ON A VU... AU CINEMA ET SUR SCENE - Provence Magazine
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LA PRESSE

Frédéric Potier, préfet, ancien conseiller au cabinet du Premier ministre et à la Présidence de l’Assemblée nationale publie "La menace 732". Son premier thriller politique glaçant sort le 19 mai aux éditions L’aube noire.


Articles de cette Rubrique


- NOS PHRASES PRÉFÉRÉES

- LES 3 QUESTIONS A...

- ON A VU... AU CINEMA ET SUR SCENE

LES 3 QUESTIONS A...
FREDERIC POTIER

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 MAI 2022

FRÉDÉRIC POTIER (41 ans) est Préfet, essayiste et ancien conseiller à Matignon. il a été délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT.
« La Menace 732 » est son premier roman. Un thriller politique en droit-fil de l’élection présidentielle qui vient de réélire Emmanuel Macron via une fiction qui conjugue le futur au présent avec un coup d’Etat à la clé. Etonnant !
JPEG Sortie aujourd’hui jeudi 19 mai. Un récit qui fait froid dans le dos !
Voir notre compte-rendu de lecture sur le site www.blues-et-polar.com Onglet : ON A LU. 3 étoiles à l’arrivée.

JPEG 1. BLUES & POLAR. Vous y allez fort pour un premier roman ! Votre fiction « La menace 732 » qui parait aujourd’hui 19 mai aux éditions de l’Aube à La Tour d’Aigues, conjugue et invite le présent. Quelle idée aviez-vous derrière la tête, vous qui côtoyez le monde politique au plus haut niveau du pouvoir en France ?
FRÉDÉRIC POTIER. « L’idée principale, c’était de faire connaitre le danger des groupuscules violents d’Extrême-Droite et d’Extrême-Gauche en France et le danger qu’ils représentent pour la démocratie française. Un essai de plus n’aurait pas touché le grand public, alors que le choix du polar me paraissait plus adapté et adéquat, avec les élections présidentielles en ligne de mire. Car ces groupuscules qui prônent la violence et la révolution armée, c’est un sujet qui reste cantonné à un petit cercle d’experts, alors qu’ils sont très dangereux ! Ils sont très présents – surtout entre eux – sur les réseaux sociaux, et sans que l’on connaisse leurs noms. La DGSI a arrêté plusieurs de ces personnes mais c’est toujours très discret. Mais ils s’apprêtaient à commettre des attentats. Je trouve que l’on est dans une ambiance très noire, et en fait, j’ai inventé très peu de choses dans ce livre. Même s’il y a une part d’imaginaire. Néanmoins, c’était volontaire de coller au moment et d’expliquer les coulisses du pouvoir car les hommes et les femmes politiques ne sont pas des supers héros ! Dans la vraie vie – pas dans le roman - l’élection a eu lieu mais pas les les Législatives. Et les tensions ont toujours lieu. Dans mon livre, je prédis un coup d’Etat le 15 août et je l’attends de pied ferme car l’actualité internationale et nationale nous gâte, avec en plus des ingérences extérieures sur les réseaux sociaux. La réalité dépasse parfois la fiction. Moi je suis un fan des séries télé et souvent elles ont un temps d’avance. Dans 24 heures chrono, il u a un président de la République qui est noir, et c’était bien avant Obama. La République, Jean-Pierre, n’est pas si solide que ça. La Tribune des militaires parue dans Valeurs actuelles on n’avait jamais connu ça, et on doit la regarder en face. J’ai eu beaucoup de plaisir à écrire ce livre et à en parler. »
2. BLUES & POLAR. Etes-vous un lecteur de polars ?
FRÉDÉRIC POTIER. “Oui ! Je suis un boulimique de polars. J’adore Fred Vargas, Giacometti Ravenne… et je viens de lire « Les Loups » de Benoit Vitkine qui est le correspondant du Monde à Moscou. C’est très visionnaire. C’est une femme Olena Hapko qui vient d’être élue à la tête de l’Ukraine. Mais c’est une oligarque au passé violent et dont la Russie souhaite se débarrasser en attisant des révoltes populaires. Avec pour seules armes sa férocité et sa connaissance de la politique ukrainienne, Olga Hapko entend survivre à cette tentative de déstabilisation… Je suis persuadé de ce récit formidable.
3. BLUES & POLAR. Le Blues pour vous ? Musique ou état d’âme ?
FRÉDÉRIC POTIER. « Désolé, je suis beaucoup plus jazz. J’aime beaucoup le trompettiste Ibrahim Maalouf. Et ce que j’adore c’est chanter Johnny en voiture à tue-tête avec mes enfants. »

Propos recueillis par Jean-Pierre Tissier

 AVRIL 2022

 FABRICE PAPILLON

JPEG 1. BLUES & POLAR. Votre dernier roman sorti en juin 2021 est une fiction qui se passe… en mai 2022 – c’est à dire dans 15 jours – à bord de la Station spatiale internationale avec un cosmonaute américain retrouvé assassiné et massacré, mystérieusement. Aujourd’hui, avec la guerre en Ukraine et la présence de cosmonautes russes et américains à bord, et du premier arrimage de la navette d’Elon Musk à la station spatiale prévue avec 4 personnes non-cosmonautes à son bord dans quelques jours, qu’est-ce que cette situation vous inspire ? Auriez-vous peur d’avoir été visionnaire sans le vouloir ?
FABRICE PAPILLON. « Oui un petit peu, et je croise les doigts pour que la fiction reste une fiction. Mais quand on est journaliste scientifique de métier et que l’on lit, croise, et écoute bien plus d’informations que le commun des mortels sur ce sujet devenu crucial - et même privé, avec la fusée d’Elon Musk - on arrive à sentir les choses. Bien avant cette Guerre en Ukraine, on savait que la Station spatiale internationale allait devenir un enjeu d’importance pour certaines nations et la surveillance du ciel et de l’espace. Mais je ne le pressentais pas à ce point. Comme tous les observateurs, j’entends gronder la menace Poutine mais sa radicalisation ne m’a pas trop surpris. Et la Station spatiale n’est pas le seul sujet épineux. Dans les mois à venir, les grandes recherches de pétrole menées notamment par la Russie en Arctique seront-elles-aussi un sujet de conflit également ? Je ne suis donc pas surpris, mais je n’aurai pas imaginé à ce point. J’ai d’ailleurs entendu parler d’une série TV française qui sort bientôt, inspirée d’un polar qui débute dans la station spatiale internationale. Ça prouve bien que ce sont des thématiques qui portent… Moi j’ai pour habitude d’écrire avec une action qui se situe dans un avenir proche, toujours ! Cela donne plus de crédibilité à l’anticipation. Jules Verne a eu des intuitions incroyables sans ses romans. J’espère quand même que cela restera de la fiction… »

2. BLUES & POLAR. Polar et Espace, c’est un bon cocktail pour écrire ? Les braquages de banque, les enquêtes de terrain sur des meurtres en série avec des mecs qui se flinguent dans des bars enfumés, ce n’est pas votre tasse de thé ?
FABRICE PAPILLON. « Exactement ! Les trois polars que j’ai écrits sont tous des polars historiques et scientifiques qui sont mes deux formations d’études. Et tout cela est né de mon travail de journaliste scientifique. « Alienés » je l’ai fini en juin de l’année dernière et je me suis reposé plusieurs mois. Là, je suis prêt à réattaquer et je ne vais pas tarder. Ce sera un polar avec beaucoup de science et de neuro-sciences. Mon angle de travail et d’attaque, c’est « Le Cercle des 9 cerveaux » avec des phénomènes extrascientifiques voire ésotériques. Il devrait être prêt pour fin 2023-début 2024.

3. BLUES & POLAR. Etes-vous un lecteur et un amateur de musique ?
FABRICE PAPILLON. Le polar classique, j’aime bien le lire. J’aime beaucoup Jean-Christophe Grangé, Bernard Minier, Frank Thilliez, Karine Giebel… mais les technosciences, c’est vraiment plus mon truc. Ça permet d’agrandir l’imaginaire… mais j’ai un cursus très classique à l’origine. Et pour ce métier de journaliste scientifique j’ai lu de nombreux documents et principalement écrit des essais avec Axel Kahn notamment. Côté musique, j’adore le jazz et d’ailleurs je vais aux concerts au Duc des Lombards à Paris. J’aime beaucoup Miles Davis et ma sonnerie de téléphone c’est la musique de « Ascenseur pour l’échafaud ». JPEG Et puis l’oncle de ma femme est le pianiste jazzman Manuel Rocheman qui a d’ailleurs joué pour notre mariage… »

* LA QUESTION +
Le Blues pour vous ; c’est une musique ou un état d’âme ?
FABRICE PAPILLON. « Je n’ai eu beaucoup d’occasions d’écouter du blues dans ma vie. C’est une musique que je connais moins que le jazz. »

Propos recueillis par Jean-Pierre Tissier

 MARS 2022

  RENÉ FRÉGNI

Son vingtième roman "Minuit dans la ville des songes" vient de sortir chez Gallimard. Collection banche JPEG. Ce roman est le récit d’une vie d’errance et de lectures, aussi dur que sensuel, aussi sombre que solaire. Le chaos d’une vie, éclairée à chaque carrefour périlleux par la découverte d’un écrivain. René Frégni, conteur-né, ne se départit jamais de son émerveillement devant la beauté du monde et des femmes. Fugueur, rebelle, passionné de paysages grandioses, qui restent pour lui indissociables des chocs littéraires. Un homme qui marche un livre et un cahier à la main.
L’écrivain manosquin dédicacera à la librairie de l’Horloge le vendredi 11 mars à Carpentras et à la librairie La Carline le jeudi 17 mars à Forcalquier. René Frégni parrain historique du festival Blues & Polar ne pouvait manquer en cette période cataclysmique de répondre aux 3 Questions de l’Interview de mars. Un mois où les giboulées ne sont pas les seules au rendez-vous...


1.BLUES & POLAR. Le réchauffement climatique qui ne cesse de provoquer des catastrophes et des déplacements de populations, puis la pandémie du Covid 19 et ses millions de mots, la prise de pouvoir des Talibans en Afghanistan, et voilà maintenant la guerre avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie de Poutine. Pour un écrivain comme toi, est-ce que ces événements sont une source d’inspiration ou est-ce plutôt la colère d’un citoyen du monde avant tout ? JPEG

RENÉ FRÉGNI. "Tu sais Jean-Pierre, l’humanité malheureusement ne sait pas rester en paix plus de dix ans, et a de plus en plus besoin d’obscurité. Sinon, les télévisions et autres médias d’information en continu qui tournent 24 heures sur 24 nous serviraient autre chose. Un monde avec plus de douceur et de tendresse. Mais non ! C’est le Covid ou la Guerre en permanence et je deviens de plus en plus révolté. JPEG Je relisais ce matin « Refus d’obéissance » de Jean Giono paru en 1934, et qu’il a écrit pour la Revue Europe, après la boucherie de 14-18 qui l’a traumatisé durant toute sa vie. Il disait « La Guerre c’est des gens qui se massacrent et ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent et ne se massacrent pas !  » Je suis moi-aussi dans cette pensée pacifique. S’il y a un conflit mondial et nucléaire avec la Russie, c’est la fin de l’humanité ! Et je mets sur le même plan la Russie que les Etats-Unis, car au moment de la guerre en Irak refusée par Jacques Chirac d’ailleurs, l’Irak ne nous avait pas agressé. Il y a eu 500 000 morts là-bas... Mais si je condamne absolument Poutine, je trouve quand même que Georges Bush a commis le même crime en 2003 en Irak. Là, j’ai envie de pousser un cri de rage entre toutes ces puissances militarisées jusqu’à la gueule « Désarmez-vous toutes !!!! »

2. BLUES & POLAR. “Minuit dans la ville des songes » c’est le joli titre de ton dernier roman qui vient de sortir chez Gallimard. Justement, à quoi rêve-t-on à Minuit dans la Ville des songes, et comment est né ce roman ?

RENÉ FRÉGNI « Quand j’allume ma petite lampe pour écrire, je pars ailleurs et je m’évade. Et c’est fondamental pour moi. On n’arrive plus à faire face à la pollution de la Terre, on en crève, et voilà qu’on se fait la guerre maintenant…
Quand j’écris, je suis protégé par les mots. L’écriture me permet d’écarter la mort.
J’avais commencé à écrire un roman noir mais je bloquais un peu dessus. C’est en parlant avec Marilou ma fille que j’ai trouvé une autre voie. Elle m’a dit « Papa parle de ta bascule dans les livres, car jusqu’à 19 ans tu étais un illettré insouciant qui n’allait pas à l’école parce qu’il ne voyait pas clair et ne voulait pas être surnommé « Quat’zyeux ». Tu étais renvoyé des collèges et des lycées… » Et c’est là que j’ai eu la trame d’un autre livre. Je suis revenu sur cet enfant rebelle que j’étais, et j’ai retrouvé un ancien minot Ange-Marie Santucci qui après deux ans de prison s’était métamorphosé avec la lecture. C’était un autre homme devenu intellectuel grâce aux livres. Donc ce rêve m’a permis de raconter l’histoire de mes deux vies. Avant et après la lecture. Depuis, j’ai toujours un livre sur moi, en permanence. »

3. BLUES & POLAR. René est-ce que tu as le blues en ce moment ?

RENÉ FRÉGNI. “Non je n’ai pas le blues. Je suis pessimiste comme Giono, mais enthousiaste de la sensualité de la vie. Je trouve cette planète exceptionnelle mais toutes les nouvelles sont noires. Une planète qui n’est pas capable de se désarmer court au désastre. Je me sens heureux dans la nature et j’y oublie ce que nous sommes. Ce que nous avons en Haute-Provence est miraculeux.
Les Gorges du Verdon, la Montagne de Lure, les collines près du Vaucluse, la Vallée de l’Ubaye… Je n’arrive pas à croire que l’homme soit assez bête pour détruire ce paradis, qu’il transforme chaque jour en enfer alors qu’on a juste besoin de douceur et de beauté.
Albert Camus disait : « La Paix est le seul combat qui vaille d’être mené. »

Propos recueillis par Jean-Pierre Tissier

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 FÉVRIER 2022

 JUAN CARMONA

JPEG - Je l’ai connu à Salon-de-Provence peu avant l’avènement officiels des radios libres, en 1981. C’était dans une barre HLM du quartier des Canourgues, où le génial Jean-Pierre Polin créateur de Radio Centuries avait invité deux guitaristes – jeunes mais déjà hyper talentueux – l’Aubagnais Juan Carmona et le Marseillais Jean-Félix Lalanne. Je les avais interviewés pour Le Provençal à l’époque, et Juan que je ne connaissais que depuis une heure était venu avec moi à la fin de l’émission, pour jouer un morceau de flamenco à 100 mètres de là, à la paroisse de Salon-de-Provence où un prêtre-ouvrier formidable partait rejoindre le fameux Père Jaouen en Bretagne pour travailler avec lui auprès des drogués, sur un bateau, en pleine mer. Une aubade inattendue qui avait beaucoup touché la nombreuse assistance. Et Juan Carmona et Jean-Félix Lalanne sont revenus le 31 mai 1984 à Salon-de-Provence – à ma demande – pour la journée solidarité de la Croix-Rouge française dont le but était de récolter des fonds pour financer l’opération à Londres par le professeur Yacoub de la petite Aurore (âgée de 8 ans) qui avait besoi



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