LA NEWSLETTER hebdomadaire - Provence Magazine
Blues et Polar Accueil ON A LU  title=
ON A LU
NOS COUPS DE CŒUR title=
NOS COUPS DE CŒUR
LES NEWS  title=
LES NEWS
CONTACTS title=
CONTACTS
LA PRESSE title=
LA PRESSE

Philippe Torreton auteur de « Une certaine raison de vivre » et Pierre Pouchairet, ancien flic, Prix du Quai des orfèvres 2017 pour "Mortels trafics" qui vient de publier "La consule assassinée" sont mes invités de fin d’année pour l’interview 3 Questions à…


Articles de cette Rubrique


- LA NEWSLETTER hebdomadaire

- 28 AOUT 2021 : 17e FESTIVAL BLUES & POLAR A MANOSQUE

LA NEWSLETTER hebdomadaire
jeudi 25 novembre 2021
  Sommaire  

Par les mots des écrivains comprendre les bleus à l’âme de la nature humaine. Par la voix du blues, exprimer les maux enfouis en chacun de nous. Pour y découvrir – peut-être – les racines de nos émotions.

 LA PHRASE DE LA SEMAINE

« Aujourd’hui, les footballeurs sont devenus de la chair à canon. Un chanteur qui se fait traiter d’enculé pendant tout son concert, continuerait-il à chanter ? »
Eric Di Méco ancien international et joueur de l’OM, consultant radio-TV.


 LA LECTURE COUP DE COEUR

 UNE FEMME EN CHAIRE ! ARIANE ASCARIDE LIT LES SERMONS DE MARCEL PAGNOL DANS LES ÉGLISES DE MARSEILLE.

PNG La nouvelle a de quoi surprendre ; car Ariane Ascaride « tendre passionaria marseillaise » du cinéaste et mari Robert Guédiguian, on ne l’imagine pas – spontanément - jouer dans une église. Mais, pour l’avoir vu lire des lettres de rapatriés Français d’Algérie aux Correspondances de Manosque voici une dizaine d’années, avec une foi à soulever les montagnes, jusqu’à nous émouvoir aux larmes, on se dit que c’est l’universalité de lieux comme Notre-Dame de la Garde ouverte à toutes les personnes de bonne volonté qui a guidé l’immense comédienne de « Marius et Jeannette ». Commencée le mardi 23 novembre, cette tournée intra-phocéenne se poursuit jusqu’à vendredi… et les lectures sont GRATUITES, sur réservation. Et ce sont LES THEATRES marseillais et aixois, via Dominique Bluzet leur propriétaire-directeur, qui proposent ce beau moment de communion. Car ce sont les Sermons de Marcel Pagnol que Ariane Ascaride (qui n’est pas croyante) va lire dans plusieurs églises marseillaises.
Jeudi 25 novembre. A 18 heures à l’église de La Trinité, 35 rue de la palud. Vendredi 26 novembre. A 11h 30 à la cathédrale apostolique arménienne des Saints Traducteurs. 339 avenue du Prado. A 20 heures à l’église apostolique arménienne de Beaumont, 8 impasse des Monts. Réservations obligatoires au 082013203. (Photo France 3)
* Ariane Ascaride est également à l’affiche du film « Gloria Mundi » de Robert Guédiguian qui sortira le 27 novembre. Gloria Mundi, c’est l’histoire d’un homme qui sort de prison. Sa femme s’est remariée et sa fille vient d’avoir un bébé. Il découvre alors une famille qui a du mal à joindre les deux bouts. Ariane Ascaride a reçu le prestigieux prix d’interprétation à la dernière Mostra de Venise, le pays de ses grands-parents émigrés, auxquels elle a dédié son prix.


VU À LA TÉLÉ.

 AGNÈS NAUDIN INVITÉE DU 28 ‘ D’ELISABETH QUIN SUR ARTE.

JPEG Journal d’information « à part » de tout ce que l’on peut voir sur nos chaines de télévision, le 28 minutes présenté par Elisabeth Quin sur Arte est un magazine d’interviews se collant à l’actualité de l’info du moment. Ici, on n’est pas dans l’urgence, on prend le temps de questionner et d’écouter les réponses sans couper la parole à l’invité qui très vite trouve son rythme. Nous étions ravis cette semaine à Blues & Polar, de voir la commandant de police « en disponibilité » Agnès Naudin,- un de notre quatre « Coup de cœur » du festival « Les Voix de Toutes-Aures » cet été à Manosque avec « Enfance en danger » - sur le plateau d’Arte pour y parler de son livre mais aussi de la Bande dessinée « Enfances perdues » réalisée avec Bartoll & Nosal pour y parler des violences commises sur les enfants avec des dessins à mettre entre toutes les mains et sur toutes les tables, pour informer en toute pudeur et dignité. Un 28 minutes que Blues & Polar tient en haute estime car on est là dans du pur journalisme au sens le plus noble du terme. « Informer et expliquer ! » J.-P.T


 LA RENCONTRE

 Philippe Torreton sur les traces d’Elzéar Bouffier au Bleuet à Banon

JPEG - Public nombreux, curieux, attentif, et ravi pour la venue ce samedi au Bleuet, du comédien-écrivain-acteur Philippe Torreton auteur de « Une certaine raison de vivre » paru tout récemment chez Plon. Son premier vrai roman de fiction dont l’action emprunte - dès les premières pages - Manosque… puis Banon ! Soit le trajet qu’il venait personnellement d’effectuer depuis Paris, à l’image de son héros Jean, un siècle plus tôt. Car ce rescapé de 14-18 se retrouve dans les pas du berger Elzear Bouffier alias « L’homme qui plantait des arbres » … œuvre universelle de l’écrivain manosquin Jean Giono traumatisé par cette « Grande Guerre » aux allures de génocide terrible dans les campagnes françaises, en raison de la pugnace crétinerie des « grands chefs » stratèges ratés de l’époque qui ont sans scrupule fait perdurer une « boucherie » hors du commun. JPEG On reconnait bien là le trait républicain de l’homme Philippe Torreton, admirable incarnation de Jean Jaurès dans le film de Jean-Daniel Verhaege en 2005, mais aussi ses mots choisis pour cette première œuvre de fiction très réussie.
« Le personnage est une notion floue.
C’est le lecteur qui nourrit son imaginaire ». Philippe Torreton

Si Blues & Polar était le seul média à avoir lu ce livre dans la salle, le public a écouté très attentivement la lecture des morceaux choisis par l’équipe du Bleuet, pour mieux cerner, comme dans une « mise-en-bouche », ce roman qui fait du bien. Mais où l’imaginaire de Philippe Torreton est carrément fascinant, c’est par ses descriptions, comme celle de l’inauguration d’un ascenseur au siège du Comptoir national d’escompte de Paris (CNEP) au 14 rue Bergère ,en 1920. Il dépeint ainsi par petites touches comme un peintre impressionniste, un univers fait de colonnes, de dorures et de marbres, sans avoir jamais mis les pieds dans ce lieu monument historique qui n’a pas pris une ride. Et c’est bluffant pour qui – comme quoi – y a travaillé deux ans, dans ma prime jeunesse !
« L’imaginaire du lecteur fait tout » a commenté Philippe Torreton au dévoilé de cette anecdote. Et il a bien raison. Grâce à lui j’ai retrouvé des têtes et des lieux disparus de ma mémoire depuis mai 68 ! Alors lisons ; notre cerveau n’en fonctionnera que mieux ; notre cœur aussi ! » Jean-Pierre Tissier


 POLAR ET TV

 OLIVIER MARCHAL adapte « Mortels trafics » de Pierre Pouchairet pour Amazon Prime vidéo.

JPEG - On lui doit « Les Lyonnais » polar plutôt violent vieille époque, « 36 Quai de orfèvres », « Bronx », « Carbone », le 3ème volet de la série des « Rivières pourpres », mais aussi le génial MR 73 tourné à Marseille et projeté en plein air au parc de La Rochette pour un Blues & Polar consacré à « Marseille bleue, Marseille noire ». Cette fois, l’ancien flic va porter à l’écran, l’écrit d’un autre ancien flic, Pierre Pouchairet auteur de « Mortels trafics » récompensé du Prix du Quai des orfèvres en 2017. Invité avec Olivier Norek, à Blues & Polar à Manosque il y a quelques années, quand tous deux débutaient dans le polar, Pierre Pouchairet a pris du volume de par ses écrits faisant souvent la part belle au suspense sur des sujets à fleur de peau.JPEG Ce nouveau film qui s’appellera « Overdose » aura pour cœur le monde des « go-fast » ces transports de drogue entre Espagne et France effectués avec des bolides à plus de 250km/h parfois via des Porsche ou des BMW. Sofia Essaïdi, Assad Bouab, Kenza Fortas et le rappeur Kool Shen seront de la distribution. Super Pierre ! Tu viendras nous raconter tout ça à Manosque….J.-P.T


 CONCERTS… NOTRE SÉLECTION DE LA SEMAINE

 JEUDI 25 NOVEMBRE

 AIX-EN-PROVENCE. Rodolphe Burger en concert à la 6Mic.

Rocker façon Bashung et Higelin, Rodolphe Burger est un adepte des mots jetés à la volés ou murmurés, sur fond de guitares saturée ou de samples tournant à l’envi. Il présentera son album Environs. Concert à 20h 30 à la salle des musiques actuelles 6Mic, 160 rue Pascal Duverger. Tarifs : 25€ et 22€.Tel 04 65 26 07 30.


 VENDREDI 26 NOVEMBRE

 AIX-EN-PROVENCE. Kimberose à la 6Mic aussi.

Son jazz est teinté de pop, ou l’inverse ! En tout cas, c’est une voix où la soul n’est pas loin. Concert à 20h 30. Tarifs : 30€. Tel 04 65 26 07 30.

  FORCALQUIER. Afro jazz fusion au K’Fé’Quoi.

A 20 heures, Nkumba system puis Mekanik Kantatik. Et enfin le piano déjanté de Nicolas Cante et la voix de Violeta Ocampo. Tarifs : 10€ et 6€. Le K’Fé’Quoi c’est en ZA des chalus. REILLANNE. (04) Au Café du cours Zar Electrik en concert à partir de 21 h 30. Entrée libre, restauration sur place. Tel 04 92 76 53 84 et 07 50 91 50 76. Liens avec Zar Elektrik https://youtu.be/I5-fzDVFT5I


 SAMEDI 27 NOVEMBRE

 MARSEILLE. Siska- Faliba – Hugo Kant.

Concert à 21 heures au Makeda 103 rue Ferrari. Tel 04 91 47 57 99.

 SAINT-MITRE-LES-REMPARTS. « La Nuit du jazz »

Que du beau monde pour cette Nuit qui va réunir autour d’un Hommage à Michel Petrucciani, Laurent Coulondre (piano), Jérémy Bruyère (basse),et André Ceccarelli (batterie). Place ensuite à Ray Lema et Laurent de Wilde. Du jazz métissé comme on l’aime. Concerts à 20 heures à la Manare. Tarifs : de 14€ à 20€.Tel 04 42 49 18 93.


 DIMANCHE 28 NOVEMBRE

MARSEILLE. En mémoire de… au Festival des musiques interdites. Avec Ablaye Cissoko (chant-cora), Christelle Di Marco (soprano), et Maria Kohler (récitante). A 18 heures au Musée d’histoire de marseille, Centre Bourse. 2 rue Henri Barbusse. Tel 04 91 55 36 00.


 LUNDI 29 NOVEMBRE

MARSEILLE. Jean-François Merlin & Wim Walker au Rouge Belle de mai. Les guitaristes seront accompagnés par Gilles Alamel (batterie) et José Assa (piano). Concert au restaurant à partir de 20 h 30 au 47 rue Fortuné Jourdan. Réservations 04 91 07 00 87.


 MARDI 30 NOVEMBRE

MANOSQUE. L’Ensemble Télémaque à Jean-le-Bleu. De Bach à Wagner, en passant par Debussy, Stravinsky et Ravel l’Ensemble dirigé par Raoul Lay vous propose un voyage musical en 66 minutes. A 19 heures. GRATUIT.

 MARSEILLE. André Manoukian et China Moses à l’Artplexe.

Sacré duo avec cet infatigable passeur de mélodies qu’est le chroniqueur de France Inter, jury de La Nouvellle star et la fille de Dee Dee Bridgewater à la voix puissante et libre. Belle soirée en perspective ! Tarif : 38, 79 €. L’Artplexe c’est le nouveau cinéma marseillais en haut de La Canebière.

 Souad Massi à la Criée

Son 6eme album Oumniya (mon vœu le plus cher) est marqué par le mouvement de contestation de la population algérienne descendue dans la rue après la mort discrète du président Bouteflika. Même si elle vit aujourd’hui en France, c’est le rock chaâbi qu’elle chante avec sa guitare comme une folkeuse à l’ancienne du temps de Dylan ou Joni Mitchell… Concert à 20 heures à la Criée. Tarifs : de 9€ à 25€. Réservations 04 91 54 70 54.


 PHOTO

L’inde flamboyante de Françoise Gourrichon au Bleuet à Banon (04). La venue de Philippe Torreton au Bleuet nous a permis de découvrir la magnifique exposition de la photographe Françoise Gourrichon fascinée par l’Inde et notamment par tous ces visages croisés au fil des rues ; via le choix d’un format tout en hauteur et étroit, comme des lames en couleurs. Françoise Gourrichon nous propose ainsi un voyage merveilleux d’une grande beauté, tant au travers des tissus chatoyants des femmes que des traits et des rides des faciès burinés des hommes. C’est superbe et apaisant. A découvrir dans la salle de réunion de la Librairie Le Bleuet aux heures d’ouverture de l’établissement.

« ENTRE CHIEN ET LOUP » à Beaumont-de-Pertuis (84). L’association Provence en fête organise la 1ère Rencontre de la photographie humaniste en Luberon" sur le pastoralisme, baptisée « " Entre chien et loup... Nans, lou pastré". L’inauguration de cette exposition aura lieu dimanche 5 décembre à 16h30 à la mairie de Beaumont-de-Pertuis (84) petit village situé entre Manosque (04) et La Tour d’Aigues (84). Cette exposition regroupant trois photographes sera ouverte jusqu’au 23 janvier 2022 dans la salle des mariages, aux heures d’ouverture de la mairie, avec une ouverture exceptionnelle les samedi et dimanche après-midi. ENTRÉE LIBRE. * L’an prochain une 2ème Rencontre de la photographie humaniste en Luberon" est prévue sur le thème de « La vigne et les vignerons ».


NOUVEAUTÉS SOUL & CD BLUES "SOUL FOR THE HEART" de JOE BARR WITH BREEZY RODIO chez Dixiefrog – Pias Sortie le 22 octobre 2021. « Tout petit, je traînais au Walton’s Corner, un des clubs les plus connus dans la communauté afro-américaine de Chicago explique Joe Barr. Les propriétaires m’ont rapidement proposé de monter sur scène pour performer en tant que chanteur. Puis je me suis mis au piano et au clavier. Dès lors, j’ai écumé toutes les institutions de la villes du Johnny Peppers au Bootsie’s en passant par le Keymans , ce qui m’a permis d’accompagner Howling Wolf, Luther Allison, ZZ Hill, Freddy King et d’autres légendes du blues" C’est ainsi que Joe partagera la scène durant sept ans avec Nate Turner .. Ensuite il formera le Soul Purpose Band qui deviendra le groupe du club de Koko Taylor sur Wabash Avenue. Dans la foulée, Cookie Taylor, la fille de Koko, devient l’agent de Joe. Début 2007, Joe joue régulièrement avec son « Soul Purpose Band » au Kingston Mines, le club légendaire du nord de Chicago. A cette époque, le guitariste Breezy Rodio fait partie du Linsey Alexander Blues Band et joue chaque mardi au Blues Chicago sur Clark Street, dans le centre-ville de Chicago. A la fin de chaque concert, Breezy se dépêche de rejoindre le Kingston Mine pour assister au dernier set de Joe, subjugué par son talent. C’est ainsi que Joe invite Breezy à le rejoindre sur scène. Quelques années plus tard, Joe et Breezy ont obtenu un gig régulier dans un club du South Side de Chicago et l’idée d’un album commence à germer. « Soul For The Heart » est enregistré au Joyride Studios de Chicago. On y retrouve “Big” Lewis Powell à la batterie, Johnny Reed à la basse et le fabuleux Chris Foreman (du Blues Organ Trio) à l’orgue Hammond B3. L’album a été mixé et masterisé par Pete Galanis et Breezy Rodio.
GAELLE BUSWEL : "YOUR JOURNEY" Le vinyle "your journey" de Gaelle Buswel est enfin arrivé. Vous pouvez le pré-commander en un clic ici : VINYLE "YOUR JOURNEY" * 27 novembre au Café de la Danse à Paris. Si vous vous baladez dans Paris, en ce moment vous aurez peut-être l’occasion de tomber sur la campagne d’affichage de l’album de Gaelle Buswel dans les couloirs du métro. Pour réserver vos places, cliquez sur le lien : Gérard Drouot Production => GAELLE BUSWEL - CAFÉ DE LA DANSE
ANA POPOVIC EST DE RETOUR AVEC « LIVE FOR LIVE » Malgré une année compliquée pour le spectacle vivant, la guitariste chanteuse et compositrice sort "Live for live", un CD et un DVD (90 mn) ; aboutissement de milliers de concerts joués dans le monde entier.Elle sera de retour en France en 2022. Souvent surnommée la « Jimi Hendrix au féminin », Ana Popovic est une véritable exception de la scène du blues international. Non seulement elle chante divinement bien, mais elle est également auteure- compositrice et une surdouée de la guitare. Née en Serbie, elle vit maintenant à Los Angeles, où elle partage la scène avec de nombreux musiciens talentueux. Son talent est tel, qu’elle a partagé des scènes en tête d’affiche avec B.B. King, Buddy Guy, Joe Bonamassa et bien d’autres. Nominée pour six Blues Music Awards, presque tous les albums d’Ana ont fait le Top 5 des Billboard Blues Charts. Applaudie par Bruce Springsteen et Billy Gibbons (ZZ Top), elle est probablement aujourd’hui l’une des guitaristes de blues les plus renommées de la planète. Entourée de cinq musiciens émérites, ses shows sont des rendez-vous immanquables pour les fans de blues, de rock et de guitare virtuose ! Découvrez "Live for Live" en CD et DVD. Ce concert filmé en France au Festival de guitare d’Issoudun (36) en 2019, met en valeur les talents de guitariste d’Ana, mais aussi son fabuleux groupe, qui fusionne avec succès des styles blues. * Dates en France : 24 juin festival autour de la guitare à Clichy-la garenne. 2 juillet nuit du blues à Cabannes (84).
LA 1ÈRE GALETTE DE CIRCLE OF MUD Chez Dixiefrog Pas facile de jouer le Blues au XXI ème siècle… Peut-on rendre ce genre musical attractif pour la nouvelle génération sans pour autant oublier ses origines ? C’est le pari de Circle of Mud. En effet, rien ne sert de tenter de reproduire l’essence même de cette musique, mieux vaut se l’approprier tout en restant en lien avec son époque. C’est ainsi que nait ce groupe sous l’impulsion du guitariste Gino Monachello , rejoint rapidement par le jeune Flo Bauer (chant -guitare), puis par Matthieu Zirn (batterie) et Franck Bedez (basse). Le tout dirigé d’une main de maître par David Husser, prodige de la réalisation. A la fois roots et contemporaine, leur musique se veut forte et accessible. C’est dans cet esprit que le cercle s’est retrouvé en studio pour enregistrer son tout 1er album chez Dixiefrog ; la référence du blues en France.
JPEG

 ON A VU AU CINÉMA

  **** « Délicieux « de Eric Besnard

À l’aube de la Révolution Française, Pierre Manceron (interprété merveilleusement par le comédien belge Grégory Gadebois) est un cuisinier inventif, mais très orgueilleux, et un tantinet mysogine, JPEG car grand timide en fait. Après avoir présenté un repas somptueux d’une finesse exquise, ponctué d’un « Délicieux » petit chausson fourré de lamelles de pommes de terre et de truffe » (de vulgaires racines pour des nobles ? Pouah !) il est limogé sur le champ par son maître, le duc de Chamfort.
La rencontre – un soir de pluie battante - avec une femme étonnante et secrète (Isabelle Carré étincelante) qui souhaite apprendre l’art culinaire à ses côtés, lui redonne confiance, et le pousse à s’émanciper de sa condition de domestique pour entreprendre sa propre révolution culinaire, mais pas seulement. Tous deux, ils vont inventer un lieu de plaisir et de partage ouvert à tous ; un art de vivre à la française : le premier restaurant ! Une idée qui leur vaudra des clients en nombre, mais aussi des ennemis. Car manger avec les autres, n’est pas la tasse de thé d’une noblesse poussiérée à l’envi et déjà en perte de vitesse… La Révolution avançant au pas de charge de la lutte des classes.
Entre œuvre d’art cinématographique, car les scènes en clair-obscur ressemblent à la lumière géniale du feuilleton « Le Pain noir » de Serge Moatti dans les années 70, et authentique polar historique, « Délicieux » porte plutôt bien son nom. Un adjectif gourmand qui lui va comme un gant...

Jean-Pierre Tissier

 ON A LU

  **** « LA CARTE POSTALE » D’ANNE BEREST (Grasset)

JPEG Le résumé. Fruit d’une enquête minutieuse, d’abord menée par la mère de l’auteure après la réception d’une missive anonyme où figurent les noms de quatre aïeuls déportés, le roman tire les fils d’un récit familial longtemps ignoré et marqué par la Shoah. Le résumé d’Anne Berest : « C’était en janvier 2003. Dans notre boîte aux lettres, au milieu des traditionnelles cartes de vœux, se trouvait une carte postale étrange. Elle n’était pas signée, l’auteur avait voulu rester anonyme. L’Opéra Garnier d’un côté, et de l’autre, les prénoms des grands-parents de ma mère, de sa tante et son oncle, morts à Auschwitz en 1942. Vingt ans plus tard, j’ai décidé de savoir qui nous avait envoyé cette carte postale. J’ai mené l’enquête, avec l’aide de ma mère. En explorant toutes les hypothèses qui s’ouvraient à moi. Avec l’aide d’un détective privé, d’un criminologue, j’ai interrogé les habitants du village où ma famille a été arrêtée, j’ai remué ciel et terre. Et j’y suis arrivée. Cette enquête m’a menée cent ans en arrière. J’ai retracé le destin romanesque des Rabinovitch, leur fuite de Russie, leur voyage en Lettonie puis en Palestine. Et enfin, leur arrivée à Paris, avec la guerre et son désastre. J’ai essayé de comprendre comment ma grand-mère Myriam fut la seule qui échappa à

  *** « LE DERNIER PROCÈS DE VICTOR MELKI » de SANDRINE DESTOMBES (Hugo Thriller)

Sorti le 7 octobre. Tarif : 19,95€. JPEG Le résumé. La commissaire Maxime Tellier est en disponibilité depuis plusieurs semaines quand un messager anonyme la convie à l’enterrement d’un homme que personne ne semble connaître et encore moins regretter. D’autres messages s’ensuivent et elle se retrouve à remonter la piste d’une organisation décidée à repousser les limites du système judiciaire. Chaque coupable mérite une peine exemplaire et si la justice ne les condamne pas, certains sont prêts à tout pour y remédier. N’ayant plus les moyens officiels de mener une enquête, la commissaire fait appel au capitaine de gendarmerie Antoine Brémont, expert en profilage, pour sauver la prochaine cible de ces justiciers. Mais dans cette affaire, deux folies s’affrontent, et Max devra déterminer qui sont les coupables et qui sont les victimes.
« Encore une fois - après « Les Jumeaux de Piolenc », « Le Prieuré de Crest », « Madame B », « L’Arlequin », et « Ainsi sera-t-il » - lorsqu’on lit un livre de Sandrine Destombes, on plonge la tête la première dans le roman tellement l’histoire est prenante, mais aussi très réaliste. Qui n’a jamais dit « On ne l’a pas condamné plus que ça ? Pourtant il a quand même tué quelqu’un ! » Là, on suit une histoire qui débute juste par quelques lignes… et puis on en arrive au démantèlement d’un réseau de justiciers que l’on a bien du mal à blâmer. Un très, très bon livre. »
Muriel Gaillard

*** EDDY MITCHELL « De Belleville à Nashville » de Jean-François Brieu (Robert Laffont) Sorti le 10 novembre 2021. 239 pages. Grand Format. Prix : 39€.
JPEG Le résumé. De Belleville à Nashville relate la carrière du plus swinguant des rockers français, pas à pas, de disque en disque, de scène en scène et de passion en passion. Dans cette coédition avec Universal rien n’est oublié, de sa jeunesse à Belleville au son de Luis Mariano à ses années cow-boy en noir et blanc, en passant par le Golf Drouot et les Chaussettes noires qui déclenchent des émeutes dans une France tétanisée par la guerre d’Algérie. De son service militaire rocambolesque aux hits qui s’enchaînent – "C’est un rocker", "Sur la route de Memphis", "La dernière séance", "La fille menthe à l’eau", "Il ne rentre pas ce soir", "Un portrait de Norman Rockwell", "On veut des légendes"… –, sur les scènes de l’Olympia ou de Bercy, dans les studios d’enregistrement de Muscle Shoals ou Los Angeles, mais aussi au théâtre et sur les plateaux de cinéma (Coup de torchon, À mort l’arbitre, Le bonheur est dans le pré, Les vieux fourneaux…), ce gigantesque puzzle rock’n’roll, country et jazz façon big band nous plonge dans l’univers d’Eddy. C’est le livre définitif sur Eddy Mitchell. Un livre qui tourne aussi rond et aussi vite qu’un bon vieux 45 tours.
* Maître de conférences à l’école de journalisme de Bordeaux, Jean-François Brieu a été journaliste pour Les Inrocks, Le Parisien, Jukebox magazine ou Radio France. Il a publié plusieurs ouvrages consacrés à la musique populaire, notamment Johnny Hallyday, une passion française, Véronique Sanson, doux dehors, fou dedans, et Michel Berger, quelques mots d’amour. On lui doit également la rédaction des livrets des « intégrales » de nombreux artistes.
« C’est une véritable Bible que nous offre Jean-François Brieu au travers de ce merveilleux « pavé » fait de photos dont certaines pochettes de disques comme le fameux « Eddy in London » (un bijou !) sont gravées dans notre mémoire de gamin… Et on y découvre, au moment où Blues & Polar s’apprête à parler du blues roots et de nos propres racines en 2022, combien Eddy Mitchell a tété influencé par ces rythmes venus du gospel et du blues pour engendrer le rock, et qu’il s’est intéressé à cette histoire au travers des marches pour les droits civiques aux Etats-Unis, mais aussi du Chicago blues, des musiciens de Memphis, de la soul de Détroit, Otis Redding, Wilson Pickett... et les grands orchestres vers qui les bluesmen se tournent souvent quand la voix vieillit et s’affirme comme un grand cru, a l’image de BB King, Eric Clapton… et Eddy Mitchell, aux anges de chanter avec les « Vieilles canailles », ses potes de toujours, Johnny et Jacques Dutronc. Enfant du rock et du blues, Eddy Mitchell méritait bien cet immense ouvrage qui permet de mieux le connaitre, car le cinéma – évidemment – est au rendez-vous. Et ce n’est pas encore la dernière séance !
Jean-Pierre Tissier

* Retrouvez nos comptes-rendus de lectures précédentes sur le site ww.blues-et-polar.com Onglet : ON A LU.
**** GLEN AFFRIC de KARINE GIEBEL (Plon).
*** ALIÉNÉS de Fabrice PAPILLON (Plon).
*** UNE CERTAINE RAISON DE VIVRE de PHILIPPE TORRETON (Robert Laffont).
*** SECRETS BORÉALS de ANNA RAYMONDE GAZAILLE
** LES ÉCURIES DE DIOMÈDE de SYLVAIN LARUE (De Borée).
Retrouvez nos commentaires de lecture sur la rubrique ON A LU.


 LES NOUVEAUTÉS DU POLAR… ET AUTRES !

*** SECRETS BORÉALS de Anna Raymonde Gazaille (éditions Le Mot et le reste). Sortie prévue le 2 décembre 2021.
JPEG Le résumé. Dans un village aux confins de la forêt boréale québécoise où elle est venue pour fuir son passé, Brigit tente de reconstruire sa vie au contact des paysages sauvages et somptueux du Grand Nord. Mais le malheur semble la poursuivre même au sein de cette petite communauté repliée sur ses méfaits. Dans un ravin à la frontière de ses terres, elle découvre le cadavre d’une gamine récemment portée disparue. Un inspecteur de la capitale est chargé de cette affaire et Brigit, tiraillée entre l’exigence de taire ses secrets et son implication dans l’enquête, voit ressurgir ses hantises et les événements tragiques de son ancienne vie. Dans un style précis et une langue élégante, Anna Raymonde Gazaille aborde les thèmes universels de l’identité, et de la vengeance, nous invitant à embrasser d’un regard la condition humaine.
« C’est un livre très plaisant à lire, et pour peu que l’on connaisse le Canada c’est encore beaucoup mieux. L’histoire quant à elle mélange les meurtres avec des situations horribles vécues par les Organisations Non Gouvernementales (ONG). Vraiment un réel plaisir que la découverte de cette auteure qui vit aujourd’hui à Marseille. » Muriel Gaillard


LE RETOUR DE MARCAS (JC LATTES). Eric Giacometti et Jacques Ravenne sont de retour en librairie avec leur personnage phare Marcas. Le nouveau roman d’Éric Giacometti et Jacques Ravenne, Marcas (JC Lattès), s’accompagne de contenus inédits à découvrir grâce à son téléphone. JPEG Le résumé. Le nouveau président de la République Française vient d’être élu. Alors que la cérémonie de passation de pouvoir touche à sa fin, le nouveau chef de l’État apprend l’existence d’un nouveau rituel - un secret qui ne se transmet qu’entre présidents. Cinq années plus tard, en pleine période électorale, un meurtre au cœur d’une obédience maçonnique fait ressortir l’étrange rituel. Des profondeurs hantées de Moscou jusqu’à un château maudit, Antoine Marcas, policier et franc-maçon, va devoir affronter son destin. Si ce nouveau thriller signé Giacometti - Ravenne nous happe autant par son intrigue, c’est parce qu’il est plus que jamais ancré dans la réalité. En plus de retranscrire l’ambiance de période électorale dans laquelle nous nous trouvons, le roman nous transporte dans une France marquée par les revendications des « gilets jaunes » et la crise sanitaire du Covid-19. Et pour une expérience de lecture encore plus immersive, les éditions JC Lattès se sont associées à l’application Sept : en scannant la couverture et certaines pages du livre grâce à votre smartphone, Éric Giacometti et Jacques Ravenne prennent place chez vous en réalité augmentée. L’occasion de découvrir avec eux les lieux évoqués dans le roman, ainsi que des dossiers historiques, pour emprunter les mêmes chemins que Marcas lui-même.
RÈVER SOUS LES COUPS de Mohamed Bouhafsi. (Editions Larousse). Avec la collaboration de Géraldine Maillet. Tarif : 15,95€. JPEG - Battu violemment par son père jusqu’à l’âge de 8 ans, Mohamed Bouhafsi puise, vingt ans après, au fond de lui-même la force de parler. Dans un récit poignant il dit la violence, les larmes, la culpabilité et la honte. Il dit la terreur d’un petit garçon, qui malgré tout, continue à vivre et à rêver sous les coups. Au fil des pages s’égrènent des moments de joie et émergent, de la voix de l’enfant meurtri, la lumière, l’espoir et le pardon. À travers ce témoignage, la volonté de l’auteur est d’être le porte-voix de dizaine de milliers d’enfants en détresse et de donner à chaque citoyen le courage de s’interposer. * Après avoir passé 10 ans à RMC et BFM TV en tant que chef du service football, Mohamed Bouhafsi a rejoint France Télévisions. Il intègre l’équipe du 20h de France 2 et devient chroniqueur sur France 5 pour l’émission C à vous avec Anne-Elisabeth Lemoine, Patrick Cohen, Manon Ruggieri, Pierre Lescure, Mélanie Tran N’Guyen… Et il y réalise de très belles interviews, souvent empreintes d’émotion.
LE CAIMAN VOUS ATTEND ! Didier Esposito aussi  ! La dernière sortie #polar de l’année approche pour les éditions stéphanoises de l’ami Jean-Louis Nogaro toujours très riches en nouveaux auteurs très prometteurs ! C’est pour fin novembre avec Didier Esposito qui propose « Une héroïne stupéfiante ». Il s’agit d’une plongée dans le trafic d’héroïne, et l’auteur sait de quoi il parle... Toutes les infos sur le livre, le lien de précommande avec les avantages habituels, c’est ici : https://lnkd.in/eWgQdYfW
APRÈS de Stephen King (Editions Albin Michel). Sorti le 3 novembre. Tarif : 20, 90€. Grandir, c’est parfois affronter les démons qui vous hantent. Jamie n’est pas un enfant comme les autres : il a le pouvoir de parler avec les morts. Mais si ce don extraordinaire n’a pas de prix, il peut lui coûter cher. C’est ce que Jamie va découvrir lorsqu’une inspectrice de la police de New York lui demande son aide pour traquer un tueur qui menace de frapper… depuis sa tombe. Obsédant et émouvant, le nouveau roman de Stephen King nous parle d’innocence perdue et des combats qu’il faut mener pour résister au mal.
VENDETTA Les héritiers de la Brise de mer de Violette Lazard et Marion Galland (éditions Harper Collins). Déjà sortie chez Plon en 2020, l’enquête de Violette Lazard journaliste à L’Obs et de Marion Galland journaliste à RCFM vient de paraître en Poche. On y plonge dans la criminalité insulaire et ses dérives mafieuses, et sur la fameuse bande de la Brise de mer au cœur de nombreux braquages et autres règlements de compte. Tarif : 7,40€. En Poche.

 LE PRIX DU QUAI DES ORFÈVRES 2022 À VÉRONIQUE DE HAAS « LA MUSE ROUGE »

JPEG (448 pages, 8,90 €. Éditions Fayard). Véronique de Haas, une ancienne professeure de lettres, passionnée par l’entre-deux-guerres, a remporté mardi le prix du Quai des Orfèvres pour son roman policier "La Muse rouge", ont annoncé le préfet de police de Paris, Didier Lallement et les éditions Fayard.
L’an dernier, en raison du confinement, le prix n’avait pas pu être proclamé au sein même des locaux de la direction régionale de la police judiciaire de Paris, comme c’est le cas habituellement. Mère de quatre enfants et professeure de lettres pendant q- uarante ans, Véronique de Haas a réuni dans son roman sa passion pour la période de l’entre-deux-guerres et celle pour l’univers de la police. "La Muse rouge", relate dans le Paris de 1920, l’histoire de Victor Dessange, un ancien de la Mondaine, qui, de retour des tranchées, vient d’intégrer la Brigade criminelle. Dans un climat social houleux, Victor Dessange est confronté à une succession de meurtres de prostituées, jusqu’à ce que son enquête prenne un tour inattendu avec la mort d’un représentant officiel de la République de Chine dans une maison close, et le mène d’une colonie pénitentiaire en Bretagne à l’attaque d’un convoi d’or au Maroc. Créé en 1946, le prix du Quai des Orfèvres récompense chaque année un roman policier. Il est décerné par un jury composé de 22 policiers, magistrats et journalistes. Il se prononce sur une sélection de manuscrits anonymes en ne considérant que l’intérêt du texte, dans le respect des procédures et des vraisemblances policières, scientifiques ou judiciaires.
* L’an dernier, le prix avait été attribué à un commissaire divisionnaire en poste en Guadeloupe, Christophe Gavat, pour son roman "Cap Canaille


 « LE DERNIER PROCÈS DE VICTOR MELKI » de SANDRINE DESTOMBES (Hugo Thriller)

JPEG Le résumé. La commissaire Maxime Tellier est en disponibilité depuis plusieurs semaines quand un messager anonyme la convie à l’enterrement d’un homme que personne ne semble connaître et encore moins regretter. D’autres messages s’ensuivent et elle se retrouve à remonter la piste d’une organisation décidée à repousser les limites du système judiciaire. Chaque coupable mérite une peine exemplaire et si la justice ne les condamne pas, certains sont prêts à tout pour y remédier.N’ayant plus les moyens officiels de mener une enquête, la commissaire fait appel au capitaine de gendarmerie Antoine Brémont, expert en profilage, pour sauver la prochaine cible de ces justiciers. Mais dans cette affaire, deux folies s’affrontent, et Max devra déterminer qui sont les coupables et qui sont les victimes. EN COURS DE LECTURE.


 LES SORTIES DES ÉDITIONS HUGO THRILLER

NOVEMBRE : « Mort sur le transsibérien ». C’est le premier roman de C.J. Farrington. Publié en Angleterre par Constable - l’éditeur de la série Agatha Raisin - les aventures d’Olga Pouchkine lui ont été inspirées par ses différents voyages avec le Transsibérien ou le long de la Route de la Soie. « Une enquête d’Olga Pouchkine » est le premier titre d’une nouvelle série autour de cette garde-barrière rêveuse, débonnaire, gaffeuse et maline à la fois ; un personnage attachant qui rêve secrètement de devenir écrivain et qui va se retrouver confrontée à une série de meurtres qu’elle va bien sûr contribuer à résoudre malgré sa maladresse.


* STORIA 2022 pour ELA sera disponible en librairie : un livre pour une bonne action car tous les droits seront reversés à l’assation ELA en soutien aux enfants malades. 17 auteurs de thrillers s’engagent dans ce recueil : Barbara Abel, Alexis Aubenque, Roy Braverman & Ian Manook, Marlène Charine, Ophélie Cohen, Angelina Delcroix, Nicolas Druart, Nicolas Duplessier, Damien Eleonori, Hervé Gagnon, Victor Guilbert, Ludovic Lancien, Mo Malø & Fred Mars, Salvatore Minni, Vincent Radureau, Guillaume Ramezi, Matthieu Parcaroli. * VERITY de Colleen Hoover paru l’an passé en grand format sera disponible au format poche ! Un thriller psychologique glaçant où deux femmes écrivaines se confrontent.

 NOUS ÉTIONS LES REINES

de Laurie Elizabeth FLYNN chez Hugo Thriller.
Un thriller psychologique aussi subtil qu’efficace sur l’ambition, les amitiés toxiques et les désirs mortels. Un premier roman impressionnant et magistral. Sorti le 2 septembre.
Le résumé : Alternant entre le récit du premier semestre d’Ambrosia sur le campus et celui de son retour dix ans plus tard, « Nous étions les reines » mêle thriller, tragédie, trouble et trahison pour décrire avec brio la brutalité et la perversité des jeux amoureux, à un âge où l’on ne réalise pas qu’il n’y a parfois qu’un souffle ténu entre l’amour et la mort. Depuis qu’Ambrosia Wellington a quitté la fac, elle s’est donné beaucoup de mal pour s’inventer une nouvelle vie et laisser le passé derrière elle. Lorsqu’elle reçoit un mail l’invitant à la célébration des dix ans de sa promo, son instinct la pousse d’abord à refuser ? Jusqu’à ce qu’arrive un étrange message anonyme : « Nous devons parler de ce que nous avons fait cette nuit-là. »
EN COURS DE LECTURE


 LE SECRET DE CAMILLE C

de Marie-Noël PASCHAL (Editions de Vérone).
Le résumé : Reine, est une femme déboussolée et perdue depuis la disparition de sa fille Chloé. Une mystérieuse rencontre à une exposition la mènera sur les traces de Camille Claudel et lui permettra d’en apprendre davantage sur Chloé. Le roman est extrêmement original, prenant et richement documenté. En parallèle des péripéties de Reine, l’auteure retrace une partie de la vie de Camille Claudel, de sa rencontre avec Rodin jusqu’à sa mort dans un asile, permettant ainsi de faire des recoupements avec la vie de Reine. Le secret de Camille C. est tel un « Pôl’Art », le lecteur est entraîné dans une intrigue criminelle où l’artiste se dévoile à travers la fiction.
* Marie-Noël Paschal est agrégée de Lettres classiques et titulaire d’une maîtrise d’Histoire de l’Art et d’un master d’archéologie. Parallèlement, elle est correspondante de presse pour La Provence. Elle a écrit les Grandes Affaires Criminelles et Un siècle de Faits divers des Alpes de Haute-Provence, ainsi que des « pôl’arts » où elle mêle intrigue criminelle et la vie d’un grand artiste comme Marcel Duchamp ou Nicolas de Staël.


 LA CARTE POSTALE d’Anne Berest

aux éditions Grasset. JPEG Fruit d’une enquête minutieuse, d’abord menée par la mère de l’auteure après la réception d’une missive anonyme où figurent les noms de quatre aïeuls déportés, le roman tire les fils d’un récit familial longtemps ignoré et marqué par la Shoah.
Le résumé d’Anne Berest  : « C’était en janvier 2003. Dans notre boîte aux lettres, au milieu des traditionnelles cartes de vœux, se trouvait une carte postale étrange. Elle n’était pas signée, l’auteur avait voulu rester anonyme. L’Opéra Garnier d’un côté, et de l’autre, les prénoms des grands-parents de ma mère, de sa tante et son oncle, morts à Auschwitz en 1942. Vingt ans plus tard, j’ai décidé de savoir qui nous avait envoyé cette carte postale. J’ai mené l’enquête, avec l’aide de ma mère. En explorant toutes les hypothèses qui s’ouvraient à moi. Avec l’aide d’un détective privé, d’un criminologue, j’ai interrogé les habitants du village où ma famille a été arrêtée, j’ai remué ciel et terre. Et j’y suis arrivée. Cette enquête m’a menée cent ans en arrière. J’ai retracé le destin romanesque des Rabinovitch, leur fuite de Russie, leur voyage en Lettonie puis en Palestine. Et enfin, leur arrivée à Paris, avec la guerre et son désastre.J’ai essayé de comprendre comment ma grand-mère Myriam fut la seule qui échappa à la déportation. Et éclaircir les mystères qui entouraient ses deux mariages. J’ai dû m’imprégner de l’histoire de mes ancêtres, comme je l’avais fait avec ma sœur Claire pour mon livre précédent, Gabriële. Ce livre est à la fois une enquête, le roman de mes ancêtres, et une quête initiatique sur la signification du mot « juif » dans une vie laïque. » EN COURS DE LECTURE.


 « REVIENDRA LE TEMPS DES CERISES ! »

JPEG Jean-Louis Nogaro et les éditions du Caïman célèbrent la Commune de Paris avec les écrivains du polar… Insolite et réjouissant ; superbe ! 1871 – 2021, il y a 150 ans la Commune ! Il n’était pas possible aux Éditions du Caïman, de passer à côté de la Commune dans la collection Noires Nouvelles dont la ligne éditoriale est de commémorer des événements ou des périodes historiques revisitées dans la plus pure tradition du polar : celle de la critique sociale, de la face cachée de l’Histoire, du questionnement politique. Cette belle et tragique Commune, dont l’esprit souffle depuis 1871, se rappelle aujourd’hui à nous, au moment où le Peuple a plus que jamais intérêt à faire front dans les luttes sociales. « Vive la Commune ! » est le cri de ralliement d’autrices et auteurs, dessinateurs et dessinatrices qui vous offrent ce livre où vous côtoierez des personnalités majeures comme Louise Michel, Élisée Reclus, Marie Lecointre, Maxime Lisbonne, Gaston Crémieux, des héros, des versaillais et des personnages atypiques comme le caricaturiste Pilotell ou le photographe Bruno Braquehais… mais aussi — et surtout ! — des communardes. Et puis des réflexions sur la Commune aujourd’hui, son souvenir, son rôle, son avenir… Seul un collectif pouvait s’atteler avec fidélité à cette tâche. Les auteurs : Patrick Amand, Michèle Audin, Laurence Biberfeld, Antoine Blocier, Odile Bouhier, Didier Daeninckx, Patrick K. Dewdney, Michaël Dias, Pierre Domengès, Maurice Gouiran, Alice Jack, Nadia Khiari, Anouk Langaney, Éric Maneval, Roger Martin, Rachel Mazuy, Laurent Mely-Dumortier, Rosa Moussaoui, Jean-Louis Nogaro, Max Obione, Philippe Paternolli, Michèle Pedinielli, Serge Pey, Philippe Pivion, Stéphane Tamaillon / Vincent Sauvion, Serge Utgé-Royo, Éloi Valat.
Les dessinateurs : Bésot, Jean Biret, Bobika, Brouck, Cambon, David Eusebio (Mexique), Elchicotriste (Espagne), Faujour, Gab, Krokus, Lacombe, Lardon, Lasserpe, Mako, Micaël, Plop et Kankr, Samson, Tardi,Valère. Format 12x19 cm. Sortie actuelle. Prix public : 16 €.


TOUT DROIT de Philippe Paternolli (Editions du Caïman). Le résumé : en juin 2013, deux accidents mortels surviennent à un jour d’intervalle sur la piste de Silverstone lors des essais du Grand Prix de F1. 2016, un couple de tigres est retrouvé décapité au zoo de la Barben en Provence. On retrouve, entre autres, le portefeuille de Noël Texier, patron d’un puissant groupe de communication, dans la gueule du mâle, et les restes de Texier dans l’estomac du fauve. Vincent Erno est dépêché par le Cube (cabinet noir en marge des Services Secrets français présenté dans les cinq précédents volumes de la série) pour enquêter sur cette mort visant l’un des hommes les plus puissants de France.D’autres meurtres suivront, des éprouvettes de Lyxamaxyl, une dangereuse substance toxique seront volées dans un laboratoire lyonnais...Tout au long de ce roman, Vincent Erno — secondé par les lieutenants Magali Sauve et François Jacquemont — ne sait trop où il va, mais il y va tout droit. 220pages. Sortie en mars 2021. Tarif : 13 €.

  L’INCONNU DE LA POSTE de Florence Aubenas

(Editions de l’Olivier) JPEG La journaliste grand reporter au Monde revient sur l’assassinat d’une postière et l’accusation de Gérald Thomassin, un acteur vivant comme un marginal. Une histoire vraie, palpitante qui se lit comme un polar.
« La première fois que j’ai entendu parler de Thomassin, c’était par une directrice de casting avec qui il avait travaillé à ses débuts d’acteur, explique Florence Aubenas. Elle m’avait montré quelques-unes des lettres qu’il lui avait envoyées de prison. Quand il a été libéré, je suis allée le voir. Routard immobile, Thomassin n’aime pas bouger hors de ses bases. Il faut se déplacer. Je lui ai précisé que je n’écrivais pas sa biographie, mais un livre sur l’assassinat d’une femme dans un village de montagne, affaire dans laquelle il était impliqué. Mon travail consistait à le rencontrer, lui comme tous ceux qui accepteraient de me voir. »
- Le village, c’est Montréal-la-Cluse. La victime, c’est Catherine Burgod, tuée de vingt-huit coups de couteau dans le bureau de poste où elle travaillait.
Ce livre est donc l’histoire d’un crime. Il a fallu sept ans à Florence Aubenas pour en reconstituer tous les épisodes – tous, sauf un. Le résultat est saisissant. Au-delà du fait divers et de l’enquête policière, L’Inconnu de la poste est le portrait d’une France que l’on aurait tort de dire ordinaire. Car si le hasard semble gouverner la vie des protagonistes de ce récit, Florence Aubenas offre à chacun d’entre eux la dignité d’un destin.
* Florence Aubenas est grand reporter au journal Le Monde. Elle a notamment publié La Méprise : l’affaire d’Outreau (Seuil, 2005) et Le Quai de Ouistreham (L’Olivier, 2010), qui a connu un immense succès et redéfini la notion de journalisme d’immersion.


 LES ALBUMS

JAZZ

 RAY LEMA & LAURENT DE WILDE “WHEELS”.

Le jazz, la musique classique, la musique africaine se mélangent et se superposent au service d’un chant singulier, celui de deux grands artistes passionnés par les rencontres entre les mondes. Après quatre années passées sur les routes à jouer l’un avec l’autre, Ray Lema et Laurent de Wilde ont décidé de reprendre le chemin du studio pour y enregistrer un nouveau répertoire, né de leur complicité forgée au fil des concerts et des longues discussions. Les roues dentées s’emboîtant pour faire tourner une mécanique de précision : voici le modèle qu’ils se sont donné pour leur deuxième opus. Ces fameuses « wheels », roues rythmiques telles qu’on les appelle en Afrique placées au centre de leurs préoccupations, ils ont des mois durant travaillé sur cet idéal de parfaite complémentarité, mettant cette discipline au service de leurs compositions d’un large spectre. Sortie le 28 mai 2021 chez Gazebo / One drop / L’autre distribution. En concert le 29 mai au Bal Blomet (Paris XVème). ECOUTER WHEELS ICI


MILES DAVIS « LIVE AT VIENNE ». JPEG - Le 1er juillet 1991, Miles Davis et le Miles Davis group donnent un concert au merveilleux festival qu’est « Jazz à Vienne » à côté de Lyon. Il s’agit d’une de ses toutes dernières performances avant sa disparition trois mois plus tard, le 28 septembre 1991. Cet enregistrement en public de Miles Davis contient deux titres (“Pénétration” et “Jailbait”) écrits par Prince, avec qui il partageait une admiration et une amitié mutuelles. Ce cadeau du ciel qu’est l’enregistrement inédit d’un de ses tous derniers concerts est publié par Rhino Records dans le cadre du « Black music month ». Des versions 2-CD, 2-LP et digitales seront disponibles le 25 juin chez Warner.
BLUES

 SAME PLAYER SHOOT AGAIN HOMMAGE A ALBERT KING

En 2018, ce jeune groupe formé par la crème des musiciens parisiens se décide à enregistrer un hommage au roi des guitaristes de blues Freddie King . « Our King Freddie » remporte un vrai succès avec un Prix au Cahors blues festival 2019 et une très belle tournée dans la foulée. Cette année, c’est un hommage à un autre King du blues : Albert King ! Same Player Shoot Again a été créé par Romain Roussouliere (guitare) et Max Darmon (basse). Le groupe s’est étoffé ensuite avec Vincent Vella (chant), Florian Robin (claviers), Steve Belmonte (batterie), Jérome Cornelis (sax alto) et Loic Gayot (sax tenor). « Our King Albert » sortira le 4 juin chez Five fishes – Socadisc . Concert au New Morning-Paris le 14 septembre 2021.


BLUES-ROCK

 JACK BON & THE BUZZMEN "LOVE, PEACE ROCK & ROLL !!!”

- L’ancien leader de Ganafoul – groupe-phare du rock blues français dans les années 75-80 avec Téléphone – est de retour avec un nouveau groupe. Celui qui avait illuminé la nuit manosquine fin août 2017, au parc de la Rochette, pour la soirée d’adieu au festival Blues & Polar après quinze années de passion dévorante, est désormais entouré de Luck Blackstone (basse), de l’excellent harmoniciste Antoine Piedoz et Alain Babois (batterie). En novembre 2020, au 8PM Studio chez son l’ami GG Millet, ils ont enregistré un très bel album baptisé « Love, peace, rock & roll » aux reflets parfois country comme He’s a refugee composé par Jack Bon. Mais la couleur du CD est très rock avec notamment deux vieux classiques I’m tore down - morceau cher à Eric Clapton - et Around and around de Chuck Berry superbement repris par les Rolling Stones à leurs débuts. Sans oublier Poor man free man au son très Who. Un disque qui sent bon la nostalgie du spectacle vivant dont on est privé actuellement. Ressuscite-nous ça Jack ! C’est si bon ! Jean-Pierre Tissier


 “LET IT SHINE”. JESSIE LEE & THE ALCHEMISTS.

Le groupe emmené par Jessie Lee et Alexis Didier était notre invité au festival Blues & Polar en 2014. Juste après le beau parcours de Jessie Lee coachée par Garou à The Voice où elle avait impressionné par sa version dingue du « Move over » de Janis Joplin. Après de nombreuses tournées et concerts, un album s’imposait enfin. C’est désormais chose faite, même si le Covid a retardé l’affaire ! Le duo explosif est entouré de Laurent Cokelaere (basse), Stéphane Minana-Ripoll (batterie) et Laurian Daire aux claviers. Et ça envoie du bois avec notamment ce somptueux « Sometimes » à découvrir sur YouTube, extrait de "Let It Shine". Lien : https://dixiefrog.lnk.to/JLTA-Sometimes Brillantissime ! Sortie le 7 mai.


  LE CLIP DE WAITING FOR TINA

JPEG - L’écrivain Jean Azarel et le guitariste Hérold Yvard nous offrent un bel hommage poétique à Tina Aumont « égérie des seventies ». Un clip annonciateur de lectures futures à déguster à Manosque et ailleurs, comme un bon polar de derrière les fagots… Un verre de Château de Clapier en main et masques tombés !
- La collaboration musicale et poétique entre Hérold Yvard du K’Fé’Quoi à Forcalquier (04) et l’écrivain Jean Azarel existe de longue date déjà… Elle vient de donner lieu à une récente mise en ligne de leur dernier ouvrage consacré à la mystérieuse et fantasque comédienne franco-américaine Tina Aumont (fille de l’acteur Jean-Pierre Aumont) décédée en 2006, après une vie très destro, hippie et rock’n’roll, en attendant de pouvoir interpréter ces textes à nouveau auprès du public. En effet, Jean Azarel a publié l’an dernier un ouvrage « Waiting for Tina » qui se lit comme un road movie aux allures d’enquête policière afin de retrouver des traces de cette égérie des Seventies au destin similaire à celui de Romy Schneider, dont la mère s’appela Maria Montez grande actrice dominicaine des années 50. Belle à se damner, mais en proie aux démons de l’alcool et des shoots, elle n’a pas eu la carrière cinématographique à laquelle elle aurait pu prétendre, allant jusqu’à tourner des films très hot pour gagner sa vie…
JPEG J’ai eu le plaisir de photographier Tina Aumont en 1977 avec Macha Méril pour Télémagazine alors qu’elle participait au tournage du téléfilm « Emmenez-moi au Ritz » avec Maurice Ronet, jouant une veuve dans le palace parisien de la Place Vendôme. Hérold Yvard avec sa guitare magique à sons multiples a illustré musicalement ce livre insolite devenu une lecture passionnante. Et qu’on est impatient de découvrir en public. La première devrait avoir lieu à Manosque. »

Jean-Pierre Tissier

* Blues & Polar vous offre le clip de présentation de leur dernière réalisation : « Waiting For Tina - À la recherche de Tina Aumont ». Voici les liens sur lesquels vous pouvez cliquer :

Waiting For Tina - À la recherche de Tina Aumont from Hermon de Vinon on Vimeo.

* L’intro et la fin du clip sont très polar… L’utilisation d’un casque ou système hi-fi stéréophonique est recommandée pour une écoute musicale optimale".

* À écouter également : l’intégrale de leurs ouvrages : Jean Azarel-Hérold Yvard https://soundcloud.com/jahy1


 POP-ROCK. PINK FLOYD “LIVE AT KNEBWORTH 1990”

JPEG Sortie le 30 avril chez Warner. La performance historique du Silver clef awards winners à Knebworth en 1990 est disponible pour la première fois en CD, double-vinyle et sur toutes les plateformes digitales. Avec notamment : Comfortably numb, The Great gig in the sky et Wish you were here. Le concert monumental des Silver Clef Award Winners à Knebworth incluait Pink Floyd en tête d’affiche d’une programmation all-stars incluant Paul McCartney, Dire Straits, Genesis, Phil Collins, Mark Knopfler, Robert Plant (avec Jimmy Page), Cliff Richard, Eric Clapton et Tears For Fears. Près de 120 000 fans ont assisté au spectacle donné par ces géants du rock sur l’imposante scène de Knebworth, en soutien à l’organisation caritative Nordoff Robbins et dont les bénéfices ont été reversés à la BRIT School. Le concert avait été retransmis par MTV.



MES DISQUES COLLECTOR (la bibliothèque)

  ISLE OF VIEW des PRETENDERS

(enregistrement live en studio à Londres en 1995). JPEG Mon CD collector de la semaine, est un monument de délicatesse et d’émotion. Isle of view c’est avant tout la superbe voix de Crissie Hynde fondatrice des Pretenders associée pour une émission TV à Londres, au quatuor Duke en 1995. Et avec la talentueuse Louisa Fuller au violon sur Sens of purpose. On y trouve aussi Private life avec cet incroyable son de guitare acoustique semblant cirer la voix de Crissie Hynde comme pour la transformer en bijou serti d’or. Tout comme I hurt you et Isle of view qui donne son nom àl l’album. Bref, un album incroyable et merveilleux - parmi mes préférés de la nuit des temps - où toutes les chansons sont belles tout simplement et empreintes d’émotion. Car il y a un esthétisme fou dans la voix de Crissie qui nous prend aux tripes comme lorsqu’on est amoureux. Tout est parfait. Génial pour la route, seul , au volant, le soir au couchant…. J.-P.T
PS : Si vous avez l’album en vinyle, il atteint les 200€.


 GWENDAL Mon Joli scooter (1977)

JPEG - Quelle arrivée tonitruante dans le paysage musical français – mais d’abord breton - que celle de Gwendal, groupe nantais de fusion jazz-rock, aux accents celtiques au cœur des années 70. Comme du Pink Floyd qui aurait croisé le barde Glenmor, puis tapé le bœuf avec le violoniste Jean-Luc Ponty pour transformer les vieilles légendes de Cornouailles en musique. D’ailleurs, la magnifique couverture du 33 tours est signée Henki Bibal – pointure mondiale de la BD aujourd’hui - et on y voit tous les mystères de la lande bretonne avec ces vieilles en coiffe se baladant courbées, entre des dolmens et menhirs pris dans le brouillard. C’est cette atmosphère que Bruno Barre (violon), Youenn Leberre (flûtes & bombardes), Jean-Marie Bernard (guitare), Roger Schaub (basse), Ricky Caust (mandoline) et Arnaud Rogers (batterie) restituent dans leur discographie. A découvrir !

J.-P.T

 666 APHRODITES CHILDS (double 33ts - Vertigo)

- Nous sommes en juin 1972. Quel choc ai-je eu lors de la sortie de ce double album baptisé 666 relatant l’Apocalypse de Jean, composé par Vangélis Papanathassiou, avec la voix extraordinaire de Demis Roussos portant les paroles de Yannis Tsarouchis (en grec) et de Costas Ferris (en anglais), la batterie de Lucas Sideras, la guitare de Silver Koulouris ; bref les Aphrodite’s childs interprètes du célèbre It’s five a clock qui résonne toujours dans le monde entier. Mais ce sera leur 3ème et dernier disque. On ne retrouvera plus ensemble ces belles voix planantes haut perchées, mélodiques et magnifiques, célestes et provocantes par moment… Mais pour l’occasion de ce disque devenu légendaire, quelques guests de haut niveau avaient été invités à l’image du violoniste-saxophoniste de Zoo Michel Ripoche, et de l’extraordinaire actrice-chanteuse Irène Papas dont le fameux vocal Infinity simulant un orgasme sur fond de percussion ferait toujours rougir aujourd’hui.
666, c’est un mix de morceaux très différents des uns des autres allant du hard rock au psychédélique avec un zeste de référence au diable. Ce qui valut à l’album d’être censuré dans certains pays. Mais bien plus que le diable, c’est la jouissance vocale jubilatoire d’Irène Papas qui aura gêné les bien-pensants… Un disque qui n’a pas pris une ride !!!

Jean-Pierre Tissier

  CROSBY, STILLS, NASH & YOUNG : 4 A WAY STREET

JPEG - Cet album de légende n’est pas un simple 33 tours d’époque, comme les autres, mais bel et bien deux 33 tours « historiques » enregistrés en public au Fillmore East de New York le 2 juillet 1970, au Chicago auditorium le 5 juillet 1970, et au Forum de Los Angeles le 26 juin 1970.
David Crosby, Stephen Stills, Graham Nash et Neil Young, malgré des tensions entre eux, et une séparation temporaire du groupe, sont alors à l’apogée de leurs talents vocaux… et politiques.
On retrouve ainsi le merveilleux et éternel morceau magnifique qu’est « Ohio » empreint de gravité et d’émotion, car ce titre écrit par Neil Young, est inspiré de la fusillade de Kent State University où quatre étudiants ont été tués par des policiers lors de la répression d’une manifestation le 4 mai 1970.
Si vous n’avez jamais entendu ce double album, partez à sa découverte, car c’est toute l’histoire des Etats-Unis en 1970 qui s’y déroule, comme un prolongement de mai 68 en France, et trouve encore un prolongement navrant et triste aujourd’hui, avec l’assassinat de George Floyd par un policier à Minnéapolis.
Ce double 33 tours « A Way Street » est incontestablement celui que je prendrais avec moi sur une ile déserte, s’il n’en fallait qu’un !

Jean-Pierre Tissier

JPEG

 LÉO FERRÉ & ZOO « LA SOLITUDE » (1971).

JPEG En janvier 1970, à l’Olympia à Paris, (c’était mon premier reportage photo pour Télé Magazine) Léo Ferré était venu voir les Moody Blues dans le cadre du festival 333 réunissant de nombreux participants du festival de Woodstock dont Richie Heavens, Rory Gallagher & Taste, Renaissance, Family, Yes… et les Moody Blues, alors N°1 des ventes avec Nights in white satin. Après bien des incidents techniques, il était 1 heure du matin quand ces derniers sont montés sur scène, devant un Léo fatigué comme tout le public, mais qui avait une idée derrière la tête… Et il l’évoque d’ailleurs dans son titre C’est Extra avec la laconique phrase « Les Moody blues qui s’en balancent… ». Incontestablement, l’éventuel projet avec les auteurs du légendaire « Nights in white satin » ne verrait jamais le jour et c’est avec le formidable groupe français Zoo - sans leur chanteur habituel Joël Daydé – que Léo Ferré se lancera dans la pop-music en 1971 pour un 33 tours qui n’a pas séduit les puristes de l’époque. Mais moi, amateur de fusion des genres, OUI ! Car il y avait, outre les textes magnifiques de Léo Ferré, des musiciens de très haut niveau dans ce Zoo là avec Michel Hervé (basse), André Hervé (orgue, guitare électrique et piano), Christian Devaux (batterie), Daniel Carlet (saxs, flûte et violon électrique), et le très éclectique violoniste Michel Ripoche qui avait la particularité incroyable d’avoir été sélectionné en équipe de France de football lorsqu’il était junior et évoluait au FC Nantes. Il avait le choix entre passer pro ou devenir musicien pro ! Et il a choisi la musique. D’où le début d’une courte amitié avant qu’il ne parte au Brésil rejoindre pour un temps Clayton Thomas fantastique chanteur de Blood, sweat & tears pour y marier futbol et musique. Et pour avoir eu le plaisir de voir Ferré à la Mutualité à Paris pour le concert de la fédération anarchiste, et Zoo en concert sous d’autres cieux plus rock, permettez-moi d’écrire : quelle belle époque !

J.-P.T

 The Beatles llive at the BBC 1962-1965.

Sorti en 2013. Les Fabulous four de Liverpool ont participé à de nombreux shows à la BBC de mars 1962 à juin 1965. Ce double CD propose pas moins de 63 titres sur les 88 qu’ils ont proposées aux auditeurs de la plus célèbre radio du monde. Celle qui a propulsé les Kinks, les Who,les Stones.. mais aussi les Monty Phyton. On retrouve, outre leur répertoire, les voix de John, Paul, George et Ringo entre les morceaux. Un vrai document !

J.-P.T

 Johnny Rivers et son légendaire titre de 15 minutes John Lee Hooker enregistré en 1965 en public au Whisky a gogo à Los Angelès (USA).

JPEG - Sûr que là, je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… C’était pile-poil le mien, quand ce disque de Johnny Rivers a mis le feu et le frisson chaque soir dans les boites bretonnes pendant l’été 1969 dès que les premières notes d’égrenaient sur la platine. Un rythme de blues lent qui petit à petit grandissait avec de faux-airs du Baby please don’t go de Van Morisson et des Them, et du Satisfaction des Stones, à la façon d’un titre précurseur du Rock’collection de Laurent Voulzy… 30 ans plus tard ! Car Johnny Rivers était parfaitement inconnu en France, hormis du ceux qui avaient eu la chance de le découvrir en 1965 à l’Olympia à Paris, en première partie des Kinks. Mais c’est le Ricain véritable juxe-box des tubes rock, blues, et rythm’n’blues de l’époque qui avait supplanté Ray Davies et ses succès comme All day and all the night ou You really got me… On a dansé comme des fous là-dessus, le temps d’un été, car un titre de 15 minutes sur une radio française, ça ne passe jamais. Mais de temps à autre, un DJ inspiré ou un beau-frère lors d’une soirée festive ressort le 33 tours collector… et ça marche toujours !

J.-P.T

 Nine below zero Live at the Marquee club

JPEG JPEG Né en 1979 en prenant pour nom de scène celui d’un titre de Sonny Boy Williamson, Nine below zero est alors composé de Dennis Greaves (guitare), Peter Clark (basse), Mickey Stix Burkley (batterie) et de l’extraordinaire harmoniciste-chanteur Mark Feltham. Ils écument alors pubs et clubs en Angleterre en électrifiant ce blues qu’ils apprécient tant. Le disque enregistré en public au mythique Marquee club est un étendard de la musique anglo-saxonne des années 80. Mélangeant punk, rock et blues. Dans la lignée de Doctor Feelgood, avec en plus la virtuosité animale de Mark Feltham à l’harmonica ; champion du monde du genre Toutes catégories pour moi. Mon idole, quoi ! 40 ans plus tard, ils sont toujours là. En version acoustique ou électrique, c’est toujours un très grand moment. Pour avoir pu les écouter il y a une quinzaine d’années à la cave de Font-Robert à Château-Arnoux, et les interviewer ensuite aux côtés des musiciens locaux de Dirty Water qui avaient assisté à leur concert au Paradisio à Amsterdam dans les années 80, je peux vous assurer qu’il y a eu de l’émotion et de la fraternité musicale en coulisses. C’est ça le rock quand il rejoint le blues.

J.-P.T


- Michel Petrucciani Both worlds (1997). Véritable météore du piano jazz, Michel Petrucciani est mort à New York le 6 janvier 1999, à l’âge de 36 ans. Il souffrait depuis sa naissance de la « maladie des os de verre ». Sa carrière musicale et discographique n’aura duré que 19 ans, mais dix-sept albums enregistrés en studio et sept en « live » témoignent de son énergie incroyable, du plaisir qu’il avait sur scène, et de ce toucher délicat sur ce clavier qu’on pensait toujours bien trop grand pour lui, mais qu’il parcourait en s’y allongeant presque parfois, comme pour faire corps avec les notes.. Cet album Both worlds sorti en septembre 1997, et dont je ne me lasse jamais est un événement dans sa carrière car pour la première fois, c’est un groupe dans toute son entité qui est sur scène. Même s’il en est le leader, il ne joue pas les leaders, et se mêle dans l’ensemble comme Blood, sweat and tears dans les années 70. Il est donc entouré de Steve Gadd (batterie), Anthony Jackson (guitare), Bob Brookmeyer (trombone), Flavio Boltro trompette) et Stefano Di Battista (saxophone). Et c’est cette joyeuse troupe que l’on a pu voir au festival Jazz à Manosque d’Ollivier Gérard à cette époque, et quelques années auparavant à Château-Arnoux au Festi-Jazz de Robert Pasquier. Both worlds nous entraine dans un tas d’émotions très différentes comme un voyage musical dans le monde entier avec notamment Petite Louise et le savoureux Guadaloupe. Le képi de Manosque... Mais Michel Petrucciani, c’est aussi pour moi un souvenir extraordinaire vécu lors de sa venue à Manosque, alors que nous dînions avec ses musiciens tardivement après le concert sur la Place des marchands. La Police est passée pour faire une observation, à la dizaine de personnes présentes – dont votre serviteur JPT - car quelques riverains avaient émis auprès du commissariat une certaine gêne due au bruit des conversations qui en toute honnêteté ne devaient nullement dépasser la norme. C’était encore l‘époque où les policiers avaient un rigide képi. Et Michel Petrucciani du haut de ses 91 centimètres a expliqué, droit dans les yeux, au policier venu demander de baisser d’un ton « qu’il faisait la collection des chapeaux et qu’il lui manquait un vrai képi de la Police Nationale ». Stupeur et silence du groupe qui s’est demandé s’il y avait là de l’ironie provocante ou de la sincérité derrière tout ça… Le policier manosquin ne connaissant pas Michel Petrucciani, je suis allé lui expliquer qui était ce grand pianiste…. Et un quart d’heure plus tard, à ma grande surprise, le policier est revenu sur la Place des marchands pour offrir à Michel Petrucciani le képi de ses débuts dans la Police Nationale. Un instant très fort ! La photo a été immortalisée aussitôt et est parue dans Le Provençal le lendemain. Un immense souvenir !
J.-P.T

  Roy Buchanan live stock

JPEG Enregistré en public au Town hall de New York, le 27 novembre 1974. - Bluesman blanc et guitariste virtuose mort bien trop jeune à l’âge de 49 ans en 1988, Roy Buchanan a été un référence du blues teinté de rock dans les années 70. Son jeu de guitare tonitruant et délicat à la fois, fait penser aux accents toniques ou lyriques que pouvaient avoir Alvin Lee de Ten years after, Rory Gallagher de Taste ou Johnny Winter. JPEG Ce disque enregistré en public résume parfaitement bien l’émotion qu’il dégageait. Un CD collector empreint d’âme, de spleen et de rêve. Bien dans l’air du temps actuel où la musique fait parmi de nos remèdes au confinement.

J.-P.T

Le concert de Dr Feelgood avec Lee Brillaux et Wilko Jonson au Southend Kursaal à Canvey island en novembre 1975. JPEG C’est sur cette île de 18,5 km2 au nord de la Tamise qu’est né le nouveau rock anglais. C’est là que Dr Feelgood, mais aussi Gary Brooker et Procol Harum, ont amené ce nouveau son (le Pub rock) qui a remué bien des foules. Ce DVD auquel je suis très attaché retrace un concert de 1975 de Dr Feelgood, avec les historiques fondateurs du groupe que sont Wilko Johnson et le regretté Lee Brilleaux qu’on avait pu voir au festival Jazz à Manosque en 1993, sur le parking de la Villette, un an avant sa mort, avec – excusez du peu - Paul personne et les Blues Brothers le même soir ! Une programmation de l’ami Olivier Gérard à l’époque. Les temps ont bien changé depuis… Au sein de Dr Feelgood, Robert Kane a remplacé Lee Brilleaux au chant et à l’harmonica à la mort de ce dernier, et Steve Walwin en a fait de même peu après pour Wilko Johnson. Depuis plus de 25 ans, avec Phil Mitchel (basse) et Kevin Morris (batterie), le groupe compte donc la même force et pour les avoir vus et interviewés pour Le Provençal à Avignon, Marseille, Gap, Arles… il y a toujours la même énergie sur scène. Un groupe sympa, attachant dont le guitariste Steve Walwing effectue chaque année un tour de l’Angleterre à vélo afin de récolter des fonds pour les enfants handicapés. Il avait d’ailleurs été très étonné que je connaisse cet aspect privé de son personnage, lors d’un après-concert autour d’une bière à Gap. Et cela m’avait valu un très beau moment de journalisme loin des questions habituelles sur le riffs de guitare dont il a le secret sur Down by the jetty. Un DVD empreint de souvenirs et d’humanité.
J.-P.T

 La musique du film de Louis Malle Ascenseur pour l’échafaud par Miles Davis. Enregistrement édité par Fontana.

JPEG
« Ce CD a été enregistré en décembre 1957 à Paris dans l’amphithéâtre de la Sorbonne, comme me l’a raconté au dans les années 70, le comédien Maurice Ronet, partenaire de Jeanne Moreau dans le film, lors d’une séance photo à son domicile parisien pour Télé magazine. Le film était projeté sur grand écran dans l’amphithéâtre et Milles Davis accompagné par Barney Wilen (sax), René Urtreger (piano), Pierre Michelot (basse) et Kenny Clarke (batterie) jouait en improvisant sur les scènes qui défilaient devant lui, en noir et blanc.
C’était la nuit, et l’ambiance était très détendue. Jeanne Moreau était là. A un moment, Miles Davis - lors de la séquence « Diner au motel « - a perdu un petit morceau de peau de sa lèvre supérieure. Et ce bout de peau s’est coincé dans l’embouchure de sa trompette. Néanmoins, il a continué à jouer avec ce vibrato inattendu… Il a même demandé à Louis Malle s’il voulait qu’on recommence pour que ce soit plus propre, mais ce coup du sort s’est transformé en coup de génie. On est resté sur cette prise. » Un disque toujours aussi magique à écouter.

Il existe aussi – toujours chez Fontana – un vynile 33 tours consacré au Jazz sur l’écran sur lequel on trouve face A Ascenceur pour l’échafaud avec dix morceaux choisis parmi les 26 séquences musicales du film. Et sur la face B, des extraits de bandes originales de deux films d’Edouard Molinaro : Des femmes disparaissent enregistré par Art Blakey et les Jazz Messengers et Un témoin dans la ville avec une BO composée par Barney Wilen.
JPEG L’ambiance y est autant blues que jazz, et j’ai eu le grand plaisir de pouvoir me faire dédicacer ce disque par Art Blakey lui-même sur un coin de table de La Bonne Etape, le beau restaurant étoilé de la famillle Gleize à Château-Arnoux, lors d’un déjeuner fantastique en tout petit comité aux côtés de mon « modèle », le regretté André Francis, mythique journaliste créateur de « Pour ceux qui aiment le jazz » sur Paris Inter. C’était quelques heures avant le concert d’Art Blakey à FestiJazz, le très grand festival imaginé dans les années 80 à la Ferme de Font-Robert par Robert Pasquier et sa bande.

Jean-Pierre Tissier

 "Blue & Lonesome" ou l’ADN des Stones de Willie Dixon à Howlin wolf

- Ce n’est certes pas le plus connu de leurs albums, mais c’est peut-être celui dont ils rêvaient juste pour eux seuls, comme une brioche qu’on s’enfile au petit matin entre potes parce qu’on en a envie tout simplement, et les férus de blues, dont nous faisons partie. « Le blues est notre ADN affirment depuis longtemps Keith Richard et Mick Jagger, et avant eux, le regretté Brian Jones qui tape le bœuf depuis longtemps assis sur un nuage avec Robert Jonson, BB King, John Lee Hooker, Willie Dixon, Muddy Waters, et tant d’autres. Tous ceux qui sont - avec les voix de Bessie Smith, Sarah Vaughan, ou Billie Holiday – aux racines du blues et de la condition des noirs aux USA. Et il suffit de revoir le très beau film qu’est Greenbook pour comprendre tout ce que cette musique à de chair de poule et de frisson dans son sang. Au travers de ce CD réalisé en trois jours à la mi-décembre 2015, les Stones - car Ron Wood et Charlie Watts étaient là-aussi - n’auront pas occupé la tête des charts, mais se sont souvenus qu’en 1962 à leurs débuts, ils jouaient du Chicago blues. Et que cette musique- là n’a pas besoin des grands stades ras de public jusqu’à la gueule pour exister. Une cave, des grattes, quelques bonnes bières, une voix plutôt dirty , quelques harmonicas (Eh oui, ça change parfois de tonalité pour les diatoniques !) et des potes ; c’est ça le blues ! Entre espoir et mélancolie, entre amour et tristesse. La vie quoi !

J.-P.T

  Blues & Polar rime avec Gallimard chez Bue Note

JPEG Avec le temps libre dont on dispose actuellement, contraint et forcé, via notre confinement, il suffit parfois de soulever quelques piles de livres ou de vieux CD pour dénicher une perle. Ainsi cette édition spéciale du label Blue Note alliant Blues & Polar (avec l’esperluette) qui a inspiré notre logo il y a 18 ans. Cette initiative géniale est née de l’esprit jazzy du journaliste-écrivain-épicurien ancien de Nice-Matin et amateur de bon vin, Patrick Raynal, directeur de la Série noire chez Gallimard de 1991 à 2004. Pour ce CD compilation célébrant les 60 ans du label Blues Note fondé en 1939 par Alfred Lion - émigré allemand fuyant l’Allemagne nazie et passionné de jazz – on retrouve Miles Davis et Cannonball Adderley dans « Les feuilles mortes » enregistré en mars 1958, T-Bone Walker et son « Stormy Monday » (version originale de 1947), Memphis Slim, Muddy Waters, John Lee Hooker, Herbie Hancock, Dexter Gordon, Art Blakey, John Coltrane dans « Blue train » enregistré en 1957, et aussi Jimmy Rogers pour un « That’s allright » qui nous met tous d’accord. 72 mn et 34 s de bonheur absolu entre joie et mélancolie ; mais surtout espoir !

J.-P.T

 CINÉMA : ON A VU ET ON A AIMÉ

JPEG

"Les Faussaires de Manhattan" de Marielle Heller

- Mélancolie profonde en toile de fond ; le blues de la vie, en fait ! Ancienne auteure à succès, Lee Israël remarquablement interprétée par Melissa Mac Marthy est aujourd’hui sans le sou, mais son caractère plutôt bien trempé (dans le whisky surtout !) ne lui permet pas de s’intégrer aux simples boulots du quotidien. Son petit appartement en désordre atteste d’un côté dépressif frôlant la zone rouge, et seul son vieux chat parvient à la faire sourire. Loin des gratte-ciel et du clinquant, criblée de dettes, plutôt attirée par les femmes, malgré un physique ingrat, elle s’imagine par hasard une vocation de faussaire, via des courriers épistolaires de personnalités du cinéma ou de la littérature aperçus chez un marchand de livres anciens, et dont le prix équivaut à un coup de crayon sur ses dettes. Arrive Jack, ami gay en perdition, fauché lui-aussi malgré ses allures d’éternel gentleman. Le parcours des deux amis en cohabitation urbaine sera très chaotique, mais l’art d’imiter à la perfection, voire plus, le style des grands auteurs met plus que du beurre dans les épinards de Lee…. jusqu’au jour où la supercherie sera découverte par le FBI. Les Faussaires de Manhattan est une histoire vraie superbement portée à l’écran par Marielle Heller, sans clichés ni grosses ficelles sur les gays et lesbiennes. Tout est dans la pudeur, la délicatesse et les sentiments. A voir absolument !

Jean-Pierre Tissier

 Green book : sur les routes du sud... de Peter Farelly

JPEG On ressort de la projection, ému aux larmes, heureux aussi, et en colère profondément...
On revoit les images de ce fameux "green book" (livre vert de voyage attribué à la communauté noire en déplacement ) comme on encore les gitans nomades et autres gens du voyage aujourd’hui en France, et on en a la stupéfaction !
Tout comme on a la nausée lorsque le Dr Don Shirley pianiste noir virtuose de musique classique qui se produit dans une soirée privée avec tout le "gratin" blanc du Sud des States est invité à se rendre... dans les cabane au fond du jardin par un domestique (!) alors qu’il souhaite se rendre aux WC de la maison... Et qu’on est en 1962 !!
Avec une BO géniale qui réunit le son des sixties aux USA et une jam-session de folie dans un bar, "Green book" outre sa vertu pédagogique et historique qui en embête certains nous rappelle que c’est Elvis Presley qui emmena BB King à la TV américaine ; là où les "blacks" n’étaient pas admis. Et qu’il subjugua tout le monde par sa virtuosité...
Encore une fois le blues montre bien qu’il est la musique du quotidien, de toutes les émotions et du cœur. "Green book" est un film d’utilité publique qui en dit long sur la complexité des hommes, de leurs dirigeants, et de leurs contradictions multiples.

J.-P.T

 L’homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam

Fantasmagorique et abracadabrantesque !
JPEG
- On l’attendait depuis vingt-cinq ans, après des affres, des vicissitudes, des drames, des morts même sur ce tournage tourmenté - encore en démélé avec la justice - où le regretté Jean Rochefort devait tenir le premier rôle à l’époque.
"L’Homme qui tua Don Quichotte" signé Terry Gilliam tient d’un mariage réussi entre les Monty Phyton, Dario Fo et la comédia del arte... avec une pincée de Fellini pour la fantasmagorie étonnante et merveilleuse qui se déroule à la fin du film, de nuit dans un château en Espagne. On n’y rit pas à gorge déployée mais avec une intériorité profonde qu’on savoure comme un verre de Château Margaux...dans lequel surnagerait un piment oiseau.
Bref, allez voir cette fresque étonnante aux formes de frasques nageant entre rêve et réalité. Et cela fait du bien !

J-P.T

"Everybody knows d’Asghar Faradi

Suspense garanti !
JPEG
- Réalisé avec pour premiers rôles, le superbe couple (à la vie comme à l’écran) Pénélope Cruz et Javier Bardem, "Everybody knows" a été le film d’ouverture (ovationné) du festival de Cannes 2018. Un thriller plein de suspense, de questionnement, sans police, ni gendarmerie (ou si peu...) et sans violence,vu avec bonheur au cinéma Le Lido à Manosque qui vit ses derniers mois d’existence en attendant le futur complexe à 8 salles de la place de la Villette.
Tout est dans la finesse du cinéaste iranien Asghar Faradi qui filme avec beauté une joyeuse noce andalouse - d’où le suspense naît - comme une scène de théâtre digne de "La Noce chez les petits bourgeois" de Berthold Brecht, puis nous entraîne dans le vignoble espagnol et ses secrets de famille.
Un drame psychologique avec une fin ouverte où chacun peut imaginer ce qu’il veut. Superbe !

J.-P.T

"La Villa " de Robert Guedigian pour revenir sur terre et aux vrais sentiments

JPEG
- Après le choc de « La Mise à mort du cerf sacré », authentique film de cinéma réunissant Nicole Kidmann et Collin Farell, mais si terrifiant et cruel au final, il était important, en cette période avançant vers Noël de retrouver du cœur, de l’âme et du sens avec un film de Robert Guédiguian.
Son tout dernier, dénommé « La Villa », et qui se déroule justement, sur la Côte bleue, presque à huis-clos dans une grande maison aux murs blancs surplombant la fascinante calanque de Méjean, près d’Ensues-la-Redonne.
Là où le décor magique de la mer et des pins y prenant racines, a le don de vous transporter aussi loin qu’en Grèce en un simple regard, malgré la période automnale choisie.
Là où les silences signés Serge Valetti – homme de polar et de théâtre – ont une valeur de dialogues et de paroles explicites ; et Guédiguian les exploite tout naturellement avec sa famille du 7e Art habituelle : Ariane Ascaride, Gérard Meylan, Jean-Pierre Daroussin auxquels s’ajoutent Robin son Stévenin et Anaïs Demoustier.
Rien d’inutile devant la caméra ; comme une parcimonie d’images destinées à nous faire pénétrer ces retrouvailles familiales autour d’un patriarche touché par un AVC… La vie, la fin de vie, l’amour, la famille, les drames, l’ancien monde ouvrier aujourd’hui quasiment disparu….
Autant de sujets récurrents que Robert Guédiguian aborde comme toujours avec pudeur et délicatesse, via des comédiens taiseux aux antipodes des pagnolades marseillaises. Mais l’essentiel est dit ! Tout comme cet ajout inattendu d’actualité, où des enfants de migrants fuyant les zones de conflit de l‘autre côté de la Méditerranée, sont retrouvés tapis dans la colline d’Ensues.
« Des gens qui ont donné de l’eau à des migrants sont aujourd’hui condamnés par la justice commentait avec colère Robert Guédiguian venu en début de semaine présenter son film sur France Inter. Alors que ce sont ceux qui n’ont pas donné d’eau qui devraient être condamnés… »

Une phrase qui résonne comme les cris de liberté poussés avec joie par la bande à Guédiguian sous le viaduc de la Redonne.. Ca, Guédiguian ne pouvait pas s’en empêcher !

J.-P.T

"Au -revoir là-haut " ’Albert Dupontel. Plus qu’un film ; une oeuvre d’art !

JPEG JPEG
- Tiré du roman éponyme de Pierre Lemaître récompensé par le Prix Goncourt en 2013, "Au-revoir là-haut", le film de l’humoriste Albert Dupontel est un véritable coup de poing, en forme de coup de foudre et de coup de cœur, comme rarement vu sur grand écran depuis "Éléphant man". La guerre effroyable des tranchées de 14-18 y est filmée avec une vérité crue qui nous scotche à notre siège pendant quelques petites minutes - une éternité pourtant ! - tant on se sent aspiré sous terre, par les tirs d’obus, les explosions, et l’enfer de feu venu de la mitraille.
Mais c’est la poésie émanant de cette "Gueule cassée" magnifiée par des masques réparateurs qu’auraient pu signer Jean Cocteau qui porte ce chef d’oeuvre au point qu’on a l’impression de marcher sur un fil de sentiments divers et inattendus au fur et à mesure que l’on avance dans le temps. L’escroquerie de la vente de monuments aux morts (fait réel) aux municipalités se transforme petit à petit en polar, avec de l’amour, du fric à gogo... mais le destin (on vous laisse découvrir ça) sera au bout du chemin.
On retrouve un Niels Arestrup, magnifique lion de scène, et une distribution où les comédiens de la Comédie française théâtre Laurent Lafitte et Michel Vuillermoz sont tout simplement superbes de vérité.
Un très grand film dont on ressort ébloui avec des étoiles plein la tête...

J.-P.T



UN LIEU À DÉCOUVRIR

 LA MAISON DU BLUES À CHATRES-SUR-CHER

JPEG
- Jack Garcia génial créateur de la Maison du Blues - unique concept du genre en France, au cœur du Berry à Châtres-sur-Cher - nous a reçus avec une grande fraternité, dans son fief, pour le concert du Jersey Julie Blues band.
Une formation biterroise, mais néanmoins très internationale avec une chanteuse-saxophoniste américaine hors du commun, non sans rappeler Janis Joplin par le charisme, la voix et l’allure, mais avec un jeu de sax aux réminiscences du glorieux Jr Walker dans les années 70.
JPEG
Ce blues chaud venu du bayou en a scotché plus d’un, à commencer par votre serviteur totalement sous le charme de ce quartet drivé par un épatant Jimmy à la batterie, un excellent clavier, et un guitariste-chanteur dont le timbre fleurant bon l’Occitanie donne aux paroles ricaines, la couleur de la Louisiane et du bayou avec beaucoup de naturel.
JPEG
- Si d’aventure vous êtes dans le secteur de Tours, Orléans, Blois, Châteauroux, Vierzon, Bourges ou Romorantin, allez découvrir ce véritable Café associatif tenu par Jack Garcia, son équipe, et toute une bande de joyeux bénévoles évoluant dans l’esprit de Blues & Polar eux-aussi. Merci de l’accueil Jack.
* La nouvelle vidéo réalisée par Jack Garcia sur la Maison du Blues à Chatre-sur-Cher fait découvrir la belle ambiance de ce club si fraternel… Pour ouvrir la vidéo, cliquer sur le lien : https://www.youtube.com/watch?v=c5aFBtMfDks

- Ce lieu intimiste de concert que Blues & Polar (voir ci-dessus) a découvert récemment est une réussite inespérée avec 456 adhérents (en 4 mois) et une fréquentation régulière pour l’ensemble des concerts (19 concerts avec 45 personnes en moyenne) avec un public majoritairement local (350 adhérents de la région).
Des musiciens français et étrangers ont déjà fait don de tenues de scènes, de guitares, Bottleneck ou harmonicas dédicacés… Récemment Sandra Hall a fait don d’une tenue de scène. Ce Musée témoignera de cette incroyable histoire en pleine ségrégation et de ses évolutions".
* L’’ouverture du Musée a eu lieu le samedi 6 avril 2019, avec la participation de Bobby Rush et son Band à la Pyramide de Romorantin.

J.-P.T

* La Maison du Blues, 42 rue du 11 novembre 1918 à Châtres-sur-Cher (Loir-et-Cher) est ouverte le vendredi de 17 h 30 à 23 heures. Le samedi de 20 heures à minuit avec un concert à 21 heures (10 €). Courriel : lamaisondublues@gmail.com
Tel 06 66 42 70 24. Réservations 06 24 77 71 58.



Site Hébergé, créé et référencé par Provence Infos © 2021