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LA PRESSE

En raison de la pandémie causée par le Coronavirus, le 17 ème festival Blues & Polar prévu le dimanche 9 août à Manosque est annulé et reporté au 28 août 2021 avec les mêmes invités.


Articles de cette Rubrique


- LA NEWSLETTER hebdomadaire

- 9 AOÛT 2020 : ANNULATION DU 17e BLUES & POLAR

LA NEWSLETTER hebdomadaire
du jeudi 28 mai 2020
  Sommaire  

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  LE 17eme BLUES & POLAR REPORTÉ EN 2021

Au vu de la situation, les membres du bureau de Blues & Polar ont pris la décision de reporter la 17ème édition du festival prévue le dimanche 9 août 2020 dans le cadre des Voix de Toutes-Aures, au 28 août 2021, avec le même thème et les mêmes invités. La vieille chapelle de Toutes-Aures, avec ses 200 places assises ne pouvant respecter conformité, sécurité, et surtout la convivialité et le plaisir qui sont le ciment de notre festival depuis sa création.

Blues & Polar

  BLUES, JAZZ ET CLASSIQUE ONT LE CŒUR GROS

 Lucky Peterson, la légende du blues moderne est mort

JPEG La triste nouvelle a été annoncée dans la nuit de dimanche à lundi sur les réseaux sociaux, dans un communiqué en anglais et en français. Lucky Peterson âgé de 55 ans, avait sorti ses derniers albums sur le label français Jazz Village et il était bien connu des amateurs de blues et de jazz de l’Hexagone où on avait pu l’écouter à Jazz à Vienne, Jazz in Marciac… et très souvent au New Morning à Paris, cette petite salle consacrée au blues et au jazz, qu’il adorait au point d’y jouer 3 à 5 fois par an. ." Lucky Peterson s’était produit en janvier dernier avec sa femme, la chanteuse Tamara Tramell à l’Usine à Istres, et chez nos amis de Blues en Avignon à Chateaurenard. "Il était chez lui lorsqu’il est tombé malade et a été transporté d’urgence à l’hôpital, dans un état critique. Malheureusement, les médecins n’ont pas pu le ranimer expliquent ses amis du New Morning. Nous vous remercions de garder Lucky dans vos prières, tout en respectant l’intimité dont sa famille a besoin maintenant

 Le contrebassiste niçois Marc Peillon également.

JPEG Le contrebassiste, directeur artistique, et dénicheur de talents, Marc Peillon est décédé brutalement à l’âge de 61 ans. Figure de la scène jazzistique de la Côte d’Azur, il avait créé plusieurs festivals, notamment à Saint-Jean-Cap Ferrat ou encore, plus récemment, à Entrevaux (Alpes-de-Haute-Provence) dans l’arrière-pays niçois. Enseignant reconnu, Marc Peillon était également directeur-adjoint du conservatoire de Villefranche-sur-mer. Il avait aussi accompagné des grands noms du jazz comme George Benson lors de leur venue sur la Côte d’azur ou à Monaco. Blues & Polar s’associe à la peine immense de ces deux familles. Lucky et Marc, deux âmes nomades (nom d’une très belle composition de Marc Peillon) sont parties rejoindre les étoiles. Dans le noir des non-festivals de cet été Covid, elles brilleront néanmoins en guettant des notes égrenées çà et là, dans les bars ou les petites salles, là où le blues et le jazz sont nés, et y vivent toujours.

 Notre amie, la grande pianiste Sylvia Clavel a rejoint les étoiles

. JPEG - C’est un communiqué du Conservatoire national de musique à vocation départementale des Alpes-de-Haute-Provence où elle exerçait depuis plus de 30 ans qui nous a appris la triste nouvelle en ce jeudi de l’Ascension.
« C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de notre collègue, amie, et talentueuse musicienne, Sylvia Clavel. Bon nombre de personnes se souviendront de sa gentillesse et de sa disponibilité pour ses élèves et ses amis. La musique perd une fabuleuse interprète. »
Sylvia Clavel (jadis Fortier-Quantin) était une grande pianiste classique reconnue et une femme formidable qui pouvait jouer tous les styles de musique. Elle avait toujours le sourire et était toujours disposée à vous écouter et à vous remonter le moral en cas de besoin, malgré un emploi du temps de ministre...
Elle participé avec son clavier à la première jam-session, totalement improvisée au beau milieu des bottes de paille, du 1er festival Blues & Polar au mas de La charbonnière, sur la route de Sainte-Tulle. Elle avait donné de nombreux concerts dans toute la région dont un en vedette au théâtre Jean le Bleu à Manosque au cours duquel tout son talent s’était exprimé. Elle était aussi de toutes les aventures musicales dévouée aux causes humanitaires. C’est une grande dame et une grande amie que nous pleurons aujourd’hui. Nous adressons nos plus sincères condoléances à ses enfants Nicolas et Alicia.

J.-P.T

 La Kora enchantée de Mory Kanté s’est tue.

JPEG - Après le saxophoniste Manu Dibango auteur du fantastique Soul Makossa, puis le chanteur kabyle Iddir aux textes profonds et poétiques, c’est un autre grand musicien du continent africain qui vient de ranger les armes. Le musicien guinéen Mory Kanté, le griot à la voix fantastique magnifiée dans le légendaire Yéké yé ké qui avait contribué à faire découvrir cet instrument magique au son enchanté qu’est la kora s’est éteint d’une longue maladie ce vendredi 22 mai à l’âge de 70 ans dans un hôpital de Conakry. Lui-aussi avait contribué à populariser la musique africaine et guinéenne à travers le monde, via ce titre, sorti en 1987 qui a fait danser la planète entière.

« Il parait que le paradis c’est des retrouvailles avec des potes, et qu’elles ne s’arrêtent plus… » Franz-Olivier Giesbert parrain historique de Blues & Polar.


 COULISSES

  LES 3 QUESTIONS DE JUIN.

La prochaine invitée de l’interview mensuelle 3 questions à ... de juin sur le site blues-et-polar.com sera Marie Decrême
JPEG responsable de la communication des Editions Hugo & Cie où le label Hugo thriller que nous apprécions énormément à Blues & Polar, est un gage de suspense garanti et de nouveauté de ton. Nous évoquerons avec elle les difficultés des maisons d’édition en raison de la pandémie actuelle du COVID-19.

  ROBERT JOHNSON.

La preuve par 3. Philippe Manoeuvre a posté sur son compte instagram une photo jusqu’alors inconnue de Robert Johnson. Le mythique bluesman, connu pour avoir soit-disant pactisé avec le diable, n’était connu jusqu’à présent qu’à travers 2 photos, pas une de plus ! Dorénavant, cette troisième vient enrichir la légende... et annonce une biographie co-écrite par sa demi-sœur Annye Anderson, aujourd’hui agée de 94 ans. Le livre "Brother Robert, Growin up with Rober Johnson" est annoncé le 9 juin chez Hachette Books. #RobertJohnson #Blues #Crossroads #Carrefour #Devil #Diable #Pacte #Biographie #Livre #Légende #Mythe #Faust

  ARTISTES PARTAGEZ VOS ÉMOTIONS.

En attendant le plaisir de pouvoir vous retrouver sur scène ou dans de nouveaux lieux à définir ensemble, l’équipe d’Arts et Musiques en Provence continue de vous proposer de relayer vos publications (audios, vidéos, live, écrits, pensées...) sur ses réseaux sociaux : Facebook (www.facebook.com/arts.musiques) ou Instagram (www.instagram.com/artsetmusiques). Twitter (twitter.com/ArtsetMusiques) et de mettre à votre disposition sa chaîne Youtube (www.youtube.com/user/MrCf13) et son Soundcloud (https://soundcloud.com/arts-et-musiques). Vous pouvez envoyer vos contributions par mail à : contact@artsetmusiques.com

 MES CD COLLECTOR

Heavens Amadeus & the Duke par le Raphaël Imbert project. (Collection Jazz village chez Harmonia Mundi).
JPEG - Après Bach et Coltrane, superbe spectacle qui avait présidé à l’inauguration de l’orgue restauré de l’église saint-Sauveur à Manosque avec André Rossi aux claviers, le saxophoniste marseillais Raphaël Imbert - devenu depuis Directeur du Conservatoire de musique de Marseille – avait réuni fin février 2012 dans le flambant neuf studio d’enregistrement du Théâtre Durance à Château-Arnoux-Saint-Auban (04) la fine fleur du jazz et du classique pour une nouvelle union sacrée entre Mozart et Duke Ellington. Une continuité pour le musicien autodidacte, avec cette foisautour de lui, le Quatuor Manfred associé aux voix si particulières et enchanteresses de Marion Rampal et Jean-Luc Di Fraya, entourés de Thomas Weirich, Simon Sieger, André Rossi, Pierre Fénichel, Vussa Vequi , Florent Théau. Mozart et Ellington, voilà qui peut surprendre ; et pourtant l’écoute de ce disque est un bonheur éternel hors du temps car Raphaël Imbert et sa bande ne s’arrêtent pas à un jazz codifié, mais au contraire ouvert sur l’Afrique et l’Amérique, sans oublier le passage d’un nuage dénommé imaginonimbus qui chaque fois confère à l’ensemble une originalité de sons sans pareille. Une belle utopie devenue réalisable… et réalisée.

CINE-TV

A VOIR SUR ARTE EN REPLAY. CHUCK BERRY !

- Chuck Berry était un guitariste génial, un auteur original et un interprète stupéfiant, mais il n’a pas eu la reconnaissance d’Elvis Presley parce qu’il était afro-américain. C’est la thèse défendue par le documentaire du britannique Jon Brewer, diffusé sur Arte la semaine dernière à 22 h35. JPEG En créant notamment en 1955 (photo) le fameux Club 55 qui accueillait autant les noirs que les blancs, et que la société bien-pensante américaine a réussi à faire fermer. Et c’est aussi grâce à lui qu’on a pu entendre des voix noires que les blancs écoutaient (eh oui !) sur les radios noires. Et tout le monde adorait sans distinction de couleur de peau. JPEG Les extraits de concert proposés par ce doc nous régalent avec Chuck Berry en pleine jam avec Keith Richards (Stones) ou Eric Clapton (Cream). Vraiment que du bonheur ; car au travers de ce documentaire consacré à celui qu’on surnommait « skinny legs » pour sa fameuse marche du canard, c’est toute l’Histoire de l’Amérique avec un grand H qui apparait au grand jour, avec ses contradictions incroyables.
Comment comprendre qu’on puisse être le pays de la liberté avec le fameux « Rêve américain » et exploiter des esclaves noirs dans les champs de coton ? Voire les pendre à des arbres si jamais ils avaient fauté avec une blanche. D’où le merveilleux et poignant « Strange fruit » de Billie Holyday consacré à cette folie indécente du Ku Kux Klan. JPEG La musique et le rock’n’roll ont tout changé grâce notamment aux musiciens blancs comme Elvis Presley qui ont permis aux bluesmen comme BB King de passer sur les radios et les télévisions réservées aux blancs
. Et la déferlante ne s’est plus jamais arrêtée car la musique ne connaît pas les frontières. JPEG

* SUR NETFLIX.

  LE GRATEFUL DEAD ET JERRY GARCIA.

JPEG The Other one : the long strange trip of Bob Weir. (1 h 24). Découvrez l’histoire de Bob Weir, de son amitié profonde avec Jerry Garcia et de son succès comme membre du Grateful Dead. Un des groupes les plus influents de tous les temps bien que moins populaire aujourd’hui que les Stones, les Beatles, les Doors voire les Kinks dont les morceaux illustrent de nombreuses pubs, souvent automobiles. Pourtant, le Grateful dead a marqué les années psychédéliques que furent la fin des années 60 avec une incursion dans les années 70. C’était l’époque des soirées sous alcool, sous acid, sous LSD, sous héroïne… et il y a eu beaucoup de morts dans les rangs des musiciens rock de l’époque et chez les fans également. Janis Joplin morte à 27 ans, a souvent chanté avec eux, et il existe quelques CD où elle apparait pour quelques titres. Netflix propose un documentaire très intéressant à découvrir pour ceux qui n’ont pas connu cette période bénie musicalement, mais terrible pour d’autres en proie aux démons de l’époque. J.-P.T

ON A LU
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 C’est l’anarchie ! par un collectif de 20 auteurs aux éditions du Caïman.

- Préface de Gérard Mordillat dont on connaît l’engagement politique, culturel, littéraire et cinématographique pour mettre en bouche... Et des plumes déjà venues à Blues & Polar comme Gilles Del Papas, Maurice Gouiran et Michel Embareck identifiés bien à Gauche, tout comme le Catalan Serge Utgé- Royo rencontré un soir des années 90 sur la colline de Longo maï à Limans près de Forcalquier, pour une jam-session très improvisée avec Renaud dans le studio de Radio Zinzine…. Ajoutons-y Didier Daeninckx, Anne Steiner, Michèle Pédinielli, Nadia Khiari, Rachel Mazuy…..En tout, vingt auteurs de polar, romanciers, poètes, historiens, journalistes, scénaristes se sont regroupés en noir et jaune sous l’impulsion de Jean-Louis Nogaro, pour écrire chacun une nouvelle en lien avec une figure de l’anarchisme. Une action bienvenue en cette période de pandémie où chacun aurait tendance à être un peu anar sur les bords, à la moindre mesure de proyection prise par le gouvernement, pour se souvenir des actions libertaires du siècle passé.
A découvrir avec la passion de l’historien (ou de l’anar) qui sommeille en nous. Les nouvelles noires y sont vraiment très variées et vont de l’étonnante épopée d’un vieux morceau de blues-rock-anar dénommé Dynamite sorti des tiroirs de l’ami Michel Embareck, au texte écrit au second degré et avec beaucoup de force subtile, de Nadia Khiari évoquant le philosophe Max Stirner au cœur de la Tunisie. Ajoutons-y l’évocation de Sacco et Vanzetti deux anarchistes italiens immigrés, grillés sur la chaise électrique sans preuve aux USA par Maurice Gouiran notre ancien Coup de cœur Blues & Polar. Et aussitôt la chanson de Joan Baez qu’on peut écouter dans le film éponyme, résonne dans ma tête : “Here’s to you Nicolas & Barth, rest for ever into in my hearth. The last and final moment is your’s. And agony is your triumph.” Un refrain comme ça, repris en chœur par des milliers de voix comme il y a une quinzaine d’années à Château-Arnoux, c’est yeux humides et frisson toujours garanti !
* Tarif : 15€. Site : www.editionsducaiman.fr

  LES SORTIES…..

 SURVIVRE de Vincent Hauuy (Editions Hugo Thriller).

JPEG - Il était attendu le 19 mars en librairie, mais l’annonce du confinement de la population pour lutter contre la pandémie de Covid 19 a eu raison du 4ème et dernier roman de Vincent Hauuy. Car dans ces conditions, la maison d’édition Hugo et Cie qui propose une variété d’ouvrages a dû cesser ses parutions ; les librairies- elles-aussi – étant fermées au public. Mais avec un titre pareil « Survivre », Vincent Hauuy devait refaire surface un jour ou l’autre. C’est chose faite désormais, et l’objet du désir, après Le Tricycle rouge (2017), Le Brasier (2018) et Dans la toile (2019) vient de sortir enfin et était dans ma boite à lettres ce matin. La première nouveauté véritablement thriller pour le comité de lecture de Blues & Polar après deux mois d’abstinence quasi-totale. Et on va se plonger dedans avec délectation. J.-P.T
Le résumé : 2035. La terre est en sursis. Les catastrophes climatiques se succèdent, les sociétés sont en ébullition, et les réserves d’eau potable se raréfient. Survivre devient u défi et une obsession. C’est aussi le thème et le nom du grand jeu télévisé que lance le milliardaire et magnat des intelligences artificielles Alejandro Perez, dont le lancement s’annonce spectaculaire. Mais lorsqu’un agent de la DGSE infiltré dans l’organisation de Perez disparait, son frère l’ex-journaliste Florian Starck se décide à intégrer l’émission. Et il découvre un envers du décor aussi mystérieux que terrifiant….. Y aurait-il du Kô-Lantha mais en version très sombre dans l’air ?

 CARMEN ET TÉO (Editions Stock).

  Aujourd’hui, conversez avec Delphine Grouès et Olivier Duhamel.

Les deux écrivains et politologues ont le plaisir de vous convier à la soirée de lancement de leur nouveau roman, Carmen et Teo, le jeudi 28 mai à 19 heures. Cet événement se déroulera en ligne, du fait des circonstances, et sera animé par le libraire Nicolas Auvinet, de la librairie Richer d’Angers.
Le résumé : Une femme et un homme, nés au mitan du XXe siècle au Chili. Elle, Carmen, fille de la bourgeoisie, vit à Santiago ; lui, Teo, a grandi dans les mines de salpêtre au nord du pays. Tout les oppose. Mais voilà que le Chili gronde. Les mouvements révolutionnaires des années soixante secouent les corps et les consciences. Après l’élection d’Allende et la ferveur de l’Unité populaire, viendra le coup d’État du 11 septembre 1973, et avec lui, la violence de la dictature. Pour Carmen et Teo, la vie rime avec engagement, lutte, épreuves et exil. En ligne de mire un ennemi : Pinochet. Et un espoir : la liberté.
Flamboyant, enlevé et virtuose, voici le roman vrai de deux héros qui n’ont jamais renoncé à leurs idéaux et continuent de nous inspirer aujourd’hui.
Vous pourrez poser des questions aux auteurs et au libraire par écrit, via l’onglet "converser avec" * Rendez-vous ce jeudi 28 mai, à 19 heures ! Pour assister aux échanges, cliquez sur le lien : https://sciencespo.zoom.us/j/92237456055

 L’INTERVIEW 3 QUESTIONS À… EN MAI

 Jean-Paul Avellaneda leader de Mercy.

JPEG « En mai, fais ce qu’il te plait ! » affirme le vieux dicton. Pas si sûr en cette période de confinement extrême où les musiciens ne peuvent plus monter sur scène et doivent se contenter de répéter inlassablement. C’est donc mon vieux complice, le grand guitariste Jean-Paul Avellaneda qui est notre invité du mois.
Car les festivals d’été (voir ci-dessus) empruntent un à un la route du report en 2021. Etre intermittent du spectacle en cette crise mondiale inédite et terrifiante (plus de 25 000 morts en France) est un statut bien particulier que Jean-Paul Avellaneda nous fait partager, alors qu’il a toujours le gros projet de reformer Mercy avec son fils Stéphane (batteur d’Ana Popovic) son gendre James Pace (ancien clavier de Tommy Castro) et Roni Yonker (ex bassiste d’Ana Popovic). Ce qui annonçait un combo de folie que l’on était impatient de découvrir. Jean-Paul nous parle de son confinement, des soucis de sa profession, mais aussi de ses projets.
* L’interview est en ligne sur le site ww.blues-et-polar.com et vous la retrouverez également dans les colonnes de Haute-Provence Info, l’hebdomadaire des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes, dirigé par Jean-Luc Icard, soutien de longue date de Blues & Polar.

* EN JUIN. La prochaine invitée de l’interview mensuelle 3 questions à ... de juin sur le site blues-et-polar.com sera Marie Decrême
JPEG responsable de la communication des Editions Hugo & Cie où le label Hugo thriller est un gage de suspense garanti et de nouveauté de ton. Nous évoquerons avec elle les difficultés des maisons d’édition en raison de la pandémie actuelle du COVID-19


 CD. NOUVEAUTÉS BLUES

Neal Black, le guitariste texan invité à deux reprises à Blues & Polar, sort son 12ème album A Little Boom Boom Boom le 26 juin.
JPEG - Ce nouvel opus été enregistré chez Dixiefrog, le seul label que le Texan ait connu depuis la parution de son 1er disque en 1993 ! Porté par sa « smoky voice » comme il aime à la décrire lui-même, Neal Black nous propose plusieurs couleurs blues-rock, à commencer par ce premier single Don’t Follow Me There, avec cette ambiance laid-back typique et une guitare mordante. Un blues bien ancré dans les racines du genre mais avec des incursions rock, voire latino, à l’image de l’instrumental Alabama Flamenco que n’aurait pas renié Carlos Santana, et dont le titre évoque le parcours de cet artiste, jetant ainsi un pont entre les deux rives de l’Atlantique.
Car celui qui s’est installé dorénavant dans la vallée du Rhône est un compositeur insatiable, devenu avec le temps une sorte de figure tutélaire pour de jeunes artistes français (Gaelle Buswel, Flo Bauer) et un complice de personnalités plus établies sur l’échiquier du blues (Fred Chapelier, Popa Chubby, Taj Mahal, Beverly Jo Scott, Larry Garner, Nico Wayne Toussaint, Manu Lanvin) avec qui il a co-écrit de nombreux titres. Parmi les 13 morceaux, on note Saints of New-Orleans, issu d’un précédent album enregistré avec Larry Garner, ici ré-arrangé pour une seconde jeunesse.
Le blues roots est à l’honneur avec Going Down Together ou Shoeshine Shuffle. Deux reprises viennent compléter la tracklist : All For Business de Jimmy Dawkins et Why Do People Act Like That de Bobby Charles.Enregistré entre la France, l’Allemagne et le Tennessee avec l’aide de son touring band « The Healers », A Little Boom Boom Boom est aussi marqué par la présence de quelques invités de renom, tels Robben Ford ou Fred Chapellier et dont les contributions lumineuses sont à la hauteur de cette production tout simplement parfaite.

Jean-François Convert Journaliste France Télévision et France Info. Blogueur : https://textes-blog-rock-n-roll.fr/

 TV-CINÉMA

  *** Joe Cocker Mad dog with soul sur Netflix.

JPEG - Ray Charles, Howlin Wolf, Éric Burdon, Joe Cocker, Neal Black, Billie Holiday. Janis Joplin, Nina Simone... allez savoir pourquoi ces dirty voices (voix sales en français ) éraillées pleines de blues et de Bourbon jusque dans les tripes m’ont toujours ébloui... Et quand Joe Cocker chante Unchain my earth de Ray Charles avec Ray Charles lui-même, à ses côtés sur scène, comme dans un rêve de gosse, c’est bien plus qu’une reprise ! Tout comme à Woodstock où sa prestation légendaire tel un pantin désarticulé vibrant de toutes part dans With a little help for my friend est inscrite pour toujours au panthéon du rock.
Car avec Joe Cocker n’importe quel morceau trouve une nouvelle vie, tout en gardant son originalité. Le documentaire proposé en ce moment sur Netflix retrace la carrière de Joe Cocker tourmentée par les démons de l’alcool et de l’acide. « Il aimait le ciel » y évoque avec émotion son épouse Pam. « C’est une voix qui avait traversé la guerre » poursuit Jimmy Reed son pianiste, ami de toujours. Le 22 décembre 2014, « La plus grande voix du Rock’n’roll « pour Billie Joël s’éteint, fatigué et las, usé de ses excès de jadis et notamment de cette Sacrée bouteille comme le chantait Graeme Allwright, lui-aussi victime de cette addiction. A découvrir !

J.-P.T

  *** Miles Davis : Birth of the cool sur Netflix.

JPEG 1h 55 de concerts, rencontres, interviews, sur un des plus mystérieux musiciens des années d’après-guerre jusqu’à 1991, année de sa mort. Juliette Gréco son amoureuse parisienne, Herbie Hancock, Quincy Jones, et Carlos Santana notamment évoquent ce trompettiste hors du commun.
JPEG Un document extraordinaire qui illustre admirablement toutes les facettes de cet amoureux des belles voitures (Ferrari, Maserati..) dont plusieurs ont connu des grosses mésaventures avec l’homme de « So what » au volant. Les années 50-60, c’était encore l’époque où les noirs aux Etats-Unis étaient victimes de la ségrégation avec notamment des pancartes « Interdits aux noirs et aux chiens » , mais la France aussi pouvait être odieuse avec son racisme dit ordinaire. Ainsi, Juliette Gréco alors qu’elle était avec Miles Davies, a voulu aller souper un soir après le spectacle dans un très grand restaurant du bas des Champs-Elysées où elle était bien connue. Le serveur a refusé de leur donner une table. Elle a alors salué ce dernier en lui prenant la main… et en crachant dedans ! Tout Gréco ! https://www.netflix.com/fr/title/80227122

J.-P.T

 

Sur Arte en replay. *** Eric Burdon “The Animal”.

JPEG - A 82 ans, le chanteur du légendaire groupe que fut The Animals à la fin des années 60 a toujours la pêche et le blues chevillé au corps. La colère aussi, envers son organiste, le talentueux Alan Price, qui est allé déposer auprès de la Sacem britannique le fameux titre House of rising sun sous un seul et unique nom : Alan Price him self ! Ce qui lui accorde les royalties d’un titre diffusé chaque jour des miliers de fois dans le monde depuis sa création. Et Eric Burdon, rien ! Nibe ! Alors que c’est sa voix qui l’a rendu célèbre…
JPEG Mais personne ne voulait se déplacer dit aussi l’histoire. Celle-ci, parmi tant d’autres comme le surnom de Egg-man que lui a attribué John Lennon lors d’une soirée pus que torride et collective, figure sur cet excellent documentaire qu’on peut revoir en replay sur Arte. Ne vous en privez pas.

J.-P.T

Keith Richard Under the influence.

Disponible sur Netflix . JPEG - S’il est bien un film qu’on peut regarder avec infiniment de plaisir en cette période de confinement, c’est bien le documentaire tourné en 2015 par Morgan Neville sur le plus bluesy des Rolling Stones en la personne de Keith Richard.
Celui qu’on dépeint – et il ne s’en cache pas – comme le plus allumé des « Pierres qui roulent » voue une véritable admiration et un profond respect pour les premiers bluesmen à l’image de son idole Muddy Waters, avec qui il a d’ailleurs joué avec les Stones. Un vrai rêve éveillé pour Keith Richard ! On peut ainsi croiser le géant Howlin Wolf avec qui il finit dans une boite de nuit de Chicago, mais ne se rappelle plus du reste…, Sonny Boy Williamson, Buddy Guy et Tom Waits. Que du beau monde pendant 1h et 22mn de balade sur la face B de Keith Richard ; celle du compositeur-interprète plein d’humilité et de gentillesse pour les musiciens qui l’accompagnent sur ce premier CD perso. Un film qui fait du bien pour qui a le blues à l’âme.

J.-P.T

  Rolling stone « Life and death of Brian Jones” sortira en DVD et en streaming.

JPEG - En raison de la situation actuelle liée au Coronavirus et à l’impossibilité de le projeter en salle, le film sera disponible en DVD et en streaming à partir du 12 juin. C’est le réalisateur catalan Danny Garcia qui s’est attelé à retracer la vie complète et déjantée du plus bluesy des Rolling Stones, car Brian Jones était un authentique fan de blues, encore plus que Keith Richard et Mick Jagger. Ce qui n’est pas peu dire. Le coffret DVD comprendra l’affiche papier du film, 57 minutes de rushes coupés au montage, des extraits de coulisses, les commentaires de Scott Jones, et la bande annonce du film. Pour les collectors, la BO du film sera disponible en vinyle à seulement 1000 exemplaires.

J.-P.T

 Green book de Peter Farelly (2018).

JPEG Disponible en VOD sur MYTF1 (location 5,99€) et sur YouTube. On ressort de la projection, ému aux larmes, heureux aussi, et en colère profondément... On revoit les images de ce fameux "green book" ( livre vert de voyage attribué à la communauté noire en déplacement ) comme ont encore les gitans nomades et autres gens du voyage aujourd’hui en France, et on en a la stupéfaction ! Tout comme on a la nausée lorsque le Dr Don Shirley pianiste noir virtuose de musique classique qui se produit dans une soirée privée avec tout le "gratin" blanc du Sud des States est invité à se rendre... dans une cabane au fond du jardin par un domestique (!) alors qu’il souhaiterait se rendre aux WC de la maison... Et qu’on est en 1962 !!
Avec une BO géniale qui réunit le son des sixties aux USA et une jam-session de folie dans un bar, "Green book" outre sa vertu pédagogique et historique qui en embête certains nous rappelle que c’est Elvis Presley qui emmena BB King à la TV américaine ; là où les "blacks" n’étaient pas admis. Et qu’il subjugua tout le monde par sa virtuosité... Encore une fois le blues montre bien qu’il est la musique du quotidien, de toutes les émotions et du cœur. "Green book" est un film d’utilité publique qui en dit long sur la complexité des hommes, de leurs dirigeants, et de leurs contradictions multiples.

J.-P.T

 NOUVEAUTÉS LITTÉRAIRES

  * Les éditions du Caïman de Jean-Louis Nogaro en pleine Anarchie !

PNG - Préface de Gérard Mordillat dont on connaît l’engagement politique, culturel, littéraire et cinématographique. Et des plumes déjà venues à Blues & Polar comme Gilles Del Papas, Maurice Gouiran et Michel Embareck identifiés à Gauche, tout comme le Catalan Serge Utgé- Royo rencontré un soir des années 90 sur la colline de Longo maï à Limans près de Forcalquier, pour une jam-session très improvisée avec Renaud dans le studio de Radio Zinzine…. Ajoutons-y Didier Daeninckx, Anne Steiner, Michèle pédinielli, Nadia Khiari, Rachel Mazuy…..En tout vingt auteurs de polar, romanciers, poètes, historien, journalistes, scénaristes regroupés en noir et jaune pour écrire chacun une nouvelle en lien avec une figure de l’anarchisme.
Une action libertaire pour se souvenir des actions libertaires du siècle passé.
A découvrir avec la passion de l’historien (ou de l’anar) qui sommeille en nous.

J.-P.T

* Tarif : 15€. Site : www.editionsducaiman.fr

  LE DERNIER MATCH DE RIVER WILLIAMS Vincent Radureau chez Hugo Poche.

Sortie le 25 juin.
JPEG Le journaliste sportif Vincent Radureau rédacteur en chef adjoint de Canal +, (au centre) auteur notamment du très utile Le Football pour les Nuls a incontestablement la plume qui le démange. En effet, ce spécialiste du football et du basket nous annonce son premier polar à paraître chez Hugo Editions. Une maison d’édition que l’on apprécie beaucoup à Blues & Polar. Un polar qui se déroule dans l’univers de la NBA, soit des semaines d’écriture pour un plaisir immense...
"Le dernier match de River Williams" de Vincent Radureau sera disponible dès le 25 juin ! Disponible en pré-commande : https://cutt.ly/PycFU9M
Le résumé : River Williams, qui rend folles toutes les défenses de NBA, disparaît à la mi-temps du match 6 des Finales, sans laisser la moindre trace. Sans que personne ne l’ait vu quitter l’Arena de Salt Lake City. Volatilisé ! Jusqu’à ce que, cinq ans plus tard, des randonneurs trouvent un cadavre au fond d’une crevasse du parc national de Canyonlands, dans l’Utah. Celui d’un géant d’au moins 2,15 m. Pour les enquêteurs du State Bureau of Investigation de l’Utah, la question est aussi évidente que brûlante. Et si c’était lui ?

 Reine de beauté de Amy K. Green (Collection Belfond Noir)

Traduit de l’américain par Sarah Tardy. Disponible en eBook. Parution : 28 mai
- La ville de Wrenton, dans le Maine, est sous le choc : Jenny Kennedy, reine de beauté de 13 ans, vient d’être retrouvée assassinée. Tous les habitants désignent un même coupable : Benjy, un fan obsédé par la mini- Miss. Virginia Kennedy, demi-soeur de la victime, a un autre avis sur la question. Mais a-t-elle vraiment envie de le partager, elle qui détestait sa petite soeur presque autant que la parfaite famille recomposée de son père ? Dévorée par les troubles de sa propre adolescence, elle seule connaît les prédateurs qui hantent les ruelles de ce tranquille coin de Nouvelle-Angleterre. Mais sous ses airs hostiles, la jeune femme cache une extrême fragilité. Et s’enfoncer sur le périlleux chemin de la vérité, c’est accepter de raviver le passé et prendre le risque d’être brisée…
Un premier roman noir tout en finesse psychologique, qui livre une réflexion profonde sur la société américaine et dévoile la face cachée de ces petites villes plus tourmentées qu’elles y paraissent.
* Comptable de production pour le cinéma – elle a notamment collaboré à l’adaptation des Quatre Filles du docteur March, avec Emma Watson –, Amy K. Green partage sa vie entre Boston et Los Angeles. Reine de beauté est son premier roman

 Regarder le noir (Collection Belfond noir)

Disponible en eBook. Parution le 11 juin
Barbara Abel, Amélie Antoine, R.J. Ellory, Julie Ewa, Claire Favan, Karine Giebel, Johana Gustawsson, René Manzor, Fred Mars, Olivier Norek, Fabrice Papillon,
Gaëlle Perrin-Guillet. Douze auteurs prestigieux du noir sont ici réunis et, si chacun a son mode opératoire, le mot d’ordre est le même pour tous : nous faire ouvrir grand les yeux au fil de récits qui jouent avec les différentes interprétations de la vision.
Dans ces nouvelles, ils ont donné libre cours à leur imagination pour créer une atmosphère, des personnages inoubliables et une tension qui vous happeront dès les premiers mots… et jusqu’à la chute. Éclectique et surprenant, ce recueil renferme onze expériences exceptionnelles de lecture. N’ayez pas froid aux yeux, venez Regarder le noir.

 La commode aux tiroirs de couleurs d’Olivia Ruiz.

JPEG - Le premier roman de la chanteuse Olivia Ruiz. Initialement prévu le 8 avril en librairie, le premier roman d’Olivia Ruiz va rester, comme nombre d’entre nous, confiné jusqu’au mois de mai.
Pour nous faire patienter, l’auteure, compositrice et interprète nous offre la lecture des premières lignes de La commode aux tiroirs de couleurs (JC Lattès), une fresque romanesque et flamboyante sur l’exil. Découvrez vite son univers de romancière !

 Et toujours les forêts de Sandrine Collette.)

Sandrine Collette reçoit le prix de la Closerie des lilas. La romancière française Sandrine Collette est la lauréate du prix de la Closerie des Lilas 2020 pour son roman Et toujours les forêts publié chez JC Lattès. Elle y décrit un monde apocalyptique qui, s’il n’est pas ravagé par une pandémie, résonne étrangement avec le climat mondial actuel touché par la pandémie du coronavirus. Il s’agit du huitième livre de cette romancière de 50 ans venue du polar qui a obtenu le grand prix de littérature policière en 2013 et le prix Landerneau du polar en 2016). Et toujours les forêts est selon nos confrères de France-info et France-Culture un livre terrifiant et bouleversant. « Si tout espoir n’a pas complètement disparu, il est infiniment ténu et résonne étrangement alors que le monde est plongé dans l’anxiété face à la pandémie de coronavirus. »


  À RELIRE

Chronique d’un château hanté de Pierre Magnan (Editions Denoël). Sorti en avril 2008. * En cette période de confinement et de virus, on a beaucoup parlé de Pandémia de Franck Thilliez, de La Peste et de L’Etranger d’Albert Camus, mais le livre de Pierre Magnan Chronique d’un château hanté nous entraîne sur un autre chemin, tout aussi terrible, mais plus gourmand de mots et de terroir au moment de la peste noire en Haute-Provence. Un livre passionnant à redécouvrir !


EN LIBRAIRIE LE 20 MAI CHEZ HUGO THRILLER Le Dilemme de B. A. Paris. Depuis toujours, Livia rêve d’une énorme soirée pour ses 40 ans. Et Adam, son mari, met tout en œuvre pour que la fête soit inoubliable. Il s’organise pour que leur fille Marnie vienne exprès de Hong Kong – ce sera une surprise pour Livia. Mais quelques heures avant la soirée, Adam apprend que le vol dans lequel se trouvait peut-être Marnie s’est crashé. Est-ce qu’elle avait pu prendre cet avion, sachant que son vol précédent avait décollé en retard et qu’elle pensait ne pas pouvoir attraper sa correspondance ? Adam doit-il en parler à Livia, au risque de l’inquiéter pour rien ? Et pourquoi Livia semble-t-elle soulagée que Marnie ne soit pas là ? Lorsque la fête commence, chacun devra danser avec ses secrets et ses peurs. Jusqu’à ce que s’ouvre enfin le portillon du jardin et qu’une silhouette s’avance vers les invités... Prix : 19,95 €. 368 pages.

 EN LIBRAIRIE LE 28 MAI.

 LA LIONNE ROUGE de Marion Cabrol chez Hugo Thriller.

- Le zoo d’Amnéville. Dans le froid de l’hiver lorrain, deux veilleurs font leur ronde de nuit. Rien d’inhabituel, semble-t-il, dans le parc animalier endormi... jusqu’à ce qu’un scintillement attise leur curiosité. Celui d’une lampe torche allumée, braquée sur le bassin des ours polaires. Au fond duquel semble les scruter le regard terrifié, figé dans une expression d’épouvante, d’un corps sans vie, à moitié dévoré, bercé par le remous de l’eau désormais teintée de sang. ne plongée dans l’univers sombre du zoo : le quotidiendes soigneurs, la vie des animaux en captivité, les trafics, les mouvements activistes...
* Marion Cabrol connaît bien le zoo d’Amnéville, où elle a effectué un stage il y a quelques années. Les contacts qu’elle y a gardés ont nourri son histoire et certains soigneurs ont accepté de relire le roman afin d’assurer son authenticité.
La Lionne Rouge est son premier roman policier. Tarif : 7,60 €. 480 pages. t

 MENTOR de Lee Matt hew Goldberg chez Hugo Thriller.

Tout semble sourire à Kyle Broder, jeune éditeur dans une grande maison d’édition new-yorkaise. Lorsque Kyle est contacté par William Lansing, son professeur à l’université, il est ravi et décide de présenter son mentor à sa petite amie, Jamie. À cette occasion, William propose à Kyle le manuscrit d’un texte sur lequel il travaille depuis de nombreuses années. D’abord enchanté à l’idée de le publier, Kyle est rapidement choqué par la perversité du récit, qu’il abandonne après en avoir lu quelques pages. Mais lorsqu’il en refuse la publication, William entreprend de ruiner la vie de son éditeur, s’en prenant successivement à son chat, sa copine et son auteur vedette. Kyle est alors obligé de se replonger dans le roman de William, Devil’s Hopyard, et découvre que le livre fait sinistrement écho à l’histoire de la disparition non élucidée de sa petite amie à
l’université. Et qu’il ressemble cruellement à la confession d’un criminel.
Tarif : 7,60 € 480 pages
* Lee Matt hew Goldberg se consacre à l’écriture et à l’enseignement. Il vit à New York. Mentor est son premier roman paru en France, en 2017.


* 15e concours « prévenir et lutter contre l’illettrisme » organisé par le Crédit Mutuel méditerranéen. La date limite de dépôt des dossiers pour les associations postulantes est le vendredi 29 mai 2020. Pour cette 15e édition, 5 jurys se réuniront en juin 2020, à Aix-en-Provence, Marseille, Montpellier, Nice et Toulon. Mais en fonction de la situation sanitaire, ces périodes pourront évoluer. La remise des prix se déroulera en septembre 2020 au sein de l’association lauréate des cinq territoires précités. Vous pouvez aussi postuler aussi sur le site de la Fondation du Crédit du Mutuel pôle « lecture » : https://fondation.creditmutuel.com/fr/index.html

 MES CD ET DVD COLLECTOR

 The Beatles llive at the BBC 1962-1965.

Sorti en 2013. Les Fabulous four de Liverpool ont participé à de nombreux shows à la BBC de mars 1962 à juin 1965. Ce double CD propose pas moins de 63 titres sur les 88 qu’ils ont proposées aux auditeurs de la plus célèbre radio du monde. Celle qui a propulsé les Kinks, les Who,les Stones.. mais aussi les Monty Phyton. On retrouve, outre leur répertoire, les voix de John, Paul, George et Ringo entre les morceaux. Un vrai document !

J.-P.T

 Johnny Rivers et son légendaire titre de 15 minutes John Lee Hooker enregistré en 1965 en public au Whisky a gogo à Los Angelès (USA).

JPEG - Sûr que là, je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… C’était pile-poil le mien, quand ce disque de Johnny Rivers a mis le feu et le frisson chaque soir dans les boites bretonnes pendant l’été 1969 dès que les premières notes d’égrenaient sur la platine. Un rythme de blues lent qui petit à petit grandissait avec de faux-airs du Baby please don’t go de Van Morisson et des Them, et du Satisfaction des Stones, à la façon d’un titre précurseur du Rock’collection de Laurent Voulzy… 30 ans plus tard ! Car Johnny Rivers était parfaitement inconnu en France, hormis du ceux qui avaient eu la chance de le découvrir en 1965 à l’Olympia à Paris, en première partie des Kinks. Mais c’est le Ricain véritable juxe-box des tubes rock, blues, et rythm’n’blues de l’époque qui avait supplanté Ray Davies et ses succès comme All day and all the night ou You really got me… On a dansé comme des fous là-dessus, le temps d’un été, car un titre de 15 minutes sur une radio française, ça ne passe jamais. Mais de temps à autre, un DJ inspiré ou un beau-frère lors d’une soirée festive ressort le 33 tours collector… et ça marche toujours !

J.-P.T

 Nine below zero Live at the Marquee club

JPEG JPEG Né en 1979 en prenant pour nom de scène celui d’un titre de Sonny Boy Williamson, Nine below zero est alors composé de Dennis Greaves (guitare), Peter Clark (basse), Mickey Stix Burkley (batterie) et de l’extraordinaire harmoniciste-chanteur Mark Feltham. Ils écument alors pubs et clubs en Angleterre en électrifiant ce blues qu’ils apprécient tant. Le disque enregistré en public au mythique Marquee club est un étendard de la musique anglo-saxonne des années 80. Mélangeant punk, rock et blues. Dans la lignée de Doctor Feelgood, avec en plus la virtuosité animale de Mark Feltham à l’harmonica ; champion du monde du genre Toutes catégories pour moi. Mon idole, quoi ! 40 ans plus tard, ils sont toujours là. En version acoustique ou électrique, c’est toujours un très grand moment. Pour avoir pu les écouter il y a une quinzaine d’années à la cave de Font-Robert à Château-Arnoux, et les interviewer ensuite aux côtés des musiciens locaux de Dirty Water qui avaient assisté à leur concert au Paradisio à Amsterdam dans les années 80, je peux vous assurer qu’il y a eu de l’émotion et de la fraternité musicale en coulisses. C’est ça le rock quand il rejoint le blues.

J.-P.T


- Michel Petrucciani Both worlds (1997). JPEG Véritable météore du piano jazz, Michel Petrucciani est mort à New York le 6 janvier 1999, à l’âge de 36 ans. Il souffrait depuis sa naissance de la « maladie des os de verre ». Sa carrière musicale et discographique n’aura duré que 19 ans, mais dix-sept albums enregistrés en studio et sept en « live » témoignent de son énergie incroyable, du plaisir qu’il avait sur scène, et de ce toucher délicat sur ce clavier qu’on pensait toujours bien trop grand pour lui, mais qu’il parcourait en s’y allongeant presque parfois, comme pour faire corps avec les notes.. Cet album Both worlds sorti en septembre 1997, et dont je ne me lasse jamais est un événement dans sa carrière car pour la première fois, c’est un groupe dans toute son entité qui est sur scène. Même s’il en est le leader, il ne joue pas les leaders, et se mêle dans l’ensemble comme Blood, sweat and tears dans les années 70. Il est donc entouré de Steve Gadd (batterie), Anthony Jackson (guitare), Bob Brookmeyer (trombone), Flavio Boltro trompette) et Stefano Di Battista (saxophone). Et c’est cette joyeuse troupe que l’on a pu voir au festival Jazz à Manosque d’Ollivier Gérard à cette époque, et quelques années auparavant à Château-Arnoux au Festi-Jazz de Robert Pasquier. Both worlds nous entraine dans un tas d’émotions très différentes comme un voyage musical dans le monde entier avec notamment Petite Louise et le savoureux Guadaloupe. Le képi de Manosque... Mais Michel Petrucciani, c’est aussi pour moi un souvenir extraordinaire vécu lors de sa venue à Manosque, alors que nous dînions avec ses musiciens tardivement après le concert sur la Place des marchands. La Police est passée pour faire une observation, à la dizaine de personnes présentes – dont votre serviteur JPT - car quelques riverains avaient émis auprès du commissariat une certaine gêne due au bruit des conversations qui en toute honnêteté ne devaient nullement dépasser la norme. C’était encore l‘époque où les policiers avaient un rigide képi. Et Michel Petrucciani du haut de ses 91 centimètres a expliqué, droit dans les yeux, au policier venu demander de baisser d’un ton « qu’il faisait la collection des chapeaux et qu’il lui manquait un vrai képi de la Police Nationale ». Stupeur et silence du groupe qui s’est demandé s’il y avait là de l’ironie provocante ou de la sincérité derrière tout ça… Le policier manosquin ne connaissant pas Michel Petrucciani, je suis allé lui expliquer qui était ce grand pianiste…. Et un quart d’heure plus tard, à ma grande surprise, le policier est revenu sur la Place des marchands pour offrir à Michel Petrucciani le képi de ses débuts dans la Police Nationale. Un instant très fort ! La photo a été immortalisée aussitôt et est parue dans Le Provençal le lendemain. Un immense souvenir !
J.-P.T

  Roy Buchanan live stock

JPEG Enregistré en public au Town hall de New York, le 27 novembre 1974.
- Bluesman blanc et guitariste virtuose mort bien trop jeune à l’âge de 49 ans en 1988, Roy Buchanan a été un référence du blues teinté de rock dans les années 70. Son jeu de guitare tonitruant et délicat à la fois, fait penser aux accents toniques ou lyriques que pouvaient avoir Alvin Lee de Ten years after, Rory Gallagher de Taste ou Johnny Winter. JPEG Ce disque enregistré en public résume parfaitement bien l’émotion qu’il dégageait. Un CD collector empreint d’âme, de spleen et de rêve. Bien dans l’air du temps actuel où la musique fait parmi de nos remèdes au confinement.

J.-P.T

Le concert de Dr Feelgood avec Lee Brillaux et Wilko Jonson au Southend Kursaal à Canvey island en novembre 1975. JPEG C’est sur cette île de 18,5 km2 au nord de la Tamise qu’est né le nouveau rock anglais. C’est là que Dr Feelgood, mais aussi Gary Brooker et Procol Harum, ont amené ce nouveau son (le Pub rock) qui a remué bien des foules. Ce DVD auquel je suis très attaché retrace un concert de 1975 de Dr Feelgood, avec les historiques fondateurs du groupe que sont Wilko Johnson et le regretté Lee Brilleaux qu’on avait pu voir au festival Jazz à Manosque en 1993, sur le parking de la Villette, un an avant sa mort, avec – excusez du peu - Paul personne et les Blues Brothers le même soir ! Une programmation de l’ami Olivier Gérard à l’époque. Les temps ont bien changé depuis… Au sein de Dr Feelgood, Robert Kane a remplacé Lee Brilleaux au chant et à l’harmonica à la mort de ce dernier, et Steve Walwin en a fait de même peu après pour Wilko Johnson. Depuis plus de 25 ans, avec Phil Mitchel (basse) et Kevin Morris (batterie), le groupe compte donc la même force et pour les avoir vus et interviewés pour Le Provençal à Avignon, Marseille, Gap, Arles… il y a toujours la même énergie sur scène. Un groupe sympa, attachant dont le guitariste Steve Walwing effectue chaque année un tour de l’Angleterre à vélo afin de récolter des fonds pour les enfants handicapés. Il avait d’ailleurs été très étonné que je connaisse cet aspect privé de son personnage, lors d’un après-concert autour d’une bière à Gap. Et cela m’avait valu un très beau moment de journalisme loin des questions habituelles sur le riffs de guitare dont il a le secret sur Down by the jetty. Un DVD empreint de souvenirs et d’humanité.
J.-P.T

 La musique du film de Louis Malle Ascenseur pour l’échafaud par Miles Davis. Enregistrement édité par Fontana.

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« Ce CD a été enregistré en décembre 1957 à Paris dans l’amphithéâtre de la Sorbonne, comme me l’a raconté au dans les années 70, le comédien Maurice Ronet, partenaire de Jeanne Moreau dans le film, lors d’une séance photo à son domicile parisien pour Télé magazine. Le film était projeté sur grand écran dans l’amphithéâtre et Milles Davis accompagné par Barney Wilen (sax), René Urtreger (piano), Pierre Michelot (basse) et Kenny Clarke (batterie) jouait en improvisant sur les scènes qui défilaient devant lui, en noir et blanc.
JPEG C’était la nuit, et l’ambiance était très détendue. Jeanne Moreau était là. A un moment, Miles Davis - lors de la séquence « Diner au motel « - a perdu un petit morceau de peau de sa lèvre supérieure. Et ce bout de peau s’est coincé dans l’embouchure de sa trompette. Néanmoins, il a continué à jouer avec ce vibrato inattendu… Il a même demandé à Louis Malle s’il voulait qu’on recommence pour que ce soit plus propre, mais ce coup du sort s’est transformé en coup de génie. On est resté sur cette prise. » Un disque toujours aussi magique à écouter.

Il existe aussi – toujours chez Fontana – un vynile 33 tours consacré au Jazz sur l’écran sur lequel on trouve face A Ascenceur pour l’échafaud avec dix morceaux choisis parmi les 26 séquences musicales du film. Et sur la face B, des extraits de bandes originales de deux films d’Edouard Molinaro : Des femmes disparaissent enregistré par Art Blakey et les Jazz Messengers et Un témoin dans la ville avec une BO composée par Barney Wilen.
JPEG L’ambiance y est autant blues que jazz, et j’ai eu le grand plaisir de pouvoir me faire dédicacer ce disque par Art Blakey lui-même sur un coin de table de La Bonne Etape, le beau restaurant étoilé de la famillle Gleize à Château-Arnoux, lors d’un déjeuner fantastique en tout petit comité aux côtés de mon « modèle », le regretté André Francis, mythique journaliste créateur de « Pour ceux qui aiment le jazz » sur Paris Inter. C’était quelques heures avant le concert d’Art Blakey à FestiJazz, le très grand festival imaginé dans les années 80 à la Ferme de Font-Robert par Robert Pasquier et sa bande.

Jean-Pierre Tissier

 "Blue & Lonesome" ou l’ADN des Stones de Willie Dixon à Howlin wolf

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- Ce n’est certes pas le plus connu de leurs albums, mais c’est peut-être celui dont ils rêvaient juste pour eux seuls, comme une brioche qu’on s’enfile au petit matin entre potes parce qu’on en a envie tout simplement, et les férus de blues, dont nous faisons partie. « Le blues est notre ADN affirment depuis longtemps Keith Richard et Mick Jagger, et avant eux, le regretté Brian Jones qui tape le bœuf depuis longtemps assis sur un nuage avec Robert Jonson, BB King, John Lee Hooker, Willie Dixon, Muddy Waters, et tant d’autres. Tous ceux qui sont - avec les voix de Bessie Smith, Sarah Vaughan, ou Billie Holiday – aux racines du blues et de la condition des noirs aux USA. Et il suffit de revoir le très beau film qu’est Greenbook pour comprendre tout ce que cette musique à de chair de poule et de frisson dans son sang. Au travers de ce CD réalisé en trois jours à la mi-décembre 2015, les Stones - car Ron Wood et Charlie Watts étaient là-aussi - n’auront pas occupé la tête des charts, mais se sont souvenus qu’en 1962 à leurs débuts, ils jouaient du Chicago blues. Et que cette musique- là n’a pas besoin des grands stades ras de public jusqu’à la gueule pour exister. Une cave, des grattes, quelques bonnes bières, une voix plutôt dirty , quelques harmonicas (Eh oui, ça change parfois de tonalité pour les diatoniques !) et des potes ; c’est ça le blues ! Entre espoir et mélancolie, entre amour et tristesse. La vie quoi !

J.-P.T

  Blues & Polar rime avec Gallimard chez Bue Note

JPEG Avec le temps libre dont on dispose actuellement, contraint et forcé, via notre confinement, il suffit parfois de soulever quelques piles de livres ou de vieux CD pour dénicher une perle. Ainsi cette édition spéciale du label Blue Note alliant Blues & Polar (avec l’esperluette) qui a inspiré notre logo il y a 18 ans. Cette initiative géniale est née de l’esprit jazzy du journaliste-écrivain-épicurien ancien de Nice-Matin et amateur de bon vin, Patrick Raynal, directeur de la Série noire chez Gallimard de 1991 à 2004. Pour ce CD compilation célébrant les 60 ans du label Blues Note fondé en 1939 par Alfred Lion - émigré allemand fuyant l’Allemagne nazie et passionné de jazz – on retrouve Miles Davis et Cannonball Adderley dans « Les feuilles mortes » enregistré en mars 1958, T-Bone Walker et son « Stormy Monday » (version originale de 1947), Memphis Slim, Muddy Waters, John Lee Hooker, Herbie Hancock, Dexter Gordon, Art Blakey, John Coltrane dans « Blue train » enregistré en 1957, et aussi Jimmy Rogers pour un « That’s allright » qui nous met tous d’accord. 72 mn et 34 s de bonheur absolu entre joie et mélancolie ; mais surtout espoir !

J.-P.T


 CHRISTOPHE FOR EVER

JPEG - Après le bon géant Manu Dibango, la camarde venue de Chine nous a fauché cette semaine, un autre grand représentant de cette musique des sons ; celle qu’on aime et qui remue les tripes et l’âme, qu’a incarné Christophe au fil du temps. Car de Soul makossa aux Paradis perdus, il y a cette même soif de lignée rythmique et mélodique, ces notes lancinantes et répétitives qui s’envolent vers les poussières d’étoiles, là où nous sommes nés et où nous repartirons. Christophe était passé il n’y a pas si longtemps à Vitrolles et au Silo à Marseille, mais je n’avais pas pu y aller, malgré l’envie…
Il nous reste les images d’un Taratata de Nagui sur France 2 avec des duos superbes avec Juliette Armanet, Olivia Ruiz ou Eddy Mitchell… On ne dira jamais assez combien cette émission apporte, à toutes celles et ceux qui aiment la musique vivante ; celle du partage et de la générosité. Il nous reste les images et nos yeux pour pleurer des artistes qu’on aimait vraiment. Les mots bleus sont noyés de blues aujourd’hui.

J.-P.T


 LECTURES AUDIO

 La comédienne Ann-Gisel Glass vous offre 5 minutes de lecture audio (gratuit) au téléphone avec Bibliofil.

JPEG Elle a débuté dans des petits rôles au début des années 80, puis en 1984 dans un polar très noir, violent, punk et érotique « Hanna D, 16 ans dans l’enfer d’Amsterdam » de Rino Di Silvestro. Drogue, prostitution, violence, tout était rassemblé dans ce film extrêmement dur interdit aux moins de 16 ans.
Je l’avais rencontrée auparavant pour sa toute première interview, à l’agence du Provençal à Salon-de-Provence, où Ann-Gisel Glass suivait ses études au lycée de l’Empéri, accompagnée de sa mère. Elle a ensuite tourné en 1985 avec Jacques Doillon dans « Isabelle la tentation », et avec Jean-Luc Godard pour « Détective » avec Claude Brasseur et Nathalie Baye, puis en 1986 avec Costa Gavras dans « Conseil de famille » aux côtés de Johnny Hallyday, Fanny Ardant, et Guy Marchand. Elle a été « Meilleure actrice de l’année » en Allemagne en 1992 pour « Silent shadows » de Sherry Hormann. Il a fallu le hasard de Linkedin pour retrouver Ann Gisel Glass, toujours attirée par le blues et le polar. Aujourd’hui, attirée par le théâtre et la lecture, elle nous offre en plein confinement à nos domiciles, sa voix et son talent.
« Je vous invite à savourer ce petit moment de grâce offert par ce groupe dont je fais partie. Nous sommes dix passionné(e)s de lecture, d’un peu partout en France. Pendant ces quelques semaines où chacun va vivre replié, nous aimerions ouvrir quelques pages de littérature et vous les donner à entendre, à l’autre bout du fil... Nous lançons un projet éphémère et gratuit de lectures au téléphone intitulé BIBLIO-FIL. Il y a des lectures pour les enfants et des lectures pour les adultes. Chaque appel dure 5 minutes, lecture comprise. Concrètement Il vous suffit de réserver une lecture sur le site http://www.litt-orales.fr/biblio-fil. Au jour et à l’heure choisis, un des membres de l’équipe vous rappelle. Décrochez et écoutez les mots. Des mots qui font du bien, qui apaisent, font sourire, des mots qui dynamisent et élargissent le regard. Aimer les mots, les partager : voilà le projet ! On vous invite à faire de même : aimez et partagez Les réservations sont ouvertes ! Une personne vous appelle pour vous offrir quelques minutes de lecture. Au bout du fil : une voix qui porte des poèmes, des extraits de romans... Décrochez et écoutez les mots. Des mots qui font du bien, qui apaisent, font sourire. Des mots qui réconfortent et dynamisent. Prenez soin de vous et de nous."

Ann Gisel Glass

 Gaëlle Buswel et le Challenge SO BLUE

- La blueswoman française est à l’arrêt, confinée elle-aussi comme nous tous ; sans tournée, ni concerts, car tous annulés. Et ils étaient nombreux…. Mais elle continue, via internet et avec son groupe à porter la bonne parole du blues jusque dans nos foyers. « Nous traversons une période imprévisible et compliquée nous écrit-elle. J’espère qu’à travers notre musique nous pourrons vous réconforter pendant cette période et surtout vous booster, car nous devons continuer de nous construire et d’avancer. Merci à tous mes fans qui ont réalisé le challenge SO BLUE en 72 heures en revisitant le clip So Blue, chacun à sa façon, depuis chez eux aux 4 coins de la France, de la Belgique, et de la Suisse. Une diffusion de bonheur intense, un très beau message de solidarité et surtout beaucoup de fun ! Le confinement ensemble nous rendra plus fort et nous permettra d’envoyer un peu de boost, de sourire à tous le personnel soignant et à tous les gens qui en auront besoin. Merci infiniment, vous m’avez mis du baume au cœur. Voilà pourquoi j’aime tant ce métier ! »

* Pour voir la vidéo, cliquez ici elle va vous donner le sourire !!! https://www.facebook.com/235065906517162/videos/1079568212420291/


 BLUES : NOUVEAUTÉS

 MISTER MAT est Désespérément optimiste.

JPEG Mister Mat (Mathieu Guillou pour l’état-civil) en impose par son physique de rugbyman et une voix de bluesman à la Garou comme on aime, longtemps cultivée au sein du duo Mountain Men aux côtés de l’harmoniciste australien Ian Giddey. C’est Gaëtan Roussell de Louise Attaque qui a coréalisé cet album avec Nicolas Musset, et Dominique Blanc-Francard, vieux routard des studios, et ancien présentateur de l’émission culte Chorus. Mister Mat y reprend trois grands classiques : The Girl From The North Country de Bob Dylan, Girls Just Want To Have Fun de Cyndi Lauper et le magnifique Georgia On My Mind de Ray Charles. Mister Mat fait partie des artistes que l’on souhaitait faire venir cette année aux Voix de Toutes-Aures à Manosque, mais une tournée en quartet – aujourd’hui annulée - nous a fait choisir d’autres artistes.
Mister Mat est déjà venu à Manosque dans le cadre du festival Musiks au parc de Drouille. Il avait répondu fort gentiment à mes questions pour La Provence.

J.-P.T

 POLARS : ON A LU ET ON A AIME !

** MADAME B de Sandrine Destombes (Ed Hugo Thriller). Sorti le 5 mars.
JPEG En règlement de tout compte ! - Alambiqué ! Le terme résume bien cet ouvrage en forme de puzzle, où comme dans un alambic, le cheminement du tuyau initial emprunte toutes les circonvolutions et coudes adjacents de la machine rutilante et cuivrée, au point qu’on finit par se demander comment l’essence produite puisse être si claire et pure à l’arrivée. Langage abscons de hackers et autres férus de nouvelles technologies, méandres du virtuel et de l’ère du pseudo sur les réseaux sociaux… le vocabulaire est parfois ardu pour qui n’y est pas très familier. Mais tout cela vise à nous déstabiliser et à nous dérouter. Ajoutez-y les pertes de mémoire (réelles ou feintes ?) de Madame B, alias Blanche Barjac, étrange nettoyeuse de scènes de crime (si, si ! c’est sa profession !) qui ajoutent aussi à la confusion. Bref, on ne sait pas trop où l’on va atterrir à la fin… Un peu comme un avion vintage dans lequel on monterait juste avant la fermeture des portes, sans savoir où il va, avec – en plus – à chaque détail découvert, une nouvelle énigme déroutante qui surgit. On se perd donc parfois au fil des lignes, mais pendant ce temps-là les cadavres s’accumulent dans le congélateur et dans le jardin. Pas très logique pour une « nettoyeuse » hors-pair, reconnue dans le milieu, mais qui semble en fin de cycle, et en pleine paranoïa. Madame B, contre toute attente, aurait-elle un contrat sur sa tête ? Possible ! Car on ne nettoie pas impunément pendant des années, des cuisines, des salons, des scènes de drame en se débarrassant des cadavres sans commettre un jour, malgré toute la discrétion que la fonction exige – une funeste erreur. Celle de trop ! Sandrine Destombes qui aime faire évoluer ses personnages du côté de la Drôme méridionale comme dans l’excellent Prieuré de Crest nous entraine cette fois dans une construction encore plus tarabiscotée qu’il faut donc lire avec une attention profonde. D’une seule traite serait le mieux !

Jean-Pierre Tissier

* Madame B est le 7e thriller de Sandrine Destombes qui a remporté en 2018 avec Les Jumeaux de Piolenc le Prix du jury VSD RTL présidé par Michel Bussi du Meilleur thriller français. 352 pages. Tarif : 19,95 €.
* Retrouvez nos commentaires de lecture sur le site www.blues-et-polar.com

 EN LIBRAIRIE LE 20 MAI CHEZ HUGO THRILLER LE DILEMME de B. A. Paris

. - Depuis toujours, Livia rêve d’une énorme soirée pour ses 40 ans. Et Adam, son mari, met tout en œuvre pour que la fête soit inoubliable. Il s’organise pour que leur fille Marnie vienne exprès de Hong Kong – ce sera une surprise pour Livia.
Mais quelques heures avant la soirée, Adam apprend que le vol dans lequel se trouvait peut-être Marnie s’est crashé. Est-ce qu’elle avait pu prendre cet avion, sachant que son vol précédent avait décollé en retard et qu’elle pensait ne pas pouvoir attraper sa correspondance ?
Adam doit-il en parler à Livia, au risque de l’inquiéter pour rien ? Et pourquoi Livia semble-t-elle soulagée que Marnie ne soit pas là ? Lorsque la fête commence, chacun devra danser avec ses secrets
et ses peurs. Jusqu’à ce que s’ouvre enfin le portillon du jardin et qu’une silhouette s’avance vers les invités... Prix : 19,95 €. 368 pages.

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 ON THE ROAD AGAIN

MISS FREDDYE (USA - Quintet) Petite, elle chantait à l’église dans la plus pure tradition du gospel à Pittsburgh. Aujourd’hui, elle maintient le blues vivant dans sa ville natale. Ses influences vont du Delta Blues au Chicago Blues grâce à l’influence de chanteuses comme Koko Taylor, Etta James, Big Mama Thornton, Bessie Smith, Sarah Vaughn,…Freddye a été nominée par la Blues foundation pour le prix de la meilleure artiste émergente et reçu le Koko Taylor award qui récompense les meilleures artistes féminines en catégorie blues traditionnel féminin. Elle a remporté le Pittsburgh Music Award en 2016 pour Meilleurs groupe de Blues et Meilleurs album Blues. Liens : https://soundcloud.com/bluesntrad/sets/miss-freddye Miss Freddye est accompagnée de Pascal Fouquet (guitare), Cyril Seguy (claviers), Fred Jouglas (basse) et Simon Boyer (batterie). EN TOURNÉE du 5 au 14 MARS 2021.

AUSTIN WALKIN’ CANE. Austin est un guitariste-chanteur de Blues qui se produit en solo, en duo ou accompagné d’un groupe, en version électrique ou acoustique. Il a tourné dans le monde entier et a traversé avec sa seule guitare en main les USA de La Nouvelle Orléans à l’Alaska. Son album “One Heart Walkin” a été nominé, en 2015, meilleur album dans la catégorie Album Nouvel Artiste au Blues Music Award. L’écouter c’est devenir passager du vieux train Illinois Central du Southside de Chicago en passant par le sud profond du delta du Mississippi pour terminer le voyage à La Nouvelle Orléans (Louisiane) avec des arrêts à Memphis, Clarksdale et Bentonia.
Lien : https://soundcloud.com/bluesntrad/sets/austin-walkin-cane
En Quartet, Austin Walkin’ Cane est entouré du prodigieux harmoniciste français Vincent Bucher, de Fred Jouglas ( basse) et de Simon Boyer (batterie). Tournée du 24 mars au 11 avril 2021. Contact : Blues N’Trad Productions (Deborah Drouy) Tel : 06 31 31 53 30. Courriel : bluesntrad@gmail.com


Cisco Herzhaft “Son of a watchmaker”. Blues au millimètre pour « Le Fils de l’Horloger » - Déjà venu à Blues & Polar pour un super concert donné dans le jardin du Paraïs de Jean Giono à Manosque, Cisco Herzhaft est un vrai baroudeur du blues, empreint de pédagogie et d’humour qui a usé ses cordes vocales et de guitare sur toutes sortes de scènes et de routes, dans une vingtaine de pays dans le monde.... Son of a watchmaker (fils d’un horloger) est son 8ème album. Un disque de souvenirs et de nouvelles rencontres qui ponctuent les compositions, et les rythmes de ses mélodies. Cisco Herzhaft est accompagné sur la route par Fabrice Eulry (piano), l’extraordinaire Geneviève Dartevelle à l’harmonica, Fred Jouglas (contrebasse) et Tom Dewulf (batterie).

* Contact Déborah Drouy Tel 06 31 31 53 30. Courriel : bluesntrad@gmail.com
Site : www.bluesntrad.com et www.cisco-herzhaft.com


 CINÉMA : ON A VU ET ON A AIMÉ

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"Les Faussaires de Manhattan" de Marielle Heller

JPEG - Mélancolie profonde en toile de fond ; le blues de la vie, en fait ! Ancienne auteure à succès, Lee Israël remarquablement interprétée par Melissa Mac Marthy est aujourd’hui sans le sou, mais son caractère plutôt bien trempé (dans le whisky surtout !) ne lui permet pas de s’intégrer aux simples boulots du quotidien. Son petit appartement en désordre atteste d’un côté dépressif frôlant la zone rouge, et seul son vieux chat parvient à la faire sourire. Loin des gratte-ciel et du clinquant, criblée de dettes, plutôt attirée par les femmes, malgré un physique ingrat, elle s’imagine par hasard une vocation de faussaire, via des courriers épistolaires de personnalités du cinéma ou de la littérature aperçus chez un marchand de livres anciens, et dont le prix équivaut à un coup de crayon sur ses dettes. Arrive Jack, ami gay en perdition, fauché lui-aussi malgré ses allures d’éternel gentleman. Le parcours des deux amis en cohabitation urbaine sera très chaotique, mais l’art d’imiter à la perfection, voire plus, le style des grands auteurs met plus que du beurre dans les épinards de Lee…. jusqu’au jour où la supercherie sera découverte par le FBI. Les Faussaires de Manhattan est une histoire vraie superbement portée à l’écran par Marielle Heller, sans clichés ni grosses ficelles sur les gays et lesbiennes. Tout est dans la pudeur, la délicatesse et les sentiments. A voir absolument !

Jean-Pierre Tissier

 Green book : sur les routes du sud... de Peter Farelly

JPEG On ressort de la projection, ému aux larmes, heureux aussi, et en colère profondément...
On revoit les images de ce fameux "green book" (livre vert de voyage attribué à la communauté noire en déplacement ) comme on encore les gitans nomades et autres gens du voyage aujourd’hui en France, et on en a la stupéfaction !
Tout comme on a la nausée lorsque le Dr Don Shirley pianiste noir virtuose de musique classique qui se produit dans une soirée privée avec tout le "gratin" blanc du Sud des States est invité à se rendre... dans les cabane au fond du jardin par un domestique (!) alors qu’il souhaite se rendre aux WC de la maison... Et qu’on est en 1962 !!
Avec une BO géniale qui réunit le son des sixties aux USA et une jam-session de folie dans un bar, "Green book" outre sa vertu pédagogique et historique qui en embête certains nous rappelle que c’est Elvis Presley qui emmena BB King à la TV américaine ; là où les "blacks" n’étaient pas admis. Et qu’il subjugua tout le monde par sa virtuosité...
Encore une fois le blues montre bien qu’il est la musique du quotidien, de toutes les émotions et du cœur. "Green book" est un film d’utilité publique qui en dit long sur la complexité des hommes, de leurs dirigeants, et de leurs contradictions multiples.

J.-P.T

 L’homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam

Fantasmagorique et abracadabrantesque !
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- On l’attendait depuis vingt-cinq ans, après des affres, des vicissitudes, des drames, des morts même sur ce tournage tourmenté - encore en démélé avec la justice - où le regretté Jean Rochefort devait tenir le premier rôle à l’époque.
"L’Homme qui tua Don Quichotte" signé Terry Gilliam tient d’un mariage réussi entre les Monty Phyton, Dario Fo et la comédia del arte... avec une pincée de Fellini pour la fantasmagorie étonnante et merveilleuse qui se déroule à la fin du film, de nuit dans un château en Espagne. On n’y rit pas à gorge déployée mais avec une intériorité profonde qu’on savoure comme un verre de Château Margaux...dans lequel surnagerait un piment oiseau.
Bref, allez voir cette fresque étonnante aux formes de frasques nageant entre rêve et réalité. Et cela fait du bien !

J-P.T

"Everybody knows d’Asghar Faradi

Suspense garanti !
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- Réalisé avec pour premiers rôles, le superbe couple (à la vie comme à l’écran) Pénélope Cruz et Javier Bardem, "Everybody knows" a été le film d’ouverture (ovationné) du festival de Cannes 2018. Un thriller plein de suspense, de questionnement, sans police, ni gendarmerie (ou si peu...) et sans violence,vu avec bonheur au cinéma Le Lido à Manosque qui vit ses derniers mois d’existence en attendant le futur complexe à 8 salles de la place de la Villette.
Tout est dans la finesse du cinéaste iranien Asghar Faradi qui filme avec beauté une joyeuse noce andalouse - d’où le suspense naît - comme une scène de théâtre digne de "La Noce chez les petits bourgeois" de Berthold Brecht, puis nous entraîne dans le vignoble espagnol et ses secrets de famille.
Un drame psychologique avec une fin ouverte où chacun peut imaginer ce qu’il veut. Superbe !

J.-P.T

"La Villa " de Robert Guedigian pour revenir sur terre et aux vrais sentiments

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- Après le choc de « La Mise à mort du cerf sacré », authentique film de cinéma réunissant Nicole Kidmann et Collin Farell, mais si terrifiant et cruel au final, il était important, en cette période avançant vers Noël de retrouver du cœur, de l’âme et du sens avec un film de Robert Guédiguian.
Son tout dernier, dénommé « La Villa », et qui se déroule justement, sur la Côte bleue, presque à huis-clos dans une grande maison aux murs blancs surplombant la fascinante calanque de Méjean, près d’Ensues-la-Redonne.
Là où le décor magique de la mer et des pins y prenant racines, a le don de vous transporter aussi loin qu’en Grèce en un simple regard, malgré la période automnale choisie.
Là où les silences signés Serge Valetti – homme de polar et de théâtre – ont une valeur de dialogues et de paroles explicites ; et Guédiguian les exploite tout naturellement avec sa famille du 7e Art habituelle : Ariane Ascaride, Gérard Meylan, Jean-Pierre Daroussin auxquels s’ajoutent Robin son Stévenin et Anaïs Demoustier.
Rien d’inutile devant la caméra ; comme une parcimonie d’images destinées à nous faire pénétrer ces retrouvailles familiales autour d’un patriarche touché par un AVC… La vie, la fin de vie, l’amour, la famille, les drames, l’ancien monde ouvrier aujourd’hui quasiment disparu….
Autant de sujets récurrents que Robert Guédiguian aborde comme toujours avec pudeur et délicatesse, via des comédiens taiseux aux antipodes des pagnolades marseillaises. Mais l’essentiel est dit ! Tout comme cet ajout inattendu d’actualité, où des enfants de migrants fuyant les zones de conflit de l‘autre côté de la Méditerranée, sont retrouvés tapis dans la colline d’Ensues.
« Des gens qui ont donné de l’eau à des migrants sont aujourd’hui condamnés par la justice commentait avec colère Robert Guédiguian venu en début de semaine présenter son film sur France Inter. Alors que ce sont ceux qui n’ont pas donné d’eau qui devraient être condamnés… »

Une phrase qui résonne comme les cris de liberté poussés avec joie par la bande à Guédiguian sous le viaduc de la Redonne.. Ca, Guédiguian ne pouvait pas s’en empêcher !

J.-P.T

"Au -revoir là-haut " ’Albert Dupontel. Plus qu’un film ; une oeuvre d’art !

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- Tiré du roman éponyme de Pierre Lemaître récompensé par le Prix Goncourt en 2013, "Au-revoir là-haut", le film de l’humoriste Albert Dupontel est un véritable coup de poing, en forme de coup de foudre et de coup de cœur, comme rarement vu sur grand écran depuis "Éléphant man". La guerre effroyable des tranchées de 14-18 y est filmée avec une vérité crue qui nous scotche à notre siège pendant quelques petites minutes - une éternité pourtant ! - tant on se sent aspiré sous terre, par les tirs d’obus, les explosions, et l’enfer de feu venu de la mitraille.
Mais c’est la poésie émanant de cette "Gueule cassée" magnifiée par des masques réparateurs qu’auraient pu signer Jean Cocteau qui porte ce chef d’oeuvre au point qu’on a l’impression de marcher sur un fil de sentiments divers et inattendus au fur et à mesure que l’on avance dans le temps. L’escroquerie de la vente de monuments aux morts (fait réel) aux municipalités se transforme petit à petit en polar, avec de l’amour, du fric à gogo... mais le destin (on vous laisse découvrir ça) sera au bout du chemin.
On retrouve un Niels Arestrup, magnifique lion de scène, et une distribution où les comédiens de la Comédie française théâtre Laurent Lafitte et Michel Vuillermoz sont tout simplement superbes de vérité.
Un très grand film dont on ressort ébloui avec des étoiles plein la tête...

J.-P.T



* LE DUO GOOD ROOT
- Jean-François et Jeff que nous avions programmés à Blues & Polar dans le cadre du Mojo Trio avec l’harmoniciste Claude Dasse dans le jardin du Paraïs de Jean Giono à Manosque, proposent un répertoire rock’n’roll allant des années 50à 60 (Elvis Presley, Rolling Stones, Ray Charles, Chuck Berry…). Formule : deux guitaristes - dont 1 chanteur – et une boite à rythme. L’interprétation peut être dansante, souple, décontractée ou plus sauvage. C’est à la demande ! * Tarif très raisonnable. Pour voir et entendre vous pouvez suivre le lien : https://youtu.be/jPG0dKwmaUM * Contact : 06 20 09 85 50.


 LES SÉLECTIONS ORIGINALES DE BLUES & POLAR

UN LIEU À DÉCOUVRIR

 LA MAISON DU BLUES À CHATRES-SUR-CHER

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- Jack Garcia génial créateur de la Maison du Blues - unique concept du genre en France, au cœur du Berry à Châtres-sur-Cher - nous a reçus avec une grande fraternité, dans son fief, pour le concert du Jersey Julie Blues band.
Une formation biterroise, mais néanmoins très internationale avec une chanteuse-saxophoniste américaine hors du commun, non sans rappeler Janis Joplin par le charisme, la voix et l’allure, mais avec un jeu de sax aux réminiscences du glorieux Jr Walker dans les années 70.
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Ce blues chaud venu du bayou en a scotché plus d’un, à commencer par votre serviteur totalement sous le charme de ce quartet drivé par un épatant Jimmy à la batterie, un excellent clavier, et un guitariste-chanteur dont le timbre fleurant bon l’Occitanie donne aux paroles ricaines, la couleur de la Louisiane et du bayou avec beaucoup de naturel.
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- Si d’aventure vous êtes dans le secteur de Tours, Orléans, Blois, Châteauroux, Vierzon, Bourges ou Romorantin, allez découvrir ce véritable Café associatif tenu par Jack Garcia, son équipe, et toute une bande de joyeux bénévoles évoluant dans l’esprit de Blues & Polar eux-aussi. Merci de l’accueil Jack.
* La nouvelle vidéo réalisée par Jack Garcia sur la Maison du Blues à Chatre-sur-Cher fait découvrir la belle ambiance de ce club si fraternel… Pour ouvrir la vidéo, cliquer sur le lien : https://www.youtube.com/watch?v=c5aFBtMfDks

- Ce lieu intimiste de concert que Blues & Polar (voir ci-dessus) a découvert récemment est une réussite inespérée avec 456 adhérents (en 4 mois) et une fréquentation régulière pour l’ensemble des concerts (19 concerts avec 45 personnes en moyenne) avec un public majoritairement local (350 adhérents de la région).
Des musiciens français et étrangers ont déjà fait don de tenues de scènes, de guitares, Bottleneck ou harmonicas dédicacés… Récemment Sandra Hall a fait don d’une tenue de scène. Ce Musée témoignera de cette incroyable histoire en pleine ségrégation et de ses évolutions".
* L’’ouverture du Musée a eu lieu le samedi 6 avril 2019, avec la participation de Bobby Rush et son Band à la Pyramide de Romorantin.

J.-P.T

* La Maison du Blues, 42 rue du 11 novembre 1918 à Châtres-sur-Cher (Loir-et-Cher) est ouverte le vendredi de 17 h 30 à 23 heures. Le samedi de 20 heures à minuit avec un concert à 21 heures (10 €). Courriel : lamaisondublues@gmail.com
Tel 06 66 42 70 24. Réservations 06 24 77 71 58.


 MUSIQUE

 DEVIL JO & THE BACKDOOR MEN

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- C’est leur premier disque ("Press rewind") mais ils sont très prometteurs avec un blues rauque et rock. Découvrez-les sur You Tube.
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  DON BILLIEZ : UN CD *** ECHOES OF MAGIC TRIP.

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- La dernière galette de l’ancien saxophoniste de Touré Kunda, Bashung, et de Paul Personne pendant 12 ans… vient tout juste de sortir au label B’S Prod. Et comme chaque fois, c’est une envolée de notes jazzy, soul, électro… aux couleurs du monde qui nous arrive dans les oreilles. Un son puissant venu des seventies quand King Curtis, Jr Walker, Isaac Hayes, ou Gato Barbieri faisaient danser la planète entière sur une musique instrumentale ponctuée de chœurs exclusivement féminin. Mais Don Billiez nous propose aussi un voyage en Catalogne, au Mali, au Bataclan et sur les ailes de Saint-Exupéry sans oublier un hommage à Alain Bashung avec Madame rêve. Superbe et coloré. Contact : pebredart@gmail.com


 JAZZ : LE DERNIER BÉBÉ DE DÉDÉ CECCARELLI

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 ÉRIC FILLOU LUTHIER À CORRENS (Var)

- Éric Fillou sax de JMU et les Diables, Urban sax.... et j’en passe, s’est installé au Val (83143) 2459 route de Bras, près de Correns dans le Var au beau milieu des vignes. Il répare vent, bois et cuivres. C’est à 45 minutes de Manosque....
* Tel 0 6 08 03 45 80. Site :eflutherie@free.fr


 TOTAL KHÉOPS : LE BLUES VAGABOND DE JEAN-CLAUDE IZZO

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- La Compagnie Coup d’Chapeau, originaire de Marseille, propose des lectures et balades musicales autour de "Total Khéops", roman de Jean Claude Izzo.
Ce projet a été créé au départ en déambulation au coeur même du quartier du Panier à Marseille, et adapté par la suite en intérieur.
Le public à travers des projections de photos va déambuler sans même quitter son fauteuil dans les ruelles de Marseille, plonger dans l’univers d’un polar dans les lieux même où se déroule l’histoire.
Jean-Claude Izzo qui aimait particulièrement le jazz et le blues, parsème son texte de références musicales précises : titres et noms d’auteurs des musiques citées. On en dénombre plus d’une trentaine...
En recréant une ambiance très proche de celle du roman au son de son saxophone, Dolf fait découvrir l’univers sonore dont est enveloppée l’histoire.


 DÉCOUVREZ LE NOUVEAU CLIP D’ISAYA "OH LORD !" SUR YOU TUBE

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- Ça marche fort pour les jumelles aixoises, que Blues & Polar a révélé en 2012 lors du festival Blues & Polar consacré au Parfum. Elles ont été notre fil rouge durant cinq soirs...
https://www.youtube.com/watch?v=4je-npG96Is&feature=youtu.be
* Contact Isaya : Joseph Salvaggio.
La Clique production à Marseille. Courriel : joseph@laclique-production.com
Tel : 09 81 63 30 98.


  MAMOU BLUES & COREY HARRIS

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- Mamou blues, c’est Corey Harris (guitare-chant), Alvin Youngblood Hart (guitare-violon) et Cédric Watson (accordéon-voix). Entre blues, et raciness Cajun le trio est toujours en harmonie avec ses racines africaines originelles.
Contacts :
- Courriel : info@southside.it
- Site : www.southside.it
- Tel : + 39 (0) 88 10 23 834.

 BKO : ROCK ET MALI DANSENT ENSEMBLE

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- C’est à Bamako dans le quartier de Medina Coura, que se déroulent les répétitions du groupe BKO depuis avril 2012. A ce moment-là, personne n’aurait pu imaginer que cet endroit serait à l’origine de 2 albums et plus 300 concerts dans 20 pays. Car BKO réunit pour la première fois dans l’univers sonore des musiques maliennes, la guitare des griots et le luth à six cordes des Donsos (Chasseurs bambaras animistes) au sein de sonorités intenses et actuelles. Voix chaudes et vibrantes, percussions hybrides et cordes des n’goni jouent sur l’amplification et la saturation pour donner naissance à un son singulier et unique venu du Sahel.
Le 2ème album Mali foli coura qui signifie littéralement Nouvelle musique du Mali sorti en fin d’année 2017 chez Buda Musique explore rock, transe électrique et rythmiques fiévreuses. Enregistré en France à Lyon, cet album se veut plus viscéral et instinctif que le premier (Bamako Today sorti en 2014) et loin de toute world music standardisée.
Bien qu’ancrée dans des traditions séculaires, la musique de BKO saura vous transporter au sein d’un Mali actuel et urbain mais aussi dans les profondeurs rituelles et mystiques des aliasseurs animistes. Comme en témoigne leur clip réalisé par Cris Ubermann sur le titre Tangwanana qui ouvre ce nouveau disque..
Dans ce nouvel album, BKO se frotte également à la chanson française avec Mathieu Boogaerts, rencontré sur la route dans le sud de la France au retour d’un concert au festival Ibiza Roots, World music under the stars.
Leur collaboration avec Piers Faccini sur le premier album avec le titre « Donsolu » mais aussi avec le duo glamour Brigitte sur le titre Hier encore, démontre que le sens créatif et l’ouverture d’esprit du groupe laisse présager de nouvelles expériences.
Disponible à partir du 15 juin 2018.
* Contacts. Yves Colomb. Courriel : yves@lamastrock.com Tel : 06 86 72 62 07. Germain Barataud. Courriel : germain.b@lamastrock.com Tel : 06 84 38 76 92. Nicolas Besnard courriel : nicolas@lamastrock.com Tel : 06 67 40 09 15.


 CATHY HEITING TRIO : DU JAZZ À L’OPÉRA

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- Le jazz hybride de Cathy Heiting. Prix du public au festival Crest jazz vocal, Cathy Heiting est une chanteuse hybride passant du jazz à l’opéra via le ragga. Elle a invité le guitariste Wim Welker et le contrebassiste Sylvain Terminiello - deux musiciens inspirés et généreux - pour un produire jazz/funk détonnant.
* Christophe Maroukeyan Bleu ciel productions 06 29 91 52 64.
Courriel : bleucielproduction@gmail.com Site : www.bleucielproductions.com


 MEMPHIS BLUES COMBO : C’EST NOUVEAU !

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- Un nouveau projet musical a vu le jour récemment dans le Sud de la France. Son objectif, créer une ambiance pour faire un bond dans le passé. Le Memphis blues combo, c’est donc un style très "Early électric Blues" précurseur du rock’n’roll ; soit très dynamique, festif et dansant. Avec le look, le son et les instruments d’époque. Le Memphis Blues Combo tente de restituer la période passionnante de la fin des années 1940 et du début des années 1950 à Memphis et Chicago où la technologie d’enregistrement moderne avec l’électricité et le blues réunis ont créé une musique vraiment singulière. Le fameux Chicago blues !
Le trio est composé de Tom Bird (chant, harmonica, guitare, suitcase drum) ; Rémy "Wild Slap" (contrebasse, chant) et Jeff Hug (guitare, chant).

* A découvrir sur : www.facebook.com/memphisbluescombo https://www.facebook.com/MemphisBluesCombo/videos/1630004860374208/
https://www.youtube.com/watch?v=Ud5-xgh5Zjc&list=PLoWBmbWQOptv_viYngvE2XMHd4vb-Bpai
Contact : Memphis Blues Combo



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