émotions, quel que soit le pays où l’on se trouve, quand le labeur est rivé au corps. Renat Sette ancien maçon et restaurateur de calades en pays de Forcalquier et de Ventoux, chante désormais dans toute la Méditerranée, et bien au-delà, jusqu’au Yémen, Sénégal, Bulgarie…. Car le blues des peuples travailleurs n’a pas de frontières.
Renat Sette a chanté et enregistré avec de nombreuses grandes voix de Méditerranée, des Balkans, et de Bretagne comme le regretté barde breton Yann-Fanch Kemener (CD ci-contre) décédé en mars de cette année.
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* ENTRACTE . Buvette organisée par les Amis de Sant Brancai au profit de la restauration de la Chapelle de Toutes-Aures.
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 • 17 h 15. Hommage à Philippe Carrese et Gilles Dauvergne

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* Le 16e festival Blues & Polar des Voix de Toutes-Aures est dédié à nos amis Gilles Dauvergne, chanteur du groupe The Reverend décédé le 23 juin 2018 au matin, après un concert pour la Fête de la musique à Oraison, et Philippe Carrese parrain historique du festival Blues & Polar décédé le 6 mai après quelques semaines de lutte contre le cancer.
Gilles aurait dû se produire le 24 août 2019 à la chapelle de Toutes-Aures aux côtés de Djangolou, Benji et Alain Soler, JPEG et Philippe, devait être une nouvelle fois à nos côtés pour évoquer la vie et la société au travers de son écriture. Nous saluons leur mémoire ; qu’ils demeurent avec nous pour toujours comme ce dessin de Philippe Carrese, cadeau à Blues & Polar.
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 17h 30- 18h 30. Rencontre littéraire

Dans la chapelle de Toutes-Aures animée par Jean-Pierre Tissier avec Valérie Allam, Karine Giebel, René Frégni et Patrick F. Cavenair
- Quatre Voix qui naviguent entre la triste réalité du monde, sa férocité, ses nombreux démons, mais aussi sa beauté, sans oublier la poésie des mots, et la place des femmes et des enfants dans la société, maltraités qu’ils sont si souvent…
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JPEG JPEG Autant de sujets que nos invités évoquent en utilisant la fiction. Cet artifice qui venge le réel selon Philippe Besson, mais qui nous amène à une réflexion sur ce qui nous entoure, et nous aide à vivre tout simplement.
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 • 18 h 45. Dédicaces des auteurs

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- Karine Giebel, Valérie Allam, René Frégni et Patrick F. Cavenair dédicacerontl eurs romans sur le stand installé sous les micocouliers de la chapelle de Toutes-Aures avec l’Espace culturel Hyper U.
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** ENTRACTE. Buvette organisée par les Amis de Sant Brancai au profit de la restauration de la Chapelle de Toutes-Aures.
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A l’extérieur sous les arbres, démonstrations culinaires et soupe au pistou réalisée par les Disciples d’Escoffier au profit des enfants malades des Hôpitaux de La Timone à Marseille et Manosque.

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 19h 30 -20 h 30 : DU BLUES AU JAZZ

JPEG Avec Eyma (chant) et Perrine Mansuy (piano).
Ce qui frappe et reste après un concert d’Eyma, c’est une empreinte, un climat, et une atmosphère singulière. Car Eyma chante, parle, rit, raconte, et la frontière entre elle et son public devient alors souple, floue, et s’amenuise. Comédienne autant que chanteuse, Eyma crée avec son public un espace inédit, intime et familier. La voix est tantôt fluide et claire, limpide et suave, tantôt sombre et puissante, rauque et profonde.
JPEG À ses côtés, Perrine Mansuy, pianiste au toucher délicat qui s’est investie dans le collectif Over the Hills pour un hommage inspiré à Carla Bley en 2015. Pour ce revival Blues & Polar, elles nous proposent une sélection de standards du blues et du jazz en osmose totale avec Les 1ères Voix de Toutes-Aures. En collaboration avec Arts et Musiques en Provence.
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ENTRACTE
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 20 h 50 : LE BLUES ROOTS ET LA VOIX DE FEU D’ALAIN LEADFOOT RIVET

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- Concert dans la chapelle. Attention Places limitées ! Show final blues roots, aux racines du blues, avec Alain Leadfoot Rivet (chant) accompagné par James Pace (clavier orgue Hammond), Jean-Paul Avellaneda (guitare) leader de Mercy, et Stéphane Avellaneda (cajon) batteur attitré de longue date de la guitariste-chanteuse blues-rock serbe Ana Popovic .
JPEG Du très beau monde réuni spécialement pour le 16e festival Blues & Polar. Une ambiance semi-acoustique et intimiste qui n’empêchera nullement le groove, car le blues reste la musique de toutes les émotions.
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* TOUS CES CONCERTS ET RENCONTRES SONT GRATUITS
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Courriel : contact@ blues-et-polar.com


 LA NOUVELLE AFFICHE DE BLUES & POLAR

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- Pour sa 16e édition coïncidant avec l’avènement du nouveau concept des Voix de Toutes-Aures une nouvelle affiche conçue par Gwendal Tissier voit le jour.
Exit le mas de la Charbonnière et l’ancienne auberge de jeunesse du parc de la Rochette, c’est un pan d’histoire de Manosque qui nous accueille à la chapelle de Toutes-Aures. Un lieu emblématique pour les Manosquins qui y montèrent en procession derrière les Consuls de la ville après le tremblement de terre du 21 août 1708. Un lieu témoin d’un horrible double drame survenu en août 1900, avec l’assassinat de l’ermite qui y habitait et de son jeune neveu.
Un lieu où chaque Lundi de Pâques, que l’on soit croyant ou non, des centaines de personnes se retrouvent chaque année pour pique-niquer et partager pain, vin et saucisson en toute fraternité.

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