LA NEWSLETTER hebdomadaire - Provence Magazine
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LA PRESSE

Le grand batteur Franck MARCO également artiste-peintre, et l’écrivain Gérard SARYAN auteur de « Prison Bank Water » thriller prémonitoire et captivant qui se passe à 200 m sous l’eau avec un virus inconnu qui inquiète dangereusement seront mes invités de février.


Articles de cette Rubrique


- LA NEWSLETTER hebdomadaire

- REPORT DU 17e BLUES & POLAR AU 28 AOUT 2021

LA NEWSLETTER hebdomadaire
du jeudi 21 janvier 2021
  Sommaire  

Par les mots des écrivains comprendre les bleus à l’âme de la nature humaine. Par la voix du blues, exprimer les maux enfouis en chacun de nous. Pour y découvrir – peut-être – les racines de nos émotions.


 LES PHRASES DE LA SEMAINE

« Les mots sont une caresse ; mais un cerveau seul s’appauvrit, on a besoin de l’autre pour progresser. » Boris Cyrulnik, neuropsychiatre.

« Marcher à la baguette n’est pas vraiment dans le tempérament français et jouer à l’unisson ferait injure à leur liberté d’expression. Il serait peut-être urgent de consentir à accorder nos violons » Jean-Louis Piétri, ex-policier auteur de polar.

« La laïcité résiste au temps et c’est pour cela que les religions doivent s’y adapter et non le contraire. » Jean-Louis Bianco, président de l’Observatoire de la laïcité.


  LA PREMIERE BONNE NOUVELLE DE L’ANNEE !

JPEG Lady Gaga chante l’Hymne américain pour l’investiture de Joe Biden. Les bonnes nouvelles sont tellement rares depuis le début de cette pandémie de Coronavirus qui chamboule le monde, avec déjà plus de deux millions de morts sur la planète depuis mars 2019, que le départ du clown Donald de la Maison Blanche, hier à Washington, a sonné et résonné comme une délivrance et une espérance mondiale. Lady Gaga entonnant l’Hymne américain de sa voix merveilleuse empreinte d’émotion ; cela nous a fait chavirer le cœur de bonheur. Après quatre années de non-sens, l’Amérique retrouvait enfin un visage plus conforme à ses vraies valeurs ; notamment celle de la démocratie ! Puissent d’autres bonnes nouvelles suivre pour qu’un nouveau monde voit le jour, pour enrayer ce fléau qu’est le Covid 19. Et si cela pouvait suivre politiquement en Turquie, Hongrie, Biélorussie, Brésil… La liste est malheureusement (trop) longue de ces « grandes gueules » qui dirigent des pays pour les mener inexorablement à la catastrophe. Pensons d’abord à tout ce qui nous rassemble plutôt qu’à ce qui nous divise. Et qu’à l’ère des réseaux tellement « associaux », un adversaire d’idées ne soit pas considéré comme un ennemi. Débattre ne veut pas dire se battre. Alors, Lady Gaga continuez de chanter…

Jean-Pierre Tissier

 "TROIS QUESTIONS À...

  THIERRY MARX ET PHILIPPE FAURE-BRAC

- A la veille du passage en 2021, ces deux merveilleux artistes du goût aux originalités multiples répondent à notre Interview mensuelle « 3 Questions à… ». Histoire de finir une année 2020 à jeter aux orties et commencer la nouvelle dans de bonnes dispositions. Car la gastronomie et les vins sont deux choses « essentielles » qui savent réchauffer les cœurs, les âmes et rapprocher les peuples. Et on va en avoir sacrément besoin…
JPEG Thierry Marx, chef étoilé ** bien connu des amateurs de « Top Chef » vient de publier Celui qui ne combat pas a déjà perdu chez Flammarion. Ce chef étoilé atypique possède un parcours de vie à nul autre pareil. Jeunesse chaotique en banlieue parisienne, Parachutiste et Casque bleu au Liban, judoka de haut niveau, président national des Disciples d’Escoffier en 2014, pédagogue en faveur de l’apprentissage, amateur de polar, curieux de tout, généreux… Bref, Thierry Marx , on l’adore !
- Le Briançonnais Philippe Faure-Brac sacré « Meilleur Sommelier du Monde » en 1992 à Rio-de-Janeiro, et actuel président de l’Union de la Sommellerie française vient de publier Accords vins & mets aux éditions EPA. JPEG Philippe Faure-Brac que j’ai eu le plaisir de croiser en visitant le musée Bobby Lapointe à Pézenas (Aude), et d’échanger avec lui en toute simplicité - le temps de m’indiquer l’adresse incroyable des « Grands buffets » créés à Narbonne par le chef triplement étoilé du Vieux Puits, Gilles Goujon - s’est passionné pour le vin au lycée polyvalent Paul Arène de Sisteron où il a appris la cuisine d’abord. Puis il a poursuivi sa quête gastronomique au lycée technique hôtelier Lesdiguières de Grenoble, et enfin au lycée technique hôtelier de Nice. Il a ouvert - et dirige depuis 1984 - son propre restaurant Le Bistrot du Sommelier au 97 du Boulevard Haussmann à Paris (8ème).

 Les interviews de Thierry Marx et Philippe Faure-Brac sont en ligne sur le site www.blues-et-polar.com


GASTRONOMIE TOUJOURS..

 UN LIVRE EN PROJET POUR FREDERIC PAYAN.

JPEGFred PAYAN jeune chef talentueux Disciple d’Escoffier 04-05 ne ménage pas sa peine en cette période cruelle pour les restaurateurs et les gastronomes. Il prépare un livre où il parlera du beau Terroir des Alpes-de-Haute-Provence, superbe département de la région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur. « Le livre sera composé de pages où l’on retracera la vie d’une dizaine de personnalités du département issues de divers milieux économique, sportif, culturel, littéraire. Je leur ai demandé de choisir un des produits emblématiques du terroir tels l’Agneau de Sisteron, les amandes de Valensole, le fromage de Banon… A moi de cuisiner et de proposer des recettes gourmandes pour les refaire en famille ou à vos invités. Plus d’une soixantaine de recettes composeront le livre et certaines seront interactives ! Un grand Chef « Meilleur Ouvrier de France » m’a fait l’honneur de me suivre dans ce projet, mais je ne dévoilerai pas son nom pour l’instant. Un grand partenariat technique m’est aussi fourni par l’hebdomadaire Haute Provence Info que je remercie pour son implication. Un beau projet qui j’espère pourra voir le jour grâce aux internautes, si vous souhaitez m’aider vous aussi m’aider dans cette belle aventure. Voici le lien : https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/livre-racines-cuisine-des-alpes-de-haute-provence Chaque participation aura une contrepartie qui sera le livre et bien plus ! Si l’objectif n’était pas atteint, votre participation vous sera alors restituée.1917-


  LA CULTURE TOUJOURS A L’ARRET...

 NOS COUPS DE COEUR

 LA FLÈCHE D’OR de Joseph Conrad.

JPEG Réédition aux éditions Gaussen Sortie d’une nouvelle édition annotée par Georges Reynaud du Comité du Vieux Marseille. Il s’agit du roman dans lequel le grand écrivain Joseph Conrad revient sur sa jeunesse marseillaise. L’éditeur David Gaussen y a ajouté les autres écrits de l’auteur sur Marseille. . En librairie le 21 janvier 2021.
Dans ce roman, l’un des derniers qu’il ait écrits, Joseph Conrad s’inspire de l’époque où, jeune homme, il était venu à Marseille depuis Cracovie pour apprendre le métier de marin dans les années 1870. Comme Conrad lui-même, Monsieur Georges, jeune étranger fraîchement arrivé à Marseille, fréquente l’aristocratie et la bohème locales, et (c’est le seul élément autobiographique du roman) il est enrôlé dans un trafic d’armes en faveur des partisans de Don Carlos d’Espagne en lutte contre la Première République espagnole. M. Georges croise Rita de Lastaola, aventurière née dans les montagnes du pays basque espagnol élevée dans un milieu populaire et royaliste. Gardeuse de chèvre, elle a ensuite été la maîtresse d’un riche peintre et collectionneur dont elle hérité à sa mort d’une maison à Marseille, et d’une fortune mise au service du prétendant au trône d’Espagne. La présente édition présente également deux autres textes en rapport avec le passage de Conrad à Marseille ; un extrait de ses Souvenirs ainsi qu’un texte de jeunesse « Le Tremolino », paru aux éditions Le Miroir de la mer. Une première ébauche de ce qui sera La Flèche d’or.
* Georges Reynaud, auteur d’une étude sur Joseph Conrad à Marseille (Comité du vieux Marseille, 2021) a annoté ces textes. * Joseph Conrad, est né le 3 décembre 1857 à Berditchev, (Ukraine) et mort le 3 août 1924 dans le Kent. Il est l’auteur d’une vingtaine de romans. Éditions Gaussen Le Cardinal SARL 6, rue Crinas prolongée. 13007 Marseille. Contact : 06 99 56 47 97. Site : www.editionsgaussen.com


 DES AMES ET DES SAISONS de Boris Cyrulnik aux Editions Odile Jacob.

JPEG Sortie le 23 janvier 2021. « L’impact du milieu n’a pas le même effet sur un bébé ou sur un adulte, selon la construction physique et mentale de chacun explique Boris Cyrulnik. Ce que nous sommes aujourd’hui n’est pas ce que nous serons demain, marqués, expérimentés et souvent blessés par l’existence. Notre corps et notre esprit modifiés par la vie devront s’adapter à un monde toujours nouveau. Les hommes et les femmes, les pères et les mères, voient leurs places respectives bouleversées par une nouvelle donne qui chamboule les schémas traditionnels du masculin et du féminin et qui redistribue l’identité et le rôle de chacun dans le couple et dans la famille. Notre culture a perdu la boussole, nous naviguons à vue, bousculés par les événements, errant là où le vent nous porte. Il nous faut reprendre un cap, car nous venons de comprendre que l’homme n’est pas au-dessus de la nature, n’est pas supérieur aux animaux, il est dans la nature. La domination, qui a été une adaptation pour survivre, aujourd’hui ne produit que du malheur. »

 22 ! LES ROLLING STONES DEBARQUENT SUR ARTE TV.

* La chaine TV franco-allemande allemande diffuse des concerts superbes de tous styles, du Classique au hard-rock en passant par l’électro, le jazz, le blues… Et c’est gratuit ! Idéal avec un couvre-feu à partir de 18 heures désormais dans la Région Sud. Deux films documentaires vous sont proposés à la suite, ce vendredi 22 janvier par Arte, la chaine franco-allemande ayant l’Europe pour credo.
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22h 40 : "La vie de Brian Jones" réalisé par Patrick Boudet. 23h35 : "Somebody up there likes me" sur Ron Wood. Il semble revenu de tout. Après plus d’un demi-siècle à déchaîner les foules, Ronnie Wood, 73 ans, le plus discret des Rolling Stones, n’a toujours pas raccroché sa guitare. Il s’est en revanche assagi, en se débarrassant des addictions qui l’ont longtemps poursuivi - le cancer qui lui a coûté une partie de son poumon gauche en 2017 ne lui laissait guère le choix. Alors que le septuagénaire partage désormais son temps entre la peinture, la musique et la vie de famille, Mike Figgis lui consacre un portrait documentaire riche d’entretiens, dans lequel le musicien, toujours pétillant et gouailleur, se souvient avec gourmandise de ses folles années, avant, pendant et après les Rolling Stones.Plus d’infos : https://lnkd.in/dAXj3bD
Et aussi son album hommage à Chuck Berry : https://lnkd.in/eMirifM

* Retrouvez également les chroniques rock de Jean-François Convert de France Culture sur l’ange blond : POUR LES 50 ANS DE SA MORT : https://lnkd.in/ebuqqVX
OUT OF OUR HEADS : https://lnkd.in/e6DMW3S
HYDE PARK : https://lnkd.in/e7dZCzy


 PHILIPPE CARRESE FAIT LE MUR…

JPEG - Il nous manque tellement… Sa gentillesse, son humour facétieux et caustique parfois, son regard pertinent de cinéaste et d’écrivain, et la musique du Carrese & friends où il donnait l’impulsion fédératrice et fraternelle nous manque cruellement. Lucille Carrese, veuve de notre ami Philippe Carrese disparu le 5 mai 2019 - parrain historique du festival Blues & Polar avec Franz-Olivier Giesbert, Sylvie Giono et René Frégni vient de faire apposer une plaque commémorative sur leur ancienne maison familiale, au 1 rue de la clinique à Marseille. Un dessin de Philippe regardant la Bonne-Mère avec la faconde bien caractéristique de son esprit caustique et farceur figure sur ce marbre de mémoire. Si vous passez par-là, levez les yeux, et regardez le ciel bleu d’azur chahuté par le mistral ; regardez vers le David et cette Méditerranée parsemée de moutons blancs d’écume qu’il aimait tant, en pensant à lui. Salut mon Philou, tu es partout !!!

J.-P.T

TV : ON A VU SUR ARTE CONCERT

  LA VIE EN BLUES D’ERIC CLAPTON et SLOWHAND AT 70

* La chaine TV franco-allemande allemande diffuse des concerts superbes de tous styles, du Classique au hard-rock en passant par l’électro, le jazz, le blues… Et c’est gratuit ! Idéal avec un couvre-feu à partir de 18 heures désormais dans la Région Sud. Plus de quatre heures avec Éric Clapton. De John Mayall & the Blues breakers, en passant par Cream et Derek & the Domino’s. Passionnant, fascinant et touchant.
JPEG C’est une amitié de plus de 30 ans qui a amené Éric Clapton à confier la réalisation du documentaire Life in 12 Bars (La Vie en blues) à la réalisatrice-productrice Lili Fini Zanuck. Leur rencontre remonte à la conception de Rush (1991) avec Jason Patric, Jennifer Jason Leigh et Sam Elliott à propos de deux agents des Stups infiltrant le milieu de la drogue avant de succomber à leur tour à l’addiction. Lili Fini Zanuck en était la réalisatrice et Éric Clapton chargé de la bande originale. C’est à cette occasion qu’il composera le merveilleux et si émotionnel « Tears in Heaven » en hommage à son fils Conor (4 ans) tombé du 53ème étage d’un building à New York par une fenêtre ouverte de son appartement, quelques mois plus tôt. C’est donc un portrait sans concession – notamment sur l’addiction à l’alcool, à la drogue de longues années durant… - que dresse Lili Fini Zanuck. JPEG
« Voilà quelqu’un qui a pris conscience, dès l’âge de 8 ans, de cette idée d’être seul avec lui-même, avec sa douleur se confie-t-elle dans une récente interview à Rolling Stones. Même si le quotidien d’Éric Clapton est aujourd’hui plus lumineux, il demeure au fond de lui cet être solitaire avec sa guitare. Il reste cette personne marquée par une blessure à l’enfance et qui a mis des années ensuite à être à nouveau capable de faire confiance à qui que ce soit. Donc oui, comme tous ces artistes de blues qui l’ont tellement inspiré, il reste un homme avec sa guitare. C’est son cocon, sa bulle, son refuge… »
* ARTE CONCERT diffuse ce documentaire et le concert donné au Royal Albert Hall de Londres pour ses 70 ans, jusqu’au 8 mars 2021.
Voici le lien : https://www.arte.tv/fr/videos/093676-000-A/eric-clapton-slowhand-at-70-live-at-the-royal-albert-hall/


 PRINCE « SEXY MOTHER F ».

JPEG Il y avait en lui comme un mix de James Brown et Jimi Hendrix. Le funk irrésistible de l’un, l’incroyable jeu de guitare de l’autre, réunis pour un artiste unique qu’on a eu parfois du mal à apprécier tout de suite, tant il mélangeait les genres. Mais le Kid de Minnéapolis mort subitement en avril 2016, était un virtuose de la plupart des instruments de musique existant sur Terre. Guitariste génial, grand batteur… il est ici suivi par Oliver Schwabe qui a réalisé ce documentaire de 52 minutes en 2018. Au travers d’images d’archives et d’interviews diverses, on découvre un peu mieux ce p’tit bonhomme qui vivait pour la musique 24heures sur 24.
* Disponible sur Arte CONCERT jusqu’au 31 janvier 2021.


  MELODY GARDOT A PARIS, “SUNSET IN THE BLUE” A HUIS-CLOS

Ce concert de 58 minutes a été capté pour Arte Concert le 2 décembre dernier au Studio 104 de la Maison de la radio à Paris. Entourée des musiciens de l’Orchestre philharmonique de Radio France, masqués et éloigné physiquement les uns des autres, Mélody Gardot interprète des morceaux nés pendant le confinement du printemps où elle se trouvait à Paris et enregistrés à distance avec des musiciens du monde entier pour une œuvre aux couleurs de l’arc-en-ciel baptisée « Sunset in the Blue ». JPEG Jazz, folk, bossa-nova… sont au programme de ce moment suspendu dans le temps avec pour seules notes de satisfaction, les applaudissements feutrés des musiciens, puisque le concert a été donné à huis-clos, sans spectateurs en raison des mesures sanitaires.
* A voir actuellement sur Arte-Concert jusqu’au 2 septembre 2021. Un moment d’une qualité musicale extraordinaire et gratuit !


ORIGINAL

 NEW YORK MEMORIES de Charlélie Couture

aux éditions du Cherche-Midi.
JPEG « À travers une quarantaine de nouvelles et chroniques, je reviens sur les quinze années que j’ai passées sur Big Apple, explique Charlélie Couture. Depuis les souvenirs fébriles de mon installation, jusqu’aux raisons qui ont motivé mon retour. Dans cette ville fascinante, gigantesque, tournant sur elle-même, les espoirs s’envolent en volute ou se respirent comme des poussières carboniques JPEG
New York est une « villusion » où l’on veut croire que tout est possible, c’est aussi un révélateur de nos fantasmes. J’y ai tenu une galerie un peu particulière et fait des rencontres inoubliables, j’ai assisté à un crime, et vécu des moments d’angoisse autant que d’exaltation. Sans y avoir fait fortune, j’ai pu y être moi-même et vivre de la vente de mes œuvres (peintures, dessins ou photos). À l’opposé de la routine, souvent border line, en limite de rupture, j’y ai admis l’idée que deux jours ne se ressemblent pas et qu’on se doit d’aller chercher soi-même ce dont on à besoin... Depuis l’effondrement des tours, la ville s’est reconstruite comme elle le fait aujourd’hui encore après quatre années de déchirements... car c’est une ville-kaléidoscope, extraordinaire toujours prête à se réinventer.
En précommande : https://tidd.ly/2LqWwbm


 COULISSES

OpenMindeD et Julia Minkin en studio. OPoMindeD c’est un nouveau projet, un nouveau groupe, une façon urgente de conjurer le sort d’une époque particulière, et regarder au loin, devant. Le trompettiste Christophe Leloil a imaginé OpenMindeD au gré de ces collaborations fortes qui ponctuent une vie artistique foisonnante. Car la musique d’OMD brasse les sonorités et les influences. Autour de la guitare d’Andrew Sudhibhasilp, de la batterie de Cedrick Bec et de la basse de Pierre Fenichel, Christophe LeloiL s’offre un dialogue habité par la voix envoûtante de Julia Minkin. Ses textes évoquent Chicago, sa ville d’origine et de cœur. OpenMindeD est porté par Arts & Musiques en Provence et a reçu le soutien de nombreux acteurs de la musique en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le groupe sera en studio très bientôt, en janvier pour enregistrer un album qui paraîtra sous le label ONDE Music à l’été 2021. Renseignements : www.christopheleloil.com

GAELLE BUSWEL est dans Blues Magazine. JPEG Elle y raconte son enregistrement avec son groupe dans les mythiques studios d’Abbey road, rayon de soleil en cette année pourrie.

SAMUEL COVEL Poète et guitariste flamboyant,
accompagné de Nicolas Del-Rox à la batterie, il bouscule son temps avec avidité. Ce duo de chanson propose un univers poétique aux énergies explosives, influencé par le rock/folk des Seventies (King Crimson, Neil Young, Tom Waits), certains poètes du XIXème (Rimbaud, Baudelaire, Walt Whitman) et des artistes phares de la scène française (Babx, Noir Désir, Bashung). Sur un sol brûlé où se mêlent les sonorités d’une guitare acoustique électrifiée et d’une batterie mélodique, les cigales scandent et chantent pour leur dernière mue. Courriel : contact@atarrayaproductions.com Tel : 07 82 64 62 96.


 LES NOUVEAUTES DU POLAR.... ET AUTRES !

 DOUVE de Victor Guilbert aux éditions Hugo Thriller.

JPEG Auteur de théâtre et romancier ; Victor Guibert après avoir vécu plusieurs années à Shanghai, habite désormais Paris où il travaille comme rédacteur et blogueur en parallèle de ses activités littéraires. Son dernier spectacle, Chroniques d’un débridé, a tourné en Chine et en France durant deux ans. Douve est son premier thriller. Sortie le 7 janvier.
Le résumé : Le gamin a Douve dans les veines. Cette phrase, prononcée par son père quand il n’était encore qu’un enfant, l’inspecteur Hugo Boloren ne l’a jamais oubliée. Alors quand il apprend qu’un meurtre a eu lieu à Douve, il y voit un signe. Son père est mort, l’Alzheimer a dilué les souvenirs de sa mère ; c’est sa dernière chance de comprendre en quoi ce village perdu au milieu d’une forêt de sapins lui coule dans les veines. Tout ce qu’il sait, c’est que son père, policier lui aussi, a été envoyé à Douve il y a quarante ans pour enquêter sur la fuite médiatisée d’un Islandais accusé de meurtre, et que sa mère, journaliste, l’a accompagné pour écrire un livre sur l’affaire. Que s’est-il passé là-bas et pourquoi ont-ils toujours refusé d’en parler ? Armé du livre écrit par sa mère, Hugo Boloren va plonger dans ce village peuplé d’habitants étranges, tous unis par un mystère qui semble les hanter. Au fil de son enquête, une question va bientôt s’imposer : et si le meurtre qui a récemment secoué le village était lié au séjour de ses parents, quarante ans plus tôt ?


 MANNATHAN SUNSET de Roy Braverman.

JPEG Après la trilogie nord-américaine (Hunter, Crow et Freeman), place à New York ! Plus connu sous le pseudonyme de Ian Manook, il est l’auteur de la trilogie Yeruldelgger (385 000 exemplaires vendus) pour laquelle il a reçu le Prix des Lectrices de Elle, le Prix SNCF et le Prix Quais du Polar.
En librairie le 4 février aux éditions Hugo Thriller.
Le résumé : Un New York sombre et violent, avec des rues comme des canyons dans lesquels la vie se perd et la mort s’engouffre. Avec fracas parfois, comme lorsqu’elle vient saisir une petite fille, retrouvée assassinée, le corps mutilé, au milieu d’un amas d’épaves de voitures. En équilibre précaire, accroupi tout en haut d’une pile de carrosseries déglinguées, Pfiffelmann interroge son partenaire, l’inspecteur Donnelli : « Alors, tu en dis quoi ? » Un début d’enquête somme toute normal. sauf que « Pfiff » est un fantôme, qui exige lui aussi la vérité sur les circonstances de sa mort. Comme si Donnelli n’avait pas déjà tout son soûl de crimes, d’obsessions et de vengeances.
Comme si la ville ne lui avait pas déjà arraché un lourd tribut. Pourtant, une fois par an, New York lui offre aussi un instant magique, lorsque le soleil couchant symétrique et flamboyant du Manhattanhenge prend la 42e rue en parfaite enfilade. Une illumination divine, comme la révélation d’un indice éclaire un crime d’une lumière nouvelle.
Avant que tout, la ville comme la vie de Donnelli, ne sombre à nouveau dans la nuit. Un polar noir et puissant, dans une ville que l’on croit connaître mais dont Roy Braverman offre un portrait inédit, aussi tragique et attachant que ses autres personnages, aussi à l’aise dans l’humour que dans le suspense, et porté par une écriture remarquable.


 L’ENFANT DE LA PROCHAINE AURORE

PNG de Louise Erdrich aux éditions Albin Michel. Le résumé : Il y a trente ans, Margaret Atwood écrivait La Servante écarlate, portrait d’une société où les femmes devenaient des esclaves de la procréation. Aujourd’hui, Louise Erdrich expose dans son nouveau roman, L’Enfant de la prochaine aurore, sa propre vision de l’avenir. L’idée que l’évolution pourrait se mettre tout à coup à régresser semble à première vue fantaisiste, mais dans ce roman onirique plein de suspense, cela devient une analogie pertinente de la dégradation de notre environnement. Suite à une apocalypse biologique, les animaux se voient soudain transformés en créatures aussi psychédéliques qu’inquiétantes : une libellule avec des ailes immenses et "des yeux verts aux reflets dorés de la taille d’une balle de base-ball", par exemple…


 JEUX DE DUPES de Maud Tabachnik (City éditions).

JPEG Sortie le 13 janvier chez City éditions. Le résumé : Détesté par sa femme, méprisé par sa fille, Abbot ne trouve du réconfort que dans l’écriture. Il vient de terminer un roman qu’il s’apprête à envoyer à un éditeur. Mais un jour, l’impensable se produit : il oublie son manuscrit dans un taxi. Et quelques mois plus tard, le livre est publié sous le nom d’un autre et devient un best-seller ! Qui est l’usurpateur ? Comment dénoncer son imposture ? Abbot retrouve sa trace et entre à son service en devenant son secrétaire particulier. Il le suit même jusqu’en Californie, où les droits du livre viennent d’être vendus à Hollywood. Progressivement, la fascination d’Abbot pour celui qui a aussi facilement endossé sa création se mue en une haine irrépressible. Mais s’il l’élimine, son œuvre risque également de passer aux oubliettes. À moins que ? Pour se venger, Abbot commence à enclencher une formidable machination...


 SOLITUDES de Niko Tackian aux éditions Calmann-Lévy.

PNG Après l’immense succès de Avalanche Hôtel... Aujourd’hui, Clara n’est plus qu’un dossier sur le bureau de Tomar Khan. On vient de la retrouver morte, flottant dans le magnifique bassin Art déco d’une piscine parisienne. Le suicide paraît évident. Tomar est prêt à fermer le dossier, d’autant qu’il est très préoccupé par une enquête qui le concerne et se resserre autour de lui. Mais Rhonda, son adjointe, ne peut comprendre pourquoi une jeune femme aussi lumineuse et passionnée en est venue à mettre fin à ses jours. Elle sent une présence derrière ce geste. Pas après pas, Rhonda va remonter jusqu’à la source de la souffrance de Clara. Il lui faudra beaucoup de ténacité et l’appui de Tomar pour venir à bout de cette enquête bouleversante.


 LE TRAIN DES ENFANTS de Viola Ardone aux éditions Albin Michel.

PNG Le résumé : Les petits sont terrorisés. Mais Antonietta, célibataire sans ressources, n’a pas le choix. Là-bas, Amerigo mangera à sa faim et sera scolarisé. Le garçon va donc prendre le train des enfants, comme des milliers d’autres… Après une visite médicale, il reçoit des vêtements chauds et, pour la première fois de sa vie, des chaussures neuves – elles vont longtemps le fasciner. Dans le train, il se lie d’amitié avec deux enfants de son quartier.
Quand ils arrivent à Bologne, il neige. Le PCI local a organisé une fête, avec fanfare et banderoles, mais surtout buffet à volonté… sur lequel les enfants se ruent. Puis les familles décident du ou des enfants qu’elles abriteront. Dernier à être choisi, Amerigo repart avec Derna Scandali, une jeune célibataire, politiquement très engagée...


 CAROLE & CLARK de Vincent Duluc aux éditions Stock.

JPEG Sortie le 13 janvier. Vincent Duluc est l’auteur chez Stock de trois récits très remarqués et salués par la presse (Le Cinquième Beatles, Un printemps 76 et Kornelia). Il est le leader de la rubrique football de L’Équipe depuis plus de vingt ans.
Ils étaient plus que des stars de cinéma. Ils étaient le couple rêvé, un feuilleton national. Entre 1930 et 1940, Carole Lombard et Clark Gable incarnaient une certaine idée du bonheur et Hollywood qui aimait les chimères était à leurs pieds. Elle était le glamour, elle était drôle, parlait comme un marin, imposait sa loi. Son charme agissait comme un sortilège, sur certaines photos elle était presque nue et on ne regardait que ses yeux. Il était l’homme qui embrassait les femmes, une aura reposant toute entière sur un geste originel, une manière d’agripper sa partenaire par le bras, qui disait où était le pouvoir, où était l’électricité. Il était la star de Autant en emporte le vent, elle irradiait dans La Joyeuse suicidée, ils s’étaient rencontrés sur le plateau d’Un mauvais garçon. Il est possible que tous les deux aient eu moins de partenaires à l’écran que dans la vraie vie. Ils essayeraient de rester ensemble au milieu du désir des autres, dans ces existences irréelles que les studios contrôlaient et inventaient, même. Du fantasme à l’envers du décor, de l’ironie à la tendresse, ce serait Elle & Lui, et puis Lui sans Elle, une succession de remords et de rédemptions, un crépuscule essoufflé, avant de s’allonger à ses côtés sous le marbre de Los Angeles.


 LE DICTIONNAIRE AMOUREUX DU POLAR selon Pierre Lemaître (éditions Plon).

JPEG Prix Goncourt 2013 pour le merveilleux Au revoir là-haut porté extraordinairement au cinéma par Albert Dupontel, Pierre Lemaître a débuté par le polar. Et il nous a choisi ses coups de cœur. « C’est à un écrivain que l’éditeur a confié ce Dictionnaire amoureux précise Pierre Lemaître. Je parlerai donc en lecteur et en romancier. Il y aura des oublis impardonnables, des injustices, des jugements contestables. C’est inévitable mais je ne fais que respecter le projet de cette collection : c’est le dictionnaire de ce que j’aime (à quelques oublis près). Nos amis italiens et espagnols (ils ne sont pas les seuls) ne font guère de distinction entre « roman noir » et « roman policier ». Mais comme en France, nous la faisons, en toute logique ce dictionnaire devrait ne comprendre que des entrées concernant le roman policier. Si vous en êtes d’accord, ce sera ma première licence : je parle d’un univers littéraire qui est le mien, on y trouvera aussi bien du « polar » que du « noir ». J’espère que ce Dictionnaire amoureux réservera au lecteur quelques-unes de ces satisfactions, mais aussi quelques surprises, quelques découvertes… Je crois que les Fragments d’un discours amoureux (1977) peut être considéré comme l’ancêtre des Dictionnaires amoureux. Puisqu’il correspond très exactement à mon projet, je reprends donc ici, à la lettre, l’exergue de Roland Barthes : C’est donc un amoureux qui parle et qui dit : » Tarif : 27€. 816 pages.


 ROSINE de Sandrine Cohen (Editions du Caïman).

PNG Scénariste, réalisatrice de fictions et de documentaires, Sandrine Cohen publie son premier polar Rosine, une criminelle ordinaire dans la Collection Polars des éditions du Caïman de Jean-Louis Nogaro. Le résumé. Clélia Rivoire est enquêtrice de personnalité, elle intervient quand un suspect est en passe d’être jugé. Elle ne cherche pas donc pas qui a tué, mais pourquoi. Qu’est-ce qui fait qu’un jour un homme, une femme ordinaire, bascule et devient un criminel ordinaire ? Rosine Delsaux, une femme, une mère, une amie parfaite, tue Un jour, ses deux filles. Elle les noie. Elle ne sait pas ce qui s’est passé, comment a-t-elle faire ça ? Elle culpabilise, s’accuse d’être un monstre. On ne tue pas ses deux filles comme ça. Il y a forcément quelque chose dans la vie de Rosine qui a « permit » ce crime. Avec l’aide de Rosine, Clélia va rechercher quoi. Tarif : 13€. 236 pages.


 VIE ET MORT D’UNE LÉGENDE BIGOUDÈNE de Pierre Pouchairet (éditions du Palémon)

JPEG Quand une ancienne star du rock est sauvagement assassinée à son domicile de Pors Carn à Penmarc’h en Bretagne, non loin de la baie des Trépassés, la Police Judiciaire de Brest, avec Léanne Vallauri à sa tête se retrouve chargée de l’enquête.
La chef de la Brigade longtemps en service sur la Côte d’Azur à Nice, va devoir s’immerger dans les coulisses de la foisonnante scène bigoudène des années 60-70. Pour cette passionnée de musique, ce serait presque un plaisir si elle n’avait pas, en parallèle, à surveiller les agissements d’un nouveau collègue dont les méthodes perturbent quelque peu son service… Dans ce nouvel opus, mêlant aventure et action, Pierre Pouchairet ami fidèle de Blues & Polar nous propose de remonter le temps et d’évoquer l’épopée du rock en pays bigouden. Tarif : 10€. 400 pages.


  IMPACT SIGNÉ OLIVIER NOREK

JPEG - Le résumé : Face au mal qui se propage et qui a tué son fils, pour les millions de victimes passées et les millions de victimes à venir, Virgil Solal entre en guerre, seul, contre des géants. Car, il n’y a pas qu’un seul meurtrier. Ils sont des milliers... et les victimes sont des millions. Pour prouver à tous la menace qui pèse sur l’humanité, il sera forcé de tuer à son tour... C’est l’histoire d’un monstre qui existera bientôt. C’est l’histoire d’un monstre que nous construisons jour après jour. C’est l’histoire d’un monstre. Et vous serez de son côté.
Code 93, Territoires, Surtensions, Surface : tous les romans d’Olivier Norek ont une dimension humaine qui va bien au-delà de la traque d’un coupable et d’un suspense adroitement maîtrisé. Mais il arrive aussi que certains grands problèmes de l’humanité l’emportent sur la simple enquête de police et deviennent des fresques sociales bouleversantes. Ce fut le cas pour Entre deux mondes, qui a profondément marqué des centaines de milliers de lecteurs. C’est manifestement le cas de ce prochain roman baptisé Impact. Tarif : 19,95 €.


  DEEP BLUES de Robert Palmer (Editions Allia).

JPEG Deep Blues est le livre définitif sur le blues, cette musique qui fut la plus influente du siècle passé. Le récit de sa genèse se double néces¬sairement de celui de l’exode. Car raconter l’histoire du Blues revient à raconter celle des esclaves noirs : enlevés d’Afrique, broyés par la ségrégation raciale et exploités dans les plantations, les ini¬tiateurs du blues trouvèrent dans la musique leur salut. Certains s’en servirent pour exorciser leurs démons ; d’autres, comme Robert Johnson, n’hésitèrent pas à vendre leur âme au diable. Si le blues est un genre musical, c’est aussi un état d’esprit, une mystique. C’est la recherche d’une voix singulière pour faire oublier le quotidien sordide et les malheurs sentimentaux. Deep Blues dévoile une mosaïque de portraits saisissants : Muddy Waters, Robert Johnson… Mais le blues ne saurait se résumer à quelques grands noms. Comme toute musique populaire, il résulte d’une réappropriation continue de son répertoire par de nouveaux musiciens. Le blues, davantage que le reflet d’une vie d’esclave, en constitue plutôt le dépassement : une musique libre qui se passera toujours de propriétaire. 448 pages. 25 €


 PRIX EDGAR-FAURE 2020. LA RÉPUBLIQUE POUR CREDO

JPEG JPEG - Le Prix Edgard Faure 2020 consacrant les deux Meilleurs ouvrages politiques de l’année a été remis par Caroline Haddad actuelle présidente de l’association Edgar-Faure à Alain Juppé pour son ouvrage « Mon Chirac » paru aux éditions Taillandier et au rabbin Haïm Korsia pour « Réinventer les aurores » paru aux éditions Fayard. L’association Edgard Faure a pour président d’honneur le psychologue Rodolphe Oppenheimer petit-fils de l’ancien président du Conseil Edgar-Faure, qui fut également musicien, pianiste, et compositeur de nombreuses chansons françaises bien connues. Son petit-fils a marché sur ses pas dans le domaine musical car c’est un grand amateur de rock et de blues à qui nous avions consacré une longue interview toujours disponible sur le site www.blues-et-polar.com


 LA MORT DU TEMPLE TOME 2 d’Hervé Gagnon (Editions Hugo)

JPEG La fin de l’ordre approche. Mais où est passé le trésor des Templiers ? Paris, 1307. Après avoir appris ce qu’il transportait vraiment dans le convoi attaqué par des brigands, Hugues de Malemort doit faire un choix : abjurer sa foi ou mourir. Ayant choisi la vie, il apprend que l’apôtre Thomas a prophétisé sa venue, voilà treize siècles, et qu’il lui a laissé un texte qu’il devra comprendre. Avec l’aide de Gersande Bentivoglio, de Pierre de Marseille, de Johannès, de Raoul et de Besson, il suit la piste ensanglantée de la pierre philosophale dans les rues de Paris et dans les moindres recoins de la commanderie alors qu’autour de lui, le Temple s’effondre et que meurent tous ceux qui lui sont chers.
Un seul indice le guide : celui qu’il cherche porte à l’avant-bras droit une cicatrice rappelant un serpent. Une semaine. C’est tout ce qu’il reste avant que l’Ordre du Temple ne soit détruit. Une semaine pour renier la foi, cracher sur la croix et retrouver la pierre philosophale avant qu’elle ne fasse encore plus de mal. Mais le Mal n’est jamais là où l’on pense le trouver. Tarif : 17,95€


 LES JARDINS D’HIVER

de Michel Moatti (HC éditions) Un thriller historique entre l’Argentine des années soixante-dix et le Paris d’aujourd’hui. PNG Au fond de la mémoire, quand la réalité vacille. Buenos Aires, 1979. Qui est vraiment Jorge Neuman ? Un écrivain populaire, figure de la résistance à la junte militaire au pouvoir ? Ou un homme totalement détruit par la disparition de sa fille, puis de sa femme ? J’ai rencontré Jorge Neuman par hasard, en pleine Guerre sale. Je l’ai ramassé sur le bord de la route, alors qu’il venait de s’enfuir d’un camp. Il m’a raconté, m’a ouvert les yeux. Il a voulu que je dise au monde entier ce qui se passait dans son pays, mais j’ai eu peur. Je suis rentré en France et lui a disparu. Aujourd’hui, quarante années plus tard, je recherche ses traces partout où il a pu en laisser. Je cherche ceux qui ont croisé sa route, comme le sinistre capitaine Vidal, qui a sans doute assassiné celles qu’il aimait. Je cherche, et maintenant j’ai peur de ce que je vais trouver. 288 pages Tarif : 19 €. * Journaliste, puis professeur à l’université, romancier, Michel Moatti est l’auteur de Retour à Whitechapel, unanimement salué par la critique et de Tu n’auras pas peur, prix Polar de Cognac 2017.


  LAURÉAT DU QUAI DES ORFÈVRES "CAP CANAILLE" DE CHRISTOPHE GAVAT

JPEG - Christophe Gavat (32 ans de police) a traversé la France, ces grandes affaires qui vous happent et ces petites du quotidien qui vous marquent. Il a déjà publié deux témoignages et un roman. Son premier livre a été adapté par Olivier Marchal pour France 2.
Le résumé. Ancien du 36, désormais en poste à Marseille, Henri Saint-Donat est confronté à son premier « barbecue ». Un règlement de comptes en vogue parmi les trafiquants de la cité phocéenne, qui consiste à enfermer un corps dans le coffre d’une voiture à laquelle on met le feu. Flanqué d’équipiers hauts en couleur, le commandant commence l’enquête, mais la piste de la guerre des gangs ne donne rien. Lorsque
l’identité de la victime est enfin confirmée, les choses prennent un nouveau tour car Henri a connu cette personne autrefois à Paris, et elle n’avait pas du tout le profil pour finir sa vie dans une voiture incendiée par des dealers marseillais…
* Cap Canaille est déjà en vente ; utilisez les « Drive » des librairies !


 « LA DÉSOBEISSANCE D’ANDREAS KUPPLER » de Michel Goujon (Editions Héloïse d’Ormesson).

Comment s’instaure une dictature ? Peut-on, en son sein, refuser le système fasciste ? Dans les pas d’Andreas Kuppler, pris dans la tourmente de l’Histoire, on pense à Seul dans Berlin. À l’instar de Hans Fallada, Michel Goujon nous plonge dans cette époque où les silences nourrissaient la terreur et la propagande la peur. Un monde où les notions bien et le mal s’estompaient, jusqu’à se confondre. La Désobéissance d’Andreas Kuppler roman a été adapté en BD aux éditions Delcourt !


 L’ÉVENTREUR DU PALAIS ROYAL de Sylvain Larue (Editions De Borée)

JPEG – A Blues & Polar, on connaît Sylvain Larue pour son remarquable livre sur la dynastie familiale des Desfourneaux, ces bourreaux français qui se transmettaient la guillotine des prisons ou des places publiques au petit matin, de père en fils. Passionné de faits-divers Sylvain Larue nous propose cette fois un opus sur L’Eventreur du Palais-Royal. Une enquête policière où se mêlent dames de petites vertus et fine lame. Un matin d’été 1855, Magon, le meurtrier sadique de prostituées, est conduit à l’échafaud. Mais jusqu’au bout, il clame son innocence. Il est à peine exécuté que le corps d’une femme atrocement mutilé est retrouvé. L’hypothèse d’une erreur judiciaire éclate dans la presse… Alléchant !


 L’INCONNU DE LA FORET de Harlan Coben (éditions Belfond).

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Le maître incontesté du thriller vous emmène en balade, mais attention, celle-ci pourrait bien être sans retour… Avec L’Inconnu de la forêt, publié ce 15 octobre aux éditions Belfond, Harlan Coben démontre une fois de plus son talent pour les fausses pistes et les twists. Immanquable et définitivement savoureux. Le point de départ : une lycéenne discrète et méprisée par ses camarades s’évanouit un jour dans la nature sans crier gare et sans que personne ne s’en soucie. Puis, un autre adolescent disparaît à son tour, mais lui est le fils chéri d’un couple de producteurs télé puissants et liés aux plus hautes sphères de la politique. Une histoire de disparition donc, mais pas si simple que ça. Car dans un roman de Harlan Coben, ce qui paraît facile vous emporte rapidement sur un terrain bien plus complexe. Fausses pistes, fils à dénouer, coups de théâtre, avec L’Inconnu de la forêt, l’auteur américain signe un thriller intense et troublant, mais aussi diablement dans l’air du temps. L’auteur aux plus de 75 millions de livres vendus dans le monde n’a pas fini de faire passer des nuits blanches à ses fans. Via son contrat d’exclusivité signé en 2018 avec Netflix, deux de ses romans (Intimidation et Dans les bois) ont d’ores et déjà été adaptés en format mini-série. Au total, 14 de ses romans s’offriront une seconde vie sous la forme de films ou de séries. Le prochain sur la liste ? Innocent, publié en 2006 chez Belfond, actuellement en tournage en Espagne.
À découvrir également : la version audio de L’inconnu de la forêt (éditions Lizzie), lu par la comédienne Audrey Fleurot et les remises en vente de quatre titres phares d’Harlan Coben : Ne le dis à personne, Innocent, Rupture de contrat et Balle de match.


 LAISSE PAS TRAINER TON FILS de Rachid Santaki (éditions Filature (s).

– Rachid Santaki écrivain de polar, scénariste propose une docu-fiction inspirée d’un faits-divers macabre réel et d’une enquête auprès du réel. Il analyse ces rixes entre mineurs qui se banalisent et font de plus en plus de victimes, en nous tirant la sonnette d’alarme en raison de la diffusion de ces images terrifiantes sur les réseaux sociaux.
- Automne 2017. Sofiane, un adolescent filme le lynchage d’un jeune, torturé, dénudé et jeté dans un canal. Les auteurs sont arrêtés quelques jours plus tard et le corps retrouvé à 200km du lieu où ont été tournées ces images morbides et révoltantes. Sofiane (17 ans) n’a pas porté de coups mais a tout filmé. Il a laissé ses complices tuer un jeune garçon pour 500€. Il a été arrêté et incarcéré. Sortie le 23 octobre.


 CANNIBALE de Danièlle Thierry aux éditions Syros

JPEG – Gérard Collard nous en a mis l’eau à la bouche lors de sa présentation dithyrambique dans Le Magazine de la santé, sur France 5 aux côtés de Marina Carrère d’Encausse, grande fan du genre. L’une des premières femmes nommée commissaire Divisionnaire en France en 1969, est devenue depuis une référence du Polar français. Elle nous livre Cannibale, un thriller époustouflant selon notre bibliothécaire médiatique préféré. Danièle Thierry est l’auteure de "Mauvaise graine" et "Le sang du Bourreau" (chez Lattès, 1995 et 1996), "Mises à mort" (Robert Laffont, 1998) "Et pire si affinités...", "Origine inconnue" et "Affaire classée". Le pitch : Victime ou manipulatrice ? Vous avez des raisons d’avoir peur. La nuit de la fête de la musique, une jeune fille est retrouvée au bord d’une route, incohérente et désorientée, incapable de dire qui elle est. Dans la forêt toute proche, un groupe de lycéens célèbrent le début de l’été, mais l’ambiance a du mal à décoller. Ils ont participé à une course d’orientation « sans portables ni objets connectés », et deux d’entre eux manquent à l’appel. Personne n’a revu Roxane et Rafaël depuis le matin. À l’hôpital, l’inconnue apparue sur la route sort doucement de sa léthargie et livre au capitaine Marin ses premiers mots…


 STORIA & la crème du Thriller pour soutenir ELA

JPEG Hugo Poche suspense est fier de s’être associé à l’association ELA pour un superbe projet : STORIA, à paraître le 15 octobre. Le projet Storia, ce sont dix-sept auteurs de thriller qui s’engagent pour créer un recueil de nouvelles dont l’intégralité des dons seront reversés à l’association ELA pour accompagner et soutenir les enfants atteints de leucodystrophobie. Le point commun de leurs textes, ce sont autant de réécritures de contes, originales, contemporains ou encore décalées... Parmi les auteurs vous retrouverez : Nicolas Beuglet, Roy Braverman et Ian Manook, Armelle Carbonel, Jacques Expert ; Johana Gustawsson, Vincent Hauuy ou encore Mo Malo et Jérôme Loubry.


  Les MAL-AIMÉS de Jean-Christophe Tixier en Livre de poche

JPEG Les Mal-aimés quittent le lieu sous le regard des paysans qui furent leurs geôliers. Quand, dix-sept ans plus tard, sur cette terre reculée et oubliée de tous, une succession d’événements étranges se produit, chacun se met d’abord à soupçonner son voisin. On s’accuse mutuellement du troupeau de chèvres décimé par la maladie, des meules de foin en feu, des morts qui bientôt s’égrènent... Jusqu’à cette rumeur, qui se répand comme une traînée de poudre : « ce sont les enfants qui reviennent ». Comme si le bâtiment tant redouté continuait de hanter les mémoires.


 DÉVIATION NORD de Thierry Berlanda aux éditions De Borée.

JPEG Sorti le 3 septembre. - Le soir de Noël, Milton Walsh, un chirurgien respecté, son épouse Emily, une jeune anesthésiste, et leur fille Lola, s’engagent sur les routes enneigées pour aller fêter le réveillon avec leur famille : ils ne parviendront jamais à destination ! Pour tenter de les retrouver, l’adjudant-chef Lehmann, qui n’hésite pas à s’affranchir des procédures, et Emilie Casanave, perspicace mais dénuée de second degré, vont affronter un danger que personne n’aurait pu anticiper.


  PRENDRE UN ENFANT PAR LA MAIN de François-Xavier Dillard chez Belfond.

JPEG - Loin du refrain de la chanson tendre d’Yves Duteil, François-Xavier Dillard nous entraîne dans l’univers glauque et affolant des disparitions d’enfants, toutes plus mystérieuses que les autres, notamment quand on ne trouve ni explication, ni corps ! Ce sixième roman nous ramène à la disparition de Clémentine lors du naufrage d’un voilier. Les parents Sarah et Marc sont rongés par la tristesse et la culpabilité. Jusqu’à ce que de nouveaux voisins emménagent sur le même palier. Leur enfant, Gabrielle rappelle Clémentine aux yeux de Sarah. Et comble du hasard, elles sont nées le même jour. Mais lorsque la mère de Gabrielle signale la soudaine disparition de l’adolescente, l’incertitude et l’attente deviennent insoutenables. Et les démons de Sarah se déchainent une seconde fois. Sortie ce jeudi 1er octobre


 Retrouvez nos commentaires de lecture sur le site www. blues-et-polar.com Rubrique ON A LU


ALBUMS : LES NOUVEAUTÉS

 DÉCOUVREZ « LUCIA » AVEC LE TRIO ZEPHYR.

« L’obscurité ne chasse pas l‘obscurité, seule la lumière peut le faire". Martin Luther King. « L’obscurité ne chasse pas l‘obscurité, seule la lumière peut le faire". Martin Luther King. - Un après-midi d’avril 2000, les trois musiciennes du trio Zéphyr composent leur premier chant sur une plage méditerranéenne. Pour célébrer leurs vingt ans de carrière, voici " Lucia", un nouvel opus paru chez E.motive records / l’autre distribution. Delphine Chomel (violon-chant), Marion Diaques (alto-chant) et Claire Menguy (violoncelle-chant) nous y entrainent dans un voyage à travers les musiques du monde, le Classique, les improvisations jazz et les mélodies de l’Est. Le projet « Lucia » est né de cette belle fin d’après-midi 2000. En 2020, mille concerts et cinq albums plus tard, cette lumière est toujours présente « essence même de notre création, cœur de notre histoire et de notre amitié" disent-elles. Héritières des chants archaïques, folkloriques ou sacrés, elles puisent au cœur de leurs racines humaines laissant la voix guider ce nouvel album anniversaire et les cordes en tisser le décor. « Lucia » nous conte un récit primordial, originel, d’une joute infinie et subtile entre l’ombre et la lumière.


 MIQÈU MONTANARO & SISSY ZHOU

LAVANDE & JASMIN JPEG - Vous pouvez soutenir la création musicale de Sissy Zhou et Miqéu (prononcez Miquéou) Montanaro en participant à sa réalisation. Si vous ne connaissez pas Montanaro, sachez que ce Haut-Varois est une star internationale dans les Balkans, en Hongrie, Roumanie... où il a créé le fameux groupe Vent d’Est dont les enregistrements en public sous chapiteau, sont de pures merveilles. Ce flûtiste traditionnel qui joue une multitude d’instruments y est connu comme le loup blanc ainsi qu’en Asie. Et on le voit parfois à la télévision le dimanche matin, sur France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur dans l’émission en provençal Vaqui animée par Frédéric Soullié. Il vient de réaliser un album aux senteurs occitanes joliment nommé "LAVANDE et JASMIN" en coproduction avec nos amis de Arts et Musiques en Provence et de l’Institut International des Musiques du Monde. Sissy Zhou née dans le berceau de la musique traditionnelle chinoise a tourné en Europe, en Asie, et aux Etats-Unis avant de poser en Provence, à la suite de l’invitation de l’ARCADE-Provence-Alpes-Côte d’Azur. Elle maitrise l’art du Gu Zheng, cette imposante cithare à corde pincées dont l’origine remonte à plus de 4000 ans.
Par sa sensibilité troublante et sa maîtrise, cette jeune chanteuse-instrumentiste offre une plongée unique dans le royaume de la grande Chine antique. Égrenant ses 21 cordes comme un ballet facétieux de gouttes d’eau tombées du ciel, Sissy Zhou dévoile en solo des paysages sonores rayonnant de sérénité zen. Découvrez cette rencontre musicale unique avec Miqèu Montanaro : https://lnkd.in/eu7KDtu


  LE DUO INTERMEZZO JOUE ASTOR PIAZZOLA « LIBERTAD »

JPEG - Après des mois de travail acharné, de lutte contre vents et marées, et d’innombrables obstacles à surmonter, le livre disque LIBERTAD, Astor Piazzolla, l’étonnant voyage d’un homme libre prend depuis quelques jours son envol dans une période où nous avons toujours plus besoin de culture, de musique, d’art et d’évasion. Alors si vous n’avez pas encore envoyé votre liste au Père Noël, cette lettre d’information est faite pour vous car, depuis le 1er décembre, LIBERTAD est disponible dans tout le réseau national des librairies, chez votre libraire préféré et sur le site des Éditions Parole.
À la réception de Libertad - Astor Piazzolla, l’étonnant voyage d’un homme libre, nous l’avons directement placé sur notre table "Coups de cœur" ». Librairie Jaubert à Riez (04).


  POPA CHUBBY AVANCE MASQUÉ !

Le nouveau single du bluesman engagé “Baby put on your mask” - extrait du prochain album sortira en mars 2021 chez Dixiefrog / Pias. – est déjà à l’écoute sur les plateformes musicales de streaming.


  DU SOUL ROOTS AVEC THE TIBBS

JPEG On adore ! L’album Another shot fired est le deuxième opus des Tibbs, groupe fondé à Amsterdam en 2012. Après un premier EP Cleaned out en 2014, puis un LP en 2016, Takin Over, et de multiples concerts à travers l’Europe, la chanteuse Elsa Bekman a décidé de poursuivre sa carrière en solo fin 2018. Roxanne Hartog intègre alors le groupe et s’y s’insère naturellement. Elle y apporte également ses talents d’autrice, tandis que les musiciens continuent de forger un son impeccable, digne des grandes années Stax ou Tamla Motown.
Ce disque, enregistré à Amsterdam, a d’ailleurs été masterisé à Nashville par le vétéran soul Bob Holsen, à l’origine de plusieurs hits chez Motown durant les années d’or des seventies. La voix de Roxanne, à la fois énergique sensuelle, possède certaines intonations qui font parfois penser à Adèle. Autant à l’aise dans les rapides et roots, sa voix nous emmène en tourbillon, ou nous berce avec une sensualité subtile. Quant au groupe, il démontre son groove irrésistible, et une cohésion parfaite, jusque dans le morceau final, uniquement instrumental. * Étiquetté funk, rythm & blues, R’n’B, soul Another shot fired sort chez Record Kicks le 20 novembre. Les pré-commandes de l’album (CD, LP et en format numérique) sont disponibles sur Bandcamp. “Damaged Heart parle de l’incertitude qu’on pourrait emporter avec soi des expériences passées quand on commence une nouvelle relation et de la peur de ne pas être capable de donner soi-même complètement à l’autre.
* Infos Sophie Louvet.


 PINK FLOYD

  RÉÉDITION DE DELICATE SOUND OF THUNDER (1988)

PNG Warner Music annonce la sortie ce 20 novembre de Delicate sound of thunder (film et l’album live) nommés aux Grammy awards. Il sera disponible en blu-ray, dvd, triple-vinyle, double-cd, édition de luxe et remixé en surround 5.
Disponible en nombreux formats, la réédition de Delicate Sound Of Thunder capture le groupe à son sommet. En complément de l’incontournable album live et de sa captation (restaurée et remontée à partir des films 35mm d’origine et remixée en surround 5.1) présente dans le coffret The Later Years, toutes les éditions comprennent un livret photo de 24 pages. L’édition 4 disques propose un livret photo de 40 pages, l’affiche de la tournée et des cartes postales. Le coffret triple-vinyle 180-grammes contient 9 titres absents de l’album original paru en 1988, tandis que l’édition 2-CD contient 8 titres de plus que l’édition originale.
Pink Floyd a effectué un retour triomphal en 1987. La légendaire formation britannique formée en 1967 venait de perdre deux de ses membres fondateurs : le claviériste/chanteur Richard Wright, qui avait quitté le groupe pendant les séances d’enregistrement de The Wall en 1979, et le bassiste et parolier Roger Waters, qui était parti pour démarrer une carrière solo en 1985, peu de temps après la sortie de The Final Cut, en 1983.
Le guitariste/chanteur David Gilmour et le batteur Nick Mason ont relevé le défi avec l’enregistrement de l’album multi-platine A Momentary Lapse Of Reason, qui avait également vu le retour de Richard Wright.
Sorti en septembre 1987, A Momentary Lapse Of Reason a été rapidement salué par les fans du monde entier qui se sont précipités pour assister à la tournée qui avait démarré quelques jours après la parution de l’album. Cette tournée avait accueilli plus de quatre millions de fans à travers le monde pendant plus de deux ans, un record et une célébration du talent et de l’intérêt sans bornes voué à Pink Floyd.
Originellement filmée par Wayne Isham en août 1988 au Nassau Coliseum de Long Island, (visible sur Arte concert) l’édition 2020 de Delicate Sound Of Thunder puise ses sources dans plus de 100 bobines de négatifs 35mm originaux soigneusement restaurés et transférés en 4K, puis intégralement remontés par Benny Trickett, à partir des images restaurées sous la direction artistique d’Aubrey Powell/Hipgnosis. Le son a également été remixé à partir des bandes multipistes d’origine par Andy Jackson, l’ingénieur du son de longue date de Pink Floyd, avec le concours de Damon Iddins. Pink Floyd lors de cette tournée avait à ses côtés : Jon Carin (claviers, chant), Tim Renwick (guitare, chant), Guy Pratt (basse, chant), Gary Wallis (percussions), Scott Page (saxophone, guitare), Margret Taylor (chœurs), Rachel Fury (chœurs) et Durga McBroom (chœurs).
La set list mêle avec soin les nouveaux titres et les classiques de Pink Floyd, parmi lesquels des extraits de The Dark Side Of The Moon (Time, On The Run, The Great Gig In The Sky et Us And Them), la chanson-titre de Wish You Were Here, Comfortably Numb et un cathartique Run Like Hell tirés de The Wall. L’édition 2-CD comprend tous les titres de A Momentary Lapse Of Reason dont le puissant Learning To Fly, le lyrique On The Turning Away et le fascinant Sorrow.
Témoignage au sommet de la puissance créative de David Gilmour, Nick Mason et Richard Wright, Delicate Sound of Thunder de Pink Floyd est une expérience riche et galvanisante pour tous les fans de rock.
Official Website : https://www.pinkfloyd.com/


  SUR NETFLIX TOUJOURS

 REMASTERED : THE TWO KILLINGS OF SAM COOKE.

Ce documentaire (1h 14) réalisé en 2019 par Kelly Duane retrace la courte vie du chanteur noir Sam Cooke assassiné mystérieusement à 33 ans
JPEG Adulé dans les années 50-60 autant par les noirs que par les blancs, il a été - 20 - ans avant Mickaël Jackson - la première star noire-américaine. Mais la ségrégation régnait toujours ! « Les publics étaient séparés dans les concerts comme le rappellent Quincy Jones, Dionne Warwick et Smokey Robinson dans le film. Noirs en haut entassés au balcon, et les blancs assis devant la scène ». Ses prises de position sans concession en faveur de la lutte pour les Droits civiques des « colored », sa proximité avec Malcom X fondateur des Black Panthers, avec le champion du monde de boxe Mohamed Ali et le pasteur Martin Luther King, son admiration pour les textes de Bob Dylan et Joan Baez, et son passage au Ed Sullivan show sur la télé des blancs, lui coûteront d’être surveillé par le FBI et d’être dans le viseur du Ku Kux Klan. Sa mort, le 11 décembre 1964 assassiné dans un motel de Los Angelès reste une énigme, tant la version des faits – tué par une prostituée qu’il aurait tenté de violer alors qu’il avait toutes les femmes à ses pieds - ressemble à un véritable traquenard monté de toutes pièces. Personne n’ayant entendu le ou les coups de feu et les douilles retrouvées ne correspondant pas au revolver en cause…JPEG
Première star noire-américaine - vingt ans avant Mickaël Jackson – le crooner formé au gospel qui venait de découvrir et aimer le rock’n’roll d’Elvis et des Rolling Stones est mort assassiné, comme Malcom X en 1965 et Martin Luther King en 1968. Et à l’instar d’Otis Redding décédé tragiquement dans un accident d’avion le 10 décembre 1967, dont la chanson Dock of the bay est sortie peu après sa mort, le dernier disque de Sam Cooke A change is gonna come est sorti dix jours plus tard et a connu un succès sans précédent. Comme un cri, ce 45 tours était annonciateur d’un mouvement en marche qui a généré en 1964 les émeutes de Watts,, et qui se poursuit encore aujourd’hui avec le slogan Black lives matter né spontanément avec le meurtre de Georges Floyd cette année par un policier arrogant et ignoble digne du Ku Kux Klan.
Les premières paroles de A change is gonna come (Un changement va arriver) en attestent :
Eh bien, il fait sombre dans la ville Well, it’s dark in the city J’ai perdu ma fierté I’ve lost my pride Les lumières dans les rues cachent les étoiles à mes yeux The lights in the streets hide the stars from my eyes Ça a été très long à venir It’s been a long, long time coming Mais je sais que le changement va arriver But I know that change is gonna come Et c’est trop dur de vivre And it’s too hard living Mais j’ai peur de mourir But I’m afraid to die Parce que je ne sais pas ce qu’il y a là-haut Cause I don’t know what’s up there Juste au-delà du ciel Just beyond the sky.
Un film très instructif qui rafraichit la mémoire de certains ayant oublié le statut de la population noire, bien après la fin de la ségrégation. Les témoignages de Dionne Warwick et Quincy Jones sont particulièrement émouvants, à nous filer la nausée.

Jean-Pierre Tissier

 EN REPLAY SUR ARTE

  ARNO « Dancing inside in my head” de Pascal Poissonnier.

JPEG « Je veux vivre dans un monde sans cholestérol. Je veux vivre dans un monde avec une overdose de rock’n’roll » chante Arno, poète belge, flamand, européen, lumineux rêveur toujours en marche, avec ses mots éructés aux étoiles, le nez penché dans le creux d’une mousse de Jupiler, à Ostende ou à Ouessant chez Christophe Miossec. Là dans ce out de la Terre breton aux allures fantomatiques, ou à New York verre de vin californien en main, dans un pub cosy au sous-sol d’un building feutré, où il fait chavirer de bonheur et avec élégance, la très chic patronne du lieu, qui ne le connaissait pas. Le plus fantasque des chanteurs belges se dévoile pour la première fois dans un beau portrait.

J.-P.T

JPEG - Arno Hintjes ou Arno tout court dans le monde de la musique est un rockeur au caractère bien trempé. S’il est reconnu en Belgique et en France, on ne connaît finalement que peu le chanteur hormis ses frasques et autres bizarreries qui font son charme. A 69 ans aujourd’hui, il est l’auteur de 35 albums en 40 ans de carrière. Et durant ces quatre décennies, il ne s’était jamais confié sous cette forme, aucun réalisateur n’avait pu le suivre. C’est désormais chose faite avec ce reportage de Pascal Poissonnier "Arno dancing in my head". Il a fallu s’approcher à pas de loup, apprivoiser le rockeur pour essayer de capter la vérité et l’intensité. Arno ne laisse pas facilement approcher, mais Poissonnier a réalisé cette prouesse d’apprivoiser l’animal. Le réalisateur l’a suivi en tournée en Europe et au Japon et mêle archives et interviews, pour finalement donner un hommage des plus fins à ce charmeur invétéré. Le reportage est à regarder sur Arte. Cliquez sur https://www.arte.tv/fr/videos/056733-000-A/arno-dancing-inside-my-head/


 LE CROSSROADS GUITAR FESTIVAL d’Eric Clapton est de retour.

Il y a un peu plus d’un an, les 20 et 21 septembre 2019, se tenait à Dallas la 6ème édition du Crossroads Guitar Festival, créé par Eric Clapton en 1999. Il s’était écoulé six ans depuis la 5ème édition qui avait eu lieu en 2013. Crossroads est un festival caritatif, dont les bénéfices servent à financer un centre de désintoxication, fondé par Clapton en 1998. Un projet qui tient à cœur le guitariste, qui a lui aussi longtemps lutté contre ces mêmes démons. Clapton choisit lui-même les musiciens participants, essentiellement des guitaristes. Et ils font partie des meilleurs dit-il. Et effectivement, comme chaque année, l’édition 2019 a eu droit à une affiche de rêve, mêlant pointures confirmées et découvertes prometteuses.
On retrouve donc des invités incroyables, comme James Bay, John Mayer, Lianne La Havas ou encore Gary Clark Jr. Tout au long de ce show animé par l’acteur Bill Muray, on peut savourer des grands classiques comme Layla, mais aussi des hommages, notamment à George Harrison, avec une reprise brûlante de While my guitar gently weeps.


 SHIRLEY BASSEY TIRE SA REVERENCE !

JPEG Reconnue pour sa voix puissante, Shirley Bassey est considérée comme l’une des artistes les plus populaires de la deuxième moitié du XXe siècle. Après plus de cinq ans d’absence au disque, et pour clôturer sa carrière, elle annonce son ultime album qui sortira le 6 novembre. Il comprendra à la fois des nouveaux morceaux écrits spécialement pour elle, ainsi que des chansons soigneusement choisies et qui refléteront sa vie et son parcours musical. Un opus en forme de remerciement à ceux qui l’ont soutenue tout au long de sa carrière exceptionnelle. L’inoubliable chanteuse de Goldfinger tire sa révérence avec une grande classe. L’album I Owe It All To You sort le 6 novembre chez Decca Records


 ROSAWAY, C’EST POP ON THE WAY !

JPEG - Le duo musical improbable (flûte traversière et batterie) composé de Rachel Ombredane et Stéphane Avellaneda vient de sortir son nouvel EP de 5 titres avec de supers invités : Adam Ahuja (Orgue Hammond et synthétiseurs ) qui a joué avec Robert Randolph, Ana Popovic… ; Joey Peebles (Trombone Shorty), Rob Lee (Mike Zito) et Doug Belote (Derek Trucks et Robben Ford) sur le morceau Mama used to Say. De cette union franco-américaine est née une pop métissée, nerveuse, résolument contemporaine, chantée en anglais par la voix aérienne, aux accents soul et gospel de Rachel Ombredane. Une artiste au destin singulier. En effet, après des études en flûte traversière et un cursus de chant lyrique, Rachel a eu envie d’explorer d’autres horizons musicaux qui l’ont projetée sur la scène du Zénith et des plateaux de télévision en qualité de choriste de Ed Sheeran, Jain, ou Brocken Back… Le batteur Stef Avellaneda a fait ses premiers roulements et frappes au sein du Mercy Blues band - le groupe de son père Jean-Paul Avellaneda, ancien guitariste de Luther Allison - avant de rejoindre sur scène l’explosive guitariste Serbe Ana Popovic. Devenu son batteur officiel, il a sillonné les routes, joué dans une trentaine de pays, et partagé la scène avec de grands musiciens (Jonny Lang, BB King, Keb Mo, Buddy Guy…). En 2015, les Drummies Awards le classent dans le Top 5 des batteurs mondiaux (catégorie blues). Stef que l’on a connu gamin sur scène aux côtés de Jean-Paul son père, a joué à plusieurs reprises au festival Blues & Polar ainsi que Rachel venue sur scène pour un morceau avec Mercy, lors du Blues & Polar 2016 au parc de la Rochette. Son talent n’a d’égal que sa gentillesse et sa modestie. Il a également joué avec Jean-Baptiste Guégan (FR), Ben Poole (UK), Carlos Johnson (USA), Robyn Bennett (USA-FR), et Billy C Farlow. * Le clip de Rosaway On Your Way Up a été tourné en Haute-Provence : https://www.youtube.com/watch?v=exDbkm1M9Gk&ab_channel=RoSaWayMusic
Liens : https://ropeadope.lnk.to/DREAMER


  LE 8 DE THE INSPECTOR CLOUZO

- Laurent Lacrouts et Mathieu Jourdain, les deux rock-farmers landais du groupe The Inspector Cluzo, vient de sortir leur huitième album, The Organic farmers season- Unplugged live … au marché de Mont-de-Marsan ! En effet, ces bluesmen pas comme les autres creusent leur sillon tout en conservant leur statut d’agriculteur. Ainsi, comme le souligne nos confrères de Sud-Ouest à côté de leurs boîtes de foie gras, confits d’oie et autres rillettes, ils proposaient le pack de leurs huit albums, sur cd ou vinyle.
The Organic farmers season est un album acoustique enregistré au Théâtre de Gascogne, au Biarritz Casino Barrière et au Krakatoa de Bordeaux. Il a été mixé par l’Américain Vance Powell. Il s’agit de l’enregistrement de la tournée acoustique de février 2020 effectuée , avec les musiciens américains du Tennessee, Eleonore Denig (violon), Melodie Chase (violoncelle), et Eric Montgomery (piano). Il est en vente sur les plateformes et en CD ou triple vinyle), sur la boutique en ligne du groupe…. ou au Vynil Café à Mont-de-Marsan !


 LE RETOUR DE GANAFOUL

Jack Bon et son groupe avaient clôturé le festival Blues & Polar 2017 à Manosque. Avec ce disque vinyle inédit, le groupe de rock originaire de Givors au sud-ouest de Lyon revient avec dix titres enregistrés… il y a 45 ans ! JPEG C’est l’histoire d’un retour inespéré. Le groupe Ganafoul, fondé dans les années 70 dans la région lyonnaise, revient sur le devant de la scène avec un album inédit. Dix chansons enregistrées à leurs débuts en 1975, qui ont été retrouvées et dépoussiérées, pour ressortir début septembre. Il s’agit d’un come-back inattendu pour ce groupe qui a connu son heure de gloire dans la deuxième moitié des seventies et qui s’est replongé dans ses archives.JPEG Ganafoul, c’est l’histoire de cinq copains, avec Jean-Yves Astier au chant, les guitaristes Edouard Gonzalès et Jack Bon, Yves Rothacher à la batterie et le regretté bassiste Philippe Veau, décédé en 1982 dans un accident de voiture.
Ce disque inédit lui est d’ailleurs dédié. Des riffs doublés, des solos harmonisés, des questions-réponses... tout le vocabulaire de la guitare rock seventies est là. Du "sider rock", c’est ainsi que le groupe qualifie son style musical singulier. "Sider" vient de sidérurgie, et le nom du groupe "Ganafoul" signifie "comme un fou" en argot givordin. c’est en formule "power trio" que Ganafoul va connaître le succès. Jack Bon prend le chant principal, écrit et compose les morceaux, en anglais cette fois. Un blues-rock endiablé bien ancré dans son époque, et inspiré des grands groupes anglophones : de Led Zeppelin à ZZ top, en passant par Status Quo ou AC/DC.... dont ils assureront les premières parties.
Jean François Convert (France Culture)
* Ce disque est disponible en commande directe au label Simplex Records (contact : simplexrecords@orange.fr )


  CINÉ-TÉLÉ : LA BIBLIOTHÈQUE MUSICALE

 TV. REPLAY SUR ARTE CONCERTS

 LYNYRD SKYNERD “If I leave here tomorrow” de Stefen Kijak.

(97 minutes). On pense évidemment tous au légendaire « Sweet home Alabama » sorti en 1974, à propos de ce groupe sudiste fondé en 1964 par le fantasque et controversé Ronnie Van Zant, et mort tragiquement avec trois autres musiciens du groupe dans un accident d’avion en 1977
JPEG Et on pense surtout au drapeau sudiste des Confédérés qui leur a collé une étiquette de blancs racistes sur les épaules, mais le documentaire réalisé par Stefen Kijak en 2078 – après la reformation du groupe avec le frère de Ronnie Van Zant – donne une image plus réaliste de cette formation très amérique profonde dans l’âme qui a brulé la vie par tous les bouts : alcool, drogue et bagarres !
* A voir sur Arte en replay jusqu’au 27 janvier 2021. A voir également le concert de Lynyrd Skynyrd au Hellfest festival en 201


 JEFF BECK LIVE IN TOKYO

JPEG - Disponible sur Arte, jusqu’au 31 janvier 2021 vous pouvez voir le concert de Jeff Beck – un des plus grands guitaristes du monde mais aussi un des plus mystérieux, capable de tout jouer, du jazz au rock en passant par le blues. D’ailleurs, Jeff Beck a succédé à Eric Clapton au sein des Yardbirds en 1965 ; c’est dire ! Dommage, mais c’est sa liberté, Jeff Beck est un artiste aux enregistrements quasiment sans voix, et son répertoire est 99% musical ; mais allez voir un peu sur You Tube, les « bœufs » de Jeff Beck avec Stevie Wonder, Bon Jovi ou Toots & The Maytals. Impressionnant ! A ne pas rater dans ce concert où Jeff Beck improvise sur Benjamin Britten, Bily Cobham, Charlie Mingus, les Beatles ou le mahavishnu orchestra de John Mc Laughlin, une reprise du merveilleux « Little wing » de Jimi Hendrix.


 L’ÉTONNANTE ÉPOPÉE DE LAUREL CANYON foyer créatif du rock made in USA…

JPEG La chaine culturelle franco-allemande Arte présente un brillant portrait du quartier de Los Angeles investi par la scène folk-rock, dont The Doors et Zappa, de 1965 à 1975. Deux épisodes de 78 mn disponibles jusqu’au 11 novembre 2020. Entre Sunset Boulevard et Mulholland Drive, Laurel Canyon est un quartier formé de cottages dans les collines luxuriantes typiques de Hollywood. À partir de 1965, Frank Zappa ayant montré la voie, une communauté de musiciens s’y installa progressivement, à une époque où le folk devenait électrifié sous l’influence des Beatles. Les groupes se nommaient The Byrds, The Doors ou The Monkees, ils associaient hommes et femmes (The Mamas and the Papas), Noirs et Blancs (Love). Ils jouaient au Troubadour et au Whisky a Go Go, en faisant le bœuf avec Jim Morrison et Manzarek des Doors, prônaient l’amour et pas la guerre, batifolaient nus autour des piscines, désinhibaient leur créativité en consommant joints et autres acides. Joni Mitchell déclenchait des passions et de nouveaux groupes naissaient de collaborations entre des voisins aussi talentueux que David Crosby, Stephen Stills, Graham Nash et Neil Young. La réalisatrice Alison Ellwood réussit chaque parti-pris, tandis que deux photographes de l’époque et leurs clichés (Nurit Wilde et Henry Diltz) sont au cœur de ce documentaire passionnant et en deux épisodes. Fans des « Seventies », vous serez gâtés car on y retrouve des documents pris sur le vif de l’époque par les témoins photographes qu’ont été Nurit et Henry. On leur doit beaucoup… Laurel Canyon fut une bulle qui a fini par exploser au matin des années 1970….

J.-P.T

  LE BLUES RAUQUE DE JANIS JOPLIN

Disponible en Replay jusqu’au 24 octobre. . - 2 août 1968, l’album Cheaps Thrills du Big brother & the Hollling company avec Janis Joplin au chant déboule dans les bacs chez les disquaires, après de multiples péripéties, comme un Ovni tombé du ciel avec une pochette signée Crumb (le dessinateur de Fritz the cat) totalement déjantée.
JPEG Une sorte de bande dessinée version Gottlib et Fluide glacial. Résultat : Disque d’or en trois jours pour ce 33 tours totalement psychédélique où Janis et sa voix qui feule et rugit nous file la rage au ventre et au cœur. Avec aussi – pour surprendre – une version du Summertime de Ghershwin devenant un miaulement intense qui donne le frisson de suite, tant il nous émeut par sa force et sa fragilité au cœur du phrasé si intense de cette Reine du blues. Malheureusement, le 4 octobre 1970, un ultime shoot d’héroïne dans son hôtel cause la perte... à 27 ans de celle qui voulait devenir Aretha Franklin. 27 ans : l’âge maudit de Brian Jones, Jimi Hendrix, Otis Redding, Jim Morisson... et Amy Winehouse dernière frappée par la malédiction.

J.-P.T

  PINK FLOYD AU NASSAU COLISEUM DE NEW YORK (1988)

- Quel beau cadeau nous a fait Arte cette semaine en diffusant le premier concert de l’ère Pink Floyd sans Roger Waters, mais avec David Gilmour, Nick Mason et Richard Whright et un trio de choristes aux voix d’enfer. Un concert entièrement bleuté coïncidant avec la sortie du double album Delicate sound of thunder . Un moment historique car en 1988, les smartphones n’existaient pas, et c’est la télévision exclusivement avec 27 caméras qui a fixé ces deux heures vibrantes pour l’éternité. A voir et revoir sans modération !

J.-P.T

 SUR NETFLIX.

BOB DYLAN "Rolling thunder revue" de Martin Scorsese.
JPEG En véritable alchimiste, Martin Scorsese mélange les mythes et la réalité pour évoquer la tournée Rolling Thunder Revue de Bob Dylan, dans une Amérique alors en pleine en mutation en 1975. Ce documentaire de 2h 22 mn est sorti en juin 2019.

  LE GRATEFUL DEAD ET JERRY GARCIA.

JPEG The Other one : the long strange trip of Bob Weir. (1 h 24). Découvrez l’histoire de Bob Weir, de son amitié profonde avec Jerry Garcia et de son succès comme membre du Grateful Dead. Un des groupes les plus influents de tous les temps bien que moins populaire aujourd’hui que les Stones, les Beatles, les Doors voire les Kinks dont les morceaux illustrent de nombreuses pubs, souvent automobiles. Pourtant, le Grateful dead a marqué les années psychédéliques que furent la fin des années 60 avec une incursion dans les années 70. C’était l’époque des soirées sous alcool, sous acid, sous LSD, sous héroïne… et il y a eu beaucoup de morts dans les rangs des musiciens rock de l’époque et chez les fans également. Janis Joplin morte à 27 ans, a souvent chanté avec eux, et il existe quelques CD où elle apparait pour quelques titres. Netflix propose un documentaire très intéressant à découvrir pour ceux qui n’ont pas connu cette période bénie musicalement, mais terrible pour d’autres en proie aux démons de l’époque.

J.-P.T

  *** JOE COCKER MAD DOG WITH SOUL

- Ray Charles, Howlin Wolf, Éric Burdon, Joe Cocker, Neal Black, Billie Holiday. Janis Joplin, Nina Simone... allez savoir pourquoi ces dirty voices (voix sales en français ) éraillées pleines de blues et de Bourbon jusque dans les tripes m’ont toujours ébloui... Et quand Joe Cocker chante Unchain my earth de Ray Charles avec Ray Charles lui-même, à ses côtés sur scène, comme dans un rêve de gosse, c’est bien plus qu’une reprise ! Tout comme à Woodstock où sa prestation légendaire tel un pantin désarticulé vibrant de toutes part dans With a little help for my friend est inscrite pour toujours au panthéon du rock.
Car avec Joe Cocker n’importe quel morceau trouve une nouvelle vie, tout en gardant son originalité. Le documentaire proposé en ce moment sur Netflix retrace la carrière de Joe Cocker tourmentée par les démons de l’alcool et de l’acide. « Il aimait le ciel » y évoque avec émotion son épouse Pam. « C’est une voix qui avait traversé la guerre » poursuit Jimmy Reed son pianiste, ami de toujours. Le 22 décembre 2014, « La plus grande voix du Rock’n’roll « pour Billie Joël s’éteint, fatigué et las, usé de ses excès de jadis et notamment de cette Sacrée bouteille comme le chantait Graeme Allwright, lui-aussi victime de cette addiction.

J.-P.T

  *** MILES DAVIS : BIRTH OF THE COOL

JPEG 1h 55 de concerts, rencontres, interviews, sur un des plus mystérieux musiciens des années d’après-guerre jusqu’à 1991, année de sa mort. Juliette Gréco son amoureuse parisienne, Herbie Hancock, Quincy Jones, et Carlos Santana notamment évoquent ce trompettiste hors du commun.
Un document extraordinaire qui illustre admirablement toutes les facettes de cet amoureux des belles voitures (Ferrari, Maserati..) dont plusieurs ont connu des grosses mésaventures avec l’homme de « So what » au volant. Les années 50-60, c’était encore l’époque où les noirs aux Etats-Unis étaient victimes de la ségrégation avec notamment des pancartes « Interdits aux noirs et aux chiens » , mais la France aussi pouvait être odieuse avec son racisme dit ordinaire. Ainsi, Juliette Gréco alors qu’elle était avec Miles Davies, a voulu aller souper un soir après le spectacle dans un très grand restaurant du bas des Champs-Elysées où elle était bien connue. Le serveur a refusé de leur donner une table. Elle a alors salué ce dernier en lui prenant la main… et en crachant dedans ! Tout Gréco ! https://www.netflix.com/fr/title/80227122

J.-P.T

  *** KEITH RICHARD "UNDER THE INFUENCE"

- S’il est bien un film qu’on peut regarder avec infiniment de plaisir en cette période de confinement, c’est bien le documentaire tourné en 2015 par Morgan Neville sur le plus bluesy des Rolling Stones en la personne de Keith Richard.
Celui qu’on dépeint – et il ne s’en cache pas – comme le plus allumé des « Pierres qui roulent » voue une véritable admiration et un profond respect pour les premiers bluesmen à l’image de son idole Muddy Waters, avec qui il a d’ailleurs joué avec les Stones. Un vrai rêve éveillé pour Keith Richard ! On peut ainsi croiser le géant Howlin Wolf avec qui il finit dans une boite de nuit de Chicago, mais ne se rappelle plus du reste…, Sonny Boy Williamson, Buddy Guy et Tom Waits. Que du beau monde pendant 1h et 22mn de balade sur la face B de Keith Richard ; celle du compositeur-interprète plein d’humilité et de gentillesse pour les musiciens qui l’accompagnent sur ce premier CD perso. Un film qui fait du bien pour qui a le blues à l’âme.

J.-P.T

Disponible en VOD sur MYTF1 (location 5,99€) et sur YouTube.

 GREEN BOOK de Peter Farelly (2018).

JPEG On ressort de la projection, ému aux larmes, heureux aussi, et en colère profondément... On revoit les images de ce fameux "green book" ( livre vert de voyage attribué à la communauté noire en déplacement ) comme ont encore les gitans nomades et autres gens du voyage aujourd’hui en France, et on en a la stupéfaction ! Tout comme on a la nausée lorsque le Dr Don Shirley pianiste noir virtuose de musique classique qui se produit dans une soirée privée avec tout le "gratin" blanc du Sud des States est invité à se rendre... dans une cabane au fond du jardin par un domestique (!) alors qu’il souhaiterait se rendre aux WC de la maison... Et qu’on est en 1962 !!
Avec une BO géniale qui réunit le son des sixties aux USA et une jam-session de folie dans un bar, "Green book" outre sa vertu pédagogique et historique qui en embête certains nous rappelle que c’est Elvis Presley qui emmena BB King à la TV américaine ; là où les "blacks" n’étaient pas admis. Et qu’il subjugua tout le monde par sa virtuosité... Encore une fois le blues montre bien qu’il est la musique du quotidien, de toutes les émotions et du cœur. "Green book" est un film d’utilité publique qui en dit long sur la complexité des hommes, de leurs dirigeants, et de leurs contradictions multiples.

J.-P.T

MES DISQUES COLLECTOR (la bibliothèque)

  ISLE OF VIEW des PRETENDERS

(enregistrement live en studio à Londres en 1995).
JPEG Mon CD collector de la semaine, est un monument de délicatesse et d’émotion. Isle of view c’est avant tout la superbe voix de Crissie Hynde fondatrice des Pretenders associée pour une émission TV à Londres, au quatuor Duke en 1995. Et avec la talentueuse Louisa Fuller au violon sur Sens of purpose. On y trouve aussi Private life avec cet incroyable son de guitare acoustique semblant cirer la voix de Crissie Hynde comme pour la transformer en bijou serti d’or. Tout comme I hurt you et Isle of view qui donne son nom àl l’album. Bref, un album incroyable et merveilleux - parmi mes préférés de la nuit des temps - où toutes les chansons sont belles tout simplement et empreintes d’émotion. Car il y a un esthétisme fou dans la voix de Crissie qui nous prend aux tripes comme lorsqu’on est amoureux. Tout est parfait. Génial pour la route, seul , au volant, le soir au couchant….
J.-P.T
PS : Si vous avez l’album en vinyle, il atteint les 200€.

 GWENDAL Mon Joli scooter (1977)

JPEG - Quelle arrivée tonitruante dans le paysage musical français – mais d’abord breton - que celle de Gwendal, groupe nantais de fusion jazz-rock, aux accents celtiques au cœur des années 70. Comme du Pink Floyd qui aurait croisé le barde Glenmor, puis tapé le bœuf avec le violoniste Jean-Luc Ponty pour transformer les vieilles légendes de Cornouailles en musique. D’ailleurs, la magnifique couverture du 33 tours est signée Henki Bibal – pointure mondiale de la BD aujourd’hui - et on y voit tous les mystères de la lande bretonne avec ces vieilles en coiffe se baladant courbées, entre des dolmens et menhirs pris dans le brouillard. C’est cette atmosphère que Bruno Barre (violon), Youenn Leberre (flûtes & bombardes), Jean-Marie Bernard (guitare), Roger Schaub (basse), Ricky Caust (mandoline) et Arnaud Rogers (batterie) restituent dans leur discographie. A découvrir !

J.-P.T

 666 Le magnifique et ébouriffant 666 des Aphrodite’s childs (double 33ts - Vertigo)

JPEG - Nous sommes en juin 1972. Quel choc ai-je eu lors de la sortie de ce double album baptisé 666 relatant l’Apocalypse de Jean, composé par Vangélis Papanathassiou, avec la voix extraordinaire de Demis Roussos portant les paroles de Yannis Tsarouchis (en grec) et de Costas Ferris (en anglais), la batterie de Lucas Sideras, la guitare de Silver Koulouris ; bref les Aphrodite’s childs interprètes du célèbre It’s five a clock qui résonne toujours dans le monde entier. Mais ce sera leur 3ème et dernier disque. On ne retrouvera plus ensemble ces belles voix planantes haut perchées, mélodiques et magnifiques, célestes et provocantes par moment… Mais pour l’occasion de ce disque devenu légendaire, quelques guests de haut niveau avaient été invités à l’image du violoniste-saxophoniste de Zoo Michel Ripoche, et de l’extraordinaire actrice-chanteuse Irène Papas dont le fameux vocal Infinity simulant un orgasme sur fond de percussion ferait toujours rougir aujourd’hui.
666, c’est un mix de morceaux très différents des uns des autres allant du hard rock au psychédélique avec un zeste de référence au diable. Ce qui valut à l’album d’être censuré dans certains pays. Mais bien plus que le diable, c’est la jouissance vocale jubilatoire d’Irène Papas qui aura gêné les bien-pensants… Un disque qui n’a pas pris une ride !!!

Jean-Pierre Tissier

  Crosby, Stills, Nash & Young : 4 A Way street

JPEG - Cet album de légende n’est pas un simple 33 tours d’époque, comme les autres, mais bel et bien deux 33 tours « historiques » enregistrés en public au Fillmore East de New York le 2 juillet 1970, au Chicago auditorium le 5 juillet 1970, et au Forum de Los Angeles le 26 juin 1970.
David Crosby, Stephen Stills, Graham Nash et Neil Young, malgré des tensions entre eux, et une séparation temporaire du groupe, sont alors à l’apogée de leurs talents vocaux… et politiques.
On retrouve ainsi le merveilleux et éternel morceau magnifique qu’est « Ohio » empreint de gravité et d’émotion, car ce titre écrit par Neil Young, est inspiré de la fusillade de Kent State University où quatre étudiants ont été tués par des policiers lors de la répression d’une manifestation le 4 mai 1970.
Si vous n’avez jamais entendu ce double album, partez à sa découverte, car c’est toute l’histoire des Etats-Unis en 1970 qui s’y déroule, comme un prolongement de mai 68 en France, et trouve encore un prolongement navrant et triste aujourd’hui, avec l’assassinat de George Floyd par un policier à Minnéapolis.
Ce double 33 tours « A Way Street » est incontestablement celui que je prendrais avec moi sur une ile déserte, s’il n’en fallait qu’un !

Jean-Pierre Tissier

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 LÉO FERRÉ & ZOO « LA SOLITUDE » (1971).

JPEG En janvier 1970, à l’Olympia à Paris, (c’était mon premier reportage photo pour Télé Magazine) Léo Ferré était venu voir les Moody Blues dans le cadre du festival 333 réunissant de nombreux participants du festival de Woodstock dont Richie Heavens, Rory Gallagher & Taste, Renaissance, Family, Yes… et les Moody Blues, alors N°1 des ventes avec Nights in white satin. Après bien des incidents techniques, il était 1 heure du matin quand ces derniers sont montés sur scène, devant un Léo fatigué comme tout le public, mais qui avait une idée derrière la tête… Et il l’évoque d’ailleurs dans son titre C’est Extra avec la laconique phrase « Les Moody blues qui s’en balancent… ». Incontestablement, l’éventuel projet avec les auteurs du légendaire « Nights in white satin » ne verrait jamais le jour et c’est avec le formidable groupe français Zoo - sans leur chanteur habituel Joël Daydé – que Léo Ferré se lancera dans la pop-music en 1971 pour un 33 tours qui n’a pas séduit les puristes de l’époque. Mais moi, amateur de fusion des genres, OUI ! Car il y avait, outre les textes magnifiques de Léo Ferré, des musiciens de très haut niveau dans ce Zoo là avec Michel Hervé (basse), André Hervé (orgue, guitare électrique et piano), Christian Devaux (batterie), Daniel Carlet (saxs, flûte et violon électrique), et le très éclectique violoniste Michel Ripoche qui avait la particularité incroyable d’avoir été sélectionné en équipe de France de football lorsqu’il était junior et évoluait au FC Nantes. Il avait le choix entre passer pro ou devenir musicien pro ! Et il a choisi la musique. D’où le début d’une courte amitié avant qu’il ne parte au Brésil rejoindre pour un temps Clayton Thomas fantastique chanteur de Blood, sweat & tears pour y marier futbol et musique. Et pour avoir eu le plaisir de voir Ferré à la Mutualité à Paris pour le concert de la fédération anarchiste, et Zoo en concert sous d’autres cieux plus rock, permettez-moi d’écrire : quelle belle époque !

J.-P.T

 The Beatles llive at the BBC 1962-1965.

Sorti en 2013. Les Fabulous four de Liverpool ont participé à de nombreux shows à la BBC de mars 1962 à juin 1965. Ce double CD propose pas moins de 63 titres sur les 88 qu’ils ont proposées aux auditeurs de la plus célèbre radio du monde. Celle qui a propulsé les Kinks, les Who,les Stones.. mais aussi les Monty Phyton. On retrouve, outre leur répertoire, les voix de John, Paul, George et Ringo entre les morceaux. Un vrai document !

J.-P.T

 Johnny Rivers et son légendaire titre de 15 minutes John Lee Hooker enregistré en 1965 en public au Whisky a gogo à Los Angelès (USA).

JPEG - Sûr que là, je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… C’était pile-poil le mien, quand ce disque de Johnny Rivers a mis le feu et le frisson chaque soir dans les boites bretonnes pendant l’été 1969 dès que les premières notes d’égrenaient sur la platine. Un rythme de blues lent qui petit à petit grandissait avec de faux-airs du Baby please don’t go de Van Morisson et des Them, et du Satisfaction des Stones, à la façon d’un titre précurseur du Rock’collection de Laurent Voulzy… 30 ans plus tard ! Car Johnny Rivers était parfaitement inconnu en France, hormis du ceux qui avaient eu la chance de le découvrir en 1965 à l’Olympia à Paris, en première partie des Kinks. Mais c’est le Ricain véritable juxe-box des tubes rock, blues, et rythm’n’blues de l’époque qui avait supplanté Ray Davies et ses succès comme All day and all the night ou You really got me… On a dansé comme des fous là-dessus, le temps d’un été, car un titre de 15 minutes sur une radio française, ça ne passe jamais. Mais de temps à autre, un DJ inspiré ou un beau-frère lors d’une soirée festive ressort le 33 tours collector… et ça marche toujours !

J.-P.T

 Nine below zero Live at the Marquee club

JPEG JPEG Né en 1979 en prenant pour nom de scène celui d’un titre de Sonny Boy Williamson, Nine below zero est alors composé de Dennis Greaves (guitare), Peter Clark (basse), Mickey Stix Burkley (batterie) et de l’extraordinaire harmoniciste-chanteur Mark Feltham. Ils écument alors pubs et clubs en Angleterre en électrifiant ce blues qu’ils apprécient tant. Le disque enregistré en public au mythique Marquee club est un étendard de la musique anglo-saxonne des années 80. Mélangeant punk, rock et blues. Dans la lignée de Doctor Feelgood, avec en plus la virtuosité animale de Mark Feltham à l’harmonica ; champion du monde du genre Toutes catégories pour moi. Mon idole, quoi ! 40 ans plus tard, ils sont toujours là. En version acoustique ou électrique, c’est toujours un très grand moment. Pour avoir pu les écouter il y a une quinzaine d’années à la cave de Font-Robert à Château-Arnoux, et les interviewer ensuite aux côtés des musiciens locaux de Dirty Water qui avaient assisté à leur concert au Paradisio à Amsterdam dans les années 80, je peux vous assurer qu’il y a eu de l’émotion et de la fraternité musicale en coulisses. C’est ça le rock quand il rejoint le blues.

J.-P.T


- Michel Petrucciani Both worlds (1997). JPEG Véritable météore du piano jazz, Michel Petrucciani est mort à New York le 6 janvier 1999, à l’âge de 36 ans. Il souffrait depuis sa naissance de la « maladie des os de verre ». Sa carrière musicale et discographique n’aura duré que 19 ans, mais dix-sept albums enregistrés en studio et sept en « live » témoignent de son énergie incroyable, du plaisir qu’il avait sur scène, et de ce toucher délicat sur ce clavier qu’on pensait toujours bien trop grand pour lui, mais qu’il parcourait en s’y allongeant presque parfois, comme pour faire corps avec les notes.. Cet album Both worlds sorti en septembre 1997, et dont je ne me lasse jamais est un événement dans sa carrière car pour la première fois, c’est un groupe dans toute son entité qui est sur scène. Même s’il en est le leader, il ne joue pas les leaders, et se mêle dans l’ensemble comme Blood, sweat and tears dans les années 70. Il est donc entouré de Steve Gadd (batterie), Anthony Jackson (guitare), Bob Brookmeyer (trombone), Flavio Boltro trompette) et Stefano Di Battista (saxophone). Et c’est cette joyeuse troupe que l’on a pu voir au festival Jazz à Manosque d’Ollivier Gérard à cette époque, et quelques années auparavant à Château-Arnoux au Festi-Jazz de Robert Pasquier. Both worlds nous entraine dans un tas d’émotions très différentes comme un voyage musical dans le monde entier avec notamment Petite Louise et le savoureux Guadaloupe. Le képi de Manosque... Mais Michel Petrucciani, c’est aussi pour moi un souvenir extraordinaire vécu lors de sa venue à Manosque, alors que nous dînions avec ses musiciens tardivement après le concert sur la Place des marchands. La Police est passée pour faire une observation, à la dizaine de personnes présentes – dont votre serviteur JPT - car quelques riverains avaient émis auprès du commissariat une certaine gêne due au bruit des conversations qui en toute honnêteté ne devaient nullement dépasser la norme. C’était encore l‘époque où les policiers avaient un rigide képi. Et Michel Petrucciani du haut de ses 91 centimètres a expliqué, droit dans les yeux, au policier venu demander de baisser d’un ton « qu’il faisait la collection des chapeaux et qu’il lui manquait un vrai képi de la Police Nationale ». Stupeur et silence du groupe qui s’est demandé s’il y avait là de l’ironie provocante ou de la sincérité derrière tout ça… Le policier manosquin ne connaissant pas Michel Petrucciani, je suis allé lui expliquer qui était ce grand pianiste…. Et un quart d’heure plus tard, à ma grande surprise, le policier est revenu sur la Place des marchands pour offrir à Michel Petrucciani le képi de ses débuts dans la Police Nationale. Un instant très fort ! La photo a été immortalisée aussitôt et est parue dans Le Provençal le lendemain. Un immense souvenir !
J.-P.T

  Roy Buchanan live stock

JPEG Enregistré en public au Town hall de New York, le 27 novembre 1974. - Bluesman blanc et guitariste virtuose mort bien trop jeune à l’âge de 49 ans en 1988, Roy Buchanan a été un référence du blues teinté de rock dans les années 70. Son jeu de guitare tonitruant et délicat à la fois, fait penser aux accents toniques ou lyriques que pouvaient avoir Alvin Lee de Ten years after, Rory Gallagher de Taste ou Johnny Winter. JPEG Ce disque enregistré en public résume parfaitement bien l’émotion qu’il dégageait. Un CD collector empreint d’âme, de spleen et de rêve. Bien dans l’air du temps actuel où la musique fait parmi de nos remèdes au confinement.

J.-P.T

Le concert de Dr Feelgood avec Lee Brillaux et Wilko Jonson au Southend Kursaal à Canvey island en novembre 1975. JPEG C’est sur cette île de 18,5 km2 au nord de la Tamise qu’est né le nouveau rock anglais. C’est là que Dr Feelgood, mais aussi Gary Brooker et Procol Harum, ont amené ce nouveau son (le Pub rock) qui a remué bien des foules. Ce DVD auquel je suis très attaché retrace un concert de 1975 de Dr Feelgood, avec les historiques fondateurs du groupe que sont Wilko Johnson et le regretté Lee Brilleaux qu’on avait pu voir au festival Jazz à Manosque en 1993, sur le parking de la Villette, un an avant sa mort, avec – excusez du peu - Paul personne et les Blues Brothers le même soir ! Une programmation de l’ami Olivier Gérard à l’époque. Les temps ont bien changé depuis… Au sein de Dr Feelgood, Robert Kane a remplacé Lee Brilleaux au chant et à l’harmonica à la mort de ce dernier, et Steve Walwin en a fait de même peu après pour Wilko Johnson. Depuis plus de 25 ans, avec Phil Mitchel (basse) et Kevin Morris (batterie), le groupe compte donc la même force et pour les avoir vus et interviewés pour Le Provençal à Avignon, Marseille, Gap, Arles… il y a toujours la même énergie sur scène. Un groupe sympa, attachant dont le guitariste Steve Walwing effectue chaque année un tour de l’Angleterre à vélo afin de récolter des fonds pour les enfants handicapés. Il avait d’ailleurs été très étonné que je connaisse cet aspect privé de son personnage, lors d’un après-concert autour d’une bière à Gap. Et cela m’avait valu un très beau moment de journalisme loin des questions habituelles sur le riffs de guitare dont il a le secret sur Down by the jetty. Un DVD empreint de souvenirs et d’humanité.
J.-P.T

 La musique du film de Louis Malle Ascenseur pour l’échafaud par Miles Davis. Enregistrement édité par Fontana.

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« Ce CD a été enregistré en décembre 1957 à Paris dans l’amphithéâtre de la Sorbonne, comme me l’a raconté au dans les années 70, le comédien Maurice Ronet, partenaire de Jeanne Moreau dans le film, lors d’une séance photo à son domicile parisien pour Télé magazine. Le film était projeté sur grand écran dans l’amphithéâtre et Milles Davis accompagné par Barney Wilen (sax), René Urtreger (piano), Pierre Michelot (basse) et Kenny Clarke (batterie) jouait en improvisant sur les scènes qui défilaient devant lui, en noir et blanc.
C’était la nuit, et l’ambiance était très détendue. Jeanne Moreau était là. A un moment, Miles Davis - lors de la séquence « Diner au motel « - a perdu un petit morceau de peau de sa lèvre supérieure. Et ce bout de peau s’est coincé dans l’embouchure de sa trompette. Néanmoins, il a continué à jouer avec ce vibrato inattendu… Il a même demandé à Louis Malle s’il voulait qu’on recommence pour que ce soit plus propre, mais ce coup du sort s’est transformé en coup de génie. On est resté sur cette prise. » Un disque toujours aussi magique à écouter.

Il existe aussi – toujours chez Fontana – un vynile 33 tours consacré au Jazz sur l’écran sur lequel on trouve face A Ascenceur pour l’échafaud avec dix morceaux choisis parmi les 26 séquences musicales du film. Et sur la face B, des extraits de bandes originales de deux films d’Edouard Molinaro : Des femmes disparaissent enregistré par Art Blakey et les Jazz Messengers et Un témoin dans la ville avec une BO composée par Barney Wilen.
JPEG L’ambiance y est autant blues que jazz, et j’ai eu le grand plaisir de pouvoir me faire dédicacer ce disque par Art Blakey lui-même sur un coin de table de La Bonne Etape, le beau restaurant étoilé de la famillle Gleize à Château-Arnoux, lors d’un déjeuner fantastique en tout petit comité aux côtés de mon « modèle », le regretté André Francis, mythique journaliste créateur de « Pour ceux qui aiment le jazz » sur Paris Inter. C’était quelques heures avant le concert d’Art Blakey à FestiJazz, le très grand festival imaginé dans les années 80 à la Ferme de Font-Robert par Robert Pasquier et sa bande.

Jean-Pierre Tissier

 "Blue & Lonesome" ou l’ADN des Stones de Willie Dixon à Howlin wolf

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- Ce n’est certes pas le plus connu de leurs albums, mais c’est peut-être celui dont ils rêvaient juste pour eux seuls, comme une brioche qu’on s’enfile au petit matin entre potes parce qu’on en a envie tout simplement, et les férus de blues, dont nous faisons partie. « Le blues est notre ADN affirment depuis longtemps Keith Richard et Mick Jagger, et avant eux, le regretté Brian Jones qui tape le bœuf depuis longtemps assis sur un nuage avec Robert Jonson, BB King, John Lee Hooker, Willie Dixon, Muddy Waters, et tant d’autres. Tous ceux qui sont - avec les voix de Bessie Smith, Sarah Vaughan, ou Billie Holiday – aux racines du blues et de la condition des noirs aux USA. Et il suffit de revoir le très beau film qu’est Greenbook pour comprendre tout ce que cette musique à de chair de poule et de frisson dans son sang. Au travers de ce CD réalisé en trois jours à la mi-décembre 2015, les Stones - car Ron Wood et Charlie Watts étaient là-aussi - n’auront pas occupé la tête des charts, mais se sont souvenus qu’en 1962 à leurs débuts, ils jouaient du Chicago blues. Et que cette musique- là n’a pas besoin des grands stades ras de public jusqu’à la gueule pour exister. Une cave, des grattes, quelques bonnes bières, une voix plutôt dirty , quelques harmonicas (Eh oui, ça change parfois de tonalité pour les diatoniques !) et des potes ; c’est ça le blues ! Entre espoir et mélancolie, entre amour et tristesse. La vie quoi !

J.-P.T

  Blues & Polar rime avec Gallimard chez Bue Note

JPEG Avec le temps libre dont on dispose actuellement, contraint et forcé, via notre confinement, il suffit parfois de soulever quelques piles de livres ou de vieux CD pour dénicher une perle. Ainsi cette édition spéciale du label Blue Note alliant Blues & Polar (avec l’esperluette) qui a inspiré notre logo il y a 18 ans. Cette initiative géniale est née de l’esprit jazzy du journaliste-écrivain-épicurien ancien de Nice-Matin et amateur de bon vin, Patrick Raynal, directeur de la Série noire chez Gallimard de 1991 à 2004. Pour ce CD compilation célébrant les 60 ans du label Blues Note fondé en 1939 par Alfred Lion - émigré allemand fuyant l’Allemagne nazie et passionné de jazz – on retrouve Miles Davis et Cannonball Adderley dans « Les feuilles mortes » enregistré en mars 1958, T-Bone Walker et son « Stormy Monday » (version originale de 1947), Memphis Slim, Muddy Waters, John Lee Hooker, Herbie Hancock, Dexter Gordon, Art Blakey, John Coltrane dans « Blue train » enregistré en 1957, et aussi Jimmy Rogers pour un « That’s allright » qui nous met tous d’accord. 72 mn et 34 s de bonheur absolu entre joie et mélancolie ; mais surtout espoir !

J.-P.T

 CINÉMA : ON A VU ET ON A AIMÉ

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"Les Faussaires de Manhattan" de Marielle Heller

- Mélancolie profonde en toile de fond ; le blues de la vie, en fait ! Ancienne auteure à succès, Lee Israël remarquablement interprétée par Melissa Mac Marthy est aujourd’hui sans le sou, mais son caractère plutôt bien trempé (dans le whisky surtout !) ne lui permet pas de s’intégrer aux simples boulots du quotidien. Son petit appartement en désordre atteste d’un côté dépressif frôlant la zone rouge, et seul son vieux chat parvient à la faire sourire. Loin des gratte-ciel et du clinquant, criblée de dettes, plutôt attirée par les femmes, malgré un physique ingrat, elle s’imagine par hasard une vocation de faussaire, via des courriers épistolaires de personnalités du cinéma ou de la littérature aperçus chez un marchand de livres anciens, et dont le prix équivaut à un coup de crayon sur ses dettes. Arrive Jack, ami gay en perdition, fauché lui-aussi malgré ses allures d’éternel gentleman. Le parcours des deux amis en cohabitation urbaine sera très chaotique, mais l’art d’imiter à la perfection, voire plus, le style des grands auteurs met plus que du beurre dans les épinards de Lee…. jusqu’au jour où la supercherie sera découverte par le FBI. Les Faussaires de Manhattan est une histoire vraie superbement portée à l’écran par Marielle Heller, sans clichés ni grosses ficelles sur les gays et lesbiennes. Tout est dans la pudeur, la délicatesse et les sentiments. A voir absolument !

Jean-Pierre Tissier

 Green book : sur les routes du sud... de Peter Farelly

JPEG On ressort de la projection, ému aux larmes, heureux aussi, et en colère profondément...
On revoit les images de ce fameux "green book" (livre vert de voyage attribué à la communauté noire en déplacement ) comme on encore les gitans nomades et autres gens du voyage aujourd’hui en France, et on en a la stupéfaction !
Tout comme on a la nausée lorsque le Dr Don Shirley pianiste noir virtuose de musique classique qui se produit dans une soirée privée avec tout le "gratin" blanc du Sud des States est invité à se rendre... dans les cabane au fond du jardin par un domestique (!) alors qu’il souhaite se rendre aux WC de la maison... Et qu’on est en 1962 !!
Avec une BO géniale qui réunit le son des sixties aux USA et une jam-session de folie dans un bar, "Green book" outre sa vertu pédagogique et historique qui en embête certains nous rappelle que c’est Elvis Presley qui emmena BB King à la TV américaine ; là où les "blacks" n’étaient pas admis. Et qu’il subjugua tout le monde par sa virtuosité...
Encore une fois le blues montre bien qu’il est la musique du quotidien, de toutes les émotions et du cœur. "Green book" est un film d’utilité publique qui en dit long sur la complexité des hommes, de leurs dirigeants, et de leurs contradictions multiples.

J.-P.T

 L’homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam

Fantasmagorique et abracadabrantesque !
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- On l’attendait depuis vingt-cinq ans, après des affres, des vicissitudes, des drames, des morts même sur ce tournage tourmenté - encore en démélé avec la justice - où le regretté Jean Rochefort devait tenir le premier rôle à l’époque.
"L’Homme qui tua Don Quichotte" signé Terry Gilliam tient d’un mariage réussi entre les Monty Phyton, Dario Fo et la comédia del arte... avec une pincée de Fellini pour la fantasmagorie étonnante et merveilleuse qui se déroule à la fin du film, de nuit dans un château en Espagne. On n’y rit pas à gorge déployée mais avec une intériorité profonde qu’on savoure comme un verre de Château Margaux...dans lequel surnagerait un piment oiseau.
Bref, allez voir cette fresque étonnante aux formes de frasques nageant entre rêve et réalité. Et cela fait du bien !

J-P.T

"Everybody knows d’Asghar Faradi

Suspense garanti !
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- Réalisé avec pour premiers rôles, le superbe couple (à la vie comme à l’écran) Pénélope Cruz et Javier Bardem, "Everybody knows" a été le film d’ouverture (ovationné) du festival de Cannes 2018. Un thriller plein de suspense, de questionnement, sans police, ni gendarmerie (ou si peu...) et sans violence,vu avec bonheur au cinéma Le Lido à Manosque qui vit ses derniers mois d’existence en attendant le futur complexe à 8 salles de la place de la Villette.
Tout est dans la finesse du cinéaste iranien Asghar Faradi qui filme avec beauté une joyeuse noce andalouse - d’où le suspense naît - comme une scène de théâtre digne de "La Noce chez les petits bourgeois" de Berthold Brecht, puis nous entraîne dans le vignoble espagnol et ses secrets de famille.
Un drame psychologique avec une fin ouverte où chacun peut imaginer ce qu’il veut. Superbe !

J.-P.T

"La Villa " de Robert Guedigian pour revenir sur terre et aux vrais sentiments

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- Après le choc de « La Mise à mort du cerf sacré », authentique film de cinéma réunissant Nicole Kidmann et Collin Farell, mais si terrifiant et cruel au final, il était important, en cette période avançant vers Noël de retrouver du cœur, de l’âme et du sens avec un film de Robert Guédiguian.
Son tout dernier, dénommé « La Villa », et qui se déroule justement, sur la Côte bleue, presque à huis-clos dans une grande maison aux murs blancs surplombant la fascinante calanque de Méjean, près d’Ensues-la-Redonne.
Là où le décor magique de la mer et des pins y prenant racines, a le don de vous transporter aussi loin qu’en Grèce en un simple regard, malgré la période automnale choisie.
Là où les silences signés Serge Valetti – homme de polar et de théâtre – ont une valeur de dialogues et de paroles explicites ; et Guédiguian les exploite tout naturellement avec sa famille du 7e Art habituelle : Ariane Ascaride, Gérard Meylan, Jean-Pierre Daroussin auxquels s’ajoutent Robin son Stévenin et Anaïs Demoustier.
Rien d’inutile devant la caméra ; comme une parcimonie d’images destinées à nous faire pénétrer ces retrouvailles familiales autour d’un patriarche touché par un AVC… La vie, la fin de vie, l’amour, la famille, les drames, l’ancien monde ouvrier aujourd’hui quasiment disparu….
Autant de sujets récurrents que Robert Guédiguian aborde comme toujours avec pudeur et délicatesse, via des comédiens taiseux aux antipodes des pagnolades marseillaises. Mais l’essentiel est dit ! Tout comme cet ajout inattendu d’actualité, où des enfants de migrants fuyant les zones de conflit de l‘autre côté de la Méditerranée, sont retrouvés tapis dans la colline d’Ensues.
« Des gens qui ont donné de l’eau à des migrants sont aujourd’hui condamnés par la justice commentait avec colère Robert Guédiguian venu en début de semaine présenter son film sur France Inter. Alors que ce sont ceux qui n’ont pas donné d’eau qui devraient être condamnés… »

Une phrase qui résonne comme les cris de liberté poussés avec joie par la bande à Guédiguian sous le viaduc de la Redonne.. Ca, Guédiguian ne pouvait pas s’en empêcher !

J.-P.T

"Au -revoir là-haut " ’Albert Dupontel. Plus qu’un film ; une oeuvre d’art !

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- Tiré du roman éponyme de Pierre Lemaître récompensé par le Prix Goncourt en 2013, "Au-revoir là-haut", le film de l’humoriste Albert Dupontel est un véritable coup de poing, en forme de coup de foudre et de coup de cœur, comme rarement vu sur grand écran depuis "Éléphant man". La guerre effroyable des tranchées de 14-18 y est filmée avec une vérité crue qui nous scotche à notre siège pendant quelques petites minutes - une éternité pourtant ! - tant on se sent aspiré sous terre, par les tirs d’obus, les explosions, et l’enfer de feu venu de la mitraille.
Mais c’est la poésie émanant de cette "Gueule cassée" magnifiée par des masques réparateurs qu’auraient pu signer Jean Cocteau qui porte ce chef d’oeuvre au point qu’on a l’impression de marcher sur un fil de sentiments divers et inattendus au fur et à mesure que l’on avance dans le temps. L’escroquerie de la vente de monuments aux morts (fait réel) aux municipalités se transforme petit à petit en polar, avec de l’amour, du fric à gogo... mais le destin (on vous laisse découvrir ça) sera au bout du chemin.
On retrouve un Niels Arestrup, magnifique lion de scène, et une distribution où les comédiens de la Comédie française théâtre Laurent Lafitte et Michel Vuillermoz sont tout simplement superbes de vérité.
Un très grand film dont on ressort ébloui avec des étoiles plein la tête...

J.-P.T



UN LIEU À DÉCOUVRIR

 LA MAISON DU BLUES À CHATRES-SUR-CHER

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- Jack Garcia génial créateur de la Maison du Blues - unique concept du genre en France, au cœur du Berry à Châtres-sur-Cher - nous a reçus avec une grande fraternité, dans son fief, pour le concert du Jersey Julie Blues band.
Une formation biterroise, mais néanmoins très internationale avec une chanteuse-saxophoniste américaine hors du commun, non sans rappeler Janis Joplin par le charisme, la voix et l’allure, mais avec un jeu de sax aux réminiscences du glorieux Jr Walker dans les années 70.
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Ce blues chaud venu du bayou en a scotché plus d’un, à commencer par votre serviteur totalement sous le charme de ce quartet drivé par un épatant Jimmy à la batterie, un excellent clavier, et un guitariste-chanteur dont le timbre fleurant bon l’Occitanie donne aux paroles ricaines, la couleur de la Louisiane et du bayou avec beaucoup de naturel.
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- Si d’aventure vous êtes dans le secteur de Tours, Orléans, Blois, Châteauroux, Vierzon, Bourges ou Romorantin, allez découvrir ce véritable Café associatif tenu par Jack Garcia, son équipe, et toute une bande de joyeux bénévoles évoluant dans l’esprit de Blues & Polar eux-aussi. Merci de l’accueil Jack.
* La nouvelle vidéo réalisée par Jack Garcia sur la Maison du Blues à Chatre-sur-Cher fait découvrir la belle ambiance de ce club si fraternel… Pour ouvrir la vidéo, cliquer sur le lien : https://www.youtube.com/watch?v=c5aFBtMfDks

- Ce lieu intimiste de concert que Blues & Polar (voir ci-dessus) a découvert récemment est une réussite inespérée avec 456 adhérents (en 4 mois) et une fréquentation régulière pour l’ensemble des concerts (19 concerts avec 45 personnes en moyenne) avec un public majoritairement local (350 adhérents de la région).
Des musiciens français et étrangers ont déjà fait don de tenues de scènes, de guitares, Bottleneck ou harmonicas dédicacés… Récemment Sandra Hall a fait don d’une tenue de scène. Ce Musée témoignera de cette incroyable histoire en pleine ségrégation et de ses évolutions".
* L’’ouverture du Musée a eu lieu le samedi 6 avril 2019, avec la participation de Bobby Rush et son Band à la Pyramide de Romorantin.

J.-P.T

* La Maison du Blues, 42 rue du 11 novembre 1918 à Châtres-sur-Cher (Loir-et-Cher) est ouverte le vendredi de 17 h 30 à 23 heures. Le samedi de 20 heures à minuit avec un concert à 21 heures (10 €). Courriel : lamaisondublues@gmail.com
Tel 06 66 42 70 24. Réservations 06 24 77 71 58.



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