Blues et Polar - Provence Magazine
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2017, la 15e édition
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Le 15e festival Blues & Polar se déroulera du jeudi 24 au samedi 26 août 2017 à Manosque sur le thème de "La cuisine des mots". La chapelle de Toutes-Aures et le parc de La Rochette accueilleront les soirées du festival.


Articles de cette Rubrique


- Lecture pour TOUS

- Editions 2015 à 2013

- Edition 2012

- Edition 2011

Lecture pour TOUS

 ON A LU...

 "Haute voltige" d’Ingrid Astier (Série noire chez Gallimard)

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- Elle a le regard des gens curieux de tout, et les mots qui vont avec.
Quel que soit le domaine, Ingrid Astier cherche, fouine, interroge, creuse, dépèce, et même plus parfois, quand elle fait bizarrement s’interroger un de ses personnages - avec carrément un instinct de mec ultra-perfectionniste - sur le fait qu’il porte des chaussures Berlutti à boucles, plutôt que des chaussures à lacets...
Moment superficiel empesé de pognon diront certaines voix, tandis que les amoureux de l’élégance y verront là, tout le respect et l’admiration qu’Ingrid Astier peut avoir pour les artisans du cuir ou du bois qui perpétuent leur savoir-faire, tels les Compagnons du Devoir bâtisseurs de cathédrales. Et elle en rajoute même une couche savoureuse avec l’effroi causé à la vue d’un Château-Léoville Las-cases 1983 (le fameux vin de Louis De Funès et Coluche dans "L’Aile ou la cuisse" de Claude Zidi) volé par des manouches... et mis au frigo sans scrupule !!
Une anecdote pas si anodine que ça qui rappelle la scène culte des Tontons flingueurs avec Lino Ventura, Bernard Blier, Jean Lefèvre et Francis Blanche sirotant jusqu’à l’ivresse de la vodka frelatée dans la cuisine...
Mais dans "Haute voltige" , Ingrid Astier prend de la hauteur très rapidement, en se référant au grimpeur mythique à mains nues que fut le regretté Patrick Edlinger, sorte de Tarzan blond des parois que j’ai eu le bonheur fou de voir évoluer - et d’interviewer - avec Nicolas Hulot, accrochés à une falaise de La Palud-sur-Verdon pour un tournage d’"Ushaïa". Celui qui a insufflé à Ranko, le gecko aux mains d’or et aux muscles de titane (le héros du roman), sa vocation d’Arsène Lupin des toits de Paris, mais version Cirque du soleil.
On part alors pour 600 pages d’actions ciselées et percutantes, au cœur d’une écriture richement musicale autant ponctuée par la viole de gambe que par le boum boum lancinant d’un son électro né à Berlin, au petit matin.
Car Ingrid Astier joue des mots comme d’une partition méthodiquement charpentée jour après jour. Les voyous de haut-vol et le sport y côtoient la haute gastronomie et le mystère. Ce qui donne, comme chaque fois chez elle, un polar bien à part dont il est difficile de s’extirper, mais qui justement prend toute sa saveur en étant dégusté lentement, pour mieux en apprécier la justesse des mots et du rythme.
Ainsi cet incroyable moment qu’est le "Chessboxing" compétition incroyable pour milliardaires blasés mettant aux prises deux hommes dans un face-à-face aux échecs... puis sur un ring de boxe !
Avant de sourire à la lecture d’une anecdote savoureuse et gourmande racontée en équilibre sur un toit au-dessus du fameux restaurant qu’est "Le Pied de cochon" ouvert jour et nuit au coeur des Anciennes Hales de Paris.
En choisissant "la Cuisine de mots" comme thème de notre 15e - et dernier - festival Blues & Polar, nous ne pouvions mieux tomber avec cette Haute voltige de mots, que nous propose Ingrid Astier. Notamment sur la justesse de leur emploi "qui peut ajouter aux malheurs du monde", comme le disait justement Albert Camus.
Et de rappeler ainsi (page 578) la définition exacte et surtout le sens du mot sniper, employé à tort et à travers par bon nombre de gens... et même des journalistes sportifs.
"Sniper alley à Sarajevo, c’était l’allée du seul point d’eau de la ville en état de siège... l’allée des soixante enfants tués par des snipers ! "
Vraiment pas de quoi associer ce mot si lourd de sens au meilleur buteur d’un championnat de football. Si habile fut-il...

Jean-Pierre Tissier

* Ingrid Astier (Coup de cœur Blues & Polar / Sylvie-Turillon 2012) sera présente le samedi 26 août au festival Blues & Polar.

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"Brutale" de Jacques-Olivier Bosco (Edition La Bête noire chez Robert Laffont)

- Brutale, comme l’écriture de Bosco qui n’a jamais fait dans la dentelle.
Brutaux et barbares, comme les mots jetés à la figure des pages blanches que Jacques-Olivier Bosco fait vivre ici avec violence dans ce gros pavé de 400 pages, et incarne au travers de ses lignes trempés dans le vitriol, le sang et la coke.
Un univers implacable, hyper violent et sans pitié, fait de trafics les plus divers - même humains - baignant dans le vocabulaire des cités, où le romantisme est rarement au rendez-vous. Même si Bosco - comme Ingrid Astier dans Haute voltige - use de nombreuses références musicales allant de Pink Floyd à Amy Winehouse en passant par Five young cannibals (j’adore !), mais avec une préférence non dissimulée et sans équivoque pour le rap d’Eminem, comme pour mieux nous emmener dans son monde personnel, où ce style ricain est omniprésent.

A l’image de Karine Giebel ou Olivier Norek, Jacques-Olivier Bosco tend lui-aussi à se diriger aujourd’hui vers une écriture à fleur de peau en parfaite adéquation avec l’univers télégénique brutal des séries télé qui fleurissent à la pelle désormais.
Un polar qui fait penser à du Tarentino couché sur le papier.

Jean-Pierre Tissier

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  *** "Les vivants au prix des morts" de René Frégni (Gallimard, Blanche)

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- Si Blues & Polar a choisi "les mots" pour thème de son 15e et ultime festival - dont René Frégni est le parrain originel avec Franz-Olivier Giesbert - ce n’est assurément pas un hasard. En effet, l’écrivain manosquin à force de les aimer, ces mots, les magnifier, les mêler, les violenter, les chercher... a fini par découvrir un vocabulaire de conteur bien à lui, qui lui va comme un gant. Comme une douce violence qui lui permet de marier la délicate poésie rurale du Haut-Verdon avec les "espressions marseillaises" du Panier et de Noailles, tout en pimentant son verbe de quelques secrets de braquage ou d’évasion reçus du bout des lèvres et des livres dans ses ateliers d’écriture de la prison des Baumettes, de la part de bandits à la Mandrin aussi violents qu’ils puissent être attachants. Chiens fous qu’ils sont, bêtes fauves tombées gamins dans un système implacable et sans pitié, capables de tout pour apercevoir leur gosse quelques instants, ou assister à un match de l’OM dans les travées du Vélodrome ou du Parc des princes...
"Les vivants au prix des morts" se lit comme un voyage au cour des collines de Haute-Provence, dans un univers à la Giono, quand on sait ouvrir les yeux et écouter le silence. C’est un roman où galinette peut rimer avec galipette, histoire de vous endormir quelque peu, à la façon d’une ou deux anisettes... Avant qu’un calibre ne vous arrive sur la tempe et vous pète en pleine gueule, terrifiant et sans merci, ou qu’une grosse cylindrée se fasse la malle furtivement comme un Rafale, transformant ces rêveries du promeneur solitaire tout près d’un ruisseau, en un final haletant et plein de frissons.
On se prend alors à tourner les pages frénétiquement, sans arrêt, car cette histoire pourrait tous nous arriver, pour y revenir très rapidement afin de mieux s’en délecter malgré le danger. Comme une daube de poulpe que l’on sauce à l’envi, sans chichis, avec du pain pas toujours bénit.

Jean-Pierre Tissier

* "Les vivants au prix des morts" (Sortie le 7 mai). * René Frégni sera présent au 15e festival Blues & Polar les 24,25 et 26 août à Manosque.

  *** "Rien ne se perd" de Cloé Mehdi (Jigal polar)

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- La maison d’édition Jigal Polar à Marseille est une fournisseuse pugnace de perles de littérature noire. Ainsi, Maurice Gouiran et Pascal Thiriet édités par l’ami Jimmy Gallier ont déjà reçu le Coup de cœur Blues & Polar/ Comtes de Provence décerné chaque année en hommage à la journaliste Sylvie-Turillon vice -présidente du Club de la Presse Marseille Provence Alpes du sud décédée trois jours avant de remettre le Coup de cœur du festival 2011.
Le roman "Rien ne se perd" de Cloé Mehdi (jeune marseillaise de 22 ans) a déjà reçu le Prix Étudiant du Polar 2016, le Grand Prix de Littérature Policière 2016, le Prix Dora Suarez 2017, le Prix de la ville de Mauves 2017, le Prix des Lecteurs Ifs 2017.. et cette semaine, le Prix Mystère de la Critique 2017.

- Cloé Mehdi est assurément une auteure dont on entendra parler dans les années à venir, pour peu qu’elle aille plonger son stylo vers d’autres horizons que ceux des quartiers défavorisés dont elle semble tirer l’âme profonde de son écriture..
A moins qu’elle ne trouve là, un peu comme Olivier Norek (Coup de coeur Blues &Polar 2015) un terreau fertile pour son imagination. Vrai qu’il n’y a qu’à jeter un oeil sur la page des (trop) nombreux Faits divers qui se déroulent entre ces tours et les trafics divers, parfois sanglants, pour y trouver son jus...
Un bien triste reflet de notre société actuelle dont on se demande si un jour le mot fraternité brillera de nouveau dans les esprits et les coeurs...
Avec "Rien ne se perd", livre très bien écrit, mais dérangeant par son côté tellement noir et désespéré, Cloé Mehdi nous entraîne dans un monde teinté de tristesse, où elle sait choisir ses mots pour dépeindre la colère sourde et sous-jacente qui anime les habitants de ces quartiers, notamment les jeunes.
Ni insultes, ni injures pourtant au fil de ses pages ; Cloé Mehdi se contente de faire vivre la politique de la ville où la haine envers la police est présente presque par habitude, voire rituel incontournable. Elle pose, elle-aussi, la fameuse question du Vivre ensemble... Et là, Cloé Mehdi choisit son camp et ses mots.
Mais la couleur est absente de ce livre tellement mélancolique.
Dans un univers de béton, c’est le noir qui s’impose.
Son talent de jeune écrivain également !

Jean-Pierre Tissier

- "La justice est-elle rendue de la même façon pour tout le monde ? C’est la question que semble poser Cloé Mehdi dans « Rien ne se perd », son nouveau polar.
Subtilement raconté à la première personne à travers les yeux d’un enfant de 11ans, ce récit est une histoire de bavure policière, de justice à deux vitesses et de vengeance différée qui nous offre l’angle de vue de l’enfance dans un monde de grands et semble indiquer, encore une fois, que les enfants perçoivent beaucoup plus de choses qu’ils ne le laissent entendre !
Cloé Mehdi nous propose une immersion dans le monde des banlieues défavorisées et de ceux qui démarrent dans la vie avec vraiment moins de chance que d’autres ! L’auteure semble bien connaitre les cités et les hôpitaux psychiatriques ; ce qui rend son roman prenant.
Roman noir qui évoque enfin souvent les questions de silence et de mort, comme des entités indissociables de la parole et de la vie, dans les couloirs de destins en péril qui ne sauraient nous laisser indifférents…

Aude Locher

- "Un sublime roman noir. Une écriture parfaitement maîtrisée au service de personnages magnifiques. Une vraie révélation. Il n’y en a pas si souvent. Ne la ratez pas !" écrit Bernard Poirette de RTL venu à Blues & Polar il y a quelques années avec son épouse, la journaliste Alexandra Schwartzbrod (Libération).

* Cloé Mehdi sera présente au 15e festival Blues & Polar.

La prophétie de Langley de Pierre Pouchairet (Jigal Polar)

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- Dans son nouveau roman « La prophétie de Langley », Pierre Pouchairet nous entraine avec son rythme enlevé habituel dans un scénario catastrophe, malheureusement crédible, qui fait froid dans le dos.
Les personnages ciselés, les rebondissements multiples et l’intrigue distillée goutte à http://provence-magazine.com/ecrire/?exec=article_edit&id_article=6523#previsuEditergoutte, tant dans les milieux de la finance que dans les cités, donnent un polar prenant qui sent pleinement l’expérience de terrain, pour notre plus grand plaisir.
Et même si la chute est dramatiquement plausible, nous aurions tout de même aimé un épilogue sur le sort de la Commandante Johana...
Ou est-ce à dire que l’espoir n’est plus permis ?

Aude Locher

  *** Mortels trafics de Pierre Pouchairet "Prix du Quai des orfèvres 2017" (Fayard)

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- Dans son dernier roman « Mortels trafics », Pierre Pouchairet nous plonge, dès les premières pages, dans le monde des règlements de compte, du trafic international de stupéfiants et des tueurs d’enfants.
L’action est prenante, les soubresauts multiples et le style haletant grâce à des phrases souvent courtes et ciblées.
Pierre Pouchairet a l’art de nous faire endosser l’habit d’enquêteur pour mieux nous faire appréhender les réalités du terrain et nous entrainer dans le quotidien de la Brigade criminelle ou de la Brigade des stups…
Du grand polar à déguster lentement !

Aude Locher

* Pierre Pouchairet sera présent les 24, 25 et 26 août pour le 15e festival Blues & Polar à Manosque.

Belle d’amour de Franz-Olivier Giesbert (Editions Gallimard)

- Franz-Olivier Giesbert nous sert là un roman « trois en un » : le roman conté par l’héroïne « Belle d’amour », le commentaire historique et les incursions de l’auteur dans le récit. Le tout est instructif, très bien documenté et assurément confus ! Qui parle donc dans ce paragraphe à la première personne ? Comment l’héroïne sait-elle ce qu’il va se passer dans le futur ? Si l’on passe outre ces allers-retours incessants et perturbateurs, l’histoire de « Belle d’amour » est captivante et nous éclaire indubitablement sur l’époque des croisades et la vie de Louis IX, dit Saint Louis. Au final, un roman d’époque et une analyse historique indépendante eussent été plus gouleyants...

Aude Locher

* Sous réserve : Franz-Olivier Giesbert sera présent les 25 ou 26 août.

  *** À la table des diplomates (Editions L’Iconoclaste)

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- Un bouquin incroyable réalisé sous la direction de Laurent Stéfanini, diplomate et chef du protocole à l’Elysée et au Quai d’Orsay de 2010 à 2016, aujourd’hui ambassadeur de France auprès de l’Unesco.
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"LA TABLE DES DIPLOMATES A DONNÉ DE L’ÉCLAT À NOTRE ART"
AUGUSTE ESCOFFIER.

- On y découvre les menus élaborés pour les grandes repas diplomatiques entre chefs d’Etat, où la moindre erreur au menu peut se révéler comme une provocation.....
Imaginez un saucisson pur porc à la table d’un dirigeant arabo-musulman..

"A la Table des diplomates" est un livre qui se dévore littéralement des yeux en feuilletant tous les chefs d’oeuvre de l’art culinaires déclinés sur la table, mais on y trouve aussi - via l’apport des Archives nationales - des rappels historiques qui ne manquent pas de sel. Ainsi en temps de guerre, notamment le 25 décembre 1870 (99e jour du siège de Paris) où il a fallu tuer les animaux du Jardin acclimatation pour présenter un menu de Noël atypique... et exotique.
Chameau, ours, loup, chats, rats, éléphant... étaient donc au menu de la table de fête... Mais Chateau Palmer, Latour Blanche, Mouton Rotschild, Romané Conti et Grand Porto 1827 étaient là pour régaler les gosiers. Pas de la bibine, en l’occurence !

* Plusieurs grands chefs étoilés se sont amusés à refaire les recettes d’époque. Ainsi Michel Portos, gérant du Malthazar et du Poulpe à Marseille s’est livré à la reconstitution personnalisé d’un Bœuf bourguignon classique. Michel Portos sera présent à Blues & Polar en qualité d’invité d’honneur, le jeudi 24 août à la chapelle de Toutes-Aures à Manosque.

Jean-Pierre Tissier
"Le Dico des mots pour briller en société" de Daniel Lacotte

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- Découpé en chapitres thématiques, ce "Dico des mots pour briller en société" est un dictionnaire malicieux. Il propose un fascinant voyage plein de verve et d’humour dans l’univers des mots rares, charmants et cocasses. Un savoureux périple au coeur même d’un langage jubilatoire.
Accompagné de dessins décapants, le texte ouvre l’exquise palette d’un champ de vocabulaire méconnu, gouleyant, argotique et désopilant. Sans oublier la chatoyante collection d’expressions qui enflamment l’imagination.
Au fil des chapitres, vous allez suivre les tribulations pour le moins fantaisistes de Marie-Chantal et Norbert et de leurs acolytes.
Alors, à vous d’épater la galerie dans les dîners germanopratins où de joyeux godelureaux et d’alliciantes jouvencelles s’ébaudiront de vos sémillants propos !
Entre Rabelais et Michel Audiard, bonne humeur garantie !!

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Avoir les abattis canailles · Un faiseur d’almanachs ·Donner deux jambons pour une andouille ·Avoir une barbe en couenne de lard · Donner la migraine à une tête de bois · Remercier son boulanger · Avoir été vacciné au salpêtre... Daniel Lacotte avec une gourmandise non feinte nous livre les mystères de la langue française et de ses expressions usitées ou tombées en désuétude, avec truculence et bonhomie. Comme si Rabelais s’asseyait à notre table...

* Daniel Lacotte sera présent à Blues & Polar les 25 et 26 août.

  ** "L’île aux panthères" : premier roman de Guillaume Le Cornec (éditions du Rocher)

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- Vous ne connaissez pas encore les JAXON (Judith, Amara, Xavier, Oscar et Nicolaï) ? Il s’agit de cinq ados survoltés aux aventures rocambolesques qui ne sont pas sans nous rappeler le Club des cinq en version 2017 connectée !
Et comme ils n’ont peur de rien, les JAXON se lancent aux trousses du grand banditisme international pour retrouver un trésor viking ! Et, bien sûr, pour notre plus grand divertissement, ces ados aux vécus extraordinaires ont des superpouvoirs tant athlétiques, cérébraux que numériques...
Guillaume Le Cornec signe là avec son premier roman ce qui promet d’être le début d’une grande série d’aventures rebondissantes et très bien documentées !

Aude Locher
Révolution de Stéphane Gendron (Albin Michel)

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- Sébastien Gendron dans son dernier roman noir, « Révolution », semble s’amuser à nous présenter des personnages caricaturaux poussés au paroxysme de leurs particularités le long d’un fil tortueux de situations improbables et loufoques qui s’entrechoquent sur fond de musiques qui s’en font l’écho... Et si Sébastien Gendron dénonce avec acuité les travers de nos sociétés, son personnage principal Pandora Guaperal n’en ressemble pas moins plutôt à une héroïne de jeu vidéo qui ne se laissera marcher sur les pieds par quiconque. Révolution : un roman à part, assurément abracadabrant !

Aude Locher
Connemara Black de Gérard Coquet (Jigal Polar)

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- Si vous aimez l’Irlande et la pêche à la mouche, le dernier roman de Gérard Coquet « Connemara Black » est fait pour vous !
Car voici un roman noir sur fond vert dans lequel les corps s’entassent et où les vieilles rancunes des indépendantistes se réveillent dans les baies irlandaises...
Le pays est âpre, les étrangers mal vus mais l’opiniâtreté de Ciara McMurphy, une fille de souche membre de la police locale, va permettre de démêler un à un les nœuds de ces meurtres en série sur fond de magie noire.
Complexe, bien documenté, ce roman policier finira par vous emporter agréablement sur un air de gigue irlandaise si vous prenez le temps de vous y plonger.

Aude Locher
La Prunelle de ses yeux d’Ingrid Desjours (Robert Laffont)

- Dans son dernier roman, Ingrid Desjours nous plonge avec brio dans l’âme de ses différents personnages, tour à tour, altruistes ou pervers, optimistes ou pernicieux.
La prunelle de ses yeux est un voyage de 400 pages dans les méandres de la psychologie humaine...
L’intérêt de ce roman noir réside dans le fait que les différents protagonistes évoluent en traversant les années. Nous les suivons donc dans les méandres de leurs tourments, de leurs aspirations et de leurs craintes. Et ce choix délibéré de sauter d’un personnage à l’autre et d’une époque à l’autre nous permet d’établir des liens entre les protagonistes et d’apprendre à les connaitre par-delà les époques, par-delà les épreuves et par-delà la mort.
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La chute, bien qu’étant espérée, ne tombe pas dans la niaiserie et nous soupirons de soulagement de constater que chacun récolte ce qu’il sème...
Du grand polar rempli de personnages troublants, plus proches de nous que nous ne voudrions l’admettre car qui sait ce dont il est capable sous emprise, au sein d’une communauté humaine ?
Ingrid Desjours a vraiment le don de nous faire entrer dans la peau de ses personnages et cela rend son roman « La prunelle de ses yeux » remarquablement vivant !

Aude Locher

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"Confession d’un crime parfait d’André Morel

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- Le comédien merveilleux de Candide trempe aussi sa plume dans l’encre noire pour des thrillers prenant naissance dans son passé et dans le présent du pays de Forcalquier où il réside désormais. * Sortie chez Cam.édition. Tarif : 18 €

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- Dans son roman « Confession d’un crime parfait », André Morel nous entraine dans les amitiés fusionnelles de l’adolescence, remplies d’idéaux, de passions et de rêves…
Son récit à la première personne est captivant et nous plonge au cœur des émois, des doutes et des amours de trois élèves de terminale qui, chacun à sa manière, trouvera son chemin, non sans efforts dans la vie adulte, l’un dans le théâtre, l’autre dans la tauromachie et la dernière dans le journalisme.
Entre fusion, attente, espoir et trahison, André Morel nous emporte au cœur de la psychologie humaine avec pertinence et justesse ! Une ambiance et des personnages accaparants…

Aude Locher

  ** Natacha Calestreme : Les Racines du sang

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- Le roman « Les racines du sang » nous entraine dans les pas de Yoann Clivel qui devra se plonger au cœur d’un scandale médical et se rendre jusqu’au Burkina Faso pour espérer trouver enfin le criminel qu’il traque….
Des meurtres qui s’accumulent, un « serial sugar » qui laisse une rose « sweet love » à chacun de ses crimes et peu d’indices forment la trame de ce récit alerte et prenant.
Entre les dons d’un autiste, les voix des « guides » et les moyens techniques modernes en matière de téléphonie, Natacha Calestrémé nous tient en haleine d’un bout à l’autre de ce roman policier, sans oublier l’aspect humain de la vie d’un flic navigant entre pulsions, amours, rancunes et amitiés. Du très bon polar !

Aude Locher

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  "Meurtres à Chateau-Arnoux" de Gilles Milo Vaceri

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- Un double meurtre et le vol de 11 tableaux dans la mairie de la petite ville de Château-Arnoux amènent le commandant Battista de l’OCBC Paris et sa nouvelle assistante Marania Le Goff à séjourner en Provence pour une enquête qui s’avérera extrêmement compliquée. Beaucoup trop hélas, pour être crédible. Le prologue, accroche immédiatement, aussi bien par le style et l’écriture fluide que par le sujet lui-même. On est en 1942, la furie nazie qui s’abat sur l’Europe, déporte les juifs, les spolie de tous leurs biens et parmi ceux-là, pour les plus fortunés, de leurs objets d’arts et de leurs tableaux. Une femme française, résistante, en charge de dresser l’inventaire des biens spoliés parvient à cacher un tableau. Cinquante ans plus tard ce tableau resurgit à Château-Arnoux lors de l’enquête sur un double meurtre.
Forcément d’anciens nazis et descendants de nazis sont impliqués. Le commandant qui est une forte tête et qui traîne avec lui un passé douloureux, est indépendant, réfractaire aux ordres et franc-tireur. Ses relations avec les autres s’en trouvent donc fortement compliquées. Son enquête se complexifie, quand en plus des nazis, il se trouve à traiter avec le Mossad Israélien, la CIA et un "Capo di Capo" de la mafia italienne ; ça fait beaucoup de monde à Château Arnoux !
Dommage pour la crédibilité du récit. Même si l’écriture est fluide et plaisante à lire, les relations caricaturales entre les personnages font très vite décrocher le lecteur. Certaines scènes, comme celle de la rencontre, la nuit, du commandant avec la sœur du mafioso sont carrément ridicules.
Dommage ; car Gilles Milo Vacéri a du style, sait ménager le suspense et s’est visiblement beaucoup documenté pour écrire ce roman, mais il m’a fallu beaucoup de volonté pour le lire jusqu’au bout.

Eliane Sarica

  "Soleil amer, les années Ferré" de Jacques Verdier (Editions Anne Carrière)

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- Le Directeur délégué de Midi Olympique, Bible du rugby depuis des décennies pour les amateurs d’ovalie publie son quatrième roman avec en musique de fond les textes du Léo Ferré poète ; celui qui chantait Verlaine et Rimbaud avec un grand orchestre symphonique.... et un disque désormais introuvable, véritable pépite du mot et de l’enchantement.
"Ce livre est enivrant et gourmand en mots" écrit de lui Jean-Michel Marcoul (chef des régions de La Provence et passionné de rugby). On peut lui faire confiance.

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L’Affaire Ranucci : le témoignage de Geneviève Donadini

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- Invitée de Blues & Polar cet été,Geneviève Donadini (ancien maire PCF de La Penne-sur-Huveaune) qui fut jurée - et la seule femme - du procès de Christian Ranucci accusé du meurtre de la petite Marie-Dolores (8 ans) vient enfin de sortir son livre-témoignage, toujours empreint du secret évidemment, mais qui éclaire sur la condition de juré à une époque (1974 ) où il y avait encore la peine de mort.
Après un procès de 48 heures à Aix-en-Provence, Christian Ranucci fut guillotiné le 8 juillet 1976 à l’aube dans la cour de la prison des Beaumettes à Marseille.
Le livre est dès à présent disponible à la Fnac et sur le site des éditions L’Harmattan (www.editions-harmattan.fr) * Gilles Perrault en a rédigé la préface.

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* "13 À TABLE" : UN NOUVEAU RECUEIL DE POLARS
POUR LES RESTOS DU CŒUR

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- Karine Giebel, invitée régulière de Blues & Polar participe de nouveau cette année, au roman collectif ayant vu le jour l’an dernier à l’approche de Noël afin d’aider financièrement les Restos du coeur.
Rappelons que c’est Gérard Collard, l’authentique libraire banlieusard qui nous avait fait découvrir Karine Giebel il y a cinq ans, dans ce même magazine génial, intelligent... et drôle !
C’était peu après la sortie de son chef-d’oeuvre "Meurtre pour rédemption". Gérard Collard avait lui-aussi prédit un bel avenir à Olivier Norek... qui a été notre "Coup de cœur Blues & Polar/Comtes de Provence 2015".

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* MARIE-CHRISTINE COLLARD :
ENTRE LILLE ET JAPON

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« Cachée au sein de la foule, anonyme, invisible, Nina levait les bras, remuait les hanches et hurlait son nom. Une petite flamme sèche la dévorait, l’embrasait tout entière. Ses joues étaient brûlantes. Son regard, de glace. Elle attendait, consumée d’impatience, qu’il fût vingt et une heures… »

1995… 2011… En retrouvant son poste au Lycée français de Tokyo, Vincent croit tout avoir appris des séismes et de leurs répliques. Mais la lame de fond qui va changer le destin de ce professeur de lettres s’appelle Nina, une élève surdouée qui va pulvériser sa vie avec la violence d’une explosion nucléaire. Collection Noir au blanc.

** Marie Christine Collard vit et travaille à Lille, dans les Hauts-de-France. Expatriée au Japon pendant une quinzaine d’années, elle est l’auteur d’un premier roman, Fugu, inspiré par ses années nippones. Avec Répliques, elle immerge le lecteur dans la complexité des relations de cet énigmatique pays : des codes, des modes de vie qui fascinent, qui attirent et parfois effraient…

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* PRÉSUMÉES COUPABLES (Editions L’Iconoclaste)

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- Préfacé par Elisabeth Badinter, ce livre retrace l’historique des procès faits aux femmes, de Jeanne d’Arc aux tondues de la Libération.
Il vient en contrepoint d’une grande exposition quise tiendra aux Archives nationales à Paris du 30 novembre au 27 Mars 2017. Prix : 25 €.

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* LES FEMMES
ET LA JUSTICE (Editions de La Martinière)

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- 18 portraits de femmes (avocates, juges ou accusées) sont décryptés par Emmanuel Pierrat, avocat et conservateur du musée du Barreau de Paris dans un livre-objet à l’iconographie très riche, dont de nombreux documents inédits. Un livre-objet avec des enveloppes jaunies contenant des documents... comme s’ils étaient pour vous tout seul. Un vrai trésor !!!

Collection Beaux livres (Histoire et société)
240 x 310 mm - 176 pages
27 octobre 2016 - 9782732480039
Prix : 39.9 €

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BLUES & POLAR A AIMÉ EN 2016

AU NOM DU FRIC de Pascal Thiriet (éditions Jigal noir)

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- Le roman de Pascal Thiriet « Au nom du fric » est plaisant, très plaisant.
Et pourtant, il met en scène des personnages scabreux et riches au point d’en être indécents… Comme les Du Tylleux qui se croient les maitres du monde et qui sont prêts à tout pour le rester !
Mais un jeu familial pour désigner l’héritier du patriarche va tout bouleverser ; il faut savoir se méfier de conseillers trop compétents et de la jalousie de ses maîtresses...
De La Défense à Pékin en passant par le Mexique, Pascal Thiriet soulève un voile sur le monde international de la finance et des affaires qu’il dépeint comme sombre, voire d’une profondeur abyssale.
D’aventures en rebondissements, ce roman se lit comme on boit un apéritif un peu fort, mais qu’on ne saurait poser avant qu’il ne soit terminé...
Divertissant ce jeu dangereux, assurément !

Aude Locher

LA DÉPOSITION de Pascale Robert-Diard (éditions L’iconoclaste)
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- Journaliste au quotidien "Le Monde", où elle tient la chronique judiciaire depuis 2002, Pascale Robert-Diard a suivi de nombreux procès retentissants qui ont fait la Une de la presse nationale et internationale. Journaux, radios, et télés confondus.
Après un premier ouvrage - tel un devoir de mémoire et d’histoire - consacré justement aux "Grands procès" s’étant déroulés de 1944 à 2010, elle récidive aujourd’hui, (Sortie le 20 janvier) à la suite du coup de théâtre qui s’est déroulé le 7 avril 2014, au Parlement de Bretagne à Rennes transformé en cour d’Assises, pour le 3e procès (en Appel, cette fois) de l’avocat niçois Maurice Agnelet. Avec une condamnation à la clé, cette fois !

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En effet, suspecté d’avoir tué, 37 ans auparavant, par intérêt, Agnès Le Roux (une de ses maîtresses) fille héritière de Renée Le Roux, propriétaire du casino du Palais de la Méditerranée à Nice, Maurice Agnelet a toujours nié et a été acquitté deux fois.

Cette fois, "20 ans de réclusion criminelle" ont résonné dans le prétoire à l’issue des débats du jury, et condamné Maurice Agnelet, accusé par son propre fils ! On replonge, sous la plume de Pascale Robert-Diard dans le temps où Nice voulait devenir le Las Vegas de la Côte d’azur...
Et comme dans une pièce de théâtre aux actes en surnombre, la chroniqueuse judiciaire chevronnée nous entraîne au sein d’une famille Agnelet liée avec la malédiction.

On lit ce récit autant journalistique que littéraire, comme un vrai thriller en mesurant combien le jeu des avocats - en cour d’Assises notamment - relève parfois de la stratégie fine et de la comedia dell’arte.
Du coup de théâtre au dernier acte, en passant par l’indiscrétion enfantine de la "fraise Tagada", on pénètre au sein de la justice populaire - interdite aux photos, radios et télés - où l’intime conviction prévaut, faute de preuve. Car on n’a jamais - à ce jour - retrouvé le corps d’Agnès Le Roux.
Pascale Robert-Diard avec un sens acéré de la déontologie journalistique nous fait vivre de l’intérieur et de l’extérieur, ce combat de 30 ans qui a déchiré une famille ayant préféré le poison du silence à la violence de la vérité.

* Un livre qui résonne comme une véritable interrogation sur les jugements prononcés en Cour d’Assises ces derniers temps. Ainsi Jacqueline Sauvage, condamnée deux fois par un jury populaire pour le meurtre de son mari hyper violent sur elle pendant 47 ans et violeur de ses filles ; avant d’être graciée partiellement par le président de la République après une campagne nationale de pétitions.Ainsi une affaire analogue une semaine plus tard, où l’épouse meurtrière a cette fois été condamnée à cinq ans de prison avec sursis... Vous avez dit influence ?

Jean-Pierre Tissier

ENLILA de Caroline Comte : une saga en trois opus
empreints de fiction et de surnaturel !

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- Enlila est un polar qui nous entraîne inexorablement vers les étoiles... Jeu de piste incessant entre la romancière inventée par l’auteure et son héroïne, « Enlila » nous distrait, nous égare, nous lasse parfois mais ne nous laisse pas indifférent ! Caroline Comte revisite des thèmes mythologiques, futuristes et extra-terrestres pour mieux nous entrainer dans un tourbillon de bons et de méchants qui ne sont pas toujours ce qu’ils semblent être. Jeux de miroirs entre différentes réalités en fonction des intérêts de chacun. Un roman noir plein d’idées et de dimensions jusqu’au dernier chapitre…

A.L.

JACKPOT de Denise Bombardier (éditions Fayard)
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- Machines à sous, roulette, crap, blackjack, baccara, poker : pourquoi tant de gens vont-ils au casino ? Comment et pour qui les machines à sous sont-elles conçues ?
Après avoir fréquenté des casinos partout sur la planète, la journaliste-romancière québécoise Denise Bombardier - auteur de la biographie de son amie Céline Dion - pose un regard lucide et décomplexé sur ces temples modernes du dieu Argent et sur ceux qui les hantent.
Ce ne sont pas les victimes du jeu pathologique qui retiennent son attention, mais ces innombrables joueurs à la recherche d’évasion ponctuelle.
Dans cet essai surprenant et dérangeant, celle qui se qualifie de « joueuse d’expérience » se penche sur le phénomène grandissant du jeu et du casino.
Un style incisif, une analyse éclairée, des propos qui vont à contre-courant : du Denise Bombardier au mieux de sa forme !

MES GUITARES de Emmanuel Bighelli (éditions Ouest-France)
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- "Mes Guitares" du Marseillais Emmanuel Bighelli (éditions Ouest-France) est un livre qui parle des guitaristes avant tout. Un superbe prélude littéraire à la tournée de Jean-Félix Lalanne et ses potes Robben Ford, Dan Ar Braz, Christopher cross... qui a fait escale le 12 novembre 2015 au Dôme à Marseille (voir notre rubrique "ON A VU" dans les News ) la veille des attentats au Bataclan.
Un travail littéraire passionné sur le Jeu de guitare, si propre au blues....

CHIRAC, UNE VIE de Franz-Olivier Giesbert chez Flammarion

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- C’est le dernier ouvrage de notre parrain Franz-Olivier Giesbert. Le plus important disque dur de la vie politique française parmi les journalistes encore en activité.
Après son documentaire "saignant" et percutant sur les abattoirs en France, puis un autre sur France 2 évoquant la vie de Jacques Chirac, c’est une version papier de celle-ci que nous sert FOG. C’est chez Flammarion cette fois.

JE ME SOUVIENS DE TOUS VOS RÊVES de René Frégni chez Gallimard

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- Parrain de notre festival, René Frégni sort son nouvel opus de sa vision du monde qui l’entoure chez Gallimard dans la prestigieuse collection Blanche... Allez consulter son site : livres.fregni.org

- L’automne en Provence est limpide et bleu, ce n’est pas une saison, c’est un fruit : les touristes sont partis, la nature exulte dans une profusion de couleurs et d’odeurs. Mais si l’écrivain-flâneur célèbre avec sa sensualité coutumière Manosque et la campagne provençale, il est avant tout attentif à ceux qui vivent dans les recoins de la société, les pauvres, les fous, les errants dont il se sent frère, et dont il parle sans apitoiement. Les femmes sont aussi très présentes, les servantes d’auberge longuement contemplées, ou Isabelle, « la fiancée des corbeaux », auprès de qui l’écrivain trouve paix et bonheur. Qu’il s’agisse de raconter la mort d’un chat ou la surprise d’entendre une femme qui jouit dans la maison voisine, à chaque page de ce livre vibre une émotion simple et sincère.

LES GRANDS FAUVES DU BARREAU
de Valérie de Senneville et Isabelle Horlans

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L’AFFAIRE CABRE D’OR de Édouard Brasey
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- En Provence, dans les années soixante. Des restes humains carbonisés ont été retrouvés dans la DS incendiée du lavandiculteur Léon Jourdan. Pour le commissaire Garrigue, en repos forcé dans son village natal de Gordes, l’occasion est trop belle de proposer ses services aux policiers venus de Marseille pour enquêter.

Garrigue connaît bien Jourdan qui a joué un rôle trouble pendant l’Occupation. Mais il devient difficile de croire à sa culpabilité quand trois de ses enfants sont à leur tour sauvagement assassinés. On ne dispose que d’un mystérieux indice : le tueur a laissé sur le lieu de ses crimes un morceau de toison de chèvre dorée…
* Écrivain aux multiples facettes, Édouard Brasey qui a longtemps habité à Valensole, près de Manosque (04), explore avec succès les genres romanesques les plus divers. Dans ce polar aux effluves de sang et de lavande, il fait entrer en scène un extraordinaire Maigret provençal aux manies pittoresques et au flair qui ne faillit jamais…



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