ON A VU... sur scène et au ciné - Provence Magazine
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L’harmoniciste française Rachelle Plas, ambassadrice de la marque Hohner dans le monde entier est l’Invitée de décembre pour l’Interview « 3 Questions à... »


Articles de cette Rubrique


- LES COUPS DE COEUR DE BLUES & POLAR

- NOS PHRASES PREFEREES

- LES 3 QUESTIONS A...

- ON A VU... sur scène et au ciné

LES COUPS DE COEUR DE BLUES & POLAR

 DÉCEMBRE 2022


 L’HARMONICISTE RACHELLE PLAS


  Blues & Polar l’a rencontrée à Marseille au Non-Lieu où elle participait au Festival d’accordéon. Elle est l’invitée de l’Interview « 3 Questions à… » du mois de décembre sur le site www.blues-et-polar.com

1. BLUES & POLAR. Rachelle, après cette longue période de confinement angoissante, tu retrouves enfin le public dans les salles et les festivals. Qu’est-ce que tu ressens ? Est-ce pareil qu’avant ?
RACHELLE PLAS. « Non, ce n’est pas pareil. On a du mal à faire revenir les gens dans les salles, mais en revanche, il y a de plus en plus de petits lieux atypiques comme le Non-Lieu à Marseille où l’on est aujourd’hui dans le cadre d’un festival d’accordéon vraiment très ouvert et jazzy. Et là, on retrouve une ambiance conviviale en lien avec le public. Car même si on oublie vite les périodes difficiles, il y a toujours des convaincus qui développent une grosse énergie pour faire des choses. Et d’ailleurs on a joué autant dans des grands festivals que dans des petits lieux très chaleureux. »

2. BLUES & POLAR. Il y a peu de filles harmonicistes, même si ça commence à bouger en Europe et aux USA. Est-ce toujours un combat pour faire connaître ce petit instrument diatonique qui tient dans la poche et qu’on n’enseigne pas au Conservatoire, sauf exception du chromatique, peut-être ?
RACHELLE PLAS. « On vient de jouer aux USA, en Allemagne et à Birmingham (Angleterre) dans le cadre du Festival UK d’harmonica. Car là, il y a une école privée qui certifie et délivre un diplôme « Rock School » à des professionnels afin qu’ils puissent rentrer à l’Université de musique où ils pourront étudier la musicologie. Personnellement, je vais dans les écoles fréquemment et je propose – étant ambassadrice Hohner dans le monde entier – des animations autour de l’harmonica de la Maternelle au Collège. Car l’harmonica pourrait être un point commun entre les élèves plus adapté que la flute, mais aujourd’hui c’est le chant choral qui est développé – et c’est très bien – pour retrouver une unité entre les élèves. Mais il faut quand même savoir qu’en 1920, il y a eu un harmonica qui a « défoncé la baraque » et s’est vendu à 19 millions d’exemplaires dans le monde. C’était le « Piano pocket » et on découvre tout ça en allant au Musée Hohner à Trossingen en Allemagne. Cependant il y a eu des femmes qui dans années 20 aux Etats-Unis jouaient déjà de l’harmonica en chantant le blues. Il existe des affiches au musée de Trossingen. Big mama Thornton (photo ci-contre) était la plus célèbre de toutes ces chanteuses-harmonicistes dans les années 50. »
Découvrez Big Mama Thornton en « live » avec Aretha Franklin en 1980. Merveilleux !

https://www.youtube.com/watch?v=QoNQHf8x6L8
Et en 1971 pour un « Rock me baby » de folie.
https://www.youtube.com/watch?v=LjF-ysKN41Q

3. BLUES & POLAR. Quel est ton morceau préféré à l’harmonica ; celui que tu kiffes toujours malgré le temps qui passe ?
RACHELLE PLAS. « J’en ai deux : Heaven she lovely de Stevie Wonder sorti en 1976 et Orange blossom special de Charlie Mc Coy qui date de 1973. »
LA QUESTION + DE BLUES & POLAR. Je crois savoir que tus as un joli projet qui débute sur les ondes de la Radio nationale  ?
RACHELLE PLAS. « Exact Jean-Pierre ! Dans le cadre du programme jeunesse de France Musique et de l’opération de découverte des instruments via l’émission Les Zins’trus, je vais faire découvrir l’harmonica à la comédienne Emma De Caunes. C’est chouette ! »
* Ce podcast jeunesse produit par Saskia de Ville est disponible depuis le 23 novembre sur le site et l’appli Radio France * Nouveauté ! Les Zinstrus sont proposés en son immersif à écouter avec un casque. * Autour de Rachelle Plas d’autres instruments seront proposés à la découverte avec un musicien et un comédien. Ainsi le clavecin avec Benoît Poelvoorde et Jean Rondeau. La voix, avec Laura Felpin et Lucile Richardot Le saxophone, avec Virginie Hocq et Thomas de Pourquery, et le ukulélé, avec Barbara Schulz et Agathe Peyrat. #FranceMusique #Musique #Podcast #LesZinstrus #RadioFrance

Propos recueillis par Jean-Pierre Tissier


 POUR CEUX QUI AIMENT LE JAZZ …


ELLA FITZGERALD ET SON « CRICKETT SONG ». 29 juillet 1964. C’était le deuxième concert en France, au grand festival de jazz d’Antibes-Juan-les-pins pour la grande dame du jazz. Avec, dans la chaleur de la nuit, les cigales cymbalisant (c’est le terme exact) à l’envi... et Ella Fitzgerald de chanter à l’unisson ! Inoubliable morceau que ce « Crickett song » d’autant que ce sont seulement les mâles qui cymbalisent pour attirer les femelles... Ella est tombée dans le piège avec délice. Alors, cliquez et cymbalisez ! https://youtu.be/gYfuUoygLfkan

BIRELLI LAGRÈNE LE RETOUR. Birelli Lagrène extraordinaire guitariste gitan à la palette musicale allant de Manitas de plata à Paco de Lucia et Jimi Hendrix, est de retour en France après plusieurs concerts aux Etats-Unis – où il est une idole - en juin. Bireli Lagrene arrivera sur les scènes françaises à la rentrée pour jouer son album « Solo suites » sorti le 6 mai 2022. Notez les dates, car c’est un régal sur scène et chaque fois différent. 29 Septembre Le Bal Blomet à Paris (solo suites). 24 Septembre à Preuilly (trio acoustique). 30 septembre Opéra de Montpellier (solo suites). 28 Octobre à Chalon/ Saône (En duo avec Sylvain Luc). 5 Novembre à Thonon les Bains (avec Jean-Luc Ponty et Kyle Eastwood). 24 novembre à Limoge (trio acoustique) et 15 janvier 2023 à Toulouse (solo suites).
Jean-François Convert nous offre un souvenir des trois magiciens des cordes (Ponty, Eastwood et Lagrene) ensemble à Festival Jazz à Vienne en 2017 https://lnkd.in/eF8t4aZ Retrouvez l’interview de Biréli Lagrène par Jean-François Convert sur franceinfo culture : https://lnkd.in/esSMx43B

« EXPO »LE JAZZ À AIX-EN-PROVENCE. Cette exposition aura lieu à la Manufacture-Cité du livre le 17 novembre 2022 de 18h30 à 22 heures. Entrée 25 €. Soirée consacrée au jazzman Charlie Mingus avec conférence, concerts organisés par l’association « Des enfants et des livres » avec le soutien du Rotary Club. 30 photos du studio Henry Ely sur le jazz – dont celle de Miles Davis - y seront présentées et seront vendues, en fin de soirée, aux enchères au profit des associations « Des enfants et des livres » et « CEPPIA ».



 PHOTOGRAPHIE

 L’ALBUM PHOTO « BACKSTAGE » DES STONES

signé Gaëlle Ghesquière (PLON). Sorti le 16 juin. 310 pages, 250 photos. Prix : 35€. Un voyage intime en en coulisses, au cœur de la galaxie Rolling Stones, c’est que nous offre Gaëlle Ghesquière ; photographe certes, mais aussi conteuse, avec ses anecdotes savoureuses auxquelles j’adhère à 100 % pour avoir connu ce genre de situation lorsqu’on a un appareil photo en main. Car même si ça peut paraitre incroyable parfois, il faut bien admettre que le hasard a souvent du talent. Et la manière dont elle a noué le contact avec les Stones, et notamment Mick Jagger tient certes du hasard. Mais il faut aussi savoir l’attirer. Et le simple fait d’être curieuse peut suffire et déclencher l’inattendu. En ouvrant ses 25 années d’archives, Gaëlle Ghesquière en propose une palanquée avec 250 photos sur plusieurs décennies du groupe mythique qui nous a fait rêver le jour où il a balancé « Satisfaction » comme un Ovni sur les ondes, et continue encore de le faire malgré la disparition récente de Charlie watts, batteur originel de la formation. Gaëlle Ghesquière a également réalisé des pochettes de disque pour Phil Collins et Deftones, mais elle a aussi pris la plume (on s’en serait douté) pour écrire sur Ben Harper, Benjamin Biolay, NTM… « The Rolling Stones » c’est un sacré pavé de clichés étonnants comme ceux où Bruce Springteen « The Boss » est sur scène avec toute la bande. On adore ! Une exclusivité des éditions Plon à découvrir.

Jean-Pierre Tissier

Site : www.gaelleghesquiere.com

  STÉPHANE BERN DANS LES SECRETS D’HISTOIRE DU STUDIO ÉLY

« Le patrimoine photographique de la ville d’Aix-en-Provence mérite d’être défendu et sauvegardé. Vous pouvez compter sur mon soutien actif. » Ces mots inaugurent et préfacent le livre d’or ouvert il y a peu au Studio Henry Ely. Ils sont signés Stéphane Bern, icône et visage emblématique de la défense du patrimoine en France. C’est le 9 mars 2022 que ce dernier Bern – guidé par Jean-Eric Ely - a visité le studio Henry Ely dont Blues & Polar vous avait parlé en avant-première, il y a plus de trois mois, en rappelant toute l’action incroyable réalisé par la famille Ely via une multitudes de photos aussi prestigieuses que Churchill peignant à Aix, ou les images du premier festival rock organisé en France à Meyreuil dans l’esprit de Woodstock, et en adhérant d’ailleurs à l’association Ceppia. Stéphane Bern s’est montré attentif au projet porté par Ceppia et a apporté son soutien à la préservation du fonds Ely. Dans un emploi du temps surchargé, l’auteur des « Secrets d’histoire » a coché un moment pour découvrir ceux du Studio Henry Ely.
Loin des plateaux télé et radio, il s’est plongé dans les méandres du plus ancien studio photo d’Aix-en-Provence, installé depuis 1903 au passage Agard. Avec un œil averti, mais aussi un regard d’enfant, habité par cette magie de l’instant qui défie le temps, fasciné par les milliers de visages célèbres et anonymes, et « les regards qui vivent encore » dans les 2 millions de clichés des collections. Stéphane Bern est bien un homme de passion. Peut-être parce qu’Un homme sans passion est un roi sans sujet… Dixit Vauvenargues. Un grand Aixois. Stéphane Bern a posé un regard attendri sur la foule inondant le Cours Mirabeau pour le Carnaval 1900, averti sur les figures politiques qui ont traversé les siècles, ému sur les portraits de Belmondo, Mireille Darc et Johnny, intrigué par le piano-forte qui trône dans le couloir du Studio, et fasciné par les appareils inventés et créés de toutes pièces, comme la tireuse par contact imaginée par Henry Ely, pionnier de la photographie.

 UN LIEU MÉMOIRE DE LA PHOTOGRAPHIE EN DANGER !

Les trésors du studio photo Ely à Aix-en-Provence sont menacés. Création d’un Collectif : CEPPIA !
Le destin du Studio Ely au passage Agard s’achèvera en mars 2023 après le rachat immobilier du site ; 110 ans après s’y être installé en 1913. Deux millions de clichés y sont protégés.
« L’association Ceppia (le Collectif Ely pour le Patrimoine Photographique et Iconographique d’Aix) a été créée il y a quelques mois. Son objectif est de militer avec ses adhérents pour la création d’un Centre de la Photographie de Provence, abritant les collections du Studio Ely chez lui, à Aix. Nous avons monté cette association, pour préserver un patrimoine photographique de 133 ans, un véritable trésor fait de deux millions de clichés et de milliards de visages alanguis dans des boîtes à archives. Si vous souhaitez partager cette aventure, CEPPIA cherche des adhérents. CEPPIA est une association de loi 1901 qui a pour ambition la mise en lumière des collections photographiques du studio Henry Ely-Aix. Ces collections sont mises gratuitement à la disposition de Ceppia par la famille Ely.
Depuis 1888, les 4 générations de photographes du Studio Henry Ely ont, quotidiennement sans relâche, constitué un patrimoine photographique historique, culturel et sociologique unique. Un véritable travail de mémoire sur la vie et la Ville d’Aix (les personnages, l’urbanisme, les politiques, les modes, la grande Histoire … à travers le temps et plus encore !
Savez-vous que Winston Churchill (Photo Ely ci-contre) est venu peindre à Aix en 1948, que Ray Charles ou Ella Fitzgerald ont chanté place des cardeurs dans les années 70, que Hassan II a séjourné à l’hôtel du Roy René à l’âge de 4 ans ?

 LE PROJET

  UN CENTRE DE LA PHOTOGRAPHIE

Etes-vous intéressés par l’évolution de la femme, du sport, de l’environnement ou tout autre sujet à travers Aix-en-Provence depuis la fin du XIXème siècle ? Notre souhait est de partager avec le plus grand nombre ce patrimoine iconographique et mémoriel en créant un Centre de la photographie à Aix-en-Provence pour tous publics. Pour mener à bien ce projet, l’association compte sur votre soutien. Créer un lieu d’expositions pour ce Patrimoine aixois nécessite des moyens considérables et nous avons besoin de vous ! Votre adhésion permettra de financer un lieu pour les expositions permanentes et les expositions temporaires ; un Espace de conservation des Archives ; un Espace polyvalent pour les cours, les ateliers pédagogiques et conférences, ainsi que la restauration et la conservation des collections. Votre générosité est aussi essentielle pour le bon fonctionnement de l’association.

 BESOIN DE SOUTIENS FINANCIERS

Vous pouvez effectuer votre soutien financier en cliquant sur le lien de la plateforme sécurisée du Crédit Mutuel Pay asso : https://www.payassociation.fr/ceppia/paiementlibre
Vous recevrez une confirmation de votre adhésion par la plateforme, puis votre carte d’adhérent par l’association. Vous pouvez également faire un chèque au nom de l’association.
* Remplissez le bulletin d’adhésion ci-joint et envoyez-le accompagné de votre règlement à Association CEPPIA au Studio Henry Ely, 55 cours Mirabeau, 7 passage Agard. 13100 Aix en Provence. Le montant de l’adhésion est libre, dès 10 euros, pour permettre au plus grand nombre de nous rejoindre. Votre engagement à nos côtés contribuera à nous donner les moyens nécessaires pour finaliser ce beau projet. »

 L’ESPRIT ELY !

La première grand-messe pop de l’histoire de France a eu lieu à Aix-en-Provence les 1, 2 et 3 août 1970 et pas à Paris ! Et bien sûr Studio photo Ely y était. (Photo ci-contre). Mon ami et confrère de l’époque au Provençal, le regretté Manu Gros, journaliste sportif à Aix-en-Provence, « plume » passionnée du journal, et grand amateur de musique avait trouvé là un terrain à la hauteur de son talent et de son sens de l’information.
« L’ouverture d’esprit à la mouvance hippie et à la poésie baroque des guitares électriques seventies s’est matérialisée où on l’attendait le moins écrivait-il. En la personne du général en retraite Claude Clément. Lequel a réussi à convaincre une vénérable et paisible famille aixoise de lui prêter sa propriété de 25 hectares à Saint-Pons et même contourné juridiquement un arrêté municipal d’interdiction pour que son « Festival de rock progressif »ait bien lieu. En activant son carnet d’adresses où, paraît-il, figuraient des noms comme Valéry Giscard d’Estaing et en transformant le libellé officiel de l’événement en « concert continu ». Dans les magazines de l’époque comme Best, la France entière n’en était pas revenue d’y voir annoncer des stars planétaires telles Jimi Hendrix, Joan Baez et Bob Dylan... qui ne sont finalement pas venues. Mais il y a eu Triangle (avec papillon guitariste de Johnny) le Chico Magnetic Band, Mungo Jerry, Johnny Winter et Léonard Cohen ! Et le public lui a pardonné d’avoir autant parlé vie et politique que chanté Suzanne, Hallelujah et autres tubes durant son passage en scène. Pardonné car l’homme y est arrivé à cheval en entonnant Le chant des partisans.
Un souvenir inoubliable qu’avait confié à Manu Gros, en 2009, le regretté Alain Passet futur peintre du film mythique et déjanté « Les Quatre saisons d’Espigoule », resté bloqué sur cette période pop des années 1970 jusqu’à sa mort : « J’étais déjà allé au festival de l’île de Wight, j’ai rencontré Zappa à Cannes et j’ai appelé mon fils John Paul George en hommage aux Beatles. Dans mon quartier, notre bande vivait pour ça. Pour la musique, pour cette explosion de liberté et de couleurs. On était monté de Marseille en Solex avec ma copine Martine et mon ami Vicky Luvicci. C’était nos Harley à nous... On a dormi à la belle étoile. J’ai parlé au général Clément. Il aurait voulu plus de stars, mais ça avait coincé sur les sous. »
Les photos de la grande famille du Studio Ely sont bien plus que des clichés, ce sont des aventures de vie dans tous les domaines ; informations, politique, journalistique, artistique, sportif… Un tel trésor ça ne se gâche pas ! Ce serait impardonnable !

Jean-Pierre Tissier

Contact : assoceppia@gmail.com Téléphone : 06.67.55.22.84.



 LIVRES ANCIENS SOYEZ CURIEUX !

Ce catalogue est aussi lisible en ligne ici : https://www.livres-anciens.fr/acatalog/Nouveaute.html
Toujours adeptes du polar des villes et du polar des champs, nous avons repéré ce vieil ouvrage qui doit être passionnant chez Drouin. Faites vite !
Gendarmerie nationale 1945-1970 Moeurs et coutumes. Reférence : FD00000454 paru chez l’Harmattan (Paris) en 2003. 110 pages. Format : 22 cm. Collection : « Graveurs de mémoire « . Broché. Très bon état.
Attention : quantité en stock : 1. Prix : 15€. Contact : Librairies Douin & d’Argences. Achats de livres anciens, de bibliothèques complètes. Paiement immédiat. Pour ne pas rater les meilleurs livres, inscrivez-vous et recevez leur catalogue du dimanche matin par email ! contact : www.livres-anciens.fr
E-mail : fred.douin@gmail.com



 NOTRE SÉLECTION D’ALBUMS


 THIS IS Us de Lee O’Nell blues gang.

Le second opus de Lee O’Nell Blues gang « This is us » est sorti le 15 septembre 2022. Lee O’Nell Blues Gang, originaire des Vosges s’est créé en 2019 autour du guitariste Lionel Wernert et de la chanteuse Gipsy Bacuet, duo sur scène et à la ville. Lionel Wernert et Fred Chapellier sont amis d’enfance. Après s’être perdus de vue pendant plusieurs années, ce sont leurs retrouvailles en 2017, puis l’invitation par Fred à Lionel et Gipsy de le rejoindre sur scène en février 2019 qui impulse un nouveau départ. Et c’est tout naturellement que le bluesman français est venu apporter sa contribution aux guitares et à la production pour ce « Different Shades of love ». Et il a même ramené dans ses bagages son ami Neal Black, ainsi que le chanteur Alain Leadfoot Rivet, bluesman membre de Blues & Polar, mais aussi fondateur du label Dixiefrog. L’occasion d’une reprise endiablée du classique « Walking by myself » de Jimmy Rogers avec pas moins de 3 guests ! Mais démarrer un nouveau projet quelques mois avant l’arrivée de la pandémie jouait de malchance et sortir le premier album entre deux vagues de virus était un pari risqué.
Different Shades Of Love, sorti en septembre 2020, n’a ainsi guère pu être défendu sur scène. Mais Lionel et Gipsy ont mis à profit cette période incertaine pour écrire, composer, enregistrer et produire leur deuxième disque This is us qui sortira le 15 septembre. On y entend des couleurs différentes, de l’ouverture bien carrée « Come what may » à la superbe ballade qui clôt l’album « Just need a prayer » coécrite avec Jade Mac Rae (choriste de Joe Bonamassa) pour un morceau tout en émotion et sensualité. Infos JF Concert (France Culture)
Lien : https://youtu.be/gcn2VdmxIkw



 LE COME BACK DE BLUES TRAVELER

"J’avais craqué pour eux à leurs débuts il y a une trentaine d’année, quand Vincent Michel Michel ancien disquaire du vieux quartier du Soubeyran à Manosque, parti aux USA, m’avait envoyé de San Diégo, le CD de ce groupe ricain qui dépotait grave, avec un harmoniciste comme j’aime avec un son pas loin du sax… 35 ans plus tard le groupe repart en tournée. On aime !

AWAT DE SHADI FATHI ET BIJAN CHEMIRANI.
"je les avais vus pour leur premier duo en public fin 2018 sur la petite scène de Saint-Jean des Arts, à Revest-des-Brousses. De leur rencontre à Marseille (2016) était né un premier album, Delâshena. Depuis, Shadi Fathi et Bijan Chemirani – fils du grand joueur de zarb iranien Djamshid Chemirani - ont enchaîné les concerts. Leur complicité artistique les a amenés à composer de nouveaux morceaux, toujours inspirés par la richesse et la diversité de la musique iranienne et la poésie persane. Ainsi est né l’album Awât (Grand désir en kurde) fort de 16 titres. Entre Shadi, soliste du setâr formée à Téhéran par le grand maître Dariush Talaï, et Bijan, virtuose du zarb, daf et autres percussions parfois électrifiées, s’est imposée l’idée d’allier les instruments à cordes frottées et pincées, ainsi percussions et instruments à vent, en s’entourant d’invités. Au fil des titres surgissent les notes de Redi Hasa (violoncelle), Shervin Mohajer (kamantcheh iranien de la famille de la vielle) et Sylvain Barou aux flûtes. Ces cinq morceaux donnent aussi à entendre des poésies de Khayyâm, Mowlana Rûmi et d’auteurs persans contemporains, portées par la voix de Shadi. Dans une actualité dramatique, après deux années durant lesquelles la culture s’est tue, Âwât résonne comme une renaissance foisonnante où s’entremêlent la douceur des mélodies et la puissance de l’interprétation.



PIERRE MEIGE « SUR LA ROUTE DE LA VIE » Le géant vert comme l’appelait Michaël Jones, le comparse de Jean-Jacques Goldman, avec humour et tendresse, promène de nouveau sa grande carcasse de basketteur-funambule sur les claviers qui font du son… et de la chanson ! Un peu comme dans les bals populaires de Michel Sardou et ce n’est pas un gros mot. Car la musique, elle est pour tout le monde, et on y a tous droit. L’ami Pierre aime les Stones, Doctor Feelgood, les Kinks par-dessus tout, mais aussi - comme nous - Mouloudji, Colette Renard, Renaud, François Deguelt, Francis Lemarque, Pierre Perret, sans oublier Louis Prima, Chuck Berry, Elvis et bien d’autres encore. Encyclopédie de la vie musicale « made in France et d’ailleurs » ce cœur de poète a réalisé son album tout seul chez lui pendant le confinement, parce qu’avoir un projet conserve et améliore. « Sur la route de la vie » a vu le jour. Et il y laisse son esprit vagabonder au fil des notes comme le faisait le prodigieux touche-à-tout du clavier qu’était Jean Constantin. Monsieur une mélodie par seconde… J.-P.T


Le livre-CD de CURMAIA qui a ouvert le 18e festival Blues & Polar à Manosque le 27 août à la chapelle de Toutes-Aures à Manosque été enregistré à la Maison du Chant à Marseille, et le livre illustré par les gravures de Dimitri Mastoros. L’ensemble, en édition limitée, est disponible en prévente sur notre site web https://terracanto.us11.list-manage.com/track/click ? u=eb7db78a3d6a85080fbcf1236&id=77f612e8f4&e=ca37ba6e9b
Un projet ambitieux, entièrement autofinancé, qui a besoin de votre soutien !


MILES DAVIS « LIVE AT VIENNE ». - Le 1er juillet 1991, Miles Davis et le Miles Davis group donnent un concert au merveilleux festival qu’est « Jazz à Vienne » à côté de Lyon. Il s’agit d’une de ses toutes dernières performances avant sa disparition trois mois plus tard, le 28 septembre 1991. Cet enregistrement en public de Miles Davis contient deux titres (“Pénétration” et “Jailbait”) écrits par Prince, avec qui il partageait une admiration et une amitié mutuelles. Ce cadeau du ciel qu’est l’enregistrement inédit d’un de ses tous derniers concerts est publié par Rhino Records dans le cadre du « Black music month ». Des versions 2-CD, 2-LP et digitales seront disponibles le 25 juin chez Warner.


 « PARLAMI » de ODEIA.

- Trois cordes (violon, violoncelle, contrebasse) et une voix merveilleuse. Celle d’Elsa Birgé ! Avec force et l’émotion,elle nous entraine vers l’intensité du fado, mais aussi vers la Sicile et la Grèce. Un blues de Méditerranée teinté de touches roms et balkaniques, comme une « mare nostrum » sans frontières. Un album d’une très grande beauté avec trois virtuoses des cordes comme sur « Ola se thimizoun ». Une formation étonnante à découvrir. Contact Fresch touch Chloé Housseau 06 03 37 46 13. Courriel : chloe@fresch-touch.com Site : www.fresch-touch.com



 JOHN MAYALL IS BACK !

Le pape du british blues boom des sixties qui aura 89 ans cette année sort un nouvel album The Sun is Shining Down. Celui que j’ai eu le bonheur de voir au théâtre Jean-le-Bleu à Manosque dans les années 90 – avec les amis de Back Door en première partie – et qui a découvert les plus grands talents du rock britannique (Eric Clapton, Peter Green, Mick Taylor…) a fêté ses 88 printemps en novembre 2021. Visiblement toujours en forme, il sort un nouvel album et continue même de jouer sur scène avec déjà plusieurs dates au printemps. Après son précédent opus Nobody told me, sorti il y a 3 ans, John Mayall revient avec la même recette qui a fait ses preuves : du blues, encore du blues, toujours du blues, et avec pléthore d’invités de marques. On retrouve en effet aux côtés de cette légende de l’histoire du rock plusieurs musiciens qui lui doivent tant : Mike Campbell, l’ex-guitariste de Tom Petty & the Heartbreakers ; Marcus King(guitare) dont les trois premiers disques ont déjà fait sensation ; Buddy Miller songwriter présenté comme une « icône américaine » ; Scarlet Rivera (violon) qui avait participé à la légendaire Bob Dylan’s Rolling Thunder Revue ; Melvin Taylor, guitariste pilier de la scène blues à Chicago ; Jake Shimabukuro, virtuose du Ukulélé ;et la section rythmique fidèle qui accompagne John Mayall depuis plusieurs années ; Greg Rzab (basse), Jay Davenport (batterie) et la guitariste Carolyn Wonderlan. L’album a été enregistré dans le studio Horses Latitudes de Robby Krieger avec le producteur Eric Corne, nommé aux Grammy Awards. The Sun is shining down est le cinquième disque de John Mayall chez Forty Below Records, une collaboration qui a débuté en 2014 avec A Special Life. Depuis bientôt 60 ans, celui qui est considéré comme le père du British Blues continue de jouer et enregistrer avec la même passion qu’à ses débuts.



LE BLUES-ROCK-ELECTRO de BOOGIE BEASTS : UN SON DE OUF ! Des rythmes obscènes, un slide hypnotisant et un harmo hurlant ; le quartet belge Boogie beasts (2 Flamands et 2 Wallons) sonne comme Howlin Wolf jadis ou Nine Bellow dans les années 80. Avec un son très personnel. Reliant les époques. Imaginez-vous : les Black Keys « boeufant » avec John Lee Hooke, Morphine se payant un trip avec Little Walter, ou encore RL Burnside accompagné par les jeunes Rolling Stones dans l’arrière-salle d’un juke joint du Mississippi. Energie contagieuse, son crade et irrésistible, Boogie beasts nous fait découvrir son single « Like a Snake »extrait de « Love me some », nouvel album de la formation chez « L’autre distribution ».


ARIEL BART CHROMATISE LE JAZZ. - De l’harmonica dans le jazz ? Oui ! On connait quelques-uns avec Olivier Ker’Orio et le génial Belge Toots Thielemans, célèbre pour les notes introductives du western « Il était une fois dans l’Ouest », voire Rachel Plas qui avec ses Golden Mélody diatoniques touche à tout ce qui vibre. Mais il faut reconnaître que les harmonicistes ne sont guère légion dans cette spécialité jazzy. À seulement 23 ans, Ariel Bart chamboule donc les codes. Soliste du « Jérusalem east & west orchestra », reconnue pour ses collaborations avec la scène New-Yorkaise (Andrew Cyrille, William Parker, Steve Swell...) ou la chanteuse Noa, Ariel se distingue avant tout par la qualité de ses compositions. Des qualités qui n’ont pas échappées au label RopeaDope, un des étendards du nouveau son US, maison de Christian Scott, Yazz Ahmed… sur lequel est paru cette année « In Between », un premier album aux envolées oniriques.Ariel Bart sera en tournée en 2022 avec un trio 100% féminin d’une grande élégance (harmonica, piano, violoncelle). Mayu Shviro, l’autre étoile montante de sa génération, au violoncelle, et spécialiste des modes orientaux sera son alter-ego sur scène.
* Contact In Vivo, 32 place aux herbes, 30700 Uzès. * Site : http://invivo.agency/


 SAME PLAYER SHOOT AGAIN HOMMAGE A ALBERT KING

En 2018, ce jeune groupe formé par la crème des musiciens parisiens se décide à enregistrer un hommage au roi des guitaristes de blues Freddie King . « Our King Freddie » remporte un vrai succès avec un Prix au Cahors blues festival 2019 et une très belle tournée dans la foulée. Cette année, c’est un hommage à un autre King du blues : Albert King ! Same Player Shoot Again a été créé par Romain Roussouliere (guitare) et Max Darmon (basse). Le groupe s’est étoffé ensuite avec Vincent Vella (chant), Florian Robin (claviers), Steve Belmonte (batterie), Jérome Cornelis (sax alto) et Loic Gayot (sax tenor).



 “LET IT SHINE”. JESSIE LEE & THE ALCHEMISTS.

Le groupe emmené par Jessie Lee et Alexis Didier était notre invité au festival Blues & Polar en 2014. Juste après le beau parcours de Jessie Lee coachée par Garou à The Voice où elle avait impressionné par sa version dingue du « Move over » de Janis Joplin. Après de nombreuses tournées et concerts, un album s’imposait enfin. C’est désormais chose faite, même si le Covid a retardé l’affaire ! Le duo explosif est entouré de Laurent Cokelaere (basse), Stéphane Minana-Ripoll (batterie) et Laurian Daire aux claviers. Et ça envoie du bois avec notamment ce somptueux « Sometimes » à découvrir sur YouTube, extrait de « Let It Shine ». Lien : https://dixiefrog.lnk.to/JLTA-Sometimes Brillantissime !



  LE CLIP DE WAITING FOR TINA

- L’écrivain Jean Azarel et le guitariste Hérold Yvard nous offrent un bel hommage poétique à Tina Aumont « égérie des seventies ». Un clip annonciateur de lectures futures à déguster à Manosque et ailleurs, comme un bon polar de derrière les fagots… Un verre de Château de Clapier en main et masques tombés !
- La collaboration musicale et poétique entre Hérold Yvard du K’Fé’Quoi à Forcalquier (04) et l’écrivain Jean Azarel existe de longue date déjà… Elle vient de donner lieu à une récente mise en ligne de leur dernier ouvrage consacré à la mystérieuse et fantasque comédienne franco-américaine Tina Aumont (fille de l’acteur Jean-Pierre Aumont) décédée en 2006, après une vie très destro, hippie et rock’n’roll, en attendant de pouvoir interpréter ces textes à nouveau auprès du public. En effet, Jean Azarel a publié l’an dernier un ouvrage « Waiting for Tina » qui se lit comme un road movie aux allures d’enquête policière afin de retrouver des traces de cette égérie des Seventies au destin similaire à celui de Romy Schneider, dont la mère s’appela Maria Montez grande actrice dominicaine des années 50. Belle à se damner, mais en proie aux démons de l’alcool et des shoots, elle n’a pas eu la carrière cinématographique à laquelle elle aurait pu prétendre, allant jusqu’à tourner des films très hot pour gagner sa vie…
J’ai eu le plaisir de photographier Tina Aumont en 1977 avec Macha Méril pour Télémagazine alors qu’elle participait au tournage du téléfilm « Emmenez-moi au Ritz » avec Maurice Ronet, jouant une veuve dans le palace parisien de la Place Vendôme. Hérold Yvard avec sa guitare magique à sons multiples a illustré musicalement ce livre insolite devenu une lecture passionnante. Et qu’on est impatient de découvrir en public. La première devrait avoir lieu à Manosque. »

Jean-Pierre Tissier

* Blues & Polar vous offre le clip de présentation de leur dernière réalisation : « Waiting For Tina - À la recherche de Tina Aumont ». Voici les liens sur lesquels vous pouvez cliquer :

Waiting For Tina - À la recherche de Tina Aumont from Hermon de Vinon on Vimeo.


* L’intro et la fin du clip sont très polar… L’utilisation d’un casque ou système hi-fi stéréophonique est recommandée pour une écoute musicale optimale".

* À écouter également : l’intégrale de leurs ouvrages : Jean Azarel-Hérold Yvard https://soundcloud.com/jahy1

 POP-ROCK. PINK FLOYD “LIVE AT KNEBWORTH 1990”

Sortie le 30 avril chez Warner. La performance historique du Silver clef awards winners à Knebworth en 1990 est disponible pour la première fois en CD, double-vinyle et sur toutes les plateformes digitales. Avec notamment : Comfortably numb, The Great gig in the sky et Wish you were here. Le concert monumental des Silver Clef Award Winners à Knebworth incluait Pink Floyd en tête d’affiche d’une programmation all-stars incluant Paul McCartney, Dire Straits, Genesis, Phil Collins, Mark Knopfler, Robert Plant (avec Jimmy Page), Cliff Richard, Eric Clapton et Tears For Fears. Près de 120 000 fans ont assisté au spectacle donné par ces géants du rock sur l’imposante scène de Knebworth, en soutien à l’organisation caritative Nordoff Robbins et dont les bénéfices ont été reversés à la BRIT School. Le concert avait été retransmis par MTV.


MES DISQUES COLLECTOR (la bibliothèque)

  ISLE OF VIEW des PRETENDERS

(enregistrement live en studio à Londres en 1995). Mon CD collector de la semaine, est un monument de délicatesse et d’émotion. Isle of view c’est avant tout la superbe voix de Crissie Hynde fondatrice des Pretenders associée pour une émission TV à Londres, au quatuor Duke en 1995. Et avec la talentueuse Louisa Fuller au violon sur Sens of purpose. On y trouve aussi Private life avec cet incroyable son de guitare acoustique semblant cirer la voix de Crissie Hynde comme pour la transformer en bijou serti d’or. Tout comme I hurt you et Isle of view qui donne son nom àl l’album. Bref, un album incroyable et merveilleux - parmi mes préférés de la nuit des temps - où toutes les chansons sont belles tout simplement et empreintes d’émotion. Car il y a un esthétisme fou dans la voix de Crissie qui nous prend aux tripes comme lorsqu’on est amoureux. Tout est parfait. Génial pour la route, seul , au volant, le soir au couchant…. J.-P.T
PS : Si vous avez l’album en vinyle, il atteint les 200€.



 GWENDAL Mon Joli scooter (1977)

- Quelle arrivée tonitruante dans le paysage musical français – mais d’abord breton - que celle de Gwendal, groupe nantais de fusion jazz-rock, aux accents celtiques au cœur des années 70. Comme du Pink Floyd qui aurait croisé le barde Glenmor, puis tapé le bœuf avec le violoniste Jean-Luc Ponty pour transformer les vieilles légendes de Cornouailles en musique. D’ailleurs, la magnifique couverture du 33 tours est signée Henki Bibal – pointure mondiale de la BD aujourd’hui - et on y voit tous les mystères de la lande bretonne avec ces vieilles en coiffe se baladant courbées, entre des dolmens et menhirs pris dans le brouillard. C’est cette atmosphère que Bruno Barre (violon), Youenn Leberre (flûtes & bombardes), Jean-Marie Bernard (guitare), Roger Schaub (basse), Ricky Caust (mandoline) et Arnaud Rogers (batterie) restituent dans leur discographie. A découvrir !

J.-P.T


 666 APHRODITES CHILDS (double 33ts - Vertigo)


- Nous sommes en juin 1972. Quel choc ai-je eu lors de la sortie de ce double album baptisé 666 relatant l’Apocalypse de Jean, composé par Vangélis Papanathassiou, avec la voix extraordinaire de Demis Roussos portant les paroles de Yannis Tsarouchis (en grec) et de Costas Ferris (en anglais), la batterie de Lucas Sideras, la guitare de Silver Koulouris ; bref les Aphrodite’s childs interprètes du célèbre It’s five a clock qui résonne toujours dans le monde entier. Mais ce sera leur 3ème et dernier disque. On ne retrouvera plus ensemble ces belles voix planantes haut perchées, mélodiques et magnifiques, célestes et provocantes par moment… Mais pour l’occasion de ce disque devenu légendaire, quelques guests de haut niveau avaient été invités à l’image du violoniste-saxophoniste de Zoo Michel Ripoche, et de l’extraordinaire actrice-chanteuse Irène Papas dont le fameux vocal Infinity simulant un orgasme sur fond de percussion ferait toujours rougir aujourd’hui.
666, c’est un mix de morceaux très différents des uns des autres allant du hard rock au psychédélique avec un zeste de référence au diable. Ce qui valut à l’album d’être censuré dans certains pays. Mais bien plus que le diable, c’est la jouissance vocale jubilatoire d’Irène Papas qui aura gêné les bien-pensants… Un disque qui n’a pas pris une ride !!!

Jean-Pierre Tissier


  CROSBY, STILLS, NASH & YOUNG : 4 A WAY STREET


- Cet album de légende n’est pas un simple 33 tours d’époque, comme les autres, mais bel et bien deux 33 tours « historiques » enregistrés en public au Fillmore East de New York le 2 juillet 1970, au Chicago auditorium le 5 juillet 1970, et au Forum de Los Angeles le 26 juin 1970.
David Crosby, Stephen Stills, Graham Nash et Neil Young, malgré des tensions entre eux, et une séparation temporaire du groupe, sont alors à l’apogée de leurs talents vocaux… et politiques.
On retrouve ainsi le merveilleux et éternel morceau magnifique qu’est « Ohio » empreint de gravité et d’émotion, car ce titre écrit par Neil Young, est inspiré de la fusillade de Kent State University où quatre étudiants ont été tués par des policiers lors de la répression d’une manifestation le 4 mai 1970.
Si vous n’avez jamais entendu ce double album, partez à sa découverte, car c’est toute l’histoire des Etats-Unis en 1970 qui s’y déroule, comme un prolongement de mai 68 en France, et trouve encore un prolongement navrant et triste aujourd’hui, avec l’assassinat de George Floyd par un policier à Minnéapolis.
Ce double 33 tours « A Way Street » est incontestablement celui que je prendrais avec moi sur une ile déserte, s’il n’en fallait qu’un !

Jean-Pierre Tissier

 LÉO FERRÉ & ZOO « LA SOLITUDE » (1971).


En janvier 1970, à l’Olympia à Paris, (c’était mon premier reportage photo pour Télé Magazine) Léo Ferré était venu voir les Moody Blues dans le cadre du festival 333 réunissant de nombreux participants du festival de Woodstock dont Richie Heavens, Rory Gallagher & Taste, Renaissance, Family, Yes… et les Moody Blues, alors N°1 des ventes avec Nights in white satin. Après bien des incidents techniques, il était 1 heure du matin quand ces derniers sont montés sur scène, devant un Léo fatigué comme tout le public, mais qui avait une idée derrière la tête… Et il l’évoque d’ailleurs dans son titre C’est Extra avec la laconique phrase « Les Moody blues qui s’en balancent… ». Incontestablement, l’éventuel projet avec les auteurs du légendaire « Nights in white satin » ne verrait jamais le jour et c’est avec le formidable groupe français Zoo - sans leur chanteur habituel Joël Daydé – que Léo Ferré se lancera dans la pop-music en 1971 pour un 33 tours qui n’a pas séduit les puristes de l’époque. Mais moi, amateur de fusion des genres, OUI ! Car il y avait, outre les textes magnifiques de Léo Ferré, des musiciens de très haut niveau dans ce Zoo là avec Michel Hervé (basse), André Hervé (orgue, guitare électrique et piano), Christian Devaux (batterie), Daniel Carlet (saxs, flûte et violon électrique), et le très éclectique violoniste Michel Ripoche qui avait la particularité incroyable d’avoir été sélectionné en équipe de France de football lorsqu’il était junior et évoluait au FC Nantes. Il avait le choix entre passer pro ou devenir musicien pro ! Et il a choisi la musique. D’où le début d’une courte amitié avant qu’il ne parte au Brésil rejoindre pour un temps Clayton Thomas fantastique chanteur de Blood, sweat & tears pour y marier futbol et musique. Et pour avoir eu le plaisir de voir Ferré à la Mutualité à Paris pour le concert de la fédération anarchiste, et Zoo en concert sous d’autres cieux plus rock, permettez-moi d’écrire : quelle belle époque !

J.-P.T

 THE BEATLES

Sorti en 2013. Les Fabulous four de Liverpool ont participé à de nombreux shows à la BBC de mars 1962 à juin 1965. Ce double CD propose pas moins de 63 titres sur les 88 qu’ils ont proposées aux auditeurs de la plus célèbre radio du monde. Celle qui a propulsé les Kinks, les Who,les Stones.. mais aussi les Monty Phyton. On retrouve, outre leur répertoire, les voix de John, Paul, George et Ringo entre les morceaux. Un vrai document !

J.-P.T


 JOHNNY RIVERS et son légendaire titre de 15 minutes John Lee Hooker enregistré en 1965 en public au Whisky a gogo à Los Angelès (USA).


- Sûr que là, je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… C’était pile-poil le mien, quand ce disque de Johnny Rivers a mis le feu et le frisson chaque soir dans les boites bretonnes pendant l’été 1969 dès que les premières notes d’égrenaient sur la platine. Un rythme de blues lent qui petit à petit grandissait avec de faux-airs du Baby please don’t go de Van Morisson et des Them, et du Satisfaction des Stones, à la façon d’un titre précurseur du Rock’collection de Laurent Voulzy… 30 ans plus tard ! Car Johnny Rivers était parfaitement inconnu en France, hormis du ceux qui avaient eu la chance de le découvrir en 1965 à l’Olympia à Paris, en première partie des Kinks. Mais c’est le Ricain véritable juxe-box des tubes rock, blues, et rythm’n’blues de l’époque qui avait supplanté Ray Davies et ses succès comme All day and all the night ou You really got me… On a dansé comme des fous là-dessus, le temps d’un été, car un titre de 15 minutes sur une radio française, ça ne passe jamais. Mais de temps à autre, un DJ inspiré ou un beau-frère lors d’une soirée festive ressort le 33 tours collector… et ça marche toujours !

J.-P.T


 NINE BELOW ZERO LIVE AT THE MARQUEE CLUB

Né en 1979 en prenant pour nom de scène celui d’un titre de Sonny Boy Williamson, Nine below zero est alors composé de Dennis Greaves (guitare), Peter Clark (basse), Mickey Stix Burkley (batterie) et de l’extraordinaire harmoniciste-chanteur Mark Feltham. Ils écument alors pubs et clubs en Angleterre en électrifiant ce blues qu’ils apprécient tant. Le disque enregistré en public au mythique Marquee club est un étendard de la musique anglo-saxonne des années 80. Mélangeant punk, rock et blues. Dans la lignée de Doctor Feelgood, avec en plus la virtuosité animale de Mark Feltham à l’harmonica ; champion du monde du genre Toutes catégories pour moi. Mon idole, quoi ! 40 ans plus tard, ils sont toujours là. En version acoustique ou électrique, c’est toujours un très grand moment. Pour avoir pu les écouter il y a une quinzaine d’années à la cave de Font-Robert à Château-Arnoux, et les interviewer ensuite aux côtés des musiciens locaux de Dirty Water qui avaient assisté à leur concert au Paradisio à Amsterdam dans les années 80, je peux vous assurer qu’il y a eu de l’émotion et de la fraternité musicale en coulisses. C’est ça le rock quand il rejoint le blues.

J.-P.T


- MICHEL PETRUCCIANI BOTH WORLDS (1997) Véritable météore du piano jazz, Michel Petrucciani est mort à New York le 6 janvier 1999, à l’âge de 36 ans. Il souffrait depuis sa naissance de la « maladie des os de verre ». Sa carrière musicale et discographique n’aura duré que 19 ans, mais dix-sept albums enregistrés en studio et sept en « live » témoignent de son énergie incroyable, du plaisir qu’il avait sur scène, et de ce toucher délicat sur ce clavier qu’on pensait toujours bien trop grand pour lui, mais qu’il parcourait en s’y allongeant presque parfois, comme pour faire corps avec les notes.. Cet album Both worlds sorti en septembre 1997, et dont je ne me lasse jamais est un événement dans sa carrière car pour la première fois, c’est un groupe dans toute son entité qui est sur scène. Même s’il en est le leader, il ne joue pas les leaders, et se mêle dans l’ensemble comme Blood, sweat and tears dans les années 70. Il est donc entouré de Steve Gadd (batterie), Anthony Jackson (guitare), Bob Brookmeyer (trombone), Flavio Boltro trompette) et Stefano Di Battista (saxophone). Et c’est cette joyeuse troupe que l’on a pu voir au festival Jazz à Manosque d’Ollivier Gérard à cette époque, et quelques années auparavant à Château-Arnoux au Festi-Jazz de Robert Pasquier. Both worlds nous entraine dans un tas d’émotions très différentes comme un voyage musical dans le monde entier avec notamment Petite Louise et le savoureux Guadaloupe.

 Le képi de Manosque


Mais Michel Petrucciani, c’est aussi pour moi un souvenir extraordinaire vécu lors de sa venue à Manosque, alors que nous dînions avec ses musiciens tardivement après le concert sur la Place des marchands. La Police est passée pour faire une observation, à la dizaine de personnes présentes – dont votre serviteur JPT - car quelques riverains avaient émis auprès du commissariat une certaine gêne due au bruit des conversations qui en toute honnêteté ne devaient nullement dépasser la norme. C’était encore l‘époque où les policiers avaient un rigide képi. Et Michel Petrucciani du haut de ses 91 centimètres a expliqué, droit dans les yeux, au policier venu demander de baisser d’un ton « qu’il faisait la collection des chapeaux et qu’il lui manquait un vrai képi de la Police Nationale ». Stupeur et silence du groupe qui s’est demandé s’il y avait là de l’ironie provocante ou de la sincérité derrière tout ça… Le policier manosquin ne connaissant pas Michel Petrucciani, je suis allé lui expliquer qui était ce grand pianiste…. Et un quart d’heure plus tard, à ma grande surprise, le policier est revenu sur la Place des marchands pour offrir à Michel Petrucciani le képi de ses débuts dans la Police Nationale. Un instant très fort ! La photo a été immortalisée aussitôt et est parue dans Le Provençal le lendemain. Un immense souvenir !

J.-P.T


  ROY BUCHANAN LIVE STOCK


Enregistré en public au Town hall de New York, le 27 novembre 1974. - Bluesman blanc et guitariste virtuose mort bien trop jeune à l’âge de 49 ans en 1988, Roy Buchanan a été un référence du blues teinté de rock dans les années 70. Son jeu de guitare tonitruant et délicat à la fois, fait penser aux accents toniques ou lyriques que pouvaient avoir Alvin Lee de Ten years after, Rory Gallagher de Taste ou Johnny Winter. Ce disque enregistré en public résume parfaitement bien l’émotion qu’il dégageait. Un CD collector empreint d’âme, de spleen et de rêve. Bien dans l’air du temps actuel où la musique fait parmi de nos remèdes au confinement.

J.-P.T


LE CONCERT DE DR FEELGOOD AVEC LEE BRILLAUX ET WILKO JONSON au Southend Kursaal à Canvey island en novembre 1975.
C’est sur cette île de 18,5 km2 au nord de la Tamise qu’est né le nouveau rock anglais. C’est là que Dr Feelgood, mais aussi Gary Brooker et Procol Harum, ont amené ce nouveau son (le Pub rock) qui a remué bien des foules. Ce DVD auquel je suis très attaché retrace un concert de 1975 de Dr Feelgood, avec les historiques fondateurs du groupe que sont Wilko Johnson et le regretté Lee Brilleaux qu’on avait pu voir au festival Jazz à Manosque en 1993, sur le parking de la Villette, un an avant sa mort, avec – excusez du peu - Paul personne et les Blues Brothers le même soir ! Une programmation de l’ami Olivier Gérard à l’époque. Les temps ont bien changé depuis…
Au sein de Dr Feelgood, Robert Kane a remplacé Lee Brilleaux au chant et à l’harmonica à la mort de ce dernier, et Steve Walwin en a fait de même peu après pour Wilko Johnson. Depuis plus de 25 ans, avec Phil Mitchel (basse) et Kevin Morris (batterie), le groupe compte donc la même force et pour les avoir vus et interviewés pour Le Provençal à Avignon, Marseille, Gap, Arles… il y a toujours la même énergie sur scène. Un groupe sympa, attachant dont le guitariste Steve Walwing effectue chaque année un tour de l’Angleterre à vélo afin de récolter des fonds pour les enfants handicapés. Il avait d’ailleurs été très étonné que je connaisse cet aspect privé de son personnage, lors d’un après-concert autour d’une bière à Gap. Et cela m’avait valu un très beau moment de journalisme loin des questions habituelles sur le riffs de guitare dont il a le secret sur Down by the jetty. Un DVD empreint de souvenirs et d’humanité.
J.-P.T


 LA MUSIQUE DU FILM DE LOUIS MALLE ASCENSEUR POUR L’ÉCHAFAUD PAR MILES DAVIS. Enregistrement édité par Fontana.


« Ce CD a été enregistré en décembre 1957 à Paris dans l’amphithéâtre de la Sorbonne, comme me l’a raconté au dans les années 70, le comédien Maurice Ronet, partenaire de Jeanne Moreau dans le film, lors d’une séance photo à son domicile parisien pour Télé magazine. Le film était projeté sur grand écran dans l’amphithéâtre et Milles Davis accompagné par Barney Wilen (sax), René Urtreger (piano), Pierre Michelot (basse) et Kenny Clarke (batterie) jouait en improvisant sur les scènes qui défilaient devant lui, en noir et blanc.
C’était la nuit, et l’ambiance était très détendue. Jeanne Moreau était là. A un moment, Miles Davis - lors de la séquence « Diner au motel « - a perdu un petit morceau de peau de sa lèvre supérieure. Et ce bout de peau s’est coincé dans l’embouchure de sa trompette. Néanmoins, il a continué à jouer avec ce vibrato inattendu… Il a même demandé à Louis Malle s’il voulait qu’on recommence pour que ce soit plus propre, mais ce coup du sort s’est transformé en coup de génie. On est resté sur cette prise. » Un disque toujours aussi magique à écouter.

Il existe aussi – toujours chez Fontana – un vynile 33 tours consacré au Jazz sur l’écran sur lequel on trouve face A Ascenceur pour l’échafaud avec dix morceaux choisis parmi les 26 séquences musicales du film. Et sur la face B, des extraits de bandes originales de deux films d’Edouard Molinaro : Des femmes disparaissent enregistré par Art Blakey et les Jazz Messengers et Un témoin dans la ville avec une BO composée par Barney Wilen.
L’ambiance y est autant blues que jazz, et j’ai eu le grand plaisir de pouvoir me faire dédicacer ce disque par Art Blakey lui-même sur un coin de table de La Bonne Etape, le beau restaurant étoilé de la famillle Gleize à Château-Arnoux, lors d’un déjeuner fantastique en tout petit comité aux côtés de mon « modèle », le regretté André Francis, mythique journaliste créateur de « Pour ceux qui aiment le jazz » sur Paris Inter. C’était quelques heures avant le concert d’Art Blakey à FestiJazz, le très grand festival imaginé dans les années 80 à la Ferme de Font-Robert par Robert Pasquier et sa bande.

Jean-Pierre Tissier


 « BLUE & LONESOME » OU L’ADN DES STONES DE WILLIE DIXON À HOWLIN WOLF


- Ce n’est certes pas le plus connu de leurs albums, mais c’est peut-être celui dont ils rêvaient juste pour eux seuls, comme une brioche qu’on s’enfile au petit matin entre potes parce qu’on en a envie tout simplement, et les férus de blues, dont nous faisons partie. « Le blues est notre ADN affirment depuis longtemps Keith Richard et Mick Jagger, et avant eux, le regretté Brian Jones qui tape le bœuf depuis longtemps assis sur un nuage avec Robert Jonson, BB King, John Lee Hooker, Willie Dixon, Muddy Waters, et tant d’autres. Tous ceux qui sont - avec les voix de Bessie Smith, Sarah Vaughan, ou Billie Holiday – aux racines du blues et de la condition des noirs aux USA. Et il suffit de revoir le très beau film qu’est Greenbook pour comprendre tout ce que cette musique à de chair de poule et de frisson dans son sang. Au travers de ce CD réalisé en trois jours à la mi-décembre 2015, les Stones - car Ron Wood et Charlie Watts étaient là-aussi - n’auront pas occupé la tête des charts, mais se sont souvenus qu’en 1962 à leurs débuts, ils jouaient du Chicago blues. Et que cette musique- là n’a pas besoin des grands stades ras de public jusqu’à la gueule pour exister. Une cave, des grattes, quelques bonnes bières, une voix plutôt dirty , quelques harmonicas (Eh oui, ça change parfois de tonalité pour les diatoniques !) et des potes ; c’est ça le blues ! Entre espoir et mélancolie, entre amour et tristesse. La vie quoi !

J.-P.T


  BLUES & POLAR RIME AVEC GALLIMARD CHEZ BUE NOTE

Avec le temps libre dont on dispose actuellement, contraint et forcé, via notre confinement, il suffit parfois de soulever quelques piles de livres ou de vieux CD pour dénicher une perle. Ainsi cette édition spéciale du label Blue Note alliant Blues & Polar (avec l’esperluette) qui a inspiré notre logo il y a 18 ans. Cette initiative géniale est née de l’esprit jazzy du journaliste-écrivain-épicurien ancien de Nice-Matin et amateur de bon vin, Patrick Raynal, directeur de la Série noire chez Gallimard de 1991 à 2004. Pour ce CD compilation célébrant les 60 ans du label Blues Note fondé en 1939 par Alfred Lion - émigré allemand fuyant l’Allemagne nazie et passionné de jazz – on retrouve Miles Davis et Cannonball Adderley dans « Les feuilles mortes » enregistré en mars 1958, T-Bone Walker et son « Stormy Monday » (version originale de 1947), Memphis Slim, Muddy Waters, John Lee Hooker, Herbie Hancock, Dexter Gordon, Art Blakey, John Coltrane dans « Blue train » enregistré en 1957, et aussi Jimmy Rogers pour un « That’s allright » qui nous met tous d’accord. 72 mn et 34 s de bonheur absolu entre joie et mélancolie ; mais surtout espoir !

J.-P.T


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