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L’auteure belge Barbara Abel, star du polar francophone dont le dernier ouvrage "Les Fêlures" est un modèle de thriller psychologique est l’invitée du mois pour l’Interview en 3 Questions. Elle sera présente à Manosque le samedi 27 août pour le 18e festival Blues & Polar.


Articles de cette Rubrique


- LA NEWSLETTER hebdomadaire

- 27 ET 28 AOUT 2022 : 18e FESTIVAL BLUES & POLAR A MANOSQUE

LA NEWSLETTER hebdomadaire
Jeudi 30 juin 2022
  Sommaire  

PNG Par les mots des écrivains comprendre les bleus à l’âme de la nature humaine. Par la voix du blues, exprimer les maux enfouis en chacun de nous. Pour y découvrir – peut-être – les racines de nos émotions.


 LE CHIFFRE DU JOUR

3948 Le nombre d’abonnés à Blues & Polar sur le réseau Linkedin


 LA PHRASE DU JOUR

"Pour moi, la vie est une larme de toutes les couleurs et de tous les états."
Arno, chanteur belge parti rejoindre les étoiles…


 SOLIDARITÉ AVEC L’UKRAINE AU CONCERT DE SCORPIONS MARDI SOIR A NICE

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Foule au rendez-vous – dont Blues & Polar – pour ces retrouvailles avec les légendaires Scorpions au Palais Nikaia de Nice. Klaus le chanteur a adressé un émouvant message de soutien à l’Ukraine à travers « Here I am » et « Glory night » » reprises en chœur par les 7 à 8000 spectateurs présents, très émus, quand un petit drapeau jaune et bleu a surgi devant moi… Emotion forte ! Et si c’était nous un jour à la même place ?


 NOTRE SÉLECTION DE SPECTACLES ET CONCERTS

 JEUDI 30 JUIN

 MARSEILLE. Les Heures bleues » au château Saint-Antoine de la Valentine.

Trois jours de musique jusqu’au 2 juillet avec la Cie Rassegna et ses merveilleuses voix mêlant les pays du monde via des instruments traditionnels à la guitare électrique et éclectique de Bruno Allary. Au programme également le saxophoniste Raphaël Imbert, la pianiste Shani Diluka. Renseignements : lesheuresbleues.fr Tarif 18€ et 45 € les trois soirs.


 MONTJUSTIN. DOM LA NENA EN GOGUETTE

Attention, les deux derniers concerts de La Goguette du K’ Fé’ Quoi de Forcalquier s’annoncent très forts en émotion. Deux dates exceptionnelles avec des artistes internationaux à ne surtout pas manquer. Il reste encore quelques places... DOM LA NENA est en concert à 20 heures sur le parvis de l’église à ciel ouvert de Montjustin superbe petit village sur la route d’Apt où dans le minuscule cimetière reposent le photographe Henri Cartier-Bresson son épouse la grande photographe Martine Franck, les poètes Lucien Jacques et Lucienne Desnoues et le peintre serge Fiorio. Chanteuse et violoncelliste, Dom La Nena est considérée comme l’une des plus grandes musiciennes brésiliennes actuelles. Après son duo avec Rosemary Standley via le génial Moriarty, elle revient sur scène en solo pour nous livrer de petits moments cristallins, ensoleillés et rêveurs. COMPLET !


 SAINTE-TULLE. LOU JAM à la Boutique de la Bière

Restauration sur place à partir de 19 heures avec Natural Pizza. Pensez à réserver Jauge à 150 personnes. Quand Lou Jam est là, tout va ; c’est la fiesta !
Au répertoire ; Stevie Wonder, Prince, Jamiroquai, Incognito, Kool & the Gang, Marvin Gaye, Lenny Kravitz, les Blues Brothers ; James Brown ; Harry Bellafonte, Ray Charles , Donnie Hattaway, Grover Washington, les Crusaders, Earth Wind & Fire… Avec l’extraordinaire Michel Billès (Sax de Paul Personne, Bashung, Touré Kunda…) Arthur Billès (batterie), David Carion (clavier-chant) et Pierre Fayolle (contrebasse). ENTRÉE LIBRE.


 VENDREDI 1er JUILLET

 VALENSOLE. Nicolas Peyrac en clôture du Festival.

JPEG « Le vol de nuit s’en va, So far away from L.A… autant de chansons de Nicolas Peyrac qui révèle de la poésie et de la sensibilité de l’homme croisé à plusieurs reprises sur des plateaux télé et dans mon objectif pour Télémagazine dans les années 70. Homme affable, sensible, bon vivant, curieux de tout… Nicolas Peyrac reste un poète amoureux de la vie avant tout, avec une pointe de mélancolie. Sûr que va venue sur le Plateau des lavandes va susciter un bel engouement comme Pierre Perret jadis à Riez, au temps des premières Oralies crées par Patrick Roudeix. * Concert de Nicolas Peyrac à 21 heures à la salle Tardieu à Valensole en clôture du festival. Tarif : 25€. Informations complètes au 06 86 47 13 12 et 06 84 95 86 66. Facebook : Poètes des Hautes Terres Forfait festival : 70€.


 SAMEDI 2 JUILLET

 CABANNES. La Nuit du blues !

Dans les arènes de Cabannes en Pays d’Arles, c’est – enfin - le retour de cette belle manifestation vouée au blues. C’est le Marko Balland Trio (harmonica) et le Ronan One man band qui avaient assuré brillamment la clôture du 17e festival Blues & Polar l’an dernier qui ouvriront le bal, suivis de Zac Harmon, puis d’Ina Forsman chanteuse jazz-soul finlandaise à découvrir. Tarifs : 20€. Concerts à 20 heures.

 LURS. Daniel Humair à Carte blanche à l’Osons jazz-club.

Immense batteur et peintre, Daniel Humair est l’invité du club de jazz du Moulin, au pied de Lurs. Il en profitera d’ailleurs pour exposer ses peintures et dessins à la Galerie Pigments de Jacques Jaubert au cœur du village de Lurs. Vernissage à 17h 30. Sur scène, il sera en duo avec le saxophoniste Mathieu Donarier. Tarif : 12€.


 DIMANCHE 3 JUILLET

 SAINTE-TULLE. C’est la Fête des lavoirs !

Du 3 au 7juillet, spectacles tous les soirs à la « fraiche » (façon de parler…) devant les anciens lavoirs du village à 21 heures. Lundi 4 juillet Fabienne Marcangeli quartet et le 5 juillet The yellbows. Et c’est excellent !


 LUNDI 4 JUILLET

 NOTRE COUP DE CŒUR DE LA SEMAINE ! AVISHAI COHEN A ISTRES.

JPEG Le grand contrebassiste Avishai Cohen sera en concert à 21 heures au festival « les Nuits d’Istres » au Pavillon de Grignan. Avishai Cohen est accompagné de l’étonnante Roni Kaspi (batterie) et d’Elchin Shirinov (piano). Un trio qui fait des étincelles d’une très grande beauté. On ne se lasse pas de regarder en Replay sur Arte leur prestation aux Nuits de Fourvières l’an dernier. Du très grand jazz et encore plus que ça ! Car Avishai Cohen chante aussi en s’accompagnant de sa contrebasse, comme le faisait jadis le grand Major Holley que j’ai eu la chance de voir à Salon-de-Provence au Château de l’Empéri. Il sera également le 17 juillet à Jazz à Nice.


 ON A LU

  *** PEURS EN EAUX PROFONDES de Olivier Descosse

(X.O Editions). JPEG Sorti le 17 février. 496 pages. Prix : 19, 90€. Le résumé. Dans la nuit perpétuelle des fonds marins, seule reste la peur… Au large de Marseille, dans les filets d’un chalutier, un corps de femme est retrouvé entièrement nu, couvert de morsures et le pied gauche sectionné. Pour Chloé Latour, commandante de la brigade criminelle, c’est le début d’une traque hors norme qui la conduit à s’immerger dans le monde opaque des plongeurs professionnels et des chercheurs d’épaves. Des spécialistes qui descendent à des profondeurs abyssales et affrontent les pires dangers. Parmi eux, Jean Sardi. Il est l’un des meilleurs et connaissait intimement la victime. Il pourrait bien avoir un mobile, lié à ce terrible secret qui l’a poussé à se réfugier dans le silence des fonds marins. Crime passionnel ou rituel dément ? La présence dans les poumons du cadavre d’un plancton inconnu en Méditerranée intrigue les enquêteurs de la Crim’. Pendant que le mystère s’épaissit, d’autres corps remontent à la surface et sèment l’effroi chez les plongeurs des eaux profondes.
« Dès le début du livre on est happé par l’histoire qui parfois présente quelques longueurs parfois ; mais on lit quand même le livre jusqu’au bout et la fin est particulièrement surprenante. Et puis le fait que l’on évoque des plongées sous-marines nous emmène vers des descriptions apaisantes. Un très bon livre ! » Muriel Gaillard


  *** ÉXÉCUTION de Pascal Marmet.

Editions M+NOIR. Tarif : 16, 80€. Le résumé. JPEG Branle-bas de combat au 36 Quai des Orfèvres. Un avocat renommé est assassiné dans les sous-sols du Palais de Justice. Travaillant sous les ordres de la pénible chef divisionnaire surnommée "Mlle Maigret", le commandant François Chanel mène l’enquête dans les eaux troubles des goûts pervers du ténor du barreau. Quels liens relient le sublime personnage d’un roman du XIXe siècle Madame Bovary, un homme de loi aux appétences glauques et une femme asociale aux tentations terroristes ? C’est ce que devra démêler Chanel de la brigade criminelle, avec l’aide de son équipe renforcée d’une stagiaire surdouée et d’un étrange garçon frappé par la foudre. Dès l’intrigante première page, l’auteur scanne jusqu’à l’os ses créatures, grâce au talent de morphopsychologie de Chanel. Jusqu’à la résolution finale où se mêlent réel et magie, ce suspense intelligent exprime toute l’étrangeté du monde criminel.
« Ce livre est un vrai régal à lire - outre l’intrigue policière qui est passionnante – car il nous tient en haleine tout de suite. L’écriture est remarquable avec un vocabulaire parfois désuet, mais bien à propos. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman et cet auteur que je ne connaissais pas. » Muriel Gaillard

RETROUVEZ NOS COMMENTAIRES DE LECTURE SUR LE SITE WWW.BLUES-ET-POLAR.COM ONGLET « ON A LU » Nos impressions. * Moyen. ** Bien. *** Excellent. **** Super.


EN BREF…

 MANDOLINE BLUES EN 3 QUESTIONS

Compositeur, arrangeur, chef d’orchestre et pianiste Christian Gaubert sort un nouveau disque "Sans Frontière" en trio avec Vincent Beer-Demander (mandoline) et Julien Gaubert (guitare) Label : Label Maison Bleue. Connu pour ses compositions et arrangements pour le cinéma, notamment avec Francis Lai, Christian Gaubert est aussi un grand pianiste de jazz. Ce disque est un voyage sans frontières en Espagne, Irlande, Nicaragua, Rio, en Italie et à Marseille, en empruntant les chemins du jazz, de la musique de film, de la variété, de la chanson, du tango et de la bossa nova. Christian Gaubert sera notre prochain invité de l’Interview 3 Questions à en juillet.

« Minuit dans la ville des songes » de René Frégni classé « Livre n°1 de l’année » pour les libraires de l’émission La librairie francophone chaque samedi après-midi sur France Inter. C’était la dernière émission de l’année pour Emmanuel kerad et sa joyeuse bande de libraires installés en Suisse, Belgique, Québec…. Bref toute la francophonie jointe chaque samedi de l’année pour donner ses impressions de lecture sur les livres sortant en France dans la BD, le livre jeune et la littérature pour tous. Et c’est notre parrain historique du festival Blues & Polar, le Manosquin René Frégni également « coup de cœur Blues & Polar/Comtes de Provence 2022 » pour ce très beau livre sorti chez Gallimard qui a été désigné « Livre de l’Année » par les libraires de l’émission. Un René très ému devant tant d’éloges faits à son écriture devenant de plus en plus buissonnière, en poussant chaque fois de plus en plus loin dans les collines – comme Giono – pour y trouver la paix de l’âme et du corps.

Les prochains concerts de la Marque jaune  : 8 juillet à l’Oasis de Clairette à Moustiers-Sainte-Marie. 9 juillet au Cercle des oiseaux à Riez. 14 juillet : restaurant la Colonne à Montagnac…. Contact : lmjbluesband@gmail.com

En attendant l’été... en Haute-Provence. Les éditions Quiéro vous invitent à suivre les représentations de la pièce Direction critorium de Guy Foissy mise en scène par Valérie Mignucci avec Sadou Czapka, Charlotte Hutter et Nathalie Vauthier qui se jouera les 3 et 4 juillet à Marseille, le 9 juillet à Dauphin, le 17 juillet à Reillanne, le 7 août à Montfuron, le 20 août à Vachères...
https://www.quiero.fr/spip.php?article192
Une présentation du Diamant de l’herbe à la librairie La Rumeur des crêtes à Cadenet (84) par Samuel Autexier, lecture par Sadou Czapka le jeudi 7 juillet à 18 h 30
https://www.quiero.fr/spip.php?article190
Une exposition de Lluis Ripoll chez John Doe au Coustellet (84) du 28 juin au 30 juillet. Rencontre avec l’artiste le 8 juillet à 19h.
https://www.quiero.fr/spip.php?article202
Les prochains rendez-vous dans l’Agenda : https://www.quiero.fr/spip.php?rubrique4
• Apéro-typo autour du Diamant de l’herbe à Cadenet (84) à La Rumeur des crêtes le jeudi 7 juillet à 18 h 30.
Rencontre avec Lluis Ripoll le vendredi 8 juillet à 19 heures Exposition photographies 1990-2020 chez John Doe au Coustellet (84).
Apéro-typo autour du Diamant de l’herbe à Lurs (04) à L’Arbousier (04) le samedi 6 août à 19 heures. Contact Quiero éditions c/o Marginales Les Billardes 04300 Forcalquier.


 POLARS ET NOUVEAUTÉS LITTÉRAIRES

 QUI A TUÉ LUCY DAVIS ? de Christos Markogiannakis.

(Editions PLON). SORTI LE 5 MAI 2022. JPEG EN COURS DE LECTURE. Le résumé. Sur l’île de Nissos, la fête bat son plein jusqu’à ce que le corps de Lucy, jeune journaliste anglaise, soit retrouvé dans le débarras de la magnifique maison.
C’est la panique sur l’île paradisiaque car le crime a frappé. Le Capitaine Markou voit voler en éclats ses douces vacances et il n’est pas au bout de ses surprises. Dix suspects sont identifiés. Dix personnalités inattendues. Tous ont une bonne raison d’avoir voulu tuer cette jeune femme. Mais aucun n’a le même mobile. L’affaire s’annonce particulièrement tordue. L’enquête se complique quand l’un des suspects est retrouvé à son tour mort et qu’un dossier criminel non résolu renaît. Une course contre la montre s’engage pour dénouer ce crime presque parfait avant que l’île ne soit libérée de la tempête qui l’a coupée du reste du monde. "

 IL FAUT BEAUCOUP AIMER LES GENS de Solène Bakowski

(Editions PLON). sorti le 5 mai 2022. JPEG Le résumé. EN COURS DE LECTURE. À quoi tient la vie ? À nos liens invisibles. Nous, inconnus, sommes raccordés sans le savoir. Nos existences se percutent en silence. Après un séjour en prison, Eddy Alune, 31 ans, est devenu veilleur de nuit, un métier qui lui permet d’échapper aux gens et aux ennuis. Il vient de perdre son père. En vidant l’appartement de son enfance, il retrouve des effets personnels qu’il a volés, vingt ans plus tôt, à proximité d’une SDF morte dans la rue. Poussé par la culpabilité, il décide de rendre à cette femme l’histoire qui lui a été confisquée. Une enquête commence, dans laquelle Eddy se lance magnétophone à la main, pour ne rien oublier. De rencontre en rencontre surgissent plus que des souvenirs. Des liens nouveaux se tissent et la mémoire, ravivée par Eddy, va bouleverser bien des vies. Il faut beaucoup aimer les gens trace le parcours d’un homme ordinaire qui, voulant réparer ses fautes, se trouve réparé par les autres. Ce roman pudique et profondément humain dessine les contours extraordinaires des visages qui font notre quotidien. Solène Bakowski a publié sept romans dont Rue du Rendez-Vous (Plon, 2021).

RESPIRER LE NOIR. (Editions Belfond). sorti le 5 mai. EN COURS DE LECTURE. JPEG Recueil de nouvelles sous la direction d’Yvan Fauth. Après Écouter le noir, Regarder le noir et Toucher le noir (Belfond, 2019, 2020, 2021), ce quatrième opus rassemble les grands noms de la littérature suspense pour évoquer l’odorat dans le roman noir. Barbara Abel, Franck Bouysse, Hervé Commère, Adeline Dieudonné, François-Xavier Dillard, Chrystel Duchamp, R. J. Ellory, Karine Giebel, Vincent Hauuy, Sophie Loubière, Jérôme Loubry, Dominique Maisons, Mo MalØ. Plusieurs noms déjà venus au festival Blues & Polar mais d’autres sont prévus dès cette année. Surprise !

 LA BATAILLE DE PAVIE de André Jacques

(Editions Le Mot et le reste.) SORTIE LE 19 MAI 2022. Prix : 22€. EN COURS DE LECTURE.
JPEG Le résumé. Quand l’antiquaire Alexandre Jobin, ancien officier des services de renseignement de l’armée canadienne, sort d’une consultation médicale inquiétante, il sait que la mort le guette. Que faire ? Boire jusqu’à plus soif ? S’isoler jusqu’à l’heure fatale ? Deux évènements l’extrairont de cette spirale destructrice. D’abord, on lui propose un contrat alléchant : aller en Italie pour faire expertiser et vendre des esquisses anciennes. Puis, il y a Linda Parenteau, cette ancienne maîtresse emprisonnée à Joliette pour fraude et association de malfaiteurs, qui le supplie de se rendre à Palerme afin de retrouver sa fille, Pavie, qui court un grave danger. Mais, loin d’être une jeune femme en détresse, Pavie est tueuse professionnelle. Alors, de Montréal à Nice, en passant par Rome, Palerme et Marseille, s’engage une course effrénée contre la mort.

 L’ÉPURATION : UNE HISTOIRE INTERDITE de Jacques Dallest

336 pages. Sorti en février 2022. Prix : 24,00€. Préface de Tal Bruttmann. JPEG
Été 1944 L’Épuration commence, dans le sillage de la Libération. Une page sombre de l’histoire de France est en train de s’ouvrir. En Haute-Savoie, quatre-vingt-dix-sept miliciens sont arrêtés et jugés. Soixante-seize d’entre eux seront fusillés dans les heures suivantes. Nulle part ailleurs l’Épuration n’aura été si radicale, si sanglante. Avec effroi et minutie, Jacques Dallest en restitue l’horreur et l’ampleur. C’est avec l’oeil du magistrat, mais aussi de l’enfant du pays, qu’il revient sur les événements troubles de la période et sur le plus grand procès, par le nombre des accusés, jamais ouvert alors. La Milice de Haute-Savoie, police paramilitaire de Vichy, a été l’une des plus actives de France. Mais cette sentence, quoiqu’attendue, était-elle juste ? Pour la première fois, un procureur général s’empare du dossier et réalise une étude factuelle, sans parti pris, s’appuyant sur de nombreuses archives et des témoignages inédits. Un grand livre d’histoire contemporaine aux fortes résonances actuelles.
JPEG Jacques Dallest Invité d’honneur du festival Blues & Polar en 2016 est magistrat depuis près de 40 ans. Tour à tour juge d’instruction, puis procureur de la République à Marseille, et procureur général de Grenoble, c’est lui qui vient de présider le procès en Cour d’Assises de Nordahl Lelandais l’ancien militaire assassin de la petite Maelys condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Il est également doyen des enseignements du pôle communication judiciaire à l’École nationale de la Magistrature et professeur associé à Sciences Po Grenoble. Jacques Dallest est l’auteur de « Mes Homicides » livre pour lequel nous l’avions invité à Manosque ; lui qui se faisait très rare dans les médias à cette époque.


 UNE ÉGLISE POUR LES OISEAUX de Maureen Martineau

(Editions de l’Aube. Collection Aube noire). Parution le 7 avril. 176 pages. Prix : 17€. EN COURS DE LECTURE.
JPEG Le résumé. Réfugiés dans le clocher de l’église, des martinets ramoneurs cherchent désespérément à migrer vers l’Amérique centrale. Ham-Sud, petit village de l’Estrie, est en proie à une contamination grave qui frappe les bêtes et les êtres humains. Loin de se douter qu’on l’a prise pour cible, la mairesse, dépassée par la catastrophe, mène l’enquête. Au fond de sa cellule, la jeune escorte Jessica Acteau tente de mettre des mots sur l’horreur des dernières vingt-quatre heures. Quelle part a-t-elle véritablement joué dans le meurtre sordide dont on l’accuse ? Pourquoi s’être acharnée sur l’un de ses clients avec une telle sauvagerie ? En le kidnappant, sait-elle qu’elle l’a empêché de commettre un crime à son tour ? Sa voix frêle se mêle à celle des oiseaux et révèle peu à peu l’immonde vérité.


 ALBUMS

 PETIT ROCKEUR : UN LIVRE PUNK POUR ENFANTS !

(sorti le 19 mai 2022). JPEG Dans la famille Dorémi, quand la maman dit « Allez, hop, on joue de la musique ! » Sidonie s’assied au piano et Fado se met à chanter. Do, le petit dernier, ne veut rien savoir. - Allez Do, à toi de jouer ! - Je ne m’appelle pas Do, je m’appelle No ! Et c’est un nom qui veut dire NON ! Non, je n’aime pas la musique classique ! Je veux jouer de la guitare électrique ! Devant l’incompréhension de sa famille, Do, euh No, part à la recherche de « vrais musiciens ». Et si vous mettiez un Petit rockeur dans votre vie ?
Petit rockeur, texte de Christos, illustrations d’Alan Mets, musique de Sam Verlen et interprétation de Marion Trintignant. Celle-ci a quitté la faculté pour se consacrer à sa passion : la comédie. Comédienne de scène, du petit écran ou derrière un micro, elle est auteure de plusieurs spectacles pour enfants, elle anime aussi des cours en théâtre et improvisation pour les enfants et les plus grands en écoles, instituts médicalisés, entreprises... Mais son activité préférée, c’est écrire de tout sur des petits carnets et y raconter plein d’histoires ! Petit Rockeur est sa deuxième collaboration avec Benjamins Media.
Petit rockeur est un livre punk pour les petits. Il leur montrera que la musique est diverse et que les goûts et les couleurs, eh ben, ça ne discute pas !
Petit rockeur, pour enfants à partir de 4-5 ans, 20 € le livre et le son qui dépote !

 Dr JOHN : LE SORCIER EST DE RETOUR « POSTHUME »

Things Happen That Way‘, l’album studio de Dr. John finalisé par sa famille et ses proches après sa disparition en 2019, sortira le 23 septembre chez Rounder Records/Concord Records/Universal. Tout au long de ses 60 ans de carrière, Dr. JOHN, sorcier autoproclamé et vénéré du vaudou psychédélique, n’aura eu de cesse de mélanger blues, jazz, funk, et R&B pour forger une identité musicale complexe tout à fait unique. Sur Things Happen That Wayson nouvel et dernier album studio, celui qui a gagné six Grammy Awards s’attaque au répertoire de son enfance ; country & western, jazz, rhythm’n’blues façon Ray Charles. Sr John est entouré de la crème des musiciens de la Nouvelle-Orléans et d’invités de choix comme Willie Nelson et son fils Lukas Nelson, Aaron Neville…


 ACOUSTIC SONGS

Dans les bacs le 1er juillet. JPEG Premier volet d’une collection imaginée par le label Think Zik !, le projet Acoustic Love Sessions est un album de chansons anglo-saxonnes réinterprétées en version acoustique très épurée, réalisé par Johan Dalgaard. On y trouve les chanteurs Hugh Coltman, Ben L’Oncle Soul, Tété, Rover, Imany, China Moses, Faada Freddy et des nouveaux noms comme Ginne Marker, Anwar, Saandia. Le projet a longtemps muri dans l’esprit du fondateur du label, Malick N’Diaye, grand amoureux de musique. « Pour moi, revisiter des chansons constitue une forme d’hommage » dit l’homme, qui est de ceux qui pensent que la vérité d’un titre réside dans son expression la plus pure et la plus dépouillée. Le programme : Ben L’Oncle Soul River (Bishop Briggs) ; Tété Can’t Get You out of my head (Kylie Minogue) ; Ginne Marker Blinding lights (The Weeknd) ; Anwar Baby one more time (Britney Spears). Imany Bust your windows (Jazmine Sullivan). Paper Plane Shape of my heart (Sting). Yaya Minté Tennessee whiskey (Chris Stapleton). Hugh Coltman Mad about you (Hooverphonic). Axelle Rousseau You do something to me (Paul Weller). Saandia Don’t speak (No Doubt). E.B (Emilie Gassin & Ben Violet) Do you really want to hurt me (Culture Club). Faada Freddy Sayin’ about you (Terence Trent d’Arby). Rover Wicked game (Chris Isaak). China Moses Are you gonna be my girl (Jet).


 NINA ATTAL « PIECES OF SOUL »

JPEG Nina Attal nous dévoile son nouveau single Never Been Clear, extrait de l’album Pieces of Soul. Avec dix ans de carrière, quatre albums et près de 600 concerts, la guitariste est devenue une véritable bête de scène, à l’énergie contagieuse. A 29 ans, elle a sorti Pieces of Soul, album témoin de son retour aux sources du blues, du rhythm’n’blues et du rock à l’origine de sa passion pour la guitare. Ses textes, très personnels, traduisent autant de remises en question que d’envies d’émancipation. Couronnée en 2009 au tremplin du Festival Blues sur Seine, Nina Attal dotée d’une puissante voix soul s’était orientée pourtant à ses débuts vers des sonorités plus funk et groovy… Elle rejoint aujourd’hui les guitaristes féminines de plus en plus présentes sur la scène bues-rock ces dernières années : Laura Cox, Gaëlle Buswell, Jessie Lee Houllier, Ana Popovic…


 ORIANTHI « LIVE FROM HOLYWOOD »

La chanteuse-guitariste américaine Orianthi sortira Live From Hollywood‘ le 15 juillet. JPEG Le single ‘Contagious‘ est lui en ligne depuis le 11 mai. Après avoir accompagné Prince, Alice Cooper, Eric Clapton, Michael Jackson, Carlos Santana, Carrie Underwood, ou Alice Cooper, Orianthi a connu son premier grand succès en tant qu’artiste solo avec la sortie chez Geffen Records de According To You, qui compte plus de 17 millions de streams sur Spotify. Le succès de sa musique s’accompagne d’une notoriété montante sur TikTok. Il y a aussi plus de 83 millions de vues sur le hashtag According to You, une tendance virale qui fait découvrir Orianthi à la génération Z. Une façon comme une autre de transmettre les références hard-rock-blues au jeune public.


 FAIRUZ “BACK TO BAÂLBEK”

A l’occasion du Disquaire day le 23 avril 2022 , sortie d’une sélection de 17 titres emblématiques de la Diva du Moyen-Orient Fairuz. Gravé sur Vinyle uniquement chez Déviations records. Quelques MP3 seront à disposition sur demande. Voici un délicieux souvenir sonore remasterisé pour le vinyle car ce double album est présenté dans un écrin bleu turquoise réalisé́ par Bertrand Tondeur. Rabah Mezouane accompagne ce volume d’un texte retraçant l’itinéraire singulier de la grande et légendaire chanteuse libanaise


 POPA CHUBBY nouvel album « Emotional gangster » chez Dixiefrog – Pias.

Sorti le 18 Mars. JPEG Chaque nouvel album de Popa Chubby est assurément un événement ! Ici Popa a joué, enregistré et mixé l’ensemble des instruments. Il sera en tournée le 6 avril à Nîmes (Paloma) ; le 7 avril à Saint-julien-en-genevois (casino) ; le 8 avril à Cully (jazz festival) ; le 14 Juillet à Cahors blues festival ; le 16 juillet à Dax et le 22 juillet à Paris (Le Cabaret Sauvage). « Cet album est le reflet de moments plus joyeux et d’une bonne grosse dose de Classic Blues » s’exclame Popa depuis son studio plein de guitares de la Hudson Valley. « Et j’ai pris bien soin de rajouter des reprises de « Hoochie Coochie Man » et « Dust My Broom » pour montrer le respect que j’ai pour les Pères Fondateurs du genre. Vous savez, Willie Dixon a toujours été une de mes idoles ! »


 SMILE avec ISABELLE OLIVIER (harpe acoustique & électronique) & friends.

Pour fêter ses 30 ans de scène, la harpiste Isabelle Olivier sort son onzième album « Smile » en hommage à Charlie Chaplin. Le titre Smile est le point de départ de ce projet lumineux. Isabelle Olivier y explore de nouvelles textures avec sa harpe mêlant acoustique et électronique pour créer un univers élégant, envoutant et radieux. Dix compositions originales côtoient des reprises de Charlie Chaplin, James Blake ou Cannonball Adderley. Quinze ans après son premier album solo « Island #41 » nominé aux Victoires du Jazz, Isabelle Olivier retrouve la harpe solo. Naviguant entre Chicago et Paris depuis 2012, elle a conçu ce nouveau projet à la PianoForte foundation de Chicago, lors d’une résidence de création en 2020.
Isabelle Olivier a composé une musique aux influences multiples jazz, pop, électro, hip-hop, cubaine, celtiques ... Concerts : vendredi 25 mars à 19 heures à l’École maternelle de Massy (91). Le 2 avril à 20 heures au Café de la Danse à Paris.


 UN DISQUE-LIVRE POUR CURMAIA !

Après des dizaines de concerts en France et en Italie, le trio Curmaia composé de Audrey Peinado (chant-percussions), Laïla Sage (chant), et Lorenzo Valera (chant- guitare) enregistre enfin son premier album dans ce lieu hautement symbolique qu’est la Maison du Chant à Marseille. Fixer l’instantanéité du chant traditionnel peut représenter un paradoxe pour certains, mais Curmaïa souhaite – à l’image de Renat Sette il y a une vingtaine d’années qui avait recueilli des chants avec Jean-Yves Royer - partager et transmettre la puissance vitale d’un répertoire populaire, encore pleinement d’actualité.
La campagne de prévente du Livre-CD est prévue fin 2022. Pour l’enregistrement de cet album live, Curmaïa a invité Laurent Cavalié alchimiste du chant populaire et poly-instrumentiste languedocien et Florian Huygebaert incontournable percussionniste de la musique traditionnelle (La Machine, Ormuz, Petit Piment). Deux musiciens d’exception qui savent rendre aux polyphonies leurs accents d’authenticité.
L’album sera accompagné de la publication d’un livre où les paroles seront éclairées par l’histoire des chants et des communautés dont ils proviennent. Le livre sera finement illustré par le dessinateur Dimitri Mastoros dont le dernier album Exarcheia vient d’être publié aux editions Futuropolis.
Renseignements : https://www.terracanto.org/curmaia/


 UN BLUES MYTHIQUE FACE AU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

John Paul Jones bassiste et clavier de Led Zeppelin joue “When the levee break” (blues de 1929 de Memphis Minnie) pour la foundation caritative Playing for change” avec 17 musiciens. John Paul Jones a décidé de soutenir Playing For Change. Cette organisation caritative a initié l’idée de réinterpréter When the levee breaks, blues légendaire que Led Zeppelin a repris sur son quatrième opus Led Zeppelin IV, sorti en 1971. Tous les fonds récoltés par cette nouvelle version seront reversés aux ONG de Peace Through Music, incluant le WWF, Conservation International, American Rivers et Reverb. Quand on sait que ce morceau a été écrit en 1929 en référence à la grande crue du Mississippi de 1927, il fait naturellement écho avec la situation climatique actuelle. Sa rythmique lancinante et son motif de batterie mythique joué par John Bonham sur la version de Led Zeppelin est ici repris par différentes percussions qui accompagnent le batteur. Un esprit sans doute plus proche du blues original de Memphis Minnie que la mouture zeppelininenne.
Mis en ligne récemment, le clip montre les musiciens jouant et enregistrant chez eux, à distance. Tous les continents sont ainsi représentés. Parmi les plus connus, on note la présence du duo Derek Trucks et Susan Tedeschi.
John Paul Jones n’a pas longtemps hésité quand Playing for change lui a proposé le projet : « C‘est une grande cause a-t-il confié au magazine Rolling Stone. Il semble que peu de choses ont changé depuis 1927, et même depuis l’ouragan Katrina en 2005. C’est toujours un morceau puissant. Nous avons tous enregistré à distance, alors ça a été un vrai plaisir lorsque j’ai finalement pu voir et entendre tous ces musiciens talentueux dans la vidéo finale. »
https://textes-blog-rock-n-roll.fr/john-paul-jones-joue-when-the-levee-breaks-pour-playing-for-change/


 BETH HART REVISITE LED ZEP

La chanteuse américaine Beth Hart donne tout ce qu’elle a sur le classique de Led Zeppelin, Black Dog, initialement paru sur leur quatrième album. Beth Hart a revisité le classique « Black Dog » de Led Zeppelin, initialement sorti en 1971. Cette reprise est un nouvel extrait de son prochain album, sobrement intitulé A Tribute to Led Zeppelin, prévu pour ce 25 février. On y retrouve également « Good Times, Bad Times », qui avait déjà été dévoilé. Comme son nom l’indique, ce disque sera uniquement composé de reprises du légendaire groupe de hard rock britannique. L’idée de faire cet album est venue pendant l’enregistrement de l’album War In My Mind, que Beth Hart a sorti en 2019. La chanteuse s’est mise à improviser « Whole Lotta Love » en studio. Rob Cavallo, producteur, lui a alors demandé si elle se sentirait capable d’enregistrer un album de reprises de Led Zeppelin, ce à quoi elle a répondu : « Je ne peux pas faire un tel album. Pour chanter de tels morceaux, il faut avoir envie d’en débattre et ça fait des années que je travaille justement pour canaliser la rage qui est en moi ». L’arrivée de la pandémie de Covid-19 a changé la donne en apportant son lot de frustration. La rage a alors explosé et a donné ce résultat.
Beth Hart sera en concert à La Seine Musicale (Boulogne-Billancourt) le 12 juillet. Les places sont disponibles. A Tribute to Led Zeppelin est disponible en précommande. La tracklist de l’album : Whole Lotta Love, Kashmir, Stairway To Heaven, The Crunge, Dancing Days / When The Levee Breaks, Black Dog, Ni Quarter / Babe I’m Gonna Leave You, Good Times, Bad Times, The Rain Song. * Retrouvez en Replay sur ARTE.concert TV le fantastique concert de Beth Hart à l’Olympia à Paris en 2020.


 AIX-EN-PROVENCE

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 UN LIEU MÉMOIRE DE LA PHOTOGRAPHIE EN DANGER !

Les trésors du studio photo Ely à Aix-en-Provence sont menacés. Création d’un Collectif : CEPPIA ! JPEG
Le destin du Studio Ely au passage Agard s’achèvera en mars 2023 après le rachat immobilier du site ; 110 ans après s’y être installé en 1913. Deux millions de clichés y sont protégés.
« L’association Ceppia (le Collectif Ely pour le Patrimoine Photographique et Iconographique d’Aix) a été créée il y a quelques mois. Son objectif est de militer avec ses adhérents pour la création d’un Centre de la Photographie de Provence, abritant les collections du Studio Ely chez lui, à Aix. Nous avons monté cette association, pour préserver un patrimoine photographique de 133 ans, un véritable trésor fait de deux millions de clichés et de milliards de visages alanguis dans des boîtes à archives. Si vous souhaitez partager cette aventure, CEPPIA cherche des adhérents. CEPPIA est une association de loi 1901 qui a pour ambition la mise en lumière des collections photographiques du studio Henry Ely-Aix. Ces collections sont mises gratuitement à la disposition de Ceppia par la famille Ely.
Depuis 1888, les 4 générations de photographes du Studio Henry Ely ont, quotidiennement sans relâche, constitué un patrimoine photographique historique, culturel et sociologique unique. Un véritable travail de mémoire sur la vie et la Ville d’Aix (les personnages, l’urbanisme, les politiques, les modes, la grande Histoire … à travers le temps et plus encore !
Savez-vous que Winston Churchill (Photo Ely ci-contre) JPEG est venu peindre à Aix en 1948, que Ray Charles ou Ella Fitzgerald ont chanté place des cardeurs dans les années 70, que Hassan II a séjourné à l’hôtel du Roy René à l’âge de 4 ans ?

  UN CENTRE DE LA PHOTOGRAPHIE

Etes-vous intéressés par l’évolution de la femme, du sport, de l’environnement ou tout autre sujet à travers Aix-en-Provence depuis la fin du XIXème siècle ? Notre souhait est de partager avec le plus grand nombre ce patrimoine iconographique et mémoriel en créant un Centre de la photographie à Aix-en-Provence pour tous publics. Pour mener à bien ce projet, l’association compte sur votre soutien. Créer un lieu d’expositions pour ce Patrimoine aixois nécessite des moyens considérables et nous avons besoin de vous ! Votre adhésion permettra de financer un lieu pour les expositions permanentes et les expositions temporaires ; un Espace de conservation des Archives ; un Espace polyvalent pour les cours, les ateliers pédagogiques et conférences, ainsi que la restauration et la conservation des collections. Votre générosité est aussi essentielle pour le bon fonctionnement de l’association. « 

 BESOIN DE SOUTIENS FINANCIERS

Vous pouvez effectuer votre soutien financier en cliquant sur le lien de la plateforme sécurisée du Crédit Mutuel Pay asso : https://www.payassociation.fr/ceppia/paiementlibre
Vous recevrez une confirmation de votre adhésion par la plateforme, puis votre carte d’adhérent par l’association. Vous pouvez également faire un chèque au nom de l’association.
* Remplissez le bulletin d’adhésion ci-joint et envoyez-le accompagné de votre règlement à Association CEPPIA au Studio Henry Ely, 55 cours Mirabeau, 7 passage Agard. 13100 Aix en Provence. Le montant de l’adhésion est libre, dès 10 euros, pour permettre au plus grand nombre de nous rejoindre. Votre engagement à nos côtés contribuera à nous donner les moyens nécessaires pour finaliser ce beau projet. »

 L’ESPRIT ELY !

JPEG La première grand-messe pop de l’histoire de France a eu lieu à Aix-en-Provence les 1, 2 et 3 août 1970 et pas à Paris ! Et bien sûr Studio photo Ely y était. (Photo ci-contre). Mon ami et confrère de l’époque au Provençal, le regretté Manu Gros, journaliste sportif à Aix-en-Provence, « plume » passionnée du journal, et grand amateur de musique avait trouvé là un terrain à la hauteur de son talent et de son sens de l’information.
« L’ouverture d’esprit à la mouvance hippie et à la poésie baroque des guitares électriques seventies s’est matérialisée où on l’attendait le moins écrivait-il. En la personne du général en retraite Claude Clément. Lequel a réussi à convaincre une vénérable et paisible famille aixoise de lui prêter sa propriété de 25 hectares à Saint-Pons et même contourné juridiquement un arrêté municipal d’interdiction pour que son "Festival de rock progressif "ait bien lieu. En activant son carnet d’adresses où, paraît-il, figuraient des noms comme Valéry Giscard d’Estaing et en transformant le libellé officiel de l’événement en "concert continu". Dans les magazines de l’époque comme Best, la France entière n’en était pas revenue d’y voir annoncer des stars planétaires telles Jimi Hendrix, Joan Baez et Bob Dylan... qui ne sont finalement pas venues. Mais il y a eu Triangle (avec papillon guitariste de Johnny) le Chico Magnetic Band, Mungo Jerry, Johnny Winter et Léonard Cohen ! Et le public lui a pardonné d’avoir autant parlé vie et politique que chanté Suzanne, Hallelujah et autres tubes durant son passage en scène. Pardonné car l’homme y est arrivé à cheval en entonnant Le chant des partisans.
Un souvenir inoubliable qu’avait confié à Manu Gros, en 2009, le regretté Alain Passet futur peintre du film mythique et déjanté « Les Quatre saisons d’Espigoule », resté bloqué sur cette période pop des années 1970 jusqu’à sa mort : "J’étais déjà allé au festival de l’île de Wight, j’ai rencontré Zappa à Cannes et j’ai appelé mon fils John Paul George en hommage aux Beatles. Dans mon quartier, notre bande vivait pour ça. Pour la musique, pour cette explosion de liberté et de couleurs. On était monté de Marseille en Solex avec ma copine Martine et mon ami Vicky Luvicci. C’était nos Harley à nous... On a dormi à la belle étoile. J’ai parlé au général Clément. Il aurait voulu plus de stars, mais ça avait coincé sur les sous."
Les photos de la grande famille du Studio Ely sont bien plus que des clichés, ce sont des aventures de vie dans tous les domaines ; informations, politique, journalistique, artistique, sportif… Un tel trésor ça ne se gâche pas ! Ce serait impardonnable !

Jean-Pierre Tissier

Contact : assoceppia@gmail.com Téléphone : 06.67.55.22.84.


  À LIRE..

 « PORTUGAL, UN PÈRE ET FILS » de Jean Azarel. Avoir 60 balais, ça n’arrive pas qu’aux autres ! Pour fêter ça, l’ami poète Jean Azarel qui travaille artistiquement avec Hérold Yvard du K’Fé’Quoi à Forcalquier sur des lectures musicales est parti au Portugal avec son fils, pour un road-trip au p’titi bonheur et un joli texte d’évasion à l’arrivée. EN COURS DE LECTURE.

« Parfois la vie ressemble à un remake de Paris, Texas, avec son lot d’images de contrebande et de musiques de films pour passer le cap des jours où rien ne va. Père et fils réunis pour la vadrouille filiale, histoire de fêter dignement les soixante ans du vieux par un voyage à deux concocté par les soins du jeunot, nous avons pris l’avion à Carcassonne par grand beau temps… » Extrait du road-trip « Carnet de voyage de Jean Azarel & Grand Ciel Photographies » paru chez Tarmac éditions (Nancy). Courriel : grandcielpictures@gmail.com


  **** LA CARTE POSTALE d’Anne Berest

Éditions Grasset. JPEG Fruit d’une enquête minutieuse, d’abord menée par la mère de l’auteure après la réception d’une missive anonyme où figurent les noms de quatre aïeuls déportés, le roman tire les fils d’un récit familial longtemps ignoré et marqué par la Shoah. EN COURS DE LECTURE.
Le résumé d’Anne Berest  : « C’était en janvier 2003. Dans notre boîte aux lettres, au milieu des traditionnelles cartes de vœux, se trouvait une carte postale étrange. Elle n’était pas signée, l’auteur avait voulu rester anonyme. L’Opéra Garnier d’un côté, et de l’autre, les prénoms des grands-parents de ma mère, de sa tante et son oncle, morts à Auschwitz en 1942. Vingt ans plus tard, j’ai décidé de savoir qui nous avait envoyé cette carte postale. J’ai mené l’enquête, avec l’aide de ma mère. En explorant toutes les hypothèses qui s’ouvraient à moi. Avec l’aide d’un détective privé, d’un criminologue, j’ai interrogé les habitants du village où ma famille a été arrêtée, j’ai remué ciel et terre. Et j’y suis arrivée. Cette enquête m’a menée cent ans en arrière. J’ai retracé le destin romanesque des Rabinovitch, leur fuite de Russie, leur voyage en Lettonie puis en Palestine. Et enfin, leur arrivée à Paris, avec la guerre et son désastre.J’ai essayé de comprendre comment ma grand-mère Myriam fut la seule qui échappa à la déportation. Et éclaircir les mystères qui entouraient ses deux mariages. J’ai dû m’imprégner de l’histoire de mes ancêtres, comme je l’avais fait avec ma sœur Claire pour mon livre précédent, Gabriële. Ce livre est à la fois une enquête, le roman de mes ancêtres, et une quête initiatique sur la signification du mot « juif » dans une vie laïque. »


 LES ALBUMS À DÉCOUVRIR

JAZZ
MILES DAVIS « LIVE AT VIENNE ». JPEG - Le 1er juillet 1991, Miles Davis et le Miles Davis group donnent un concert au merveilleux festival qu’est « Jazz à Vienne » à côté de Lyon. Il s’agit d’une de ses toutes dernières performances avant sa disparition trois mois plus tard, le 28 septembre 1991. Cet enregistrement en public de Miles Davis contient deux titres (“Pénétration” et “Jailbait”) écrits par Prince, avec qui il partageait une admiration et une amitié mutuelles. Ce cadeau du ciel qu’est l’enregistrement inédit d’un de ses tous derniers concerts est publié par Rhino Records dans le cadre du « Black music month ».


  JOHN MAYALL IS BACK !

Le pape du british blues boom des sixties qui aura 89 ans cette année sort un nouvel album The Sun is Shining Down. Celui que j’ai eu le bonheur de voir au théâtre Jean-le-Bleu à Manosque dans les années 90 – avec les amis de Back Door en première partie – et qui a découvert les plus grands talents du rock britannique (Eric Clapton, Peter Green, Mick Taylor…) a fêté ses 88 printemps le 29 novembre dernier. Visiblement toujours en forme, il sort un nouvel album et continue même de jouer sur scène avec déjà plusieurs dates au printemps. Après son précédent opus Nobody told me, sorti il y a 3 ans, John Mayall revient avec la même recette qui a fait ses preuves : du blues, encore du blues, toujours du blues, et avec pléthore d’invités de marques. On retrouve en effet aux côtés de cette légende de l’histoire du rock plusieurs musiciens qui lui doivent tant : Mike Campbell, l’ex-guitariste de Tom Petty & the Heartbreakers ; Marcus King(guitare) dont les trois premiers disques ont déjà fait sensation ; Buddy Miller songwriter présenté comme une « icône américaine » ; Scarlet Rivera (violon) qui avait participé à la légendaire Bob Dylan’s Rolling Thunder Revue ; Melvin Taylor, guitariste pilier de la scène blues à Chicago ; Jake Shimabukuro, virtuose du Ukulélé ;et la section rythmique fidèle qui accompagne John Mayall depuis plusieurs années ; Greg Rzab (basse), Jay Davenport (batterie) et la guitariste Carolyn Wonderlan. L’album a été enregistré dans le studio Horses Latitudes de Robby Krieger avec le producteur Eric Corne, nommé aux Grammy Awards. The Sun is shining down est le cinquième disque de John Mayall chez Forty Below Records, une collaboration qui a débuté en 2014 avec A Special Life. Depuis bientôt 60 ans, celui qui est considéré comme le père du British Blues continue de jouer et enregistrer avec la même passion qu’à ses débuts.


NEAL BLACK & JANET MARTIN seront en tournée en avril-mai en France. Contact Phoebus Musik 4 rue des pins. 66300 trouillas. Neal Black est venu à deux reprises à Blues & Polar avec LeadfootRivet et avec Manu Lanvin pour deux très belles soirées à quelques années d’intervalle. Site : www.phoebusmusik.com

 LE NOUVEAU FRED CHAPELLIER.

Dixiefrog records sortira le 25 février 2022, le nouvel album de Fred Chapellier "Straight to the point". Le bluesman guitariste de Jacques Dutronc et des « Vieilles Canailles » sera en concert le 23 mars au New Morning à Paris. Avec en 1ère partie : Grant Haua. Fred Chapellier est l’un des premiers noms qui viennent à l’esprit quand on parle de blues en France. Malgré plus de 20 ans de carrière, plusieurs albums solos et d’innombrables collaborations avec certains des plus grands (Les Vieilles Canailles, Jacques Dutronc, Dutronc & Dutronc …), Fred cherche toujours à se renouveler et à apporter des couleurs nouvelles à sa musique. Chacun de ses disques est unique et toujours ovationné par la presse. "Straight to the point », le prochain album sur le label Dixiefrog est de la même veine.
"Cette période si particulière m’a fait réfléchir et relativiser un tas de choses explique Fred Chapellier. Je me suis dit, terminé le superflu, si ce doit être mon dernier album, je ne veux rien y mettre d’inutile, le mot d’ordre est donc droit à l’essentiel « Straight to the point ». J’ai donc passé les 12 derniers mois à écrire, composer, enregistrer et mixer ce nouvel album avec ce seul mot d’ordre : ne garder que l’essentiel. J’ai composé chaque titre avec une spontanéité et une énergie vitale incroyable, tout en ayant tout le temps de parfaitement travailler chaque titre et faire de « Straight to the point » l’une de mes œuvres les plus abouties. J’y ai mis tout ce que j’ai en moi, mes joies, mes colères, mes regrets et d’autres sentiments enfouis jusqu’à présent. Il me ressemble et j’en suis fier ".


LE BLUES-ROCK-ELECTRO de BOOGIE BEASTS : UN SON DE OUF ! Des rythmes obscènes, un slide hypnotisant et un harmo hurlant ; le quartet belge Boogie beasts (2 Flamands et 2 Wallons) sonne comme Howlin Wolf jadis ou Nine Bellow dans les années 80. Avec un son très personnel. Reliant les époques. Imaginez-vous : les Black Keys « boeufant » avec John Lee Hooke, Morphine se payant un trip avec Little Walter, ou encore RL Burnside accompagné par les jeunes Rolling Stones dans l’arrière-salle d’un juke joint du Mississippi. Energie contagieuse, son crade et irrésistible, Boogie beasts nous fait découvrir son single " Like a Snake "extrait de "Love me some ", nouvel album de la formation chez « L’autre distribution ».
ARIEL BART CHROMATISE LE JAZZ. - De l’harmonica dans le jazz ? Oui ! On connait quelques-uns avec Olivier Ker’Orio et le génial Belge Toots Thielemans, célèbre pour les notes introductives du western « Il était une fois dans l’Ouest », voire Rachel Plas qui avec ses Golden Mélody diatoniques touche à tout ce qui vibre. Mais il faut reconnaître que les harmonicistes ne sont guère légion dans cette spécialité jazzy. À seulement 23 ans, Ariel Bart chamboule donc les codes. Soliste du "Jérusalem east & west orchestra", reconnue pour ses collaborations avec la scène New-Yorkaise (Andrew Cyrille, William Parker, Steve Swell...) ou la chanteuse Noa, Ariel se distingue avant tout par la qualité de ses compositions. Des qualités qui n’ont pas échappées au label RopeaDope, un des étendards du nouveau son US, maison de Christian Scott, Yazz Ahmed… sur lequel est paru cette année "In Between", un premier album aux envolées oniriques.Ariel Bart sera en tournée en 2022 avec un trio 100% féminin d’une grande élégance (harmonica, piano, violoncelle). Mayu Shviro, l’autre étoile montante de sa génération, au violoncelle, et spécialiste des modes orientaux sera son alter-ego sur scène. * Contact In Vivo, 32 place aux herbes, 30700 Uzès. * Site : http://invivo.agency/
BLUES

 SAME PLAYER SHOOT AGAIN HOMMAGE A ALBERT KING

En 2018, ce jeune groupe formé par la crème des musiciens parisiens se décide à enregistrer un hommage au roi des guitaristes de blues Freddie King . « Our King Freddie » remporte un vrai succès avec un Prix au Cahors blues festival 2019 et une très belle tournée dans la foulée. Cette année, c’est un hommage à un autre King du blues : Albert King ! Same Player Shoot Again a été créé par Romain Roussouliere (guitare) et Max Darmon (basse). Le groupe s’est étoffé ensuite avec Vincent Vella (chant), Florian Robin (claviers), Steve Belmonte (batterie), Jérome Cornelis (sax alto) et Loic Gayot (sax tenor). « Our King Albert » sortira le 4 juin chez Five fishes – Socadisc . Concert au New Morning-Paris le 14 septembre 2021.


BLUES-ROCK

 “LET IT SHINE”. JESSIE LEE & THE ALCHEMISTS.

Le groupe emmené par Jessie Lee et Alexis Didier était notre invité au festival Blues & Polar en 2014. Juste après le beau parcours de Jessie Lee coachée par Garou à The Voice où elle avait impressionné par sa version dingue du « Move over » de Janis Joplin. Après de nombreuses tournées et concerts, un album s’imposait enfin. C’est désormais chose faite, même si le Covid a retardé l’affaire ! Le duo explosif est entouré de Laurent Cokelaere (basse), Stéphane Minana-Ripoll (batterie) et Laurian Daire aux claviers. Et ça envoie du bois avec notamment ce somptueux « Sometimes » à découvrir sur YouTube, extrait de "Let It Shine". Lien : https://dixiefrog.lnk.to/JLTA-Sometimes Brillantissime ! Sortie le 7 mai.


  LE CLIP DE WAITING FOR TINA

JPEG - L’écrivain Jean Azarel et le guitariste Hérold Yvard nous offrent un bel hommage poétique à Tina Aumont « égérie des seventies ». Un clip annonciateur de lectures futures à déguster à Manosque et ailleurs, comme un bon polar de derrière les fagots… Un verre de Château de Clapier en main et masques tombés !
- La collaboration musicale et poétique entre Hérold Yvard du K’Fé’Quoi à Forcalquier (04) et l’écrivain Jean Azarel existe de longue date déjà… Elle vient de donner lieu à une récente mise en ligne de leur dernier ouvrage consacré à la mystérieuse et fantasque comédienne franco-américaine Tina Aumont (fille de l’acteur Jean-Pierre Aumont) décédée en 2006, après une vie très destro, hippie et rock’n’roll, en attendant de pouvoir interpréter ces textes à nouveau auprès du public. En effet, Jean Azarel a publié l’an dernier un ouvrage « Waiting for Tina » qui se lit comme un road movie aux allures d’enquête policière afin de retrouver des traces de cette égérie des Seventies au destin similaire à celui de Romy Schneider, dont la mère s’appela Maria Montez grande actrice dominicaine des années 50. Belle à se damner, mais en proie aux démons de l’alcool et des shoots, elle n’a pas eu la carrière cinématographique à laquelle elle aurait pu prétendre, allant jusqu’à tourner des films très hot pour gagner sa vie…
J’ai eu le plaisir de photographier Tina Aumont en 1977 avec Macha Méril pour Télémagazine alors qu’elle participait au tournage du téléfilm « Emmenez-moi au Ritz » avec Maurice Ronet, jouant une veuve dans le palace parisien de la Place Vendôme. Hérold Yvard avec sa guitare magique à sons multiples a illustré musicalement ce livre insolite devenu une lecture passionnante. Et qu’on est impatient de découvrir en public. La première devrait avoir lieu à Manosque. »

Jean-Pierre Tissier

* Blues & Polar vous offre le clip de présentation de leur dernière réalisation : « Waiting For Tina - À la recherche de Tina Aumont ». Voici les liens sur lesquels vous pouvez cliquer :

Waiting For Tina - À la recherche de Tina Aumont from Hermon de Vinon on Vimeo.

* L’intro et la fin du clip sont très polar… L’utilisation d’un casque ou système hi-fi stéréophonique est recommandée pour une écoute musicale optimale".

* À écouter également : l’intégrale de leurs ouvrages : Jean Azarel-Hérold Yvard https://soundcloud.com/jahy1


 POP-ROCK. PINK FLOYD “LIVE AT KNEBWORTH 1990”

Sortie le 30 avril chez Warner. La performance historique du Silver clef awards winners à Knebworth en 1990 est disponible pour la première fois en CD, double-vinyle et sur toutes les plateformes digitales. Avec notamment : Comfortably numb, The Great gig in the sky et Wish you were here. Le concert monumental des Silver Clef Award Winners à Knebworth incluait Pink Floyd en tête d’affiche d’une programmation all-stars incluant Paul McCartney, Dire Straits, Genesis, Phil Collins, Mark Knopfler, Robert Plant (avec Jimmy Page), Cliff Richard, Eric Clapton et Tears For Fears. Près de 120 000 fans ont assisté au spectacle donné par ces géants du rock sur l’imposante scène de Knebworth, en soutien à l’organisation caritative Nordoff Robbins et dont les bénéfices ont été reversés à la BRIT School. Le concert avait été retransmis par MTV.



MES DISQUES COLLECTOR (la bibliothèque)

  ISLE OF VIEW des PRETENDERS

(enregistrement live en studio à Londres en 1995). JPEG Mon CD collector de la semaine, est un monument de délicatesse et d’émotion. Isle of view c’est avant tout la superbe voix de Crissie Hynde fondatrice des Pretenders associée pour une émission TV à Londres, au quatuor Duke en 1995. Et avec la talentueuse Louisa Fuller au violon sur Sens of purpose. On y trouve aussi Private life avec cet incroyable son de guitare acoustique semblant cirer la voix de Crissie Hynde comme pour la transformer en bijou serti d’or. Tout comme I hurt you et Isle of view qui donne son nom àl l’album. Bref, un album incroyable et merveilleux - parmi mes préférés de la nuit des temps - où toutes les chansons sont belles tout simplement et empreintes d’émotion. Car il y a un esthétisme fou dans la voix de Crissie qui nous prend aux tripes comme lorsqu’on est amoureux. Tout est parfait. Génial pour la route, seul , au volant, le soir au couchant…. J.-P.T
PS : Si vous avez l’album en vinyle, il atteint les 200€.


 GWENDAL Mon Joli scooter (1977)

JPEG - Quelle arrivée tonitruante dans le paysage musical français – mais d’abord breton - que celle de Gwendal, groupe nantais de fusion jazz-rock, aux accents celtiques au cœur des années 70. Comme du Pink Floyd qui aurait croisé le barde Glenmor, puis tapé le bœuf avec le violoniste Jean-Luc Ponty pour transformer les vieilles légendes de Cornouailles en musique. D’ailleurs, la magnifique couverture du 33 tours est signée Henki Bibal – pointure mondiale de la BD aujourd’hui - et on y voit tous les mystères de la lande bretonne avec ces vieilles en coiffe se baladant courbées, entre des dolmens et menhirs pris dans le brouillard. C’est cette atmosphère que Bruno Barre (violon), Youenn Leberre (flûtes & bombardes), Jean-Marie Bernard (guitare), Roger Schaub (basse), Ricky Caust (mandoline) et Arnaud Rogers (batterie) restituent dans leur discographie. A découvrir !

J.-P.T

 666 APHRODITES CHILDS (double 33ts - Vertigo)

- Nous sommes en juin 1972. Quel choc ai-je eu lors de la sortie de ce double album baptisé 666 relatant l’Apocalypse de Jean, composé par Vangélis Papanathassiou, avec la voix extraordinaire de Demis Roussos portant les paroles de Yannis Tsarouchis (en grec) et de Costas Ferris (en anglais), la batterie de Lucas Sideras, la guitare de Silver Koulouris ; bref les Aphrodite’s childs interprètes du célèbre It’s five a clock qui résonne toujours dans le monde entier. Mais ce sera leur 3ème et dernier disque. On ne retrouvera plus ensemble ces belles voix planantes haut perchées, mélodiques et magnifiques, célestes et provocantes par moment… Mais pour l’occasion de ce disque devenu légendaire, quelques guests de haut niveau avaient été invités à l’image du violoniste-saxophoniste de Zoo Michel Ripoche, et de l’extraordinaire actrice-chanteuse Irène Papas dont le fameux vocal Infinity simulant un orgasme sur fond de percussion ferait toujours rougir aujourd’hui.
666, c’est un mix de morceaux très différents des uns des autres allant du hard rock au psychédélique avec un zeste de référence au diable. Ce qui valut à l’album d’être censuré dans certains pays. Mais bien plus que le diable, c’est la jouissance vocale jubilatoire d’Irène Papas qui aura gêné les bien-pensants… Un disque qui n’a pas pris une ride !!!

Jean-Pierre Tissier

  CROSBY, STILLS, NASH & YOUNG : 4 A WAY STREET

JPEG - Cet album de légende n’est pas un simple 33 tours d’époque, comme les autres, mais bel et bien deux 33 tours « historiques » enregistrés en public au Fillmore East de New York le 2 juillet 1970, au Chicago auditorium le 5 juillet 1970, et au Forum de Los Angeles le 26 juin 1970.
David Crosby, Stephen Stills, Graham Nash et Neil Young, malgré des tensions entre eux, et une séparation temporaire du groupe, sont alors à l’apogée de leurs talents vocaux… et politiques.
On retrouve ainsi le merveilleux et éternel morceau magnifique qu’est « Ohio » empreint de gravité et d’émotion, car ce titre écrit par Neil Young, est inspiré de la fusillade de Kent State University où quatre étudiants ont été tués par des policiers lors de la répression d’une manifestation le 4 mai 1970.
Si vous n’avez jamais entendu ce double album, partez à sa découverte, car c’est toute l’histoire des Etats-Unis en 1970 qui s’y déroule, comme un prolongement de mai 68 en France, et trouve encore un prolongement navrant et triste aujourd’hui, avec l’assassinat de George Floyd par un policier à Minnéapolis.
Ce double 33 tours « A Way Street » est incontestablement celui que je prendrais avec moi sur une ile déserte, s’il n’en fallait qu’un !

Jean-Pierre Tissier

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 LÉO FERRÉ & ZOO « LA SOLITUDE » (1971).

JPEG En janvier 1970, à l’Olympia à Paris, (c’était mon premier reportage photo pour Télé Magazine) Léo Ferré était venu voir les Moody Blues dans le cadre du festival 333 réunissant de nombreux participants du festival de Woodstock dont Richie Heavens, Rory Gallagher & Taste, Renaissance, Family, Yes… et les Moody Blues, alors N°1 des ventes avec Nights in white satin. Après bien des incidents techniques, il était 1 heure du matin quand ces derniers sont montés sur scène, devant un Léo fatigué comme tout le public, mais qui avait une idée derrière la tête… Et il l’évoque d’ailleurs dans son titre C’est Extra avec la laconique phrase « Les Moody blues qui s’en balancent… ». Incontestablement, l’éventuel projet avec les auteurs du légendaire « Nights in white satin » ne verrait jamais le jour et c’est avec le formidable groupe français Zoo - sans leur chanteur habituel Joël Daydé – que Léo Ferré se lancera dans la pop-music en 1971 pour un 33 tours qui n’a pas séduit les puristes de l’époque. Mais moi, amateur de fusion des genres, OUI ! Car il y avait, outre les textes magnifiques de Léo Ferré, des musiciens de très haut niveau dans ce Zoo là avec Michel Hervé (basse), André Hervé (orgue, guitare électrique et piano), Christian Devaux (batterie), Daniel Carlet (saxs, flûte et violon électrique), et le très éclectique violoniste Michel Ripoche qui avait la particularité incroyable d’avoir été sélectionné en équipe de France de football lorsqu’il était junior et évoluait au FC Nantes. Il avait le choix entre passer pro ou devenir musicien pro ! Et il a choisi la musique. D’où le début d’une courte amitié avant qu’il ne parte au Brésil rejoindre pour un temps Clayton Thomas fantastique chanteur de Blood, sweat & tears pour y marier futbol et musique. Et pour avoir eu le plaisir de voir Ferré à la Mutualité à Paris pour le concert de la fédération anarchiste, et Zoo en concert sous d’autres cieux plus rock, permettez-moi d’écrire : quelle belle époque !

J.-P.T

 The Beatles llive at the BBC 1962-1965.

Sorti en 2013. Les Fabulous four de Liverpool ont participé à de nombreux shows à la BBC de mars 1962 à juin 1965. Ce double CD propose pas moins de 63 titres sur les 88 qu’ils ont proposées aux auditeurs de la plus célèbre radio du monde. Celle qui a propulsé les Kinks, les Who,les Stones.. mais aussi les Monty Phyton. On retrouve, outre leur répertoire, les voix de John, Paul, George et Ringo entre les morceaux. Un vrai document !

J.-P.T

 Johnny Rivers et son légendaire titre de 15 minutes John Lee Hooker enregistré en 1965 en public au Whisky a gogo à Los Angelès (USA).

JPEG - Sûr que là, je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… C’était pile-poil le mien, quand ce disque de Johnny Rivers a mis le feu et le frisson chaque soir dans les boites bretonnes pendant l’été 1969 dès que les premières notes d’égrenaient sur la platine. Un rythme de blues lent qui petit à petit grandissait avec de faux-airs du Baby please don’t go de Van Morisson et des Them, et du Satisfaction des Stones, à la façon d’un titre précurseur du Rock’collection de Laurent Voulzy… 30 ans plus tard ! Car Johnny Rivers était parfaitement inconnu en France, hormis du ceux qui avaient eu la chance de le découvrir en 1965 à l’Olympia à Paris, en première partie des Kinks. Mais c’est le Ricain véritable juxe-box des tubes rock, blues, et rythm’n’blues de l’époque qui avait supplanté Ray Davies et ses succès comme All day and all the night ou You really got me… On a dansé comme des fous là-dessus, le temps d’un été, car un titre de 15 minutes sur une radio française, ça ne passe jamais. Mais de temps à autre, un DJ inspiré ou un beau-frère lors d’une soirée festive ressort le 33 tours collector… et ça marche toujours !

J.-P.T

 Nine below zero Live at the Marquee club

JPEG JPEG Né en 1979 en prenant pour nom de scène celui d’un titre de Sonny Boy Williamson, Nine below zero est alors composé de Dennis Greaves (guitare), Peter Clark (basse), Mickey Stix Burkley (batterie) et de l’extraordinaire harmoniciste-chanteur Mark Feltham. Ils écument alors pubs et clubs en Angleterre en électrifiant ce blues qu’ils apprécient tant. Le disque enregistré en public au mythique Marquee club est un étendard de la musique anglo-saxonne des années 80. Mélangeant punk, rock et blues. Dans la lignée de Doctor Feelgood, avec en plus la virtuosité animale de Mark Feltham à l’harmonica ; champion du monde du genre Toutes catégories pour moi. Mon idole, quoi ! 40 ans plus tard, ils sont toujours là. En version acoustique ou électrique, c’est toujours un très grand moment. Pour avoir pu les écouter il y a une quinzaine d’années à la cave de Font-Robert à Château-Arnoux, et les interviewer ensuite aux côtés des musiciens locaux de Dirty Water qui avaient assisté à leur concert au Paradisio à Amsterdam dans les années 80, je peux vous assurer qu’il y a eu de l’émotion et de la fraternité musicale en coulisses. C’est ça le rock quand il rejoint le blues.

J.-P.T


- Michel Petrucciani Both worlds (1997) Véritable météore du piano jazz, Michel Petrucciani est mort à New York le 6 janvier 1999, à l’âge de 36 ans. Il souffrait depuis sa naissance de la « maladie des os de verre ». Sa carrière musicale et discographique n’aura duré que 19 ans, mais dix-sept albums enregistrés en studio et sept en « live » témoignent de son énergie incroyable, du plaisir qu’il avait sur scène, et de ce toucher délicat sur ce clavier qu’on pensait toujours bien trop grand pour lui, mais qu’il parcourait en s’y allongeant presque parfois, comme pour faire corps avec les notes.. Cet album Both worlds sorti en septembre 1997, et dont je ne me lasse jamais est un événement dans sa carrière car pour la première fois, c’est un groupe dans toute son entité qui est sur scène. Même s’il en est le leader, il ne joue pas les leaders, et se mêle dans l’ensemble comme Blood, sweat and tears dans les années 70. Il est donc entouré de Steve Gadd (batterie), Anthony Jackson (guitare), Bob Brookmeyer (trombone), Flavio Boltro trompette) et Stefano Di Battista (saxophone). Et c’est cette joyeuse troupe que l’on a pu voir au festival Jazz à Manosque d’Ollivier Gérard à cette époque, et quelques années auparavant à Château-Arnoux au Festi-Jazz de Robert Pasquier. Both worlds nous entraine dans un tas d’émotions très différentes comme un voyage musical dans le monde entier avec notamment Petite Louise et le savoureux Guadaloupe.

  Le képi de Manosque

Mais Michel Petrucciani, c’est aussi pour moi un souvenir extraordinaire vécu lors de sa venue à Manosque, alors que nous dînions avec ses musiciens tardivement après le concert sur la Place des marchands. La Police est passée pour faire une observation, à la dizaine de personnes présentes – dont votre serviteur JPT - car quelques riverains avaient émis auprès du commissariat une certaine gêne due au bruit des conversations qui en toute honnêteté ne devaient nullement dépasser la norme. C’était encore l‘époque où les policiers avaient un rigide képi. Et Michel Petrucciani du haut de ses 91 centimètres a expliqué, droit dans les yeux, au policier venu demander de baisser d’un ton « qu’il faisait la collection des chapeaux et qu’il lui manquait un vrai képi de la Police Nationale ». Stupeur et silence du groupe qui s’est demandé s’il y avait là de l’ironie provocante ou de la sincérité derrière tout ça… Le policier manosquin ne connaissant pas Michel Petrucciani, je suis allé lui expliquer qui était ce grand pianiste…. Et un quart d’heure plus tard, à ma grande surprise, le policier est revenu sur la Place des marchands pour offrir à Michel Petrucciani le képi de ses débuts dans la Police Nationale. Un instant très fort ! La photo a été immortalisée aussitôt et est parue dans Le Provençal le lendemain. Un immense souvenir !

J.-P.T

  Roy Buchanan live stock

JPEG Enregistré en public au Town hall de New York, le 27 novembre 1974. - Bluesman blanc et guitariste virtuose mort bien trop jeune à l’âge de 49 ans en 1988, Roy Buchanan a été un référence du blues teinté de rock dans les années 70. Son jeu de guitare tonitruant et délicat à la fois, fait penser aux accents toniques ou lyriques que pouvaient avoir Alvin Lee de Ten years after, Rory Gallagher de Taste ou Johnny Winter. JPEG Ce disque enregistré en public résume parfaitement bien l’émotion qu’il dégageait. Un CD collector empreint d’âme, de spleen et de rêve. Bien dans l’air du temps actuel où la musique fait parmi de nos remèdes au confinement.

J.-P.T

Le concert de Dr Feelgood avec Lee Brillaux et Wilko Jonson au Southend Kursaal à Canvey island en novembre 1975. JPEG C’est sur cette île de 18,5 km2 au nord de la Tamise qu’est né le nouveau rock anglais. C’est là que Dr Feelgood, mais aussi Gary Brooker et Procol Harum, ont amené ce nouveau son (le Pub rock) qui a remué bien des foules. Ce DVD auquel je suis très attaché retrace un concert de 1975 de Dr Feelgood, avec les historiques fondateurs du groupe que sont Wilko Johnson et le regretté Lee Brilleaux qu’on avait pu voir au festival Jazz à Manosque en 1993, sur le parking de la Villette, un an avant sa mort, avec – excusez du peu - Paul personne et les Blues Brothers le même soir ! Une programmation de l’ami Olivier Gérard à l’époque. Les temps ont bien changé depuis… Au sein de Dr Feelgood, Robert Kane a remplacé Lee Brilleaux au chant et à l’harmonica à la mort de ce dernier, et Steve Walwin en a fait de même peu après pour Wilko Johnson. Depuis plus de 25 ans, avec Phil Mitchel (basse) et Kevin Morris (batterie), le groupe compte donc la même force et pour les avoir vus et interviewés pour Le Provençal à Avignon, Marseille, Gap, Arles… il y a toujours la même énergie sur scène. Un groupe sympa, attachant dont le guitariste Steve Walwing effectue chaque année un tour de l’Angleterre à vélo afin de récolter des fonds pour les enfants handicapés. Il avait d’ailleurs été très étonné que je connaisse cet aspect privé de son personnage, lors d’un après-concert autour d’une bière à Gap. Et cela m’avait valu un très beau moment de journalisme loin des questions habituelles sur le riffs de guitare dont il a le secret sur Down by the jetty. Un DVD empreint de souvenirs et d’humanité.
J.-P.T

 La musique du film de Louis Malle Ascenseur pour l’échafaud par Miles Davis. Enregistrement édité par Fontana.

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« Ce CD a été enregistré en décembre 1957 à Paris dans l’amphithéâtre de la Sorbonne, comme me l’a raconté au dans les années 70, le comédien Maurice Ronet, partenaire de Jeanne Moreau dans le film, lors d’une séance photo à son domicile parisien pour Télé magazine. Le film était projeté sur grand écran dans l’amphithéâtre et Milles Davis accompagné par Barney Wilen (sax), René Urtreger (piano), Pierre Michelot (basse) et Kenny Clarke (batterie) jouait en improvisant sur les scènes qui défilaient devant lui, en noir et blanc.
C’était la nuit, et l’ambiance était très détendue. Jeanne Moreau était là. A un moment, Miles Davis - lors de la séquence « Diner au motel « - a perdu un petit morceau de peau de sa lèvre supérieure. Et ce bout de peau s’est coincé dans l’embouchure de sa trompette. Néanmoins, il a continué à jouer avec ce vibrato inattendu… Il a même demandé à Louis Malle s’il voulait qu’on recommence pour que ce soit plus propre, mais ce coup du sort s’est transformé en coup de génie. On est resté sur cette prise. » Un disque toujours aussi magique à écouter.

Il existe aussi – toujours chez Fontana – un vynile 33 tours consacré au Jazz sur l’écran sur lequel on trouve face A Ascenceur pour l’échafaud avec dix morceaux choisis parmi les 26 séquences musicales du film. Et sur la face B, des extraits de bandes originales de deux films d’Edouard Molinaro : Des femmes disparaissent enregistré par Art Blakey et les Jazz Messengers et Un témoin dans la ville avec une BO composée par Barney Wilen.
JPEG L’ambiance y est autant blues que jazz, et j’ai eu le grand plaisir de pouvoir me faire dédicacer ce disque par Art Blakey lui-même sur un coin de table de La Bonne Etape, le beau restaurant étoilé de la famillle Gleize à Château-Arnoux, lors d’un déjeuner fantastique en tout petit comité aux côtés de mon « modèle », le regretté André Francis, mythique journaliste créateur de « Pour ceux qui aiment le jazz » sur Paris Inter. C’était quelques heures avant le concert d’Art Blakey à FestiJazz, le très grand festival imaginé dans les années 80 à la Ferme de Font-Robert par Robert Pasquier et sa bande.

Jean-Pierre Tissier

 "Blue & Lonesome" ou l’ADN des Stones de Willie Dixon à Howlin wolf

- Ce n’est certes pas le plus connu de leurs albums, mais c’est peut-être celui dont ils rêvaient juste pour eux seuls, comme une brioche qu’on s’enfile au petit matin entre potes parce qu’on en a envie tout simplement, et les férus de blues, dont nous faisons partie. « Le blues est notre ADN affirment depuis longtemps Keith Richard et Mick Jagger, et avant eux, le regretté Brian Jones qui tape le bœuf depuis longtemps assis sur un nuage avec Robert Jonson, BB King, John Lee Hooker, Willie Dixon, Muddy Waters, et tant d’autres. Tous ceux qui sont - avec les voix de Bessie Smith, Sarah Vaughan, ou Billie Holiday – aux racines du blues et de la condition des noirs aux USA. Et il suffit de revoir le très beau film qu’est Greenbook pour comprendre tout ce que cette musique à de chair de poule et de frisson dans son sang. Au travers de ce CD réalisé en trois jours à la mi-décembre 2015, les Stones - car Ron Wood et Charlie Watts étaient là-aussi - n’auront pas occupé la tête des charts, mais se sont souvenus qu’en 1962 à leurs débuts, ils jouaient du Chicago blues. Et que cette musique- là n’a pas besoin des grands stades ras de public jusqu’à la gueule pour exister. Une cave, des grattes, quelques bonnes bières, une voix plutôt dirty , quelques harmonicas (Eh oui, ça change parfois de tonalité pour les diatoniques !) et des potes ; c’est ça le blues ! Entre espoir et mélancolie, entre amour et tristesse. La vie quoi !

J.-P.T

  Blues & Polar rime avec Gallimard chez Bue Note

JPEG Avec le temps libre dont on dispose actuellement, contraint et forcé, via notre confinement, il suffit parfois de soulever quelques piles de livres ou de vieux CD pour dénicher une perle. Ainsi cette édition spéciale du label Blue Note alliant Blues & Polar (avec l’esperluette) qui a inspiré notre logo il y a 18 ans. Cette initiative géniale est née de l’esprit jazzy du journaliste-écrivain-épicurien ancien de Nice-Matin et amateur de bon vin, Patrick Raynal, directeur de la Série noire chez Gallimard de 1991 à 2004. Pour ce CD compilation célébrant les 60 ans du label Blues Note fondé en 1939 par Alfred Lion - émigré allemand fuyant l’Allemagne nazie et passionné de jazz – on retrouve Miles Davis et Cannonball Adderley dans « Les feuilles mortes » enregistré en mars 1958, T-Bone Walker et son « Stormy Monday » (version originale de 1947), Memphis Slim, Muddy Waters, John Lee Hooker, Herbie Hancock, Dexter Gordon, Art Blakey, John Coltrane dans « Blue train » enregistré en 1957, et aussi Jimmy Rogers pour un « That’s allright » qui nous met tous d’accord. 72 mn et 34 s de bonheur absolu entre joie et mélancolie ; mais surtout espoir !

J.-P.T


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