Site de type portail coopératif

Accueil > Restauration > Coups de coeur Restauration > La Bastide de Moustiers

Moustiers-Sainte-Marie

La Bastide de Moustiers

la bastide de coeur créée par Alain Ducasse

Publié le : lundi 20 octobre 2008


Au coeur du Parc Naturel Régional du Verdon et au pied du village, la bastide de coeur créée par Alain Ducasse vous dit "bienvenue en Provence". Elle est chaleureuse et champêtre, passe les caps saisonniers - treize ans depuis l’ouverture - et puise dans le vivier de talents, sans cesse alimenté, du chef multi-étoilé. Vous voilà "au pays". Il vous faudra oublier les bonnes manières et le grand service des modestes auberges que Ducasse fait briller à Paris, Monaco, Londres ou New-York. Ici, c’est bon air, nature et cuisine du produit. A ce sujet, que deviennent les chefs de ce refuge provençal ? Ils passent mais n’y sont pas anonymes, écrivent leurs pages dans l’esprit du lieu puis repartent pour d’autres aventures, le plus souvent dans une adresse de la galaxie ducassienne. Eric Santalucia, lui, a préféré aller enseigner et cuisiner dans sa ville de Toulouse au côté de Gérard Garrigues, remplacé cette année par Wilfried Hocquet, ancien du Louis XV et Bar & Boeuf à Monaco et passé chez Daniel Boulud à New-York. Le moule n’est pas cassé. La saison dernière était comme à l’accoutumée : cuisine du produit, goût, simplicité, cuissons, textures, terroir Provence-Méditerranée. La soupe glacée de tomates, concombres, poivrons, basilic et son sorbet, les pâtes toscanes artisanales à la tomate et aux langoustines, la fricassée de lapin aux herbes, fenouil et courgettes farcies, le pigeon, figue et foie gras poêlé, le sablé fondant à la rhubarbe du jardin illustraient esprit marché et savoir-faire. On trouve en cave du sérieux sudiste (Châteaux Margui, Rasque, des Sarrins, Thuerry, La Calisse...) qui pointe jusqu’en Cahors (les vins de Matthieu Cosse) et dans la douce maison dirigée par Sarah Chailan, on aime la prévenance du service. Le voyageur, tout de même un brin fortuné, s’attable et a désormais le choix entre deux menus (à 48 EUR, c’est de la belle table d’hôtes). La suite est connue des amateurs : bastide ensoleillée à l’entrée châtelaine, chambres et suites au grand douillet provençal, terrasse ombragée aux cigales virtuelles et vue sur la colline, pigeonnier-boutique, salle à manger et salons - des faïenciers, des amoureux - parc (4 ha), jardins où l’on vient cueillir les légumes du jour. Un livre d’images, une atmosphère, l’art du simple, du sérieux... vraiment une belle table en Provence.